Disclaimer : I love you est une chanson de Woodkid, elle ne m'appartient pas. Allez, c'est parti pour l'avant-dernier chapitre, le plus long de toute cette fiction... du moins jusqu'à maintenant :)


- Mac !

Quand j'entendis mon nom, je rejoignis immédiatement Tris dans la salle de contrôle où m'attendait un siège comme celui qu'on trouvait habituellement chez le dentiste. Elle m'expliqua qu'elle allait m'injecter un sérum qui stimulait la partie de mon cerveau qui traitait la peur, que cela allait provoquer chez moi des hallucinations et les transmetteurs lui permettront ainsi de voir dans mon esprit. J'étais terrifiée à l'idée qu'elle puisse voir dans ma tête mais elle m'encouragea à rester tranquille et à diminuer mon rythme cardiaque et j'essayai donc de suivre ses conseils au mieux.
A la fin de ma première simulation, elle m'annonça que j'y étais restée environ cinq minutes et qu'elle n'avait jamais vu personne s'en sortir aussi bien pour une première fois, j'avais fait un score trois fois plus rapide que la moyenne selon elle. Sa remarque des plus suspicieuses me ficha une trouille monstre mais à mon plus grand soulagement, elle n'insista pas.
En fait, elle attendit ma simulation suivante pour revenir à la charge en me posant une rafale de questions sur chacun de mes choix face au danger que j'affrontais.

- comment t'as fait ?
- fait quoi ?
- sauter dans le vide au lieu de traverser pour atteindre le bâtiment d'en face ?
- je ne sais pas, je l'ai juste fait.
- juste comme ça ? Quels étaient les résultats de ton Test ?
- Altruiste, dis-je en avalant difficilement ma salive.
- bien, tu peux t'en aller. Passe une bonne soirée.

Je lui rendis son sourire, j'étais sûre qu'elle n'avait pas cru un traître mot de ce qui était sorti de ma bouche. Quand je répétai toute cette histoire à Tori, elle me poussa à me taire en me racontant que comme moi, son frère s'était très vite amélioré pendant la seconde phase et que le dernier jour des simulations, un des leaders Audacieux était venu le voir et que le jour suivant, ils avaient retiré son cadavre au fond de l'abîme.
Sa confidence me fit froid dans le dos, j'étais plus en danger que jamais, je ne pouvais pas rester dans cette faction, je tentais encore d'élaborer une stratégie afin de m'échapper quand Tris me proposa de m'entraîner sur son propre paysage des peurs, je compris immédiatement qu'elle savait que j'étais Divergente et qu'elle allait tout faire pour m'aider à le cacher en m'obligeant à me comporter comme une vraie Audacieuse autrement dit à trouver un outil, un moyen de survivre dans le but d'affronter chacune de mes peurs.
Pendant toute cette phase, les deux seuls moments où on se croisait avec John c'était lors du déjeuner et du dîner à la cafétéria où je continuais de l'observer au loin, le plus souvent à la table voisine de la nôtre, il me manquait terriblement et je ne savais vraiment plus quoi faire pour attirer son attention, je n'étais vraiment pas douée pour ça, c'était plus le domaine de compétence de Rae que le mien, mes échecs successifs avec lui avaient fini par me désespérer complètement mais j'avais le sentiment que vouloir me battre pour lui, regagner son amour, c'était la plus belle chose que j'aurais faite dans ma vie.


Quand vint l'heure du Test final, la présence de John autour de tous les leaders Audacieux ne me rassurait guère, bien au contraire, j'étais encore plus stressée par le fait qu'il puisse voir mes hallucinations à l'écran que par le test en lui-même. Mes yeux se fermèrent alors, lorsqu'ils se rouvrirent, je me trouvais dans l'appartement de John.

- tu avais tort Eric, je ne suis pas seulement venue ici pour te passer un message.

Me tenant immobile devant lui, je fis tomber ma veste noire sur le sol puis je me débarrassai respectivement de mes chaussures, de mon sweat-shirt, de mon tee-shirt et je me retrouvais donc en soutien-gorge quand son rire moqueur trouva écho dans toute la pièce.

- arrête-toi là Pète-Sec, j'en ai assez vu pour aujourd'hui. Et par pitié rhabille-toi, je viens juste de manger.

Sa remarque me heurta en plein cœur, je ne m'attendais pas à un tel rejet de sa part, j'étais totalement sonnée.

- hors de ma vue, s'énerva-t-il en serrant les dents. Tire-toi, allez, dégage ! Mais casse-toi bordel !

Joignant le geste à la parole, il me poussa violemment vers la sortie, si violemment que je manquai de me casser la gueule au passage, puis je le vis ramasser de rage ma veste, mes chaussures, mon sweat-shirt et mon tee-shirt avant de me les balancer à la figure et de me claquer la porte au nez.

- tant pis pour toi ! Sache que je n'abandonnerai pas ! Tu auras beau me traiter comme une moins que rien, je ne te lâcherai pas ! Jamais ! Criais-je de l'autre côté de la porte. Je reviendrai !

Lorsque j'ouvris les yeux à nouveau, je me trouvais encore sur ce siège de malheur et je n'osais plus poser mon regard sur John, je préférais rester concentrée sur les épreuves à venir.


Il y avait eu plus de peur que de mal finalement, j'avais su affronter chacune de mes peurs comme l'aurait fait un vrai Audacieux et j'attendais maintenant les résultats d'une minute à l'autre en arrachant nerveusement la peau autour de mes ongles.

- félicitations nouveaux membres des Audacieux ! Nous lança Max avec fierté.

On tomba dans les bras de l'autre avec Rae et Emmett, je n'aurais jamais pensé finir à la sixième place en venant ici, le top dix me semblait si inaccessible à mon arrivée dans cette faction mais j'avais réussi mon pari, il n'y avait que John qui me résistait encore mais rien ne pressait, personne ne réussirait à me désespérer de le retrouver de toute manière. Des cris de joie ainsi que des applaudissement résonnaient encore dans toute la Fosse quand John prit soudainement la parole.

- bien, écoutez-tous !

Il s'adressait à nous depuis les escaliers, les deux mains posées sur la rampe juste devant lui, plus personne n'osait dire un mot, il faisait preuve d'une telle autorité, elle semblait si naturelle chez lui, je le trouvais totalement irrésistible à cet instant.

- avant de partir ce soir dans vos dortoirs, je veux vous voir tous sur quatre rangées. Chacun d'entre vous possédera un traqueur. Pas de questions, simple précaution.

Avec Rae et Emmett, on s'aligna sur la troisième rangée et après une attente quasi interminable, c'est Max qui nous injecta à chacun le traqueur en question.
A notre retour au dortoir, Emmett et moi, on avait pris de l'avance et quand Rae nous y rejoignit une dizaine de minutes plus tard elle semblait euphorique.

- hey devinez-quoi, je viens d'apprendre qu'il y a une soirée organisée en cachette au sous-sol !
- cool, allons-y ! S'enthousiasma Emmett.
- ouais, toi d'abord, on te rejoindra plus tard avec Mac, lui répondit Rae comme une évidence.

Piquée dans ma curiosité, je plissai des yeux dans sa direction, je me demandais ce qu'elle avait encore en tête comme plan foireux quand Emmett se mit à jouer les petits curieux.

- pourquoi ? C'est mieux si on y va tous ensemble en même temps, ce sera plus fun !
- oh des trucs de filles, tu peux pas comprendre, allez vas-y, on n'en a pas pour longtemps, juré !

Le pauvre, c'est à peine si elle ne le jetait pas dehors avec un coup de pied aux fesses, Emmett implora ma pitié d'un simple regard, je l'aurais bien soutenu mais j'avoue que je mourrais d'envie de savoir ce que Rae mijotait.

- c'est promis, dis-je en levant la main droite.
- bon d'accord, comme vous voulez, souffla Emmett. J'y vais. A tout à l'heure.
- à tout de suite ! Lui lança Rae alors qu'il quittait le dortoir pour de bon.
- t'es vraiment trop cruelle avec lui, c'était vraiment nécessaire ?
- oh que oui !

Sans plus attendre, elle tira avec panache sur mes deux avant-bras pour me conduire jusqu'au stock de vêtements des Audacieux. Chez les Altruistes, on renouvelait nos habits tous les six mois en les remplaçant à l'identique, ici, il y avait plus de variété dans les styles, c'était vachement plus agréable.

- vas-y, mets ça.

Quand Rae me tendit une robe courte avec un décolleté plongeant, je fis la moue tout en la fusillant du regard.

- non, hors de question, dis-je en repoussant de mes deux mains la robe en question. Jamais je ne mettrai un truc aussi près du corps.
- allez, fais pas ta chochotte, t'es une Audacieuse maintenant et puis faudrait savoir, tu veux récupérer ton mec, oui ou non ?
- tu sais très bien que oui mais…
- stop ! Pas de mais ! Je ne veux rien entendre ! Allez, dépêche-toi, on va pas y passer la nuit non plus !
- c'est bon, pas la peine de t'exciter, si ça se trouve Eric ne viendra même pas y faire un tour à cette fête.
- c'est là que tu te trompes, je suis déjà allée vérifier et il était au bar entrain de siroter un verre tout en s'assurant qu'il n'y ait pas de débordements autour de lui. Alors tu te décides ?
- bon d'accord pour la robe mais je garde mes chaussures.
- comme tu veux, souffla-t-elle.

Bizarrement, je trouvais que ma paire de bottines en cuir noir se mariait parfaitement avec cette petite robe moulante de la même couleur.

- allez, on y va, c'est parti ! M'exhorta Rae en me passant devant. Ah nan, attends, j'allais oublier !

Je la fixais encore d'un air interrogateur quand elle sortit un eyeliner de la poche de son pantalon avant d'approcher la mine du feutre juste devant mes yeux.

- vas-y, ferme-les et ne bouge pas surtout.

Je fis ce qu'elle me dit et elle me l'appliqua en quelques minutes à peine, j'étais parée pour la soirée.

- voilà, c'est parfait comme ça, ça te fait des vrais yeux de biche, si avec ça et ta tenue il ne craque pas, je ne m'appelle plus comme je m'appelle !

Sa remarque me fit sourire, elle était vraiment la meilleure coach qui soit.


Quand on arriva au sous-sol, elle repéra immédiatement Emmett sur la piste de danse.

- vas-y, vas voir ton mec, je croise les doigts pour toi !

Puis elle disparut dans la foule en compagnie de notre ami commun avant même que je puisse lui répondre. Prenant mon courage à deux mains, je m'approchai alors du bar quand la scène que j'avais sous les yeux me refroidit immédiatement : une blondasse entrain de rire à gorge déployée qui ne lâchait plus l'avant-bras de mon homme, cette image me mit hors de moi, mais je n'avais plus aucun droit sur lui, lui faire une scène de jalousie c'était risquer de le perdre définitivement et je ne pouvais pas me le permettre.

Whatever I feel for you
You only seem to care about you
Is there any chance you could see me too?
Cause I love you

La mine défaite, je rejoignis Rae et Emmett sur la piste de danse, ce dernier m'observait d'un air interrogateur.

- qu'est-ce qui se passe Mac ? T'as pas l'air bien. Tu déprimes ?
- c'est pas vrai, t'es déjà là ? S'étonna Rae.

Elle approcha sa bouche de mon oreille afin que je l'entende mieux malgré la musique mais elle ne s'arrêtait pas pour autant de danser au rythme de cette dernière.

- comment ça s'est passé ? Raconte !
- en fait, je n'y suis pas allée, je ne voulais pas le déranger, il est en charmante compagnie si tu vois ce que je veux dire.
- laisse-moi deviner, Peyton la pétasse ?
- non, Treena la traînée. Elle était de dos mais je crois que c'est bien elle.
- t'inquiète pas, tout n'est pas perdu, je vais t'arranger ça, m'assura-t-elle en me lançant un clin d'œil complice au passage.

Is there anything I could do
Just to get some attention from you?
In the waves I've lost every trace of you
Where are you?

Elle s'approcha ensuite d'Emmett puis faufila sa bouche tout près de son oreille ce qui fait que je n'entendais pas un strict mot de ce qu'elle pouvait lui dire. Une fois leur conversation terminée, il prit directement la direction du bar à ma plus grande surprise.

- tu lui as dit quoi ?
- regarde par toi-même.

Elle agrippa mon bras puis on se mit sur le côté afin d'avoir une vue entière sur le bar au loin, c'est là que je vis Emmett en grande conversation avec Treena, tous les deux se trouvaient carrément de l'autre côté du bar alors que mon homme était maintenant assis tout seul autour d'un verre, j'avais donc le champ totalement libre, Treena n'était plus collée à ses baskets, alléluia !

- merci, je te dois une fière chandelle, je te revaudrai ça, promis.
- heu ne te vexe pas, mais vu comment tu es doué avec les mecs, je ne préfère pas ! Plaisanta-t-elle. Allez maintenant file, avant qu'une autre sangsue vienne te l'accaparer pour la soirée ! Il est tout à toi ! Je croise les doigts, tu vas le faire tomber à la renverse tellement t'es canon !

J'acquiesçai dans un sourire avant de rejoindre mon homme au bar, je pris place juste à ses côtés sur le tabouret haut mais à mon plus grand dam, il ne me prêta aucune attention mais je ne m'avouais pas vaincue pour autant, j'étais boostée par les encouragements de Rae, et puis, elle et Emmett s'étaient donné tellement de mal pour que je partage un moment privilégié avec mon homme, je leur devais bien ça.

- je peux t'offrir un verre ? Demandais-je en me tournant vers lui.

C'est pile le moment que choisit Billy, le barman du jour, pour lui servir un autre verre de whisky-coca.

- ou te rembourser celui-là ?
- tu penses que je paie mes verres ? Lâcha-t-il, hilare. Elle est bien bonne celle-là.

Je m'insultais mentalement après ma question, tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, c'était pourtant pas si compliqué !

- Mac, je te sers quoi ? Me demanda Billy avec le sourire.
- la même chose que lui s'il te plaît.

Joignant le geste à la parole, je désignai du doigt le verre de John et Billy s'exécuta sans attendre.

- t'es super jolie dans cette robe, me complimenta-t-il en posant un verre de whisky-coca juste devant moi. Elle te va super bien, tu devrais t'habiller comme ça plus souvent.
- merci Billy.
- je suis d'accord avec lui, affirma John, les yeux rivés sur son verre.

Je fixais mon regard sur lui, c'est pas vrai, je n'arrivais pas à le croire, j'étais en plein rêve, c'était la première chose gentille qu'il m'adressait depuis mon arrivée chez les Audacieux, c'était le moment ou jamais, je devais à tout prix réussir, ne pas tout faire foirer à nouveau au risque de le perdre définitivement, mon cœur s'affolait, la pression était trop grande, j'avais du mal à respirer.

- j'ai… je… je vais aller me rafraîchir un peu.

Prise de panique, je trouvai refuge dans les toilettes des dames, bon sang, j'étais vraiment nulle de chez nulle, il devait me trouver ridicule, les yeux fermés, je poussais un nouveau soupir de frustration, mes deux mains prenant appui contre le grand évier, quand je relevai la tête, l'image de mon reflet dans le miroir me renvoyait à mon échec, je faisais peine à voir.
J'entendis la porte d'entrée s'ouvrir tout à coup, je ne m'attendais pas à ce que John vienne me retrouver ici, j'essayais tant bien que mal de lire l'expression sur son visage mais je n'y arrivais pas. Je déglutis difficilement quand il ferma à clé la porte d'entrée des toilettes, il n'allait pas me faire de mal, si ? J'imaginais déjà le pire, mes idées noires se bousculaient, il avait découvert que j'étais Divergente et en tant que leader des Audacieux, il venait m'éliminer, tout simplement, j'étais foutue, ma dernière heure venait de sonner.
Pas une seconde, il ne détacha son regard du mien et quand il s'avança dans ma direction jusqu'à se tenir derrière moi et encercler ma taille au passage, je compris enfin qu'il n'était pas là pour me faire du mal, au contraire, il allait me faire du bien.
D'une main décidée, il dégagea quelques cheveux de ma nuque puis sa bouche se rua à la base de mon cou comme un mort de faim, il suçait à profusion ma peau blanchâtre, puis ses deux mains se mirent à malaxer mes deux seins avec force, il les pelotait sans douceur. Je nous regardais dans le miroir, cette image de moi et John pressés l'un contre l'autre avait le don de m'émoustiller de plus en plus.

- alors tu me crois pour John Doe ? Et pour Chloë ?

Pas de réponse, sa main droite releva ma robe pour atteindre ma petite culotte, ma respiration se coupa, il fallait que je sache s'il commençait enfin à se souvenir de moi et surtout de notre couple.

- à propos de Chloë, je dois t'avouer quelque chose.
- jamais tu la fermes ? J'en ai ras le cul que tu m'emmerdes avec cette fille.
- désolée.

Alors que ses doigts se frottaient encore allègrement au tissu de ma petite culotte, je réalisais qu'il n'avait toujours aucune idée de ce que je représentais réellement à ses yeux, ce soir, j'étais son plan cul, rien de plus et je ne pouvais pas l'accepter, c'était plus fort que moi, rien qu'à cette idée, j'avais le cœur brisé. D'un air décidé, je le stoppais alors d'un coup en posant une main ferme sur son avant-bras droit.

- quoi ? Me demanda-t-il dans un sourire moqueur. Allez Pète-Sec, ne fais pas ta difficile, ça prend pas avec moi. Je sais ce que tu veux. Je l'ai lu dans tes yeux tout à l'heure au bar. Et je l'ai vu à ton test. C'est toi qui es venu me chercher. Alors maintenant, assume.

Cette fois, je m'éloignai de lui pour de bon pour mieux me rapprocher de la sortie, ça ne servirait à rien de lui expliquer mes raisons, il n'avait pas l'air prêt à les écouter et encore moins à essayer de les comprendre.

- ouais, c'est ça, tire-toi, espèce d'allumeuse. Vraiment toutes des salopes !

J'enlevai le verrou de la porte puis je m'échappai par cette dernière, des larmes perlaient maintenant au coin de mes yeux alors que je scrutais la piste de danse à la recherche de Rae.

- t'as pleuré ? S'étonna-t-elle. Ça s'est si mal passé que ça ?
- je rentre au dortoir, je voulais juste te prévenir.
- attends Mac, je viens avec toi.
- t'es sûre ? Et Emmett ?
- Treena ne le lâche plus, il nous rejoindra plus tard.

Alors qu'on marchait côte à côte dans les couloirs de la Fosse, Rae m'agrippa le bras afin que je me confie enfin à elle sur cette horrible soirée.

- qu'est-ce qui s'est passé, Mac ? C'est Eric, c'est ça ? Je te jure que s'il a osé lever la main sur toi, je le tue !
- non, il n'a rien fait, c'est moi Rae, je n'ai pas pu, pas comme ça, pas dans un chiotte miteux, je ne veux pas être un coup d'un soir, je veux être toute sa vie, comme avant, mais je me voile la face, ça ne sert plus à rien d'y croire, j'abandonne, tout ce que je pourrais tenter à l'avenir ne pourra pas changer le fait qu'il ne se souvient plus du tout de moi, de notre histoire, il ignore qui je suis, il ne sait pas tout ce qu'on représente l'un pour l'autre, lui et moi, ça fait tellement mal, tu peux pas savoir, il me manque tellement Rae, tellement que j'en crève tous les jours un petit peu plus.

Je m'effondrai en pleurs dans les bras de ma meilleure amie, sans le vrai John à mes côtés, sans son amour, j'étais une épave, une véritable épave.


Que la joie t'accompagne *_*