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Les enfants des ténèbres

Chapitre 3

Le soleil se couchait laissant place au crépuscule. Mais la ville qui possédait le don d'observer le plus beau moment de la cohésion entre les ténèbres et la lumière était proie des flammes. Un morceau de bâtiment tomba sur le tramway qui contenait plein de passager qui ne voulait pas marcher, enfermés à l'intérieur. La ville était consumée par le feu mais cela ne suffisait-il pas ?

Des êtres dénués de colonnes vertébrales à la peau blanche avec seulement une fermeture éclair pour sembler avoir une bouche, se déchaîner pour entrer dans les bâtiments, les magasins, les maisons, comme s'ils étaient à la rechercher de quelque chose... ou quelqu'un. Lorsqu'ils trouvaient des survivants des décombres et quelques personnes voulant fuir la ville par la gare ou par la forêt, ils les entouraient, les encerclaient. Leur corps se tortillait de droite à gauche mais en restant sur place, la tête des créatures se tournait vers leur semblable et regardait par la suite les humains, ils les analysaient. L'analyse terminée ils se jetèrent sur les innocents habitants de la citée. Avec leurs griffes, ils lacérèrent les corps et d'autres les étouffèrent grâce à leur corps déformable, on entendait les os craquer et le sang couler de la peau ouverte, laissant voir l'organisme, des habitants, vieux, enfants, hommes, femmes, tous sans aucunes exception car ce n'était pas lui.

Le sol était coloré de cette couleur écarlate et taché des cadavres récents, tout ceci accompagné d'une odeur insolite et d'un air irrespirable. Une ombre apparut au milieu des décombres, un homme mince et musclé mais qui était voilé par son capuchon et son manteau noir. Il se tenait devant le triste spectacle qui n'attirait nullement son attention et ne l'attristé point. Les monstres convergèrent vers lui, même les plus éloignés.

De l'autre côté, un garçon arriva à la place des fêtes, « Hayner ! Olette ! Pence ! » cria-t-il. Il n'eut pas besoin de les chercher très longtemps, ils se trouvaient là, allongés sur le sol. Leurs yeux étaient ouverts, la terreur s'y voyait encore. Leurs vêtements étaient tachés de sang, de leur sang. Leur teint était pâle mais leur corps n'était pas encore très froid car ils avaient été tués récemment mais ils n'avaient aucune trace de brûlure car ils étaient trop loin des bâtiments en feux.

Le garçon qui avait des cheveux blonds ne put supporter l'odeur et tomba à genoux et se vida de son petit déjeuner, une main contre son ventre. Il remarqua près de lui un bras démembré. Il sursauta et s'éloigna le postérieur traînant sur le sol puis rejeta le reste de ce qu'il avait mangé. Une fois calmé, même s'il est impossible d'avoir la tête fraîche dans ce genre de moment, de ses yeux azurs il scruta les environs. Qu'elle ne fut pas sa surprise ! Quand-il vit le corps de Seifer sans son bras. Évidemment loin de lui se trouvait le corps de Rai et Fu. « Seifer... Rai et Fu... vous aussi ? »

Cette scène, cette odeur, cette chaleur, s'en était trop ! Il ne voulait plus les voir, il n'en avait plus la force. Il partit donc, le plus vite possible, avec cette horreur à l'esprit, l'effroi dans son ventre et la terreur dans les jambes. Il fuyait.

Il continuait à courir mais avec ce sentiment de ne jamais aller assez vite. Il arriva à la rue de la gare, des poutres en bois, enflammées l'empêchaient de passer. Mais la peur de revenir en arrière était trop grande, alors il se jeta à travers les flammes. Pendant sa course, il trébucha sur un corps. Il la reconnue, c'était la vieille marchande qui demandait toujours où était son chat qui était mort il y a bien longtemps. De ses lèvres restait des traces du sang qu'elle avait craché. Il se remit debout, bouleversé et reprit son chemin en sautant par dessus les obstacles, aussi bien les morceaux des maisons que les corps des habitants qu'il connaissait depuis son enfance.

Enfin, essoufflé, il arriva devant la gare. Il n'y avait aucun corps car personne n'avait réussi à atteindre cette sortie. Il n'y avait que lui et cet homme. L'homme portant un manteau noir tendit sa main vers l'adolescent. Il attendit mais le garçon ne réagissait pas. Puis au bout de sa main apparurent des flammes et un chakra. Il parla mais sa voix était lointaine, elle ne parvenait pas jusqu'au blond. Ce dernier se sentit prit d'un vertige et le sommeil le rattrapa.

Il se réveilla en sursaut. Son visage était trempé de sueur et une envie de vomir fit son apparition. Partant précipitamment avec le drap accroché mais qui restât par terre dans le couloir, il s'accrocha au rebord des toilettes et émit ce bruit horrible d'une personne qui ne digère pas son repas de la veille.

-Roxas, tu es malade ? Demanda la voix de la mère qui se trouvait à l'étage d'en dessous.

L'adolescent nommé Roxas répondit, dès qu'il eu la voix clair, qu'il allait bien. Il retourna dans sa chambre et ouvrit la fenêtre pour s'aérer. Il s'assit sur le lit avec le drap dans les mains.

-Encore un rêve étrange. C'est la première fois que j'en fais un aussi choquant. J'aurais pas du regarder ce film d'horreur hier... mais c'était trop bizarre pour n'être qu'un simple rêve... ou plutôt un cauchemar.

Il remarqua qu'il parlait encore seul après son réveil. C'était les vacances depuis deux jours et il y a deux jours il avait fêté son anniversaire. Il avait désormais quinze ans. Et cela faisait deux jours qu'il aurait dû rêver de lui. Ce garçon aux beaux cheveux ardents, qui était toujours nu, lui qui disait s'appeler Lea. Cette personne avec qui il parlait toujours de sa vie, lui qui répondait et qui était toujours à ses côtés les nuits. Il ne rêvait plus de cet être imaginaire et à la place faisait des cauchemars horribles.

Roxas arriva au repaire où ses trois amis l'attendaient. Il les observa et ce rêve lui revint en mémoire, leur corps pâle couvert de cette couleur écarlate et de cette odeur putride. La seule fille du groupe s'approcha de son ami, qui venait d'arriver, et lui posa la canette, lui étant destinée, sur la joue. Le blond hurla de surprise. Il vit Olette, Hayner et Pence le fixaient inquiet.

-Tu es tout pâle Roxas. Tu devrais rentrer pour te reposer. Dit Olette d'un air sincère.

-Ouais, je pense aussi. T'as vraiment pas l'air dans ton assiette. Renforça le plus musclé de la bande.

-T'en fais pas, on va rester avec toi et manger plein de bonnes choses. Déclara Pence pensant déjà à la nourriture.

Le blond n'eut pas le choix d'accepter, ils rentrèrent tous chez le malade et l'obligèrent à rester allonger avec une couverture. Roxas ne voulut pas leur dire mais ils étaient un peu trop imposant et très lourds quand ils le voulaient. Pence donna des aliments de tout genre à son hôte, qui était dans un état critique. Bien sur, ce dernier refusa mais le grand mangeur insista. Heureusement pour lui, sa mère arriva à la rescousse. Elle expliqua qu'il ne fallait pas que son fils mange trop sinon il ne sera pas debout avant un bon moment. Olette promis de surveiller tous ses camarades. Et ce fut ainsi que se passa la matinée.

L'après-midi arriva avec le soleil qui était au dessus de tout. Mais l'ennui se faisait sentir chez Roxas. Celui-ci tournait les pages d'un livre à lire pendant les vacances, n'ayant pas le courage d'entreprendre réellement la lecture, il comptait donc les pages, une à une, même s'il aurait suffit de prendre la dernière page et de lire le chiffre en bas. Les autres ne faisaient pas mieux, Hayner zappaient les chaînes de la télévision, Pence fixait le plafond sans avoir envie de grignoter et Olette, elle, ne s'ennuyait pas, elle lisait déjà son livre.

-Dîtes... Commença Pence pour attirer l'attention. Si on allait résoudre les sept mystères ?

Ils se fixèrent tous et Hayner, qui se prenait pour le chef, répondit :

-Je sais pas trop. Tu veux parler des mystères qui n'en étaient pas ? On a vu celui avec l'escalier, le ballon que quelqu'un lançait et rebondissait simplement sur le mur, le métro où Vivi s'entraînait, la cascade d'eau qui donnait le même résultat qu'un miroir et le chien qui s'était caché dans un sac et voulait en sortir. Cela nous en fais cinq.

-Il nous reste le train fantôme et le manoir oublié. Coupa la fille.

-Oui mais c'est faux alors pas la peine d'y aller. Décida le soi-disant chef.

Le silence revint dans la pièce. Le malade lui voulait bien y aller. Il retira la couverture et s'approcha du plus enveloppé.

-Où se trouve le sixième mystère ?

Tous l'observèrent, Pence sauta sur place, les lèvres étiraient par un sourire tandis que Hayner rassemblait ses forces intérieures pour ne pas s'énerver et crier sur Roxas.

-Le meilleur endroit pour l'observer est la colline du crépuscule. Il paraît qu'il n'y a ni chauffeur ni passager et que personne n'a jamais réussi à le prendre. Expliqua-t-il brièvement.

Roxas partit précipitamment. Olette ayant promit de les surveiller suivit Roxas et Pence. Le plus musclé grogna et se décida à les suivre. Ils arrivèrent à la gare et payèrent tous leur place. Ils se hâtèrent ensuite, pour se rendre tout en haut de la colline. Puis ils patientèrent, longtemps, très longtemps. Le soleil se couchait, un magnifique coucher de soleil se laissait admirer comme toujours dans cette ville.

-Hey ! Si c'est un train fantôme, on ne devrait pas le voir. Déclara Hayner qui n'en pouvait plus d'attendre.

Soudain, ils entendirent un rire qui provenait de derrière leur camarade. Ils étaient tous allongés ou assis sauf celui qui était venu avec dégoût, qui était debout. Ce dernier se retourna pour faire face au chef du conseil disciplinaire qui était bien plus fort et musclé que Hayner.

-Alors vous chercheriez à voir des trains fantômes ?! Ah ah ah ah...

-On te manquait tellement que tu es venu nous chercher. Répliqua le rival de Seifer. Ou on t'attire.

-Désolé pour toi mais je préfère un petit blond, plus intelligent et plus rapide que toi et d'une fillette fayotte ou d'un gros tas de soupe. Dit méchamment le chef disciplinaire.

La dispute continua, le garçon aux cheveux blonds ne les écoutait plus depuis longtemps. Puis il vit au loin un mystérieux train arriver. Il ne vit pas de conducteur à l'avant, alors il bondit sur ses deux jambes.

-Il est là ! Hurla-t-il.

Il se tourna vers tous ses compagnons qui le dévisageait sans rien dire. Vexé Roxas se tourna mais le train avait disparut. Il resta bouche-bée. Le train n'avait pas pu passer sous le pont, il était trop loin quand il l'a aperçu. Il pensa qu'il était fou, les autres aussi devaient le penser. Il sentit une main se poser sur son front. L'élève en vacances se retourna et vit le dur de la ville avec un air inquiet, ce qui semblait impossible à imaginer.

-Tu es fiévreux Roxas, je vais te ramener chez toi. Dit gentiment Seifer.

Roxas voulut décliner l'offre mais sans savoir pourquoi il fut pris de nausée et tomba dans les bras du plus grand. Les amis du malade regardèrent estomaqués la scène : Seifer portant Roxas comme une princesse. Ils suivirent le plus populaire de la ville afin de s'assurer qu'aucun mal ne sera fait à leur ami. Le blond rentra bel et bien chez lui et les parents de Roxas remercièrent le fameux chef du conseil disciplinaire. Avant que ce dernier partent pour rejoindre son groupe, Hayner l'arrêta :

-Pourquoi t'as fais ça ?

-Fais quoi ? Rétorqua Seifer avec son air de défi de d'habitude.

-Tu le sais très bien ! On pouvait s'occuper de Roxas nous-même ! Hurla le soi-disant chef du groupe de Roxas.

-Je fais juste mon devoir ! Je suis le chef du conseil disciplinaire de la ville, je dois donc protéger les habitants de la ville. Mais je peux toujours faire une exception pour toi. Dit-il en riant face à la tête du garçon qui avait les cheveux rempli de gel.

Ils entendirent les deux autres membres du groupes appeler Hayner. Après un dernier regard tueur lançait, il s'en alla. Seifer rejoignit son trône, à la place des fêtes, où l'y attendait son groupe. Une jeune fille aux cheveux pâles mais qui cachait son œil droite, elle n'était pas très bavarde et semblait frêle mais en vérité, il ne valait mieux ne pas connaître ses prises dévastatrices. De l'autre côté, un garçon aussi musclé que Seifer mais à la peau chocolat qui préférait d'agir avant de réfléchir : « Pragmatique. » déclarait Fu, la jeune fille. Puis le petit dernier, il n'était pas vraiment un membre mais plutôt un fan, il portait toujours un chapeau de mage et un robe bleue. Tous se tournèrent vers leur chef, ce dernier vint près d'eux et dit :

-Vous ne trouvez pas que l'atmosphère a changé ? Quelque chose se passe... et Roxas a dû avoir une vision. Il faut renforcer la surveillance de la ville !

Ils acquiescèrent et partirent remplir leur devoir. Le blond resta et pensa à Roxas.

-Il faut le protéger. Le protéger des ténèbres. Le coucher de soleil a changé, je dois le protéger et ainsi je sauverai la ville.

-.-.-.-.-.

Il suivait la route et pensait déjà à revoir ses deux meilleurs amis. Aqua et Ventus lui manquaient terriblement. Il se rappelait encore de la voix de son père l'ordonnant de rester tandis qu'il faisait ces adieux. Enfin, il n'avait pas pu partir immédiatement car Eraqus, qui était bien plus rapide que lui, avait scellé les accès du château par la magie. Ce fut, deux jours après le départ de ses deux amis, grâce à une réunion importante qui obligea son père à quitter les lieux et cela eut pour conséquence d'affaiblir assez le sort pour que Terra puisse s'échapper.

L'homme soupira, pensant à ces amis qui devaient être bien loin maintenant. Il se rassura car il savait qu'Aqua et Ventus ne le laisseraient jamais sans indications. Terra se remémorait le message qui lui était destiné et se dirigea vers la ville où se trouvait les réponses.

La ville entourée par des remparts était enfin dans son champ de vision. Il traversa sans grande peine la distance qui les séparait. Il entra par la grande porte, seule entrée et sortie. Le brun se souvint de cette histoire qui disait qu'auparavant des monstres poussaient partout telles des mauvaises graines et qu'il était impossible de parcours librement le monde. Ce fut lors de la Grande Purge que tous ces monstres furent réduit à néant. C'est pour ça que toutes les anciennes villes et anciens villages avaient des remparts et une seule porte. Aqua connaît vraiment mieux le sujet que lui et cela lui donna encore plus envie de les retrouver.

En entrant, il se sentit bizarre, une impression étrange... comme si on essayait de regarder dans son cœur. Il secoua vivement sa tête et ce sentiment disparut. Il se dirigea vers la bibliothèque, lieu du savoir. Ce que l'homme aimait dans cet endroit, était le fait qu'il était toujours sûr de retrouver Aqua en train de lire où travailler.

« Aqua ! » Mais quand il ouvrit la porte, elle n'était pas là. Il fut dévisagé par le peu de personne qui se trouvait dans ce lieu et s'excusa rapidement. Il chercha un livre sur la magie mais n'en trouva point. Il se dirigea donc vers une femme qui portait un chapeau de magicienne. « Bonjour, je me nomme Terra et vous devez avoir un message pour moi. » La dame fixa Terra, ce dernier reconnu une des amie d'école d'Aqua. Celle-ci agit bizarrement, elle se leva précipitamment et partit laissant un papier derrière elle.

Retourne-toi...

Fut ce qu'il put lire. Il suivit l'indication et vit un jeune homme aux cheveux blonds ressemblant étrangement à Ventus. Non, c'était lui ! Pourtant, quand il était rentré il avait scruté tout la bibliothèque quand il était entré. Heureux, il se dirigea vers son meilleur ami. Il lui ressemblait vraiment. Il appela son nom et le blond se tourna vers lui. Comme à son habitude Ventus sourit et s'approcha de Terra avec tant de joie.

Mais quelque chose dérangeait le brun et il préférait demander directement à Ven. «Où est Aqua ? Elle n'a quand même pas pu te laisser seul ici ! » Cependant, il n'eut pas la réaction voulut. Celui dont le nom représentait le vent, détourna son regard, un regard remplit de tristesse. « Que c'est-il passé Ventus ? » Demanda-t-il prenant les mains du plus jeune dans les siennes.

Le plus petit se mordit les lèvres. Il répondit d'une voix tremblante à cause des larmes naissantes « A-Aqua n'avait pas confiance en toi. Elle est partie en me disant que si je tenais tant à toi je n'avais qu'à rester à t'attendre indéfiniment ici. » Ventus essuya les larmes qui ruisselaient sur sa joue et renifla bruyamment. « Alors je... je suis resté ici. Tout seul. Je t'ai attendu pensant que si on revenait tous les deux vers elle, elle nous accepterait. » Il continua à sangloter, perdant ces mots.

Terra ne put supporter de voir son ami dans un tel état. Il posa ses mains sur les épaules du plus jeune. « Alors allons la chercher ensemble ! » Cria-t-il s'attirant les foudres des lecteurs.

La gérante de la bibliothèque vint leur demander de quitter les lieux à cause de tout le dérangement qu'ils faisaient. Ils sortirent, Terra aidant son jeune ami car celui-ci était encore submergé par les sentiments. Une fois qu'ils eurent quitté les lieux, Ven les emmena dans la chambre où il dormait, dans la seule auberge de la ville. Les deux amis s'installèrent et restèrent silencieux.

Le brun pensait à son amie, Aqua. Depuis qu'ils se sont fait attaqués par cet être des ténèbres, elle n'était plus la même. Pourquoi avoir défié son Maître ? Pourquoi être partie ? Pourquoi avoir abandonné Ventus ? Était-elle attirée par les ténèbres ? Elle dont la lumière resplendissait et faisait écho avec celle du plus jeune d'entre eux. Elle qui avait chéri toutes les personnes qui lui était chers.

Le blond proposa à son ami de s'entraîner afin de pouvoir partir bien préparé. La journée se passa ainsi le ciel devint noir, laissant place à l'obscurité. Après leur entraînement, ils marchèrent dans la rue principale faiblement éclairée par des lampadaires. Tous les habitants étaient rentrés chez eux et les lumières des maisons s'allumèrent. Ce vide et cet absence de personne, intrigué Terra, il n'avait jamais vu une rue aussi vide.

« Terra, te souviens-tu ? » Demanda le jeune homme continuant à marcher.

« - De quoi ?

-De ce que tu as oublié. »

Terra s'arrêta pour fixer son ami mais ce dernier ne s'arrêta pas. Alors Terra continua pensant que ce n'était qu'un jeu. « -Qu'ai-je oublié ?

-Qui tu es vraiment. » Ventus dit ces paroles d'un ton indifférent et cela fit frissonner l'homme.

« -Je suis Terra, le fils d'Eraqus et un jour je serai maître de la Keyblade.

-Mensonge. »

Tous deux se stoppèrent, le plus jeune devant et le plus grand derrière. Terra essayait de comprendre que voulait-il dire ? Le plus simple était de demander. Mais une brume noire apparut sous les pieds de Ven et ce dernier fut absorbé si vite que l'homme ne put rien faire pour sauver son ami.

« VEN ! » Hurla l'homme. Il se précipita à l'endroit où son ami se trouvait avant de disparaître. Soudain, des monstres blancs apparurent. Ils gesticulaient de droite à gauche et certains se collèrent au sol pour venir attaquer Terra avec leur pied ou leur tête. Bien sûr, le manieur de la Keyblade se défendit et se battit avec rage. Sa colère était tellement grande qu'il utilisa seulement la force brute.

Cependant cela atténué sa perception. Alors qu'un monstre allait lui donner un coup puissant, celui-ci se fit trancher en deux. Avec l'aide du mystérieux garçon tenant une très grande épée, Terra put se débarrasser facilement du reste des monstres.

Une fois terminée, le brun put examiner le nouveau venu. Ce dernier avait des cheveux blonds, en épis, pire que Ven et des yeux bleus, aussi purs que ceux de Ven. Et son épée plus grande que lui ne passait pas inaperçu. « Qui es-tu ? » Demanda le brun. Le blond poussa avec ses mains quelques mèches devant son visage et dit :

« Je m'appelle Cloud Strife, c'est le nom que ma lumière m'a donné. » Terra resta perplexe lorsque l'homme dit le mot ''lumière'' mais il se rendit compte qu'il avait aussi une aura ténébreuse. « Quel est le nom que ta lumière t'a donné ? » Interrogea Cloud.

Le brun tressaillit et s'indigna. « Ma ''lumière'', que veux-tu dire ? » Il sortit sa Keyblade pensant que ce guerrier était en fait là pour le déstabiliser. « Qu'est ce que tu racontes ? Que veux-tu ? »

Ne semblant pas avoir peur de l'arme pointé sur lui, le blond répondit : « Tu es un enfant des ténèbres, non ? C'est vrai que tes ténèbres sont très bien enfoui. J'ai failli ne pas les voir. »

« Je ne suis pas un ''enfant des ténèbres'' ! » Hurla Terra avec détermination.

Le silence revint dans la ville, aucun des deux ne brisèrent ce silence. Le manieur de la Keyblade fixant avec un regard noir l'épéiste. Cloud repoussa une mèche. « Comme tu veux, ce n'est pas mon problème. Je me rends dans une contrée appelée Land Of Departure. Il paraît que des monstres sont apparus là-bas. » Ceci dit le guerrier venu de nul part repartit sans demander son reste.

Enfin seul, le brun ne savait plus quoi penser tout en lui était confus. D'abord Aqua rejetait ses amis, Ventus a disparut après une discussion plus ou moins étrange, ce mystérieux Cloud qui affirme qu'il a des ténèbres en lui et pour finir sa contrée natale allait se faire attaquer sous peu. Il devait rentrer, protéger les habitants et son père. C'était son devoir en tant qu'héritier du Maître Eraqus. Il se précipita donc à l'extérieur de la ville.

Il ne se rendait pas compte, qu'il était observé depuis la tour de contrôle de la ville. Dans cette salle blanche remplie de personne vêtu de noir. Seuls Ven et une jeune fille blonde ne portaient de manteau noir. Ces deux personnes fixaient le sol avec tristesse, tandis que Marluxia écrasait une rose dans sa main. Il semblait très en colère.

« Il est parti... Au moins on a pu tester tes monstres Axel. » Déclara-t-il en se tournant vers un homme habillé lui aussi en noir et avec des cheveux rouges.

« Tu veux dire l'invocation des Dusks car là ils étaient à peine à l'offensive. » Répliqua le nouveau membre. C'était remarque n'ayant aucun intérêt pour celui aux cheveux roses, il haussa les épaules.

« Où en es-tu avec sa mémoire ma belle ? » Demanda-t-il en fixant la jeune fille assise dans un fauteuil blanc avec un carnet à croquis dans sa main. Celle-ci posa ses crayons et fixa avec crainte l'homme qui semblait tout diriger.

D'une petite voix elle répondit « Sa mémoire d'avant son coma est bien enfoui. S'il ne reste pas à un endroit fixe, j'aurais du mal à y accéder. » Elle baissa la tête à cause de son inefficacité.

Ventus se plaça devant la jeune fille, comme pour la protéger. « Comment allons-nous nous y prendre ? Il va au Land of Departure qui est une terre sainte et protégée. »

Tout d'abord Marluxia ne répondit pas. Il semblait réfléchir à un autre moyen d'atteindre son objectif. Puis un sourire apparut sur le visage de Marluxia. « Ce serait une belle occasion de faire appel à lui. » Dit-il pour lui-même. Il se tourna vers Axel et déclara: « Ta mission est terminée. Retourne voir Saix et il te donnera ce que tu désires. » Le roux partit sans attendre, impatient de recevoir ce qu'on lui promettait.

Le dernier homme vêtu d'un manteau noir se tourna le garçon. « Chérie, tu as encore du pain sur la planche. » Le blond baissa la tête et acquiesça lentement. Celui à qui la couleur rose allait si bien fit apparaître un portail puis se tourna vers la jeune fille habillée d'une robe blanche. « Et toi Naminé, on déménage. Tu vas finir ce que tu as commencé. » Le garçon entra dans le portail suivi par Marluxia. Tandis que Naminé relu une dernière fois le mot qui gisait sur la table.

« Terra, Ven et moi avons continué le voyage. Nous comptons t'attendre dans une citée tranquille du nom de Twilight Town. Nous sommes pressés de te revoir alors dépêche-toi ! Aqua. »

-.-.-.-.-.

Ils avaient passé la porte de lumière. Sora ouvrit les yeux et vit de grands bâtiments lumineux. Les deux hommes le suivant regardèrent autour d''eux et furent étonnés de l'endroit où ils se trouvaient. Le brun vit un tube transparent où des gens sur une plate forme ronde lévitaient et se rendaient de l'autre côté du tube. L'adolescent de quinze ans à peine, sautilla de joie tellement l'excitation était là. Il se mit à courir dans tous les sens, émerveillé par tout ce qu'il voyait. Cela énerva vite Donald qui hurla sur le brun de se calmer.

Dingo examinait les horizons. « Je ne pensais pas un jour venir ici. » Dit-il à voix haute. L'ayant entendu, Sora s'avança vers lui et lui demanda s'il connaissait cette ville. « Cette ville est connue pour être la ville la plus grande, la plus avancée technologiquement et la plus protégée grâce à des forces militaires surpuissante. Ces ici que le roi Mickey devait venir pour la réunion des sages. » Le brun pensa que le roi dont il parlait ainsi que les sages devaient tous être de vieil personnes pensant tout connaître du monde. Mais cette histoire de réunion l'intéressait peu.

Soudain des hommes portant des tenues bleus avec des casques les encerclèrent. Un d'entre eux sortit du lot avec un ruban rouge autour du bras et dit d'une voix forte : « Nous sommes la Force Militaire Intérieur d'Eshtar plus connu sous les initiales F.M.I.E. Vous êtes entrés dans la ville sans autorisation et par un moyen inconnu. Veuillez nous suivre sans faire d'histoire et tout se passera pour le mieux. »

Sora se sentit menacé, il donna un coup de pied à un homme qui s'approchait de lui et se mit à courir le plus vite possible. Les deux hommes l'accompagnant voulurent faire de même mais l'astuce ne fonctionna pas deux fois et ils ne purent rejoindre l'adolescent. Le brun ne se retourna pas car il entendit des sifflets et des hommes lui ordonnant de se rendre. Il continua à courir, il était plutôt endurant mais cette ville était plus grande que ce qu'il imaginait. Il commençait à fatiguer mais il se reprit car l'envie de ne pas se faire prendre était plus grand.

Sa course se stoppa brusquement, lorsqu'il s'entrechoqua avec une autre personne qui semblait aussi être en pleine fuite. Les deux fuyards étaient par terre, tombés à cause de la collision. Le brun se releva et examina l'étranger. Il portait une cape grise avec des dessins étranges dessinaient. Ce dernier se releva avec agilité mais tous deux entendirent des coups de sifflets venant de chaque côté. La personne qui cachait son identité tendit sa main et cria : « Suis moi ! » Sora reconnu la voix d'un garçon qui devait avoir à peu près son âge.

Le brun ne réfléchit pas et attrapa la main qu'on lui tendait. Debout, il pu constater qu'ils étaient encore entourés par ces hommes de la F.M.I.E.. Un tourbillon rouge entoura les deux recherchés et des signes étranges partaient de la base du tourbillon et ce multipliaient jusqu'en haut. L'attaque éjecta les pourchassant et les assomma pour quelques instant. Sora ne put retenir un « WOW ! » Face à la puissance de l'attaque. Il fut tiré par l'inconnu et pendant leur nouvel course, il remarqua que même certains passants avaient été pris dans l'attaque.

Ils rentrèrent dans un bâtiment puis dans une pièce noire. Au départ Sora paniqua mais lorsque la lumière fut allumée, il fut rassuré. Le fugitif retira sa capuche et dévoila des cheveux de couleur d'or qui descendaient jusqu'à la nuque sauf une mèche dans le dos qui suivait sa course vers le bas pour s'arrêta au milieu du dos et qui était attachée par un élastique. De plus il révéla ses yeux azurs remplis de malice et de joie de vie.

« Alors qu'est-ce que tu as fait pour arriver ici ? » Demanda le garçon . Le brun ne répondit rien, suspicieux. Alors le blond rit : « D'accord j'ai compris moi d'abord. Je me nomme Zidane Tribale. Je suis un voleur, très expérimenté donc on me pourchasse souvent. » Après avoir dit ça, il sortit de ces poches des objets de grandes valeurs, enfin semblait-il.

L'adolescent n'ayant jamais pensé à voler fut déstabilisé par le fait que l'autre garçon se vante d'être un voleur. « Ce n'est pas bien de voler. » Déclara Sora fixant sévèrement le voleur. Ce dernier rit et enleva sa cape dévoilant une longue queue ayant la même couleur que ses cheveux. « Tu as une queue ?! » Hurla de surprise le brun.

Bien que Donald et Dingo n'était pas totalement humains eux aussi, Sora n'avait pas vu cette surprise venir. Il se calma pensant que ça devait être normal loin de sa ville. Mais très vite il gonfla ses joues car le blond s'était mis à rire à cause de sa réaction. « Désolé de ne pas m'être aperçu que tu pouvais avoir une queue sous ta cape. » Ronchonna-t-il.

Une fois que le singe s'arrêta de rire, il invita Sora à s'asseoir sur un fauteuil qui se trouvait en face d'une table basse, là où Zidane avait posé ses objets volés. Le blond partit et revint avec un verre d'eau en main qu'il présenta à Sora. « Tu ne m'as toujours pas dit ton nom. Ce n'est pas très poli. » Déclara-t-il d'un ton légèrement moqueur.

Le brun accepta le récipient et bu une gorgée. « Je m'appelle Sora et je viens de Destiny Island. » Zidane s'installa près de l'insulaire et le fixa avec curiosité.

« -Ça à l'air d'être chouette là-bas.

-Ouaip ! J'aime cet endroit mais je me suis toujours posé des questions sur l'extérieur. » Tout en disant cela, Sora leva la tête comme pour se rappeler des bons moments qu'il avait passé sur son île.

« -Que penses-tu de l'extérieur maintenant ?

-C'est incroyable ! Même si je me suis fait enlevé, j'ai rencontré des personnes superbes ! Enfin je ne connais que Donald, Dingo et toi. »

Le visage souriant de Zidane cessa et celui-ci prit un air plus grave et sérieux. « Raconte-moi tout ! » Exigea-t-il.

Sora se lança donc dans le récit de ce qui s'était passé. Il parla même de la voix qu'il entendait quand il était petit. Ceci attira fortement l'attention du singe qui posa beaucoup de question. Le brun répondit du mieux qu'il put sans perdre son excitation.

Soudain on frappa à la porte. Reprenant son sourire, il se hâta d'ouvrir la porte. Un homme vêtu de cuir et de fourrure, avec de courts cheveux brun et un visage marqué par une cicatrice entra sans demander la permission. Il avait un regard sévère et fixa durement Sora quand son regard tomba sur lui. L'homme sentit que quelqu'un s'accrocha à son épaule et que des jambes entourèrent sa taille. Ce dernier soupira et mit sa main devant son visage.

« Qu'est-ce qu'il y a Squally-kun ? » Demanda Zidane qui s'était agrippé à l'adulte. Il fut très vite rejeté et posé à côté de l'adolescent.

Sora ne comprenait pas trop la scène. L'arrivant n'avait pas l'air de venir en tant qu'ami mais ils semblaient tous deux bien se connaître. « Qui est-ce ? » Demanda l'homme en désignant Sora d'un coup de tête.

« C'est Sora. Juste un étranger en plein tourisme dans cette ville. Sora je te présente Squall. C'est un de mes amis et il est le fils du président d'Eshtar. » Présenta le singe avec beaucoup d'enthousiasme.

Le dénommé Squall soupira une nouvelle fois mais cette fois-ci il croisa le bras contre son torse. L'adolescent n'en revenait pas. Ce voleur était l'ami d'une personne très importante dans la ville et pourtant il volait. À croire qu'il le faisait parce que ça l'amusait. Le jeune brun fixa Zidane et vit que celui-ci caressait sa queue comme pour la coiffer.

Tout en continuant de s'occuper de sa queue, Zidane dit d'un ton joueur : « Tu n'es pas venu me rendre une simple visite Squally-kun. C'est à propos de mon vol et de ma présence en ville. » Le fils du présidant s'approcha et donna une gifle à son ami.

Perdant son sang froid et il dit d'une voix forte : « Tu ne devais pas faire parler de toi ! Et pourtant ! Tu viens juste de voler la personne la plus renommée et la plus riche de la ville ! Désormais je n'ai plus le pouvoir de te protéger. »

Sora se posta entre les deux connaissances, les bras tendus comme pour protéger Zidane. « Si c'est ton ami, tu dois le protéger quoiqu'il arrive, contre n'importe qui ou n'importe quoi ! » S'emporta l'adolescent qui ne supportait pas que l'on frappe ses amis. Cela fit venir une ambiance pesante entre les trois garçons.

Squall fixa durement les deux hors la loi. « Venez avec moi ! » Ordonna-t-il sèchement. Il ne leur laissa pas le choix, prenant l'adolescent brun par le poignet et le blond sous son bras. Ils quittèrent discrètement le bâtiment, empruntèrent les routes les moins fréquentées et arrivèrent derrière la plus grande structure de la ville. Ils entrèrent par une porte secrète et prirent un élévateur. La plate forme qui était comme celle que Sora avait vu à son arrivé, grimpa rapidement les étages et s'arrêta brusquement. Une porte s'ouvrit devant eux.

Squall les fit entrer dans une salle où les murs étaient azurs comme si on avait cherché à repeindre le ciel. Il y avait un canapé rouge et au fond de la salle se trouvait un grand bureau blanc en face d'un grand siège. Autour de ce siège se tenaient deux hommes. Un était balèze et très musclé tandis que l'autre avait la peau mâte et était très fin. Le plus fin s'approcha des arrivants.

« Squall, ton père est à un rendez-vous très important. Il ne peut pas te recevoir. » Informa l'homme qui ne semblait pas méchant.

« Merci Kiros. Mais je voulais juste ramener ces deux garnements avant que ce soit la F.M.I.E qui s'en charge. » En disant cela il lança un regard foudroyant à son ami qui était encore sous son bras et le lâcha. Zidane retomba sur ses pieds avec joie.

Le blond se rapprocha de Sora qui avait aussi été libéré de l'emprise de l'adulte à la cicatrice. Tous deux écoutés attentivement l'échange qui se déroulait entre les adultes. « Le seul moyen de les sauver avant qu'un jugement soit donné et qu'ils partent de la ville. » Expliqua Kiros.

« Attend, le petit n'a rien à voir avec ça. Ils ne se connaissent même pas. » Tenta de protéger Squall mais il fut coupé par Kiros.

« Il s'est infiltré dans la ville par un portail magique. Il est peut être un espion et nous ne pouvons pas prendre de risque. S'ils veulent vivre, ils doivent quitter la ville maintenant et définitivement. » Plus personne ne parlait.

Même si Squall n'était pas très émotif et éloquent, eux qui le connaissaient bien savaient qu'il s'inquiétait pour son ami.

Ding

Les trois hommes se tournèrent vers l'ascenseur. Les deux adolescents étaient partis par l'élévateur ! Squall soupira et décida de partir à leur poursuite avant que tout cela ne finisse très mal.

Le brun était perdu, on lui reproché d'être venu dans cette ville par un moyen que lui même ne pouvait expliquer. Zidane lui semblait savoir ce qu'il faisait, il était même très déterminé. Ce dernier sortit sa cape et se l'équipa. Il fixa Sora et dit : « Je ne laisserai ni ces ignares, ni l'organisation mettre la main sur toi alors que tu ne sais rien. »


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