« Aidez-moi »

Sa voix résonnait dans ma tête comme une balle de tennis

« Aidez-moi, répétât-elle, ils vont revenir ! »

J'avais déjà entendus parler d'âme qui jouait la comédie, faisant semblant d'être du coter des humains pour ensuite les trahir quelques jours après. Ils vont être déçu de savoir que je suis seule et avec un peu de chance (je ne compte pas trop la dessus mais bon) ils me laisseront l'esprit sauf. Je n'ai rien qui peut les intéressés, je n'ai aucun souvenir important pour eux et puis plus le corps est jeune plus il est facile pour l'âme de la contrôler. Du haut de mes 20 ans je faisais partie de la branche d'âge limite pour leur intrusion mental.

Je repris rapidement contenance et baissa ma main toujours tendu qui tenais mon tourne-vise et fusilla l'âme en face de moi, la colère et le dégout monta en flèche. Je me levai prêt à sois la frapper sois à m'enfuir, j'avais le choix et le temps je pouvais donc me décidée sans faire de choix trop hâtive.

Soudain des bruit sourd perça le silence de la longue avenue, mon sang se glaça quand je reconnue distinctement le grondement de moteur de plusieurs voiture, puis au loin des phares apparue de nul par, au vue du nombre de lumières elles devaient être au moins, cinq ou six. Mes jambes se mire à trembler et je regardai autour de moi une cachette. Mon regard se posa sur le cul-de-sac de tout à l'heure avec les énormes poubelles, elle était assez large et grande pour m'abriter voir plus.

Je me mis à courir mon souffle devenant rapidement saccadé, je m'étalai au sol mes jambes devenant mole au moment où j'arrivais derrière les bennes. Une fois avoir repris mes esprits et mon souffle je regardai l'avenue, la jeune âme n'avais pas bougé, tremblant encore plus qu'avant, ses larmes coulant a une vitesse ahurissante, elle regardait autour d'elle en poussant des gémissements de terreur. Ce que je vis en elle était la peur, la véritable peur, celle qui te clous au sol et que ton esprit te crie que tu vas mourir. Elle était terrifier, mais pas de moi, de eux, des siens. Je fronçai les sourcils, ma tête avait pitié de cette créature pathétique mais mon cœur me criait qu'elle ne faisait pas semblant et quelle devait vraiment avoir des problèmes avec eux pour qu'elle soit dans cette état. Et puis n'oublions pas, les âmes ne savent pas mentir et celle-là il était sûr qu'elle ne faisait pas semblant.

Je poussai un soupir et sortie de ma cachette et courus vers elle, arriver à ces coter elle me regarda elle avait l'air surprise, terrifier, perdue et suppliante.

J'espère que ce n'est pas des conneries.

Je mis mes mains sous ses aisselles et la leva, elle était incroyablement légère et fine, son pull troué marrons cachais son corps qui devait être incroyablement fin, je la soulevai et la remit sur pieds puis je pris sa main et couru vers ma cachette, je l'entendis haletée et trébucher plusieurs fois sans pourtant tombée, je regardai ou en était le groupe de voitures. Avançant lentement elle n'était tout de me même plus qu'as une dizaine de mètre de nous et par chance les phares n'était pas encore braquer sur nous. Au moment où nous arrivions dans la rues, les lumières éclairèrent notre ancienne position, je la poussa derrière les poubelles et la suivit rapidement, je m'agenouillai le cœur battant dans ma gorge. Je la regardai, elle c'était au moins un peu calmée mais n'arrêtais pas de pousser de hoquets qui ressemblais a des gémissements entrecoupé et pas très glamour. J'entendis soudainement une voiture arriver devant la rue, je plaquai d'un seule coup ma main sur la bouche de la jeune âme qui poussa une crie de surprise avant d'essayais de se faire discrète malgré les hoquets qui fessait sursauter son corps. Je restai silencieuse la bouche ouverte pour éviter de faire du bruit.

Une première voiture.

Je me penchai doucement pour laisser apparaitre uniquement un œil hors de ma cachette pour guettée.

Une deuxième.

Je me fis violence pour contrôler ma respiration quitte à la coupé, pour ne pas haleter trop fortement.

Une troisième.

Mes mains se mirent à trembler et une douleur sourde pointa le bout de son nez dans le bas de mon dos signe d'une mauvaise position.

Une quatrième.

Je soufflai et me replaçai normalement me posant contre la benne. Je fermai les yeux et enleva la main de la bouche de la jeune possédée, qui avait arrêté ces hoquets et de trembler. Au bout de quelque minute je tournai la tête vers elle et la regarda. Elle devait avoir mon âge voir un peu moins, son corps et son visage montrait bien son manque de nourriture, ses joues creuser, son cou trop maigre et je pouvais l'os de ses épaules vue que l'une était dénudée à cause de son pull devenue bien trop grand pour elle. Sa peau était pâle, limite transparent, on pouvait presque voir ses veines, elle avait un air cadavérique, pourtant derrière tout ça on pouvait très bien discerner une beauté timide et innocente, une bouche bien dessiné malgré quelle sois noir de saleté, un nez rond et fin et des yeux parfait. Je la regardai de haut en bas puis repoussa un soupir et regarda le mur en face de moi.

« C'est toi qu'il cherche ? » dit-je en croisant les bras sur ma poitrine.

Je la sentie me regarder puis baisser la tête et acquiesça.

« oui » dit-elle d'une voix rauque.

Je fermai les yeux et souffla.

Dans quoi je m'étais fourrée.