L'Esprit de Noël

L'Esprit de Noël.

20 décembre au matin…

Bulma s'adossa à la fenêtre afin de pouvoir apercevoir l'extérieur caché sous la couche de buée.
« Hé, regardez ! Cette année nous aurons un Noël sous la neige ! »
A quelques mètres de là, son mari ne lui prêtait guère d'attention, trop occupé à avaler des monticules de victuailles. Pourtant, il se soumit à répondre entre deux bouchées.
« Renversant… »
Soudain un petit garçon auréolé d'une chevelure mauve déboula dans le salon, renversant au passage quelques pauvres vases entassés ça et là.
« Maman, hurla t-il, Maman ! »
Avisant son fils courant avec affolement vers elle, la séduisante femme fut très surprise de recevoir une chaleureuse bise de la part de son turbulent rejeton.
Un sourire charmeur étirait les lèvres de Trunks, bientôt tempéré par les dires de sa mère.
« C'est gentil Trunks, mais le père Noël apportent des cadeaux seulement aux petits enfants qui ont été sages toute l'année et pas seulement la dernière semaine !
C'est de l'injustice ! » s'énerva Trunks avant de repartir sous le sourire moqueur de Bulma.

23 décembre au matin…

Ce matin-là Capsule Corps s'éveilla sous le carillon de la porte d'entrée et de l'entrée d'un nouvel arrivant.
« Hey les amis ! Venez vite, j'ai le sapin de Noël !
Oh, Yamcha, comme c'est gentil ! », s'extasia Bulma devant l'arbre traditionnel
A ce moment-là, Végéta leur fit l'honneur de se joindre à eux.
« Qu'est-ce que fous ce nabot chez moi ? »
Croisant le regard désapprobateur de sa femme, il reprit d'une voix plus douce :
« Chez nous. »
Le nabot en question releva dignement la tête avant de répondre :
« Tiens Végéta vu que tu es là, aides moi à rentrer le sapin. Ferme la porte derrière moi, je peux pas le faire, je bosse, moi ! »
Un grand CLAC retentit dans la pièce à l'instant où la porte se referma avec fracas sous le coup du sayen, peu enclin à la patience.
« mais…. Mais t'es malade ! Regarde ce que t'as fait ! Maintenant, le sapin est coupé en deux ! Il fallait fermer la porte APRES que je sois entré ! hurla le terrien scandalisé
Peuh, tu n'avais qu'à être plus précis ! »
Sur ces mots, le prince s'éloigna en direction du frigo.

23 décembre, après-midi…

Trunks s'était posté sur le haut du buffet, armé de jumelles et guettait le retour de sa mère après les courses. Avisant l'énorme paquet qu'elle transportait, il pointa son arme en direction du mystérieux sac.
Avisant son fils juché là-haut tel un sniper, Bulma se permit une réflexion.
« Non, Trunks, je n'ai pas encore acheté ton cadeau de Noël !
Qu'est-ce qui te fait dire que je m'y intéresse ? » rétorqua son fils d'un air faussement outré.

24 décembre, au matin…

Les invités arrivèrent ce matin de Noël, les bras chargés de cadeaux, un air radieux illuminant leur visage rougi par le froid.
Alors que tout le monde semblait réuni, on se rendit compte qu'il manquait deux personnes : Sangoku et Chichi.
Alors que tous commençaient à s'inquiéter, une énorme moto fit son entrée dans la cour de la villa avec à son bord une conductrice aux cheveux noirs, un immense sourire aux lèvres. Sur le siège arrière un passager aux cheveux hirsutes hurlait à s'en faire éclater les poumons :
« ChiiiiiChiiiiiii ! Arrête ! Freiiine ! »
Tortue Géniale riait sous cape, observant du coin de l'œil, le grand guerrier Sangoku descendre difficilement de l'engin, la mine verdâtre.
« Les femmes au volant sont un danger mon petit Sangoku, lui assura le vieux pervers, et tu n'as pas choisi la plus douce ! »
Avisant les canons de Chichi braqués dans sa direction, il préféra néanmoins s'éloigner rapidement.

Alors que les invités faisaient leur entrée dans le grand salon, une voix réprobatrice déchira le silence.
« Sangoku, mais qu'est-ce que tu fais ? Tu manges les biscuits que les enfants ont préparés pour le Père Noël ! »
C'est ce moment-là que choisirent Goten et Trunks pour apparaître la mine scandalisée devant l'homme qui avait osé s'attaquer à leurs biscuits. Un immense sourire gêné s'étala sur le visage de Goku, puis pris d'une idée soudaine, il annonça :
« Heu… Ho, HO, HO ! »

24 décembre, après-midi…

Alors que la fête battait son plein, Yamcha s'était posté sous un bouquet de gui, attendant avidement un quelconque baiser d'une des ravissantes femmes qui se trouvaient dans la pièce.
Bulma vint à passer, sublime dans sa longue robe turquoise.
« Hey, Bulma, Bulma ! »
Mais la belle ne lui accorda pas un regard, se contentant de rejoindre les autres à table.
Quelques minutes après passa Chichi, quelque peu échevelée mais particulièrement jolie.
« Chiiichiiii ! Regarde le gui ! »
Un revolver braqué sur sa tempe le fit taire avant qu'il ne s'autorise à enfin déglutir lorsqu'elle se fut éloignée de quelques mètres.
Après ces deux cuisants échecs, notre homme se promit que la prochaine serait la bonne. Aussi se sentit-il heureux de voir arriver la magnifique femme blonde dans sa direction.
« C-18, tu connais la tradition du gui ? »
Le regard glacé qui se posa sur lui le fit frémir, un :moment seulement avant qu'un sourire ne vienne atténuer cette agressivité. « enfin, la troisième sera la bonne » espéra sottement Yamcha.
Une main s'éleva dans les airs et le sourire béat du jeune homme disparut alors qu'il terminait sa course dans un mur. C-18 sourit avant de poser son regard implacable sur un Krilin hilare. Ce dernier en croisant les yeux bleus acier se reprit bien vite, les joues rouges.
« Hé le bonze, ça te fait rire ?
Heu, non, non ! répondit pitoyablement le pauvre Krilin
Alors viens honorer la tradition ! » murmura t-elle soudain d'une voix très douce
Ce soir vit le plus beau baiser que Krilin ait pu recevoir, celle d'un cyborg, c'est vrai mais surtout celui d'une femme aimante.

25 décembre au matin…

Bulma réveilla les enfants ce matin de Noël, pour l'ouverture des cadeaux.
« Trunks, Goten, le Père Noël est passé ! »
Tous se réveillèrent derechef, un immense sourire accroché aux lèvres avant de dévaler l'escalier en direction du sapin décapité.
Chacun arracha le papier cadeau de bonne humeur, se permettant des éclats de joie ou de douteuses plaisanteries (en particulier Tortue Géniale !).

« Trunks, viens voir par ici !
Qu'est-ce qu'il y a maman ?
Mamy t'a envoyé un colis pour Noël ! Je suis sûre que tu croyais qu'elle t'avait oublié !
L'espoir fait vivre… marmonna Trunks d'humeur morose
Oh, regarde, un beau bonnet tricoté main ! »
Alors que Trunks tentait vainement de s'éloigner de l'objet tricoté, Goten s'approcha par ici, un sourire moqueur sur son visage.
« Ah, ah ,ah Trunks, tu as reçu ton immonde bonnet annuel ? »
A l'instant où il prononça sa phrase, sa mère surgit derrière lui, le regard furibond :

« Sangoten, comment peux-tu être aussi immature ? Ce n'est pas le cadeau mais la pensée qui compte !
Bon, désolé Trunks, je PENSE que ce bonnet est immonde. »
Le cri de rage qui retentit derrière lui, le fit détaler très loin, suivi de près par sa mère en furie, alors que plus loin, ricanaient Goku et Gohan.

26 décembre au matin…

Yamcha, Bulma et notre taciturne Végéta se trouvaient en ce beau matin autour de la table du salon, le silence brisé par la voix incessante d'un Yamcha démotivé.
« Quel beau Noël nous avons passé, peut-être même le meilleur !
il l'aurait été si tu n'avais pas été là, maugréa Végéta avec humeur.
Ignorant la pique du sayen, le jeune terrien continua d'un ton monocorde :
« Merci de m'avoir hébergé cette nuit Bulma ; les lendemains de Noël, je déprime toujours.
Peuh à ta place je déprimerais tous les jours ! susurra Végéta d'une voix proche de l'hilarité

26 décembre, après-midi…

Végéta contemplait la neige qui s'était doucement remis à tomber. Yamcha avait déserté quelques heures auparavant, quelque peu forcé par les poings du sayen, et avait laissé la trace de ses gros souliers dans la neige par ailleurs immaculée.
Grognant une dernière fois pour la forme contre le nabot, il fit volte-face à la sensation d'une main étrangère posée sur son épaule. Bulma approcha son doux visage du sien et un sourire que Végéta ne connaissait que trop bien naquit sur ses lèvres fines.
Le baiser qu'il échangèrent eut un léger goût de neige et de douceur sucré, le fier sayen aurait voulut que cet instant ne finisse jamais tout en pensant avec curiosité :
« Serait-ce cela, l'esprit de Noël ? »