Chapitre 7 :
Tentatives d'Assassinat
« S'il-vous-plaît, Mr StarWild, pourriez-vous me passer la bouteille de cidre ?
- Avec plaisir, Mme Clever. »
StarWild tendit l'alcool brut à une vieille licorne ébène, dont la crinière grisâtre rassemblée en un chignon ressortait d'autant plus blanche. Cette dernière l'avait accueilli dans son bureau en fin d'après-midi. afin de remplir un tas de formulaires, posé en vrac sur une table en bois. Pour la licorne, il fallait officialiser le changement de direction, afin d'éviter la prise de retard sur l'administration et assurer le bon déroulement de cette succession. Elle lui avait demandé de signer en bas à droite de telle page, de remplir tel information dans le bandeau en haut de telle autre. StarWild, lui, s'était contenté de s'exécuter, après avoir pris conscience des closes. Cependant, son esprit était ailleurs. Tandis qu'Aria Clever lui avait tendu les formulaires feuilles après feuilles, il n'avait cessé de jeter des coups d'œil à la fenêtre. Si Shining Armour guettait à la porte d'entrée, le danger pouvait aussi venir de par-là. De plus, la pluie diluvienne qui tombait dehors réduisait son champ de vision :
« Mr StarWild ? Demanda l'ancienne directrice, comme si elle l'appelait.
- Hein ? Quoi ? Ma date de naissance ? Cela remonte à très loin, vous savez.
- Je vous disais que j'étais fière de vous déclarer que vous êtes le nouveau directeur de notre magnifique école de magie de Canterlot ! Expliqua la licorne noire, légèrement agacé. Quand à votre date de naissance, nous avions déjà décidé de ne pas la marquer, même si vous devriez au moins la connaître. Après, c'est moi qui suis complètement folle. Si c'est ça la jeunesse... » Marmonna-t-elle dans sa barbe, comme pour elle-même, bien qu'elle le dit assez fort pour que StarWild l'entende distinctement.
Elle retourna la bouteille de cidre dans ces sabots, observant avec attention l'étiquette de cette dernière :
« Je ne sais pas qui m'as envoyé cette bouteille ce matin, mais je dois dire que cette personne à du goût. Certainement l'un de ses fous de magiciens de l'Université de Horseford. Ça leur ressemble bien de jeter l'argent par les fenêtres. Enfin. Je vous sers un dernier verre ? Demanda-t-elle à l'étalon.
- Ce ne serait pas de refus, madame. Permettez-moi de vous porter un toast...
- Je vous remercie de l'attention, mais j'ai encore mon pot de départ à fêter. Vous ne vous débarrasserez pas de moi si rapidement, Mr StarWild. Enfin, je lève mon verre à votre promotion. A l'École !
- A l'École ! » Reprit StarWild, et ils vidèrent leurs verres d'une traite.
A vrai dire, StarWild n'aimait pas particulièrement Aria Clever. Elle était l'une des descendantes directe de Clover le Clever, et malheureusement, se faisait une joie de cette lignée afin de se considérer supérieur aux autres. Elle traitait tout le monde comme des moins que rien, tout en faisant semblant d'être courtoise. Pour elle, c'était simple : Elle était la seule ponette au monde à avoir un minimum de bon sens. Cependant, l'étalon ne pouvait que remarquer les prouesses de la vieille jument. Depuis qu'elle était la directrice de cette école, cette dernière avait peu à peu gravit les échelons instables de la renommée.
Cela faisait trois jours que StarWild avait rencontrés pour la première fois la jument. Elle lui avait alors présenté le bâtiment, ainsi que les poneys avec lesquels il allait devoir collaborer. Il n'était pas très nombreux, et chacun assurait plusieurs cours aux élèves. Cependant, ils l'étaient assez pour que StarWild ne puissent pas se souvenir de leurs prénoms. L'étalon avait toujours eu du mal à se rappeler quels visage était associés à quels noms.
Les deux poneys se levèrent, se serrant formellement le sabot. StarWild, officiellement devenu le directeur de l'École de magie pour licorne surdouées, raccompagna sa prédécesseur jusqu'à la porte de l'office. Il lui ouvrit la porte, galamment, et lui souhaita donc une bonne continuation. Aria Clever, quant à elle, lui souhaita dans un marmonnement une bonne carrière, peu convaincante, avant de s'éclipser vers la salle des professeurs. C'est alors que retentit un vacarme depuis l'angle du couloir. Retentit la voix de Shining Armour:
« Hé toi, le gamin! Revient ici, au nom de la douce Célestia! »
StarWild intrigué, alla voir ce qui se tramait. Il vit alors le garde en sabot avec un enfant aux yeux verts dont le pelage marron dissimulait avec difficulté ses côtes saillantes. Dès le premier coup d'œil, il vit que ce dernier n'était pas un élève: il s'agissait d'un poney terrestre, qui ne semblait pas avoir une connexion particulière avec la magie. Le poulain tentait vainement de se libérer de l'étreinte de Shining Armour :
« Je vous en prie, laissez-moi lui parler ! Je dois absolument voir StarWild ! Il court un grave danger, et je suis le seul à pouvoir le prévenir ou le sauver !
- Je ne te laisserais pas passer tant que tu ne m'auras pas donné ton nom, répliqua la licorne blanche, resserrant encore sa prise sur l'enfant.
- Puisque je vous dis que je ne peux pas vous le donner ! Hurla le gamin, les yeux au bord des larmes, mais ne poussant aucun cri de douleur.
- Que se passe-t-il ici ? Demanda StarWild, se campant devant le duo, au milieu du couloir.
- Monsieur, il s'avère que ce jeune impertinent a tenté de s'infiltrer dans cette École par le portail de derrière, de l'autre côté du parc, répondit Shining Armour, mettant son sabot devant le museau du gamin pour l'empêcher de l'interrompre. Vous m'aviez demandé de m'y poster afin de surveillé les allés et venus de tout le monde. Il a alors commencé à me raconter une histoire à dormir debout, afin que je le laisse passer. Quand il a vu que je ne le croirais pas, il à commencer à partir au galop à travers tout l'établissement, voulant me fausser compagnie. Notre course poursuite nous à ensuite amener jusqu'ici.
-Et cette histoire à dormir debout, quelle est-elle? » Demanda StarWild, dévisageant l'enfant du regard, et cherchant à décrypter le fil de ses pensées. Il fut surprit de se heurter à un mur impassible et sans failles.
Se libérant de l'étreinte de Shining Armour par une vicieuse ruade au niveau de son entrejambe, il se rua sur StarWild, le prenant de cours. Sa charge fut plus forte que ce que l'étalon pensait, et ils roulèrent sur le sol. Le gamin sortit alors d'un compartiment secret sous son sabot une seringue transparente dans laquelle un produit argenté et limpide comme de l'eau, bouillonnait. Il planta alors brutalement son aiguille au niveau de l'encolure de l'étalon, et lui injecta le liquide. StarWild eux beau se débattre, ses sens commencèrent à faiblir. Son sang, se répandant lentement dans son corps, commença à le brûler, tel un serpent de feu consumant ses défenses, lui arrachait des cris de douleurs. Puis la souffrance augmenta de plus en plus en intensité. Ses yeux injectés de sang, donnait l'impression de sortir de leur orbite.
Il convulsa, de plus en plus violemment, jusqu'à s'effondrer au sol. C'est yeux se fermèrent petit à petit, bien que dans un effort surhumain, il parvenait de temps à autres à les rouvrirent. Cependant, il finir par se fermer définitivement, l'ardente déflagration de son sang ne baissant pas en intensité, le faisait gémir au sol toujours en convulsant. Son esprit essaya encore pendant un temps d'assimiler des informations anarchiques sur ce qui l'entourait, mais lui-même finit par s'éteindre, le serpent de feu enroulant ses flammes blafardes autour de lui. Il ne put se souvenir que d'autres cris, plus forts que les siens, le son de la magie catalyser, ainsi que le chuchotement d'un gamin :
« Je vous en prie, faites qu'il ne soit pas trop tard. Je vous en prie, StarWild Dusk, Ne sombrer pas dans l'oubli... »
Et de l'image d'un dragon d'argent vaporeux, saisissant entre ses serres le corps lisse du serpent de feu, tandis que ce dernier mordait l'animal fantastique à la queue. De leur force phénoménale émanait une sorte de fièvre sourde et rugissante. De leur confrontation, des éclairs de douleur mêlés à des gouttes de bien-être. Puis ce ne fut plus que l'obscurité de l'inconscience.
Des changements s'opérèrent en lui. Pas immédiatement, certes, mais des changements quand même. Tout d'abord, il commença de nouveau à entendre ceux qui l'entouraient. Il s'aperçut aussi qu'il avait regagné le contrôle de son corps, et en déduit ainsi qu'il pouvait de nouveau réfléchir clairement. Cependant, il n'avait pas envie d'ouvrir les yeux. Pas encore. Il se contenta donc d'écouter:
« Que comptez-vous faire du gamin, monsieur le garde? Demanda une voix chevrotante, masculine et vénérable.
- Je le garde à mes côtés en attendant le réveil de StarWild, si ce-dernier peux se réveiller un jour... Si, oui, je me suis dit qu'il voudrait lui-même le questionner, monsieur Dazzle.
- Je pense que vous avez raison, sieur, cependant, je ne pense pas cet enfant coupable. Après tout, vu l'état dans lequel nous avons retrouvé Aria Clever, cela me semble impossible que monsieur StarWild, aussi fort soit-il, ai pu résister autant au poison sans une aide extérieure. Et cette aide pourrait bien être le produit que lui a injecté ce jeunot, reprit la voix tremblante, accompagner de bruit de sabot sur le plancher.
- Ce ne sont que des suppositions. Il se peut qu'il n'y ait aucun lien entre la mort horrible de Mme Clever et l'attaque que ce ''jeunot'', comme vous dites, à orchestrer sur StarWild. C'est pour cela que je préfère me rapporter à l'avis même de ce-dernier s'il se réveille, comme vos contrôle de santé on stipulé que ce serait le cas.
- Il ne devrait plus tarder. Après tout, cela fait environ quatre heures qu'il dort. D'un sommeil agité, mais il dort. Cependant, s'il ne se lève pas d'ici une demi-heure, je vous conseille de prévenir la princesse Célestia.
- J'aurai dût le faire depuis bien longtemps! Je vous remercie, Mr Dazzle. Avec les événements d'aujourd'hui, je n'y avait pas du tout pensé. Je m'empresse de lui envoyer un autre message...
- Ce ne sera pas nécessaire. »
StarWild s'était enfin décidé à ouvrir les yeux. Il se trouvait sur une couche de bruyère, au centre d'une salle de classe, vide. Les seuls poneys présents étaient Shining Armour, qui retenait le gamin en une sphère de protection, ainsi qu'une vieille licorne gris pommelé, à la longue barbe tressé. Derrière ses lunettes en demi-lune brillaient des yeux remplis de sagesse, d'un bleu électrique. StarWild se souvint de lui. De son regard, de ses connaissances, du bruit de ses sabots, de ses yeux qui semblaient le questionner du regard, comme s'il essayait de se souvenir s'il n'avait pas déjà vu cette jeune alicorne quelque part dans un passé fort lointain.
StarWild se tourna vers lui, bien que son regard semblait le scanner jusqu'au plus profond de son être. Il essaya ensuite de se lever, mais ne parvint qu'à s'asseoir sur sa couche. Il demanda alors :
« Mais que s'est-il passé, à la fin ?
Ne forcer pas trop, Mr StarWild. Vous avez été empoisonné par un poison extrêmement rare et mortel : Le venin de Salamandra*. De je ne sais quel façon, vous et Mme Clever avez été grandement exposés à ce produit hautement nocif et corrosif … Commença à expliquer Dazzle, toujours avec son regard transperçant.
Comment ? Mme Clever a été empoisonné elle aussi ? Comment va-t-elle ?
Eh bien… Je suis désolé Mr StarWild, mais elle est morte. Consumée. Le temps que nous allions à sa rescousse suite à ces cris, il ne restait d'elle plus que des cendres, répondit Dazzle, un air de profonde tristesse dissipant un peu l'effet de ses yeux. Emportée comme ça, en un instant, sans que l'on ne sache pourquoi ni comment. Cela faisait une centaine d'années que je la connaissais. Quoique de tempérament irascible, elle avait lentement mené cette établissement à son summum. Je me rappellerais d'elle comme une amie un peu folle et ivre, mais sur qui l'on pouvait compter… Ajouta-t-il, la tête baissé.
Un peu folle… Mais oui ! S'exclama StarWild. La bouteille de cidre ! Ça ne peut-être que ça, elle ne savait pas qui la lui avait envoyé ! Shining Armour, s'il -vous- plaît, galoper jusqu'au bureau directorial, et récupérer s'y la bouteille posé sur l'angle de la table. Mais n'y toucher en aucun cas, à moins que vous ne souhaitiez mourir jeune, rajouta-t-il, avec une pointe d'humour noir.
Et pour ce gamin ? Je ne peux pas le laisser partir, on ne sait pas si il est innocent. Répondit le garde. Après tout, cela faisait un moment qu'il trainait devant les portes du parc, il a très bien put…
Il l'est. Je me porte garant de lui. Libérez-le »
La licorne s'exécuta avec un haussement d'épaule, habituée à recevoir des ordres. La sphère, qui flottait jusque-là à trente centimètres au-dessus du sol, se volatilisa. L'enfant se réceptionna alors maladroitement sur ses membres. StarWild put alors le voir plus précisément. Ce poulain possédait une robe marron, sale, ébouriffé, et portait de-ci de-là des traces de sang et des plaies multiples. Cela devait faire un moment déjà qu'il était blessé, et n'avait apparemment pas put se poser quelque part pour se soigner depuis de nombreuses semaines. Ses yeux était vert, mais d'un vert très proche de l'émeraude. Du moins, son œil gauche, l'autre étant intégralement recouvert d'une frange grasse et en pagaille. Mais ce qui retint surtout l'attention de l'alicorne, c'était son flanc : vierge, dépourvu de Cutie Mark. StarWild le pressentait, mais il y avait chez ce garçon quelque chose de puissant, mystérieux. Dangereux. Voici la première chose qui lui vint à l'esprit pour le qualifier.
L'étalon se leva de la couche. Il se sentait maintenant d'attaque pour pouvoir affronter qui que ce soit. Il se tourna ensuite vers Dazzle Ore et Shining Armour puis leurs demanda :
« J'aimerais parler seul à seul avec lui, s'il vous plaît. Je le crois capable de réponde à bon nombre de mes questions, mais ces réponse ne peuvent être entendu que par moi. Shining Armour, je crois que vous avez quelque chose à récupérer. Ensuite, vous pourrez rentrer chez vous.
- Mais êtes-vous sûr que vous ne craignez rien ? Après tout, depuis trois jours, votre sécurité est ma priorité, mon devoir. Répondit le garde.
Ne vous en fait pas. Je vais bien. Cessez de vous inquiéter pour moi, je suis apte à me défendre tout seul.
Mais notre inquiétude est sensé, monsieur StarWild, riposta Dazzle. I peine un quart d'heure vous étiez encore alité, et il y a encore quatre heures, vous avez été empoisonné.
Je vous garantis que je ne risque rien ! » Cria StarWild, légèrement agacé qu'on le déclare incapable de tenir tête à un gamin, même si ce dernier était dangereux.
La vieille licorne soupira. Puis s'adressant à StarWild, il dit, résigné
« Depuis notre première rencontre, depuis la première fois que mes yeux se sont posé sur vous, je l'avais compris. Soit, il faut que quelqu'un aille prévenir la famille d'Aria au sujet de son décès. Néanmoins, avant de partir, je me dois de vous prévenir : Votre entêtement sera ce qui vous perdra. Monsieur le garde, allons-y. J'ai quelques petites recommandations à vous faire. »
Sur ces mots, les deux licornes quittèrent la pièce par de lourdes portes en bois massif, laissant StarWild seul avec l'enfant. Ce dernier n'avait pas prononcé un mot depuis qu'il était libre. Et n'avait pas esquissé le moindre geste pour tenter de s'enfuir. A vrai dire, il s'était endormi. Il ronflait silencieusement, et semblait enfin détendu. Le soulevant délicatement par magie, StarWild le déposa doucement sur la couche de bruyère. S'apercevant alors qu'il était dans une salle d'alchimie. Il s'empara de plusieurs instruments de verrerie, et entreprit de réaliser un cataplasme des feuilles en surplus de la litière. Quand ce dernier fut débarrassé d'éventuelle bactérie et fin près, il l'appliqua sur les plaies. Toujours par magie, ne voulant pas le réveiller. Il lui avait sauvé la vie, il pouvait au moins lui permettre de se reposer.
StarWild se tourna alors vers une fenêtre, qui ouvrait sur un balcon spacieux, ou était entreposer divers objets en tout genre. Levant les yeux vers le ciel étoilé, à peine clairsemé de quelque résidu de nuage, il murmura dans un simulacre de songe :
« Winter is coming. »
Il canalisa alors sa magie, celle d'une alicorne. Un instant dépassé par le flux d'énergie qui le traversait, soulevant une bourrasque autour de lui, il en reprit très vite le contrôle. Les yeux fermés, l'esprit loin au-dessus des nuées, il commença à s'élever, a mis chemin entre le vol et la lévitation. Il devint alors le métronome de leur ballet céleste, de leur danse perpétuel. Et petit à petit il les dirigea vers Equestria, de temps en temps leurs faisant exécuter entrechat et arabesque. Puis elles s'enflammèrent, au-delà de la flamme, et chutèrent dans le lac d'Argent, au-delà des mers. Et tandis que lui dansait, sauvage, parmi elle en indiquant le tempo l'espace d'un instant, les poneys en contrebas ne voyait qu'une pluie d'étoile filante et les apercevant, chacun prononcèrent un vœu, le gardant pour eux. Lui, StarWild les entendirent. Mais resta gardien de leur secret. Il insuffla alors la magie qui restait en lui dans leurs désirs, leurs espoirs, leur espérance. Et soudain se trouva de nouveau transporter sur terre, en Equestria, sur le balcon du troisième étage de l'une des plus vieilles écoles de la contrée : pantelant, mais satisfait.
Il prit alors conscience qu'un œil d'émeraude était rivé sur lui, et ce peut-être depuis un certain temps :
« Monsieur, qu'est-ce que cela veut dire ? »
L'étalon se tourna vers le poulain, et le couvant d'un tendre regard, et stupéfait que cela soit sa première question, il répondit :
« Eh bien. Je ne sais pas qui tu es, ni qu'elle est ton nom, mais tu peux entendre l'ancien langage.
Ce n'est pas si compliqué, pour qui sait écouter. Répliqua le jeune, s'approchant de l'étalon et s'asseyant à ses côtés.
Tu es décidément quelqu'un d'exceptionnel, petit. La dernière personne à m'avoir dit cela est… Commença StarWild
Son Altesse Luna, princesse de la nuit et gardienne des rêves. C'est elle qui m'a appris à écouter. »
L'alicorne fut frappée de stupeur. L'enfant qui lui avait enfoncé une seringue à la basse de l'encolure était devant lui, et il ne trouvait rien de mieux à faire que discuter avec lui. Cependant, il était satisfait. Il avait peut-être enfin trouvé quelqu'un qui puisse le comprendre, comprendre ses nuits :
« Cela signifie que l'hiver arrive. D'ailleurs quelqu'un que j'attends avec impatience devrait venir avec lui. Alors comme ça c'est Luna qui t'a appris l'ancien langage…
Oui. C'est notre mère à nous autres, les Enfants de la Nuit.
A qui ? questionna encore StarWild
Les Enfants de la Nuit. Nous somme une famille d'assassin que Luna, euh, Nightmare Moon, entraîne dans le but de te tuer.
Une famille d'assassin ? Ne voudrais-tu pas dire plutôt une guilde d'assassin ? Repris StarWild, d'un ton détaché .
Non, non, une famille. Elle nous a recueillit quand nous n'étions que de jeune poulain. C'était au milieu d'une nuit glacial, durant l'hiver le plus glacial que connu Equestria depuis sa fondation. J'étais alors désespéré.
Je vois, dit l'étalon en hochant la tête. Mais je ne comprend pas. Pourquoi m'as-tu sauver la vie, si tu devais me tuer ?
Je ne voulais pas, non, je ne pouvais pas vous assassiner. Car vous êtes ma seule chance, expliqua le gamin
Pourquoi ? Demanda l'alicorne, surprit.
Car vous êtes le seul à pouvoir ramener Luna à la raison. Elle et ... Nightmare Moon, son deux personnes différentes. Si leur pouvoir reste le même, leurs esprits sont à l'exact opposé. J'adore Luna, ma mère, mais je déteste la personne qu'elle devient quand les ténèbres prennent le dessus sur sa raison. Je suppose que tu sais quelle est la cause de sa colère... poursuivi le gamin.
Oui, malheureusement. Mais comme tu l'as vu, je ne peux pas disparaître. Je suis StarWild, l'étoile sauvage, chorégraphe des astres célestes,qui insuffle l'espoir dans le cœur des simples poneys. Chaque année, les premiers jours de chaque saison, je dirige les gardiennes au-dessus des nuées fatiguées dans une dernière danse, chutant gracieusement dans leur cimetière, les profondeurs du lac Argent. Je ne peux qu'affronter Luna en espérant pouvoir l'extirper de ses ténèbres, en grande partie dut à cause de moi. »
StarWild se détourna de la lune, qu'il observait depuis tout ce temps. Il ne pouvait plus le supporter. Il fallait qu'il lui parle. Mais à chaque fois elle n'aspirait qu'à le tuer, et l'empêchait de dire quoi que ce sois. Il rentra donc dans la salle de classe, toujours déserte.
C'est pour cela que je suis venu vous voir, pour cela que je vous ais sauver, affirma le poulain, s'élançant à la suite de StarWild. Et surtout pour cela que je me propose de vous soutenir. Je me souviens d'un vœu que j'avais fait peu avant noël après une pluie d'étoiles filantes. Et ce jour-là, ce souhait s'est réalisé, rajouta-t-il d'un air songeur, son unique œil visible brillant un instant.. Accepteriez-vous que je reste à votre coté jusqu'à la toute fin ?
Jusqu'à la toute fin ? Je l'espère la plus lointaine possible, répondit l'étalon. Je vais être franc avec m'intrigues. Qui es-tu exactement ? Je ne suis sûr que d'une seule chose : Tu es dangereux. Alors je l'accepte. Mais comment dois-je t'appeler ?
Je n'ai pas de nom. Les autres Enfants me nommais Green Eyes, mais je ne l'ai jamais adopter comme mien. Peu importe comment vous m'appellerez, si vous me laisser au moins vous aider.
Je ne trouve pas que cela sonne très bien, dit StarWild s'arrêtant sur le seuil de la fenêtre . Mais vu que tu m'a sauver, ce qui est pour moi un gage de ta bonne foi, je me dois de te donner un nom. Libre à toi de le garder ou pas, mais que pense tu de celui-ci : Emerald Sight.
Comme vous le voulez. Je répondrai alors à ce nom de votre part. »
Au moment ou le poulain prononça ces mots, il sentit un changement chez l'étalon. L'instant d'après, il se retrouva derrière lui et ses ailes déployées, couché par terre, et entendit un crissement semblable au choc entre deux lames. Puis une ombre plana juste au-dessus de sa tête, et le gamin fut assourdi par le cri strident d'un animal qui aurait pu être un aigle, si ce cri n'avait pas un ton si glacial. Puis l'alicorne se décala, se tournant vers le garde-fou du balcon où un objet argenté s'agissait d'un couteau, dont la lame était en partie plantée dans la rambarde.
StarWild sembla fixé un point lointain dans la nuit profonde et oppressante, se trouvant vers la forêt en lisière de l'établissement. Puis il se pencha sur Emerald. A la grande surprise de ce dernier, son aile saignait. Elle était légèrement écorché sur son arête. Après s'être assurer qu'il allait bien, il se dirigea vers le projectile, toujours profondément enfoncer , et murmura :
« De l'argent ... »
Puis il se tourna de nouveau vers le poulain, un éclat de détermination brillant dans ses yeux :
« Et bien, tes camarades et toi vous êtes bien informés. L'argent est la seul matière que je ne peux pas trancher de mes ailes et de ma magie. Cependant, je suis inquiet pour toi. Ils ont décider de t'éliminer.
- cela ne date pas d'hier, monsieur, répondit Emerald, les yeux perdu dans le vide. Dès qu'elle a nourrit les soupçons que je risquai de la trahir, Nightmare Moon à ordonné aux autres de me tuer, et les à monter contre moi. Elle n'est pas une personne qui pardonne aisément. Mais je suis près à prendre le risque de mourir, si cela permet de ramener ma mère à la raison. Mais, StarWild, quel était cette créature qui nous a survolé, et qui est partie à la recherche de Black Hood, comme elle se plaisait à se faire appeler ?
- Il s'agit de l'amie dont je te parlais, et qui était sensé ne pas tarder à revenir avec l'hiver, expliqua avec empressement StarWild, toujours sur le qui-vive . C'est une cryophénix, qui s'appelle Iviana. Elle m'a tenu compagnie durant de bien nombreux voyages, quand je me trouvais encore dans les contrées gelées du Grand Nord, et je peux donc t'assurer qu'elle est une alliée de poid. Allez, ne traînons pas à l'extérieur, on ne sait pas si d'autre Enfants de la Nuit se trouve dans les parages. Il faut aussi que je bande cette plaie. Car, ils ne s'arrêteront certainement pas là, et ferons tout pour nous tuer.
- Et que compter vous y faire ? S'enquit Emerald, montrant pour la première fois des signes d'incertitudes en suivant l'étalon dans la salle de classe.
- Pour le moment ? Rien. Mais je n'aie désormais qu'un mot en tête : Survivre. »
Ainsi, prononçant ces mots, il ouvrit les battants de la porte menant au couloir, puis assurer qu'il n'y avait personne d'autre qu'eux deux, Ils se téléporta avec le gamin dans sa maison de Goldenmane. Il pensa alors, une fois arrivé sur le seuil de l'entrée dans les bois :
« Il me faut la trouver »
Note:
Salamandra: il s'agit d'un animal mythique basé sur la légende de la salamandre, ce lézard vivant dans les flammes. Il s'agit d'une créature unique au Tartarus, ce qui fait de son venin un poison extrêmement rare.
