Je suis désolée pour les mises en pages. A vrai dire, je suis encore novice et tente peu à peu, de m'habituer. :)

Bonne lecture ! ^^

Chapitre 1

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Ok, Erwin allait définitivement me tuer. Assurément.

Moi, Estelle Sayrem, âgée de 17 ans, était sur le point de débarquer dans le bataillon d'exploration du sud sans même mettre annoncé. Peut-être est-ce une mauvaise idée, certes, mais je préfère nettement cette position à ce qui m'attend si le dit-blond est au courant de mes petites bêtises.

En effet, si le major se trouve encore dans l'ignorance des faits, je pourrais toujours inventer un quelconque baratin et sauver ma peau. Dans le cas contraire, autant me trancher la gorge sur le champ. Car je suis bien forcée de le reconnaître : Erwin pouvait, dans certaines circonstances, se révéler terrifiant. Je vous l'assure.

Et c'est sur cet espoir fragile et incertain que je continue d'avancer, ou plus précisément, de courir. Je suis en ce moment même sur le mur Rose, à une centaine de mettre de la porte du district de trost. A l'opposé de sa jumelle _ou du moins ce qu'il en reste.

Même à cette distance, je peux apercevoir l'immense rocher qui fait désormais barrage entre l'extérieur inquiétant et la ville sereine. Je suis au courant de la situation : un certain Eren Jäger, arrivé 4ème au terme de la formation de Keith Shadis, est capable de se transformer en titans. Un véritable espoir pour l'humanité. Offrant de nouvelles perspectives de reconquête du mur Maria. Mouais, j'attends de voir…

Mais tandis que je continue ma course, j'entends quelqu'un me héler. Je m'arrête et tourne mon regard vers le bas. Accroché à un grappin, un jeune garçon au crâne rasé faisait l'ascension du mur. Son matériel tridimensionnel semble neuf et bien entretenu. Son sourire, quant à lui, se révèle très sympathique. Je m'oblige à patienter, le temps qu'il me rejoigne.

_ Salut ! dit le garçon aux yeux…, je crois bien que c'est la première fois que je te vois ! Tu es nouvelle ?

L'inconnu fait ma taille, ce qui ne m'oblige pas à lever les yeux. Un bon point, sachant que je suis déjà on-ne-peut plus intimidé. Qu'est-ce qu'il peut bien me vouloir, m'interrogeais avec agacement.

_Pourquoi me demandes-tu cela ? le questionnais-je froidement. Il se peut très bien que nous ne nous soyons jamais vus, tout simplement, protestais-je en penchant légèrement la tête sur le côté.

_ Nous sommes peu nombreux à avoir rejoint le bataillions d'explorations cette année, se justifie-t-il tandis que son sourire se fait moins éclatant. Et même en comptant l'intégralité des troupes du commandant Erwin Smith, nous ne sommes pas tant que ça.

« Le commandant Erwin Smith » Il est donc sous ses ordres… Bien. Il est vrai que sa cape vert olive et le blason présent sur sa poitrine gauche auraient pu me mettre la puce à l'oreille.

_ Tu as raison, je suis bel et bien nouvelle, approuvais-je finalement en le fixant de mes yeux bleu. Pourrais-tu me conduire quelque part ? Je suis un peu perdu…

ooooooooo

ooooooooo

Ce jeune garçon se nomme Conny. Il est arrivé 8ème de sa promotion et a récemment intégré le bataillon d'exploration. Petit de taille, il se démarque par ses cheveux noirs tondus à ras et ses iris dorés.

De plus, il n'est pas lésinant sur les sourires et n'hésite jamais à m'en présenter. De petites fossettes se creusent alors sur son visage rond et laissent transparaitre son jeune âge. Enfin… le même que le mien. Nous avons tous les deux 17 ans après tout. Cet inconnu est vraiment bavard.

Lorsque nous pénétrons dans la ville nouvellement ré-habitée du district de Trost, je relève ma capuche sur le haut de ma tête. Il est préférable pour moi de dissimuler mon visage, au cas où Erwin serait dans les parages... Pour tout vous dire, je n'ai jamais était très chanceuse…

Et, ajoutons également le fait que me dissimuler aux yeux des passants a le pouvoir de me calmer partiellement. Cette foule autour de moi avait le don de me mettre à fleur de peau. Je me sentais soudainement oppressée et laissais mon regard angoissé vaguer sur cette ville animée. Pourtant, je m'oblige une nouvelle fois à conserver une allure naturelle. Pas question d'attirer l'attention.

Je ne ferais pas demi-tour.

Quelques minutes après, je constate que la température s'est rafraichie et que les nuages tombent bas. Sans suit l'apparition de gouttes de pluie ici et là, qui mèneront rapidement à une légère averse. Je commence à frissonner malgré moi.

Mon short terreux me colle à la peau, tandis que la toile de mes bottes gonfle. Et si ma cape me protège le haut du corps, ma chemise bleue marine ne me tient malheureusement pas très chaud. Stupide climat changeant !

Conny, lui, ne semble pas sans préoccuper outre mesure. Que c'est énervant.

_ On est bientôt arrivé, m'informe-t-il en tournant sa frimousse vers moi. C'est toujours tout droit, donc nous n'en avons plus que pour deux minutes à tout casser.

_ Oh, super, répondis-je enchantée. Cependant… je ne voudrais te sembler impoli, mais pourrions-nous nous quitter ici ? Je dois régler une petite affaire personnelle… insistais-je.

_ Personnelle ? Bon, et bien pas de problème…, comprend Conny.

_ Mais voudrais-tu que nous nous retrouvons à un café non loin ? ne pus-je m'empêcher de proposer face à la mine déçu du garçon.

Qu'est-ce qui me prend tout à coup ?

_ Avec plaisir ! Pourquoi pas au « Cidre et Pomme » ? C'est un lieu plutôt connu, tu n'auras qu'à demander à un passant. Il saurât certainement t'y conduire ou t'indiquer.

_ Parfait, approuvais-je sur le champ. Je te remercie …

Attendez… connu ? Le café sera bondé ? Pourquoi ne pas avoir choisi un lieu plus isolé, nom d'un titan !?

_ A tout à l'heure alors.

_ C'est cela !

Et sans perdre une seconde de plus, je tourne les talons.

Tout en marchant d'un pas rapide et décidée, je saisis une mèche de mes cheveux entre deux doigts, geste machinale chez ma petite personne. Puis, avec d'épis, je prends conscience que ces derniers deviennent de plus en plus volumineux. L'humidité ne m'a jamais vraiment réussi : J'ai une chevelure commune, tournant dans le châtain foncé, épaisse et douce, qui descend jusque sous mes reins.Faites qu'ils ne bouclent pas trop… Oh, et puis zut. Ce n'est pas ce qui est important à présent !

Je dois me rendre sur-le-champ dans le bureau d'Erwin, voilà mon unique préoccupation actuelle.