Voilà, c'est le dernier chapitre. Un immense merci à vous pour les favoris, les follows et pour vos fidèles reviews tout au long de cette fiction, je vous souhaite une bonne lecture finale !
J'avais eu du mal à m'endormir cette nuit-là et j'ouvrais les yeux au moindre petit bruit que j'avais le malheur d'entendre dans le dortoir mais cette fois-ci, toute cette agitation autour de moi me semblait plus sérieuse et me rendait vachement suspicieuse, tout le monde s'habillait et se préparait, tout le monde sauf moi. J'étais totalement perdue, où est-ce qu'ils comptaient aller à cette heure-ci ? Je ne comprenais pas.
- hey Rae, qu'est-ce qui se passe ?
Je croisais le regard vide de mon amie devant moi, on aurait dit un zombie, son expression me fichait la chair de poule, c'est comme s'ils étaient tous télécommandés pour s'habiller en même temps quand ça fit tilt dans ma tête, je touchai alors mon cou à l'endroit où Max m'avait injecté ce fameux dispositif de repérage, les leaders nous prenaient vraiment pour des robots avec ce truc, je craignais le pire.
Je suivis les autres jusque dans la Fosse sans broncher, je me mis en rang sagement quand je vis John s'avancer au milieu des parois rocheuses en compagnie d'autres leaders.
- ils nous voient et nous entendent, lui expliqua Max, mais leur cerveau ne réagit pas. Ils reçoivent nos ordres par le biais du transmetteur.
Quand vint mon tour, je me saisis d'une arme en faisant comme les autres afin de ne pas attirer l'attention sur moi.
- qu'est-ce qui se passe ? Demanda Billy à Treena dans la file de gauche. Qu'est-ce qu'on fait ?
Il était super agité, il allait se faire repérer, il se dirigeait maintenant vers ma file toujours en marche, je n'avais qu'une envie en cet instant, c'était de lui agripper le bras pour qu'il se calme et se taise mais je savais qu'en faisant ça, c'était mon arrêt de mort que je signais, je devais me faire la plus discrète possible.
- un Divergent, jugea Max.
Je vis alors John acquiescer puis s'approcher de Billy qui se trouvait à présent entre nos deux files l'air hagard sans savoir quoi faire.
- hey tout va bien, t'inquiète pas.
Je fus soulagé d'entendre John le rassurer quand le coup de feu qui s'échappa ensuite de son arme me glaça le sang, il avait abattu ce pauvre Billy de sang froid, en pleine tête, sans sourciller, comme un chien. Je déglutis difficilement tout en retenant mes larmes, le comble du comble c'était qu'en tant que Divergente j'étais devenue l'ennemie numéro un de l'homme de ma vie, même si John n'était plus vraiment John depuis son départ de notre maison, il ne restait que cette pourriture d'Eric en lui, un monstre sans cœur, une vraie machine à tuer qui me donnait envie de vomir.
Je suivis les autres dans le train, mes mains étaient moites, ma respiration difficile, comment j'allais faire pour survivre ? Quand je me rendis compte que la véritable armée qu'on formait se rendait chez les Altruistes, j'en n'avais plus rien à faire de ce qui pouvait m'arriver, il fallait que je retrouve mon frère au plus vite.
Malheureusement pour moi, je ne pouvais pas courir directement vers notre maison sous peine de me faire arrêter, j'essayais donc de la jouer cool et de suivre l'allure des autres Audacieux tout autour de moi. Voir d'anciens membres de ma faction se faire sortir de force de leur maison et dans le pire des cas, être fusillé sur place s'ils refusaient de collaborer me fendait le cœur, mais je n'avais pas le choix, je devais sauver la vie de mon frère coûte que coûte.
POV d'Eric
A peine mon pied s'était posé chez les Altruistes que l'endroit me semblait étrangement familier.
« T'es qui ? »
« Je m'appelle Chloë McCoy. C'est mon frère qui t'a trouvé et t'a ramené ici. »
Les yeux fermés, je posai ma main sur mon front après le flash que je venais d'avoir. Moi alité avec une gamine assise sur une chaise à mon chevet, une gamine dont je ne voyais pas le visage.
« Tu ne sais plus qui tu es. »
« Je ne me souviens de rien. »
Un autre flash. Dans mon esprit, cette Chloë avait pris l'apparence de la Pète-Sec, pourquoi ? Je ne fis pas un pas de plus, tout se bousculait dans ma tête à présent.
« Outch ! »
« Attends, mets ton doigt sous l'eau. Ça va ? Ça va mieux ? »
« Oui, ça ne saigne plus merci. »
Moi guidant la Pète-Sec vers l'évier en tenant fermement son bras avant d'ouvrir le robinet d'eau froide, lire le trouble dans ses yeux, retirer ma main aussitôt.
« On va commencer par un bouton à deux trous, c'est le plus simple. Vas-y, positionne-le sur la chemise. Par en dessous, tu fais passer l'aiguille à travers le tissu, puis un des trous du bouton. Ensuite, tu passes l'aiguille à travers le second trou en traversant le tissu. Tire le fil à fond surtout. »
Le dessin d'une aiguille à coudre. Comme sur le post-il devant ma porte. Elle me montrant comment coudre un bouton sur une chemise grise, moi l'observant attentivement, en buvant chacune de ses paroles.
« Lire des poésies est lié à la vanité, c'est un plaisir futile et gratuit, ce que désapprouve fermement notre Faction, mon frère ne serait pas très content s'il apprenait que j'enfreins le règlement. »
« T'en fais pas, ça restera notre petit secret. »
L'inscription "Feuilles d'herbe" de Walt Whitman comme indice sur le post-it. Elle avec son recueil de poèmes ouvert devant elle à table, moi lui lançant un clin d'œil complice après ma promesse.
« T'es superstitieuse ? Chloë et sa collection de trèfle à quatre feuilles, je vais t'appeler Clover maintenant. »
Le dessin d'un trèfle à quatre feuilles comme indice. Elle assise sur son lit dans sa chambre, moi fouillant dans sa collection interminable de livres.
« Où tu comptes aller comme ça ? »
L'inscription tuyaux et serviette comme indice sur le post-it. Elle le sourire aux lèvres, moi en faisant ma prisonnière. Nous deux trempés jusqu'à l'os.
« Je sens que ça va être lamentable. Heureusement qu'on ne joue pas avec une vraie boule de bowling parce que je donnerais pas cher de ton pied. »
« Aie un peu confiance, je suis un bon prof. »
Le dessin d'un ballon de football et de bouteilles d'eau vides comme indice. Moi derrière elle, mes mains sur les siennes, elle les yeux fermés avec son ballon tout contre elle.
« Tu verras quand je me tirerais d'ici, tu me suivras comme un petit toutou chez les Audacieux, il les appelle comment Joel encore ? »
« Les trublions. Je crois qu'il n'est pas très fan de leurs looks et aussi du fait qu'ils soient toujours partants pour le grand frisson. »
« Et toi Clover, t'es partante pour le grand frisson ? »
L'inscription parc comme indice sur le post-it. Chloë et moi, main dans la main, assis sur un plaid gris, entrain de pique-niquer, détendus et heureux comme jamais.
« C'est bon, tu peux ouvrir les yeux Clover, je ne compte pas sortir de l'eau sans prévenir, rassure-toi. »
Le dessin d'une baignoire comme indice. Elle derrière mon dos, accroupie à ma hauteur, à l'extérieur du bain, moi lui passant le savon en me moquant de son côté coincé.
« Merci, John. Il est trop beau. »
« Mais de rien, Clover. »
L'inscription Azura comme indice sur le post-it. Nous deux assis à table, moi l'aidant à stabiliser le chiot berger australien, elle vérifiant si c'est un mâle ou une femelle.
« Tu flippes dès que je te prends la main comme l'autre jour au parc et maintenant que je t'ai offert un clebs, tu veux aller plus loin ? Tu n'es pas prête Clover, même moi je peux le voir. »
« Je veux seulement te faire plaisir, comme tu l'as fait avec moi. »
« Ouais, j'avais compris l'idée générale, merci. »
« On peut procéder par étape sinon. C'est suffisant pour l'instant ? »
« Plus que suffisant. »
Le dessin d'un canapé comme indice. Nous deux sur ce piteux canapé, elle en position couchée dos à moi, elle prenant ma main pour la poser tout contre son abdomen, mon nez enfoui dans ses cheveux senteur abricot, une sensation de bien-être indescriptible.
« C'est moi qui lui ai offert Azura, j'ai bon goût tu trouves pas ? »
« C'est pas bien de se vanter, c'est contre les valeurs de notre faction. »
« C'est pas bien grave, de toute façon, John n'est pas vraiment un Altruiste, et en plus, dans quatre mois il ne sera plus là alors ça ne compte pas. »
« Bon ben je vais faire le dîner, c'est pas comme si je sortais pas déjà me promener tous les jours au parc avec la chienne, donner des cours de soutien, ça c'est un acte héroïque de la part d'un vrai Altruiste. »
L'inscription John vs Ned comme indice sur le post-it. Chloë me lançant sa complicité avec Ned au visage, moi fou de jalousie trouvant refuge dans la remise.
« Clover, écoute, tous les gens qui te connaissent ne peuvent envisager la vie sans toi, et tu peux me croire, je sais de quoi je parle. »
« Mais pourtant la semaine dernière, tu as dit que je ne comptais pas à tes yeux. »
« Je l'ai dit, c'est vrai… mais… »
« Tu ne le pensais pas ? »
« Pas un mot. »
« Bien, je suis soulagée. On peut reprendre là où on s'est arrêté alors. »
Le dessin d'une boîte à musique comme indice. Chloë se confiant à moi sur son abandon par sa mère, moi ne pouvant plus rester loin d'elle plus longtemps.
« Tu veux qu'on fasse quoi ? Aller se balader au parc ? »
« Et bien, c'est simple, je vais compter jusqu'à trois, après je vais commencer à t'embrasser et si tu ne veux pas que je le fasse, si tu n'en as pas envie, arrête moi. »
L'inscription trois comme indice sur le post-it. Moi laissant reposer mon front sur celui de Chloë, elle le sourire aux lèvres, moi fier comme un paon d'être son premier baiser.
« Viens par là. »
« Mais t'es fou ! Je suis toute habillée ! »
« C'est pas grave, l'eau ça sèche. Embrasse-moi plutôt. »
Moi couché dans la baignoire entre ses jambes, elle entourant mon cou et mon épaule de ses deux bras, une saveur toute particulière.
« Tu sais, c'est la première fois que je partage mon lit avec un garçon. »
« Deuxième fois, on a dormi sur le canapé une fois tous les deux. »
« Oui, mais bon, c'est pas pareil. »
« Je vois ce que tu veux dire. Clover, tu dors ? »
« Non. N'arrête pas surtout. »
« Tu es sûre ? Clover ? Tu veux que je continue ? Tu es sûre ? Tu es sûre ? »
« Viens. »
« Chloë... »
Moi étouffant un grognement sourd dans son cou, elle agrippant les draps, tremblante comme une feuille, moi ne détachant plus mon regard du sien, elle m'embrassant encore et encore, une nuit magique.
« J'ai l'impression que je ne vais plus jamais te revoir. »
« Hey regarde-moi. Ça n'arrivera pas, tu m'entends ? »
« Je t'aime John. »
« Moi aussi Chloë, je t'aime. »
Moi la serrant très fort dans mes bras, elle s'accrochant à ma chemise grise avec sa main, moi le sourire aux lèvres, elle me le rendant au centuple, une seule idée en tête, la retrouver au plus vite, elle, la femme de ma vie.
- Eric ? Ça va ?
Quand la voix de Max me fit sortir de ma rêverie, je pris conscience d'où je me trouvais.
- ouais. Nickel.
- t'es sûr ? T'as une sale tête.
- je ne crois pas non, tu dois me confondre avec toi.
Sachant pertinemment qu'une fois que Chloë ne sera plus sous contrôle, elle ne me pardonnera jamais de ne pas avoir tenté le tout pour le tout pour tenter de sauver la vie de son frère, je décidai donc le rejoindre au plus vite afin d'éviter le pire.
- je pars devant. Je vais voir si tout se passe bien au fond. T'as qu'à rester là, toi.
- comme tu voudras.
Sans attendre, je me dirigeai ainsi vers notre ancienne maison en courant, c'était un jeu d'enfant pour moi, je connaissais cet endroit comme ma poche. Je déglutis à la vision de mon chez-moi assailli par les flammes, malheureusement ces salauds sous contrôle s'étaient servis de leurs grenades. N'hésitant pas une seconde, je courus comme un forcené à travers les flammes, en hurlant le nom de Joel sans succès jusqu'à ce que je l'aperçoive inanimé sur le sol de la cuisine.
- Joel !
Je me précipitai vers lui, lui tapotant les joues sans m'interrompre.
- John ? Lâcha-t-il d'une voix éraillée.
- ouais, c'est moi. Allez, viens, faut pas traîner.
Joignant le geste à la parole, je l'emmenai vers l'extérieur puis il tomba à genoux, pris qu'une quinte de toux qui ne cessait plus.
- Az… Azura, dit-il entre deux toussotements.
- elle est encore à l'intérieur ? M'étonnai-je.
Joel acquiesça puis il fixa la maison d'un air angoissé, des larmes commençaient à perler au coin de ses yeux. Je pus lire toute l'incompréhension dans son regard quand je fis demi-tour vers la maison en flammes, je ne pouvais pas laisser crever ce clebs comme ça, c'était celui de Chloë, elle l'adorait, j'avais encore une toute petite chance de sauver Azura et je me devais de la saisir.
POV de Chloë
Les quelques mètres qui me séparaient de mon frère me parurent interminables, j'avais l'impression de marcher au ralenti rien que pour ne pas me faire remarquer. Quand j'arrivai enfin devant mon ancienne maison, j'eus une boule au ventre en la voyant envahie par les flammes mais je fus vite soulagée quand je reconnus mon frère par terre devant cette dernière entrain de tousser, il était bel et bien vivant et c'était tout ce qui comptait.
- Joel !
Je m'accroupis au sol puis je lui sautai au cou, folle de joie qu'il aille bien. Il toussait encore et manqua de s'étouffer après mon accolade des plus fougueuses, on aurait dit une vraie tornade.
- désolée, dis-je des larmes de joie dans les yeux. Tu vas bien. Grâce à Dieu.
- grâce à John surtout, avoua mon frère entre deux raclements de gorge.
- John ?
Qu'est-ce qu'il venait faire dans toute cette histoire ? Je n'en croyais pas mes oreilles.
- il m'a sorti du feu. Sans lui, je serais mort dans notre maison.
Cette nouvelle me mit KO debout. Moi qui croyais l'avoir perdu pour toujours, voilà qu'il refaisait surface dans ma vie, c'était un héros, un véritable héros.
- il est où là ?
- il est retourné chercher Azura, me répondit Joel d'un air grave. Et il n'est toujours pas réapparu depuis.
Le regard qu'il m'adressait se voulait lourd de sens mais je refusais de m'y résoudre.
- non… tu fais erreur, dis-je d'une voix chevrotante, c'est pas...il est pas… non.
Alors que j'avançais d'un pas décidé vers la maison en feu, mon frère m'agrippa fermement la taille pour me retenir, je me débattais alors de toutes mes forces, sans succès.
- c'est trop tard Chloë, argumenta-t-il. C'est fini. Je suis désolé.
J'étais à bout de force, totalement vidée et à bout de nerfs. Me sentant trop faible pour lui résister, mon frère me lâcha enfin et je me laissai tomber au sol en poussant un cri de rage et de désespoir avant d'éclater en sanglots la tête enfouie à l'intérieur de mes genoux. Pourquoi ? Pourquoi John ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi si vite ? Pourquoi de cette façon ? Je donnerais tout, absolument tout sur cette terre pour n'avoir qu'un moment de plus avec lui, un seul.
Toujours à genoux au sol et la tête baissée, je sentis la main réconfortante de mon frère se poser sur mon épaule, je joignis ma main à la sienne en silence, comme dans un hommage, je ne m'attendais pas à ce que ce soit lui qui prenne l'initiative de briser ce dernier.
- si j'étais toi, je regarderais devant moi, me dit-il d'un air réjoui.
Je suivis son conseil à la lettre et je fus choquée de voir John apparaître au loin à travers une épaisse fumée blanche et tenant Azura dans ses bras. Je me relevai aussitôt et encore sous le coup de l'émotion, j'enfouis mon visage dans mes deux mains avant de courir tout droit vers l'homme de ma vie.
- Azura ! Cria Joel au passage. Viens mon chien !
Le berger australien s'exécuta et courut tout droit vers mon frère qui l'accueillit à bras grands ouverts. Quelques pas me séparaient encore de John et j'accélérai ma course avant de me jeter à son cou, en pleurs. Il me réceptionna parfaitement alors que mes cuisses encerclaient maintenant sa taille et mes bras ne lâchaient plus son cou. Je nichai ma tête dans le creux de ce dernier alors qu'il tenait fermement mon bassin de son bras puissant et continuait à marcher droit devant lui pour nous éloigner définitivement de la fumée qui s'échappait de notre maison et dont le toit commençait tout doucement à s'effondrer. Je pouvais sentir son autre main soutenir ma nuque dans le but de resserrer encore plus notre étreinte.
Après plusieurs minutes passées dans la même position à se sentir l'un l'autre, à s'imprégner l'un de l'autre, à se redécouvrir, je posai mes deux pieds au sol à seulement quelques centimètres des siens. Il posa délicatement sa main sur ma joue alors que je séchais encore mes larmes.
- t'es pas sous contrôle.
- non, avouai-je malgré ma peur d'être rejetée.
Il avait l'air pensif. Je peinais à déchiffrer son regard. Est-ce qu'il me reprochait ma divergence ? Il n'allait quand même pas m'arrêter maintenant, si ?
- à quoi tu penses ? Demandai-je avec une certaine inquiétude.
- à la manière dont je t'ai traitée chez les Audacieux, ça me rend malade.
- shhh, dis-je en posant mon index sur sa bouche. Tu n'étais pas toi même.
- pas sans toi, je ne peux pas vraiment être moi sans toi.
Il embrassa la paume de ma main pour bien appuyer ses propos et touchée à la fois par son geste tout en douceur et sa déclaration, je déposai un tendre baiser sur sa bouche qu'il prolongea en enroulant sa langue autour de la mienne pour mon plus grand bonheur.
- désolé de vous interrompre, nous approcha mon frère avec Azura dans ses bras. Je suis inquiet pour Marla, j'aimerais m'assurer qu'elle va bien.
- oui bien sûr, dis-je d'un air gêné, il ne faut pas traîner.
On se mit alors en route afin de rejoindre la maison de la copine de mon frère au plus vite en espérant qu'il ne lui soit rien arrivé, à elle ou à sa famille.
- restez bien près de moi tous les deux, nous conseilla John en réajustant la sangle de son arme sur son épaule. Si on croise un autre leader, ça sera plus facile comme ça de lui faire avaler que je vous ai coffré.
Avec mon frère, on opina du chef en même temps et on se mit chacun à marcher juste à côté de mon homme dans le but d'éviter tout soupçon.
- tu sais Clover, il faut quand même que je t'avoue un truc.
Intriguée par cette annonce impromptue, je haussai un sourcil en direction de John.
- quoi donc ?
- tu dessines comme un pied.
Son allusion à mes dessins sur les nombreux post-it laissés sur sa porte était claire. Faussement vexée, je lui adressai une petite tape complice sur son avant-bras, ce qui le fit sourire de plus belle. Mon ancienne faction avait beau être à feu et à sang en cet instant, je me sentais totalement en sécurité auprès de mon homme, je savais qu'avec lui je ne craignais plus rien et que peu importe les obstacles qu'on aura à affronter dans le futur, on les affrontera ensemble, tous les deux, main dans la main et pour moi, c'était tout ce qui comptait.
8 ans plus tard :
- et après bien des frayeurs, le roi et la reine se réjouirent de retrouver leur princesse adorée qu'ils avaient perdue, me lut Maman à voix haute.
C'était vraiment une belle fin pour une très belle histoire, je pourrais l'écouter encore et encore, en plus Maman racontait super bien les histoires.
- c'est redevenu une vraie famille alors ?
- oui Delia, c'est tout à fait ça, me répondit Maman.
J'étais assise juste à côté d'elle sur le canapé du salon, dans mon pyjama vert recouvert de plein de petits trèfles à quatre feuilles blancs, quand Papa s'approcha de nous et posa ses deux gros bras tatoués sur l'accoudoir.
- je sais ce que ressent ce roi.
Papa s'agenouilla au sol puis caressa la joue de Maman qui lui souriait.
- il aime sa reine et sa jolie princesse.
D'abord, il fit un petit bisou sur la bouche de Maman et ensuite, il me fit un gros bisou sur la joue.
- sa famille c'est toute sa vie.
Maman fit oui de la tête et moi aussi parce que je pensais exactement comme Papa, j'aimais ma Maman et mon Papa à l'infini, ils étaient toute ma vie.
FIN
Que la joie t'accompagne *_*
