Une semaine plutôt,
Bureau fédéral J Edgar Hoover
Washington, D.C.
Seeley Booth était assis derrière son bureau en train de serrer une balle molle dans sa main comme il le faisait à chaque fois qu'il était nerveux. Comment pouvait-on brûler un enfant ? Un enfant ne demande jamais à venir au monde et pourtant il y est amené de force. Dans le meilleur des cas il est conçu dans l'amour mais parfois, il arrivait que l'enfant soit un accident—un peu comme l'était Parker, mais cela n'empêchait ni Seeley ni Rebecca de l'aimer plus que tout.
Et parfois il arrivait également que l'enfant ne soit pas désiré du tout. Ça c'était le pire. La vie pour ces enfants-là devenait souvent un enfer, faisant ensuite les pires des bêtises dans l'espoir d'attirer l'attention le plus souvent. Une attention jamais accordée durant leur enfance.
Seulement dans l'affaire qui les préoccupait, cela ne semblait pas être le cas. D'après la position qu'avaient les corps, ils semblait se connaître, Booth en était intiment convaincu, c'était peut-être même un père et son fils, mais ça seul un test ADN pourrait le confirmer. Et le résultat de ce test n'était pas encore arrivé. L'analyse était en court.
Cette histoire était en train de le rendre fou. Ils n'avaient rien. Pas d'identité rien du tout, nada. Tout ce dont ils étaient certains était que les victimes étaient un homme et un petit garçon.
Les fouines travaillaient d'arrache pieds comme toujours mais cela n'allait pas assez vite pour Booth. Il était toujours en train de malaxer sa balle lorsque son mobile se mit à sonner.
« Oui, agent, Booth. »
[« Booth, est-ce que l'on pourrait se voir ? Il faut que je vous parle. »
« Bones, tout va bien ? » demanda-t-il, inquiet.
[« Oui, ne vous en faites pas, il faut simplement que je vous parle. »
« J'arrive dans dix minutes à l'endroit habituel. Ça vous va ? »
[« Oui, très bien. » Temperance ferma alors son mobile mettant ainsi fin à la conversation.
Booth fixa son mobile pendant quelques instants avant de le refermer. Quelque chose n'allait pas. Il en était certain.
Dix minutes plus tard, Seeley Booth et Temperance Brennan étaient assis l'un en face de l'autre sirotant un café. Brennan paraissait perdu dans ses pensées.
« Bones, qu'est-ce qui vous tracasse ? » lui demanda-t-il doucement.
« Mais rien, pourquoi me demandez-vous ça ? »
« A d'autres, Bones, je vois bien que quelque chose ne va pas, vous semblez à des milliers de kilomètres. Qu'est-ce qu'il y a ? »
« C'est cette affaire. C'est exactement pour cela que je ne veux pas d'enfant. Comment peut-on vouloir élever un enfant dans un monde aussi pourri ? Cet enfant a été brûlé, Booth. Brûlé ! » Elle avait les yeux brillants de larmes.
« Je sais, Temperance, je sais. »
« Et vous vous demandez encore pourquoi je ne veux pas d'enfants ? »
Brennan avait posé une main sur la table. Booth tendit une main lui aussi et la posa sur celle de la jeune femme. Il la regardait droit dans les yeux. Elle avait de si beaux yeux, si expressif. Le cœur de l'agent du FBI se serra lorsqu'il y vit l'immense tristesse qu'elle ressentait.
Il aimerait tant pouvoir lui montrer qu'il y encore de belles choses dans monde que tous les bébés ou enfants ne deviennent pas obligatoirement des assassins en puissance.
Lorsque Parker est né il avait la peur de sa vie. Lui, Seeley Booth était devenu père, il ne savait pas comment réagir avait ce tout petit être parfait, sans défense. Il était terrifié et pourtant lorsque l'infirmière le lui avait donné pour le tenir dans ses bras, il ne savait rien du plus, mais ce dont il était certain, c'est qu'il ferait tout pour le protéger. Parker était une partie de lui, et son cœur lui appartenait déjà. Il était si petit et tout fripé. Il l'avait regardé et lui avait sourit.
« Bones, tous les bébés, ne deviennent pas des monstres. » lui fit-il remarquer, doucement.
« Je le sais, Booth, mais je refuse de prendre ce risque. »
La réponse que venait de lui donner sa partenaire et amie, lui brisa le cœur. Booth répondit sans qu'il ne s'en rende compte. Influencé par la tristesse et la colère.
« Ce sont des gens comme vous qui seront responsable de l'extinction de la race humaine. Penser comme vous le faites, ne vaut pas mieux que de tuer. »
Surprise, et choquée par ce que venait de lui dire son ami, Brennan, ne répondit rien, elle sentie une perle solitaire rouler le long de sa joue. Seeley Booth retira sa main et se leva, laissa de quoi payer l'addition et parti sans se retourner.
Temperance Brennan était restée assise sans bouger, fixant la porte vitrée que venait de franchir l'agent du FBI. Elle se sentait tout à coup vidée comme si la moindre petite particule de vie qu'elle possédait en elle s'était volatilisé.
Les paroles de Booth l'avait vraiment blessé jusqu'au plus profond de son âme et son cœur. Mais pourquoi m'a-t-il dit une chose pareille ?En plus, je ne lui ai rien dit de ce que j'aurais dû lui dire.
Se levant doucement et sortie et prit sa voiture pour retourner à l'institut médico-légal de Jefferson. À partir se ce jour-là, Temperance Brennan n'avait plus eu de nouvelle de son partenaire, l'agent du FBI Seeley Booth.
Wong Foo's
Washington, D.C.
Aujourd'hui
Angela Montenegro était assise au bar, en train de siroter une Margarita, lorsqu'elle tourna la tête vers l'entrée et aperçue sa meilleure amie.
« Ma chérie ! » l'appela, Angela en agitant la main.
Brennan fit un petit sourire et s'avança vers elle, elle fit qu'un tabouret était libre juste à coté d'elle et s'assaya. Le barman, lui demanda se qu'elle prenait, mais Tempe ne voulait rien. Angela fronça les sourcils.
« Tu ne veux rien ? »
« Non. Ce n'est parce qu'on est dans un bar que je suis forcément obligée de prendre quelque chose. »
Oh oh… quelque chose cloche. Ce n'est pas de l'habitude de Brennan ça.
« Toujours aucun signe de vie de Booth ? »
« Ne dit pas ça ! » s'emporta légèrement Tempe.
« Brennan, qu'est-ce qu'il y a ? »
« Rien. Excuse-moi de t'avoir répondu comme ça. »
« Dr. Temperance Brennan, vous savez bien que vous ne pouvez rien me cacher. Alors tu ferais tout aussi bien de me le dire tout de suite. »
Bones soupira lourdement.
« Suis-moi » demanda-t-elle à son amie et elle se dirigea vers les toilettes.
Brennan vérifia qu'il n'y avait personne et entraîna Angela à l'intérieur.
Angela la regarda d'un air surpris. « Chérie mais enfin qu'est-ce qu'il y a ? »
Après avoir fermer la porte des toilettes à clé, Temperance sorti l'enveloppe enveloppé d'un mouchoir de sa poche en faisant très attention ensuite elle déplia la feuille afin qu'Angela puisse lire.
L'endroit n'était certes pas l'idéal mais là elle était quasi certaine qu'elle ne risquait rien pour la vie de Booth.
Brennan replia ensuite à nouveau la lettre avec toujours autant de précautions avant de la remettre précautionneusement dans la poche de sa veste.
Angela regarda son amie intensément pendant un long moment.
Se sentant soudain mal à l'aise, Temperance lui demanda :
« Quoi ? »
« Tu ne trouves pas cela étrange ? »
« Quoi ? »
« Dans le message qu'il t'adresse, il t'appelle, Joy. C'est bien ton vrai prénom, n'est-ce pas ? »
Le docteur Brennan sentie un frisson lui parcours le dos.
Seigneur… il n'y a pas dans de monde que ça qui est au courant que mon vrai nom et en réalité Joy Keanan. De plus son la tombe de ma mère, j'ai fais gravé le nom de Christine Brennan. Une vague de panique la submergea alors. Et si… non ce n'était pas possible…
Temperance déverrouilla la porte des toilettes et se mit à courir alors que des larmes roulaient le long de ses joues. « Temperance ! »
Elle porta une main a sa bouche tout en traversant le Wong Foo's en courant. Elle fallait qu'elle sorte, elle avait besoin d'air et tout de suite.
Une fois, dehors elle s'appuya contre un mur avec une main et se pencha en avant submerger par la nausée, elle sortie tout ce qu'elle avait avalé. Une chose qui ne lui était plus arrivé depuis longtemps.
A suivre…
