Me voici donc pour un nouveau chapitre qui, j'espère, vous plaira !
Chapitre 1 :
On est samedi et il est neuf heures. J'attends le train qui m'emmènera à Beacon Hills où une famille d'accueil m'attend. Et oui, encore une ! Faut dire que j'en ai changée au moins dix fois cette année pour cause de comportement indécent. Oui moi, une personne timide et réservée ai été accusée de comportement inacceptable car j'ai fuguée à de nombreuses reprises les nuits de pleines lunes, j'avais peur de blesser quelqu'un puisque je suis plutôt instable depuis la mort de maman. Avant, c'était elle mon ancrage, la seule avec qui je pouvais me confier car il faut bien se le dire, je n'ai jamais eu beaucoup d'amis à cause de tous ces secrets sur ma vrai nature. C'est aussi ma mère qui m'a appris à me contrôler lors de mes premières pleines lunes vers l'âge de dix ans. Mince, me remémorer tous ces souvenirs commence à me faire monter les larmes aux yeux. Il faut que je me ressaisisse. Ma mère n'aurait pas aimé que je reste là à me morfondre.
Soudain, une voix annonçant l'arrivée en gare du train en partance pour Beacon Hills me sort de mes pensées. Je me lève, attrape mes bagages et me faufile entre les voyageurs pour me rapprocher du quai. Lorsque le train s'arrête, c'est une vague de monde qui en sort. J'essaye tant bien que mal de me frayer un chemin et réussis à m'asseoir … à côté d'un mioche baveux d'environ deux ans ! Super … Oh, pas que je n'aime pas les enfants, c'est juste que je n'aime pas leur façon de dévisager les gens avec leurs grands yeux, et surtout, avec leur bouche dégoulinante de salive, je trouve ça dégoutant. Donc voilà, je suis prête à faire quatre heures de voyages avec un gamin qui est plutôt chou, il faut le reconnaitre, avec ses cheveux bruns et ses yeux bleu et qui me regarde d'un air de « je vais te bouffer ! ». Vive les transports en commun ! Heureusement, au bout d'une demi-heure, le petit s'est endormi et au bout d'une heure, c'est moi qui commence à sombrer dans l'inconscience.
Lorsque je me réveille, on est déjà arrivé à la gare de Beacon Hills. Par la fenêtre, je vois une femme d'une cinquantaine d'années avec une pancarte où mon nom y est inscrit. La honte… Et le pire, c'est qu'elle commence à crier mon nom ! C'est en soupirant et le rouge aux joues que je descends du train et que je m'approche de la femme en question.
« Bonjour, tu dois être Mia. Enchantée, je suis Rose-Marie Johnson mais tu peux m'appeler Rose. » me dit-elle
« Enchantée Rose » lui réponds-je en souriant timidement.
Alors que nous allions à sa voiture, je ne pus retenir un sourire. Rose était l'exemple même de la parfaite grand-mère. Elle était petite mais pas trop, avec des cheveux gris argentés coupés très courts. Son sourire faisait ressortir ses fossettes. De fines rides creusées son visage rond et de magnifiques yeux noisette venaient agrémenter le tout. Elle portait une robe à fleur avec un gilet de laine. Et oui je sais, ça fait vraiment cliché mais que voulez-vous, toutes les mamies portent ce genre de robe. Il émanait d'elle une sensation de sécurité, d'amour. Et elle avait une odeur de gâteau au yaourt, mon gâteau préféré. Rien que de la voire me donnait l'impression qu'à partir de maintenant tout ira bien, que j'aurais enfin droit au bonheur après cette année d'enfer. Nous arrivons enfin à la voiture, je mis mes bagages dans le coffre et nous partons. En chemin elle me raconte qu'elle avait une fille âgée de trente ans, que son mari était mort il y deux ans et comme elle se sentait seule, elle a décidait d'accueillir des jeunes en difficultés chez elle, d'où ma présence aujourd'hui. Nous passons le reste du trajet en silence, je ne suis pas très bavarde et elle non plus, à mon plus grand soulagement. Dix minutes plus tard, je me trouvais devant une jolie maison de deux étages, beige avec des volets couleur lavande. Une allée bordée de rosiers menait à une porte d'entrée de la même teinte que les volets. A l'intérieur, le salon était baigné par la lumière entrant par la baie vitrée. Nous traversons un long couloir où des photos parsemées les murs et montons des escaliers. Elle m'emmène dans ma chambre et me laisse là en me disant de la rejoindre dans le salon une fois mes valises défaites. Cette chambre était parfaite. De couleur beige, les meubles blancs s'y fondaient merveilleusement bien. Il y avait un bureau juste à côté d'une fenêtre avec des rideaux de couleur beige eux aussi. Et le lit semblait tellement confortable que j'avais juste envie d'y sauter dessus. Il était recouvert par une énorme couette blanche et des coussins de couleurs beige et rose. Après avoir rangé mes affaires dans l'armoire, je rejoins Rose et m'assois sur le canapé de cuir. Elle me sert une tasse de thé et s'assoit elle aussi sur le canapé.
« Alors ma petite, raconte-moi comment tu en es arrivée là si tu le veux bien évidement » me demande-t-elle.
C'est donc comme ça que je lui raconte l'annonce du cancer de ma mère, sa mort, toute cette année à changer tout le temps de famille d'accueil, les recherches pour retrouver mon père et sans que je réussisse à m'en empêcher, des larmes coulèrent sur mes joues. Rose me prit dans ses bras pour me rassurer et me réconforter. C'est bête, car je ne l'a connais depuis moins de deux heures mais je l'a considère déjà comme la grand-mère que je n'ai jamais eue. C'est la seule de toutes les personnes qui m'ont accueilli jusqu'à présent à vraiment s'intéresser à moi et mon histoire. Et je lui en suis très reconnaissante. On continua de parler de tout et de rien pendant un peu plus d'une heure et je l'aidai ensuite à préparer le pot au feu pour le diner.
Après avoir mangé, m'être douchée et mis en pyjama, je peux enfin aller me coucher. Je décidais que demain j'irais visiter un peu la ville et ainsi découvrir dans quel lycée je me retrouverai lundi. Je m'endormis quelques instants plus tard tout en pensant à ma première journée à Becon Hills qui ne s'est pas trop mal passée.
Aujourd'hui le soleil brille dans le ciel d'un bleu magnifique et les oiseaux chantent. C'est le moment idéal pour aller faire un tour en ville. Je m'habille rapidement d'un t-shirt blanc avec des imprimés gris et d'un jean noir. Je décide d'aller à la cuisine manger un peu et saluer Rose. Avant de sortir, je lui explique mes plans de la journée et me chausse de mes bottines noires. Me voilà fin prête à partie !
Cela va faire cinq minutes que je marche en direction du centre-ville et j'ai la désagréable sensation d'être observée. En effet, en me retournant, je vois un garçon qui doit à peu près avoir mon âge. Il était assez beau gosse, avec les cheveux bruns mais il a quelque chose en plus et c'est quand je le regarde dans les yeux que je comprends que c'est aussi un loup-garou et un alpha qui plus est. J'allais continuer mon chemin quand un autre jeune homme, humain, arriva en courant. Les deux me dévisagèrent encore quelques secondes puis l'alpha commença à s'approcher de moi. Prise de panique, je partie dans la direction inverse et rentra directement chez Rose-Marie. Je ne suis pas ressortie de la journée de peur de les revoir. Mais quelque chose me dis que ce n'est pas la dernière fois que je les voie. Et en ce qui concerne mon père, demain, j'irais voir le shérif de la ville pour me renseigner. Sur ce, il faut que je me couche car demain c'est mon premier jour au lycée et qui sait ce qui m'y attends !
Et voilà, un chapitre de finit ! Un grand merci à Maluna pour ses conseils et n'oubliez pas de laisser une review surtout !
