Désolée pour le retard, j'ai eu quelque problème technique. Vraiment désolée... J'espère que cette suite vous plaira. J'ai quelque peu galéré pour l'écrire...
Petite note : Pour les iréductible fan d'Hp et de Zabini, il faut que je vous avertisse. Si vous avez remarqué, cette fic contient peu de description physique. Sachez néanmoins que pour moi (et dans cette fic) Blaise est un jeune anglais de peau blanche au yeux bleus et cheveux châtain foncé. il les porte assez long pour pouvoir les attacher. Il est de poids et taille normale. Mais ses yeux font^lui donne un charme et un charisme fou. Veuillez m'excuser, cependant, je lis souvent les livre en diagonal et zappe beaucoup les description, c'est pourquoi Blaise m'est apparut comme ça. Je n'ai jamais réussie a me mettre dans la tête qu'il était noir. Mes plus plates excuse, vous êtes prévenu(e)s...
RAR:
mevanoui : Merci mevanoui. Voici la suite, elle à un peu tarde, mais elle est longue. Normalement, un épilogue clôturera cette fic, mais disons, que je n'avais pas prévue un fin pareille. Il faut donc que je trouve de nouvelle idées d"épilogue, je pense que se sera prêt d'ici deux semaines, mais je ne suis pas sûre... Quoiqu'il en soit, bonne lecture!
Troisième partie :
Il marchait dans les couloirs, évitant avec facilité les corps qui se pressaient dans le sens contraire de sa marche. Il se dirigeait à pas rapide vers la salle de bain des préfets. Il avait grandement besoin d'une douche. Sentir l'eau couler sur son corps, emportant le besoin et la fatigue loin de lui. Le remord tordait son âme, il ne chercha même pas à l'ignorer, l'habitude peut être. Ce n'était qu'un remord de plus a supporter, au point où il en était, cela n'avait plus vraiment d'importance. Il prononça le mot de passe d'une voix éteinte. Il se jeta dans la pièce marbrée et richement décorée. La sirène hésita à entamer son chant et finalement, la réponse lui vient sous la forme d'un regard noir. Outrée, elle plongea dans l'eau qui l'entourait, désertant le tableau. Il souffla, et commença à se dévêtir. Une fois débarrassé de ses vêtements, il plongea sous la douche. Nouvel aménagement dans cette pièce qui auparavant ne contenait qu'une mini piscine et des lavabos. Une bonne idée jugea t-il. L'eau gelée percuta sa peau, contractant son corps dans un soubresaut. Il secoua la tête en claquant des dents, et régla l'eau. Peu à peu elle tiédit. Son corps se décontracta. Il savoura ce jet salvateur qui le heurtait. La fatigue se retira, comme tous autres sentiments. Il se sentait juste vidé. Juste anéanti. Il resta longtemps comme ça, enfin, il le supposa. Il avait perdu toute notion du temps. Seul comptait l'eau ruisselant sur lui. Son esprit était uniquement concentré sur cette chose, occultant tout le reste. C'était un de ses rares moments de répits.
Et puis, il fallut sortir, se préparer. Recommencer cette éternelle comédie aux relents de déjà vu. Il convoqua un nouvel uniforme. Il s'essuya, s'habilla et sorti de la salle de bain. Il prit le chemin de la grande salle. Il espérait qu'Hermione est remarqué son absence, et lui ai pris ses affaires de cours. Bien vite, il se fit le reproche que ça faisait bien longtemps que son amie n'était pas entrée dans la grande salle, comment aurait-elle pus s'apercevoir de son absence ? Et le remord revint, comme le sentiment d'avoir trahit. De les avoir trahit. Il serra les dents. Depuis combien n'avait-il pas ressenti cet arrière goût amer au fond de la gorge ?
…Six mois…
Il entra dans la grande salle. Longea le mur, s'assit à sa place habituelle, en face de Dean. Celui-ci avec un petit sourire lui tendit son sac. Harry le saisit avec un regard reconnaissant. Il jeta un coup d'œil à la place vide et avec l'expérience de l'habitude, il prit une serviette et commença une pile de toast. Sa tâche finit, il leva les yeux et scruta sa table.
Tête baissée dans sa tasse de café, il retenait à grande peine l'envie de le regarder. C'était la première fois depuis ce jour qu'il fuyait son regard. A côté de lui, Blaise lui lança un regard un peu inquiet avant de le détourner. Une fois de plus elle n'était pas là. Une fois de trop. Il serra les dents, serrant les poings et ses yeux tombèrent dans ceux de Potter. Il soutint son regard jusqu'à ce que ce dernier détourne le sien. A côté de lui, il entendit un soupir. Comme à son habitude, il était parfaitement vêtu, tenue impeccable, cheveux soigneusement coiffé. Pourtant, il y avait en lui une chose qui clochait. Blaise ne tarda pas à trouver. Pour la première fois, le serpentard avait la tête basse. Blaise sentis la colère s'emparer de lui. Il s'était passé quelque chose. Une fois de plus, mais cette fois ci, Blaise craignait qu'il ne s'en remette pas. Un mouvement attira son regard. Potter s'était levé, et comme d'habitude, il se dirigeait vers la sorti. Comme si de rien n'était. Comme si rien n'avait changé.
Le vent fouetta ses joues qui rougirent presque aussitôt. Le temps se dégradait rapidement. Il repéra tout de suite sa silhouette minuscule devant cette imposante étendue d'eau sombre. Comme d'habitude, il s'assit à côté d'elle et lui tendit la serviette qu'elle ignora parfaitement, se contentant de le détailler. Son regard s'arrêtant partout à la recherche d'un éventuel accroc. Aucune parole ne fut échangée ce matin là. Et son regard terne retourna se planter dans les vaguelettes qui agitaient le lac. Le vent emmêlait ses cheveux. Comme tous les jours qui avaient précédé, la cloche sonna au loin, les tirants de leur état de transe. Ils se levèrent dans un même ensemble et, côte à côte, ils rejoignirent le château dans un silence toujours aussi solide. Ils n'avaient plus vraiment parlé depuis ce jour. Et si au début il avait souffert de ce silence, aujourd'hui, il s'en était accommodé, jusqu'à ne plus avoir besoin de mot pour la comprendre. Et même si parfois, ce silence l'angoissait au point de lui faire perdre l'esprit et de sentir son cœur se serrer jusqu'à ce que les larmes lui entravent la gorge, des fois, il appréciait ce calme. Et aujourd'hui il était partagé entre ses deux sentiments, comme s'il s'était bloqué à la fourche d'un chemin se demandant avec anxiété qu'elle route il devait emprunter désormais. Il était simplement perdu. Et sa sûreté mentale voulait seulement du repos. Et peu à peu il se sentait s'échapper, se déconnecter de sa réalité trop dur à supporter, tel une ombre sombre s'enroulant autour de lui, l'étouffant sans le tuer. Juste le faire souffrir un peu plus comme s'il n'était capable de rien ressentir d'autre que ce gouffre immense et noir. Se laissant guider par ses pas, il atterrit, accompagné d'Hermione à son cour de défense contre les forces du mal. Il s'assit à sa place, Hermione le suivant comme son ombre, aussi muette et morte. Le professeur arriva, le silence se fit et le cours débuta.
Ils étaient en pleine manipulation d'un sort de bouclier quand la porte s'ouvrit. Un petit elfe drapé d'un torchon impeccable de blancheur, brodé aux armoiries de Poudlard entra dans la salle. De sa voix couinante, il réclama Mr Potter. L'intéressé se leva après en avoir reçut l'ordre de son professeur et sorti à la suite de l'elfe. Ils marchèrent silencieusement, l'elfe devant, sautillant pour aller plus vite et Harry marchant à grande enjambée pour suivre le rythme du guide, ne pensant à pas grand chose. De vieilles chansons assaillaient son esprit, lui évitant un silence trop dur à supporter. Une absence de bruit qui exacerbait la culpabilité qui tenaillait son esprit. Leur marche les mena à une statue de pierre. L'elfe prononça le mot de passe et la statue coulissa, libérant le passage qui donnait sur un escalier en spirale. Le petit être, un fois sa tâche terminée, claqua des doigts et disparut. Harry resta un instant figé face à l'escalier. Il haïssait l'idée d'aller le voir, de se tenir fasse à lui. Il ne l'avait plus revu, plus depuis ce jour…
…Six mois…
Ça faisait six mois qu'Harry avait refusait de combattre la haine d'un autre qui se réveillait chaque fois qu'il croisait les prunelles bleu du directeur. D'ailleurs, cette haine était, avec le temps et la rancœur, devenue un peu la sienne. Pourtant, il savait qu'il avait besoin du vieil homme, qu'il n'y arriverait pas seul, alors il l'acceptait. Il jugulait sa haine, se cantonnant à voir le directeur le moins possible. Après tout, la fin justifie les moyens non ? Et Harry savait pertinemment que pour lui, il n'était rien d'autre qu'un moyen. Il prit une profonde respiration, éclaircissant ses idées du mieux qu'il pouvait. Il s'engagea dans l'ouverture et la statue repris sa place, incorruptible et éternelle gardienne de pierre. Lentement, il gravit les marches et tomba sur une porte en bois massif. Il frappa et n'attendit même pas avant d'entrer. Il évita avec science le regard du directeur et s'assit dans un fauteuil face au vieux mais solide et imposant bureau. Autours de lui les tableaux s'exerçaient au mime, feignant de dormir. Le regard planté dans le sol, Harry attendait. Supportant avec peine ce silence parasité par les ronflements contre faits des faux dormeurs. Il sentait le regard perçant et pétillant de malice de Dumbledore sur lui. Et ses poings se serrèrent pour réfréner la colère qui commençait à étendre son emprise sur lui. Il se força à respirer calmement et Dumbledore pris la parole d'une voix posée :
-Harry, je viens d'apprendre des nouvelles, et puisque tu me l'avais demandé, je t'en tiens informé. Dans l'affaire concernant le meurtre de Mr Weasley. Il semblerait que de nouvelles pièces est été apportée au dossier. Pièce accablantes qui auraient envoyé le coupable directement en prison...
Harry redressa vivement la tête, ses mains agrippées aux accoudoirs aux phalanges blanchies par la pression. Il ancra ses yeux dans ceux du directeur, n'hésitant pas à lui couper la parole :
-Comment ça « auraient » ?
Il tentait de maîtriser sa voix, s'empêchant de crier, de céder à une haine destructrice. Mais encore aujourd'hui, ce sujet était tabou. Trop douloureux. Et la douleur engendre la colère, la frustration et bien sûr, une haine féroce. Pourtant, Dumbledore, nullement impressionné par la fureur de son élève, poursuivit son discours :
-Oui auraient. Le corps de Mr Lucius Malefoy à été retrouvé il y à peu.
Harry écarquilla les yeux, surpris. Il se laissa retomber dans son fauteuil, détendu. L'information tenta de traverser l'épaisse couche de colère qui oppressait son esprit. Son pire ennemi. L'homme infâme qui avait pris la vie de son ami et qui s'en était tiré faute de preuves. Qui était maintenant accablé de nouvelles preuves montrant sa culpabilité, était mort. Ce… Salaud allait une fois de plus échapper à la justice. Harry sentit l'écœurement soulever son ventre. Il avait envie de vomir, de crier, de casser. De pleurer. Une fois de plus, il perdait. Vaincu, il se laissa à demander des détails. Malefoy Senior avait été assassiné à son tour. Aucune piste n'avait été vraiment découverte, mais on accordait volontiers le meurtre au Seigneur des Ténèbres. Désabusé, Harry se fit la réflexion qu'il avait bon dos Voldemort. Une explication simple et facile. Pas besoin de se fatiguer à creuser ailleurs, il était de notoriété que Lucius baissait dans l'estime du Lord. Harry se mordit la lèvre, retenant un rire nerveux. On lui avait volé sa vengeance. Comprenant que Dumbledore n'allait rien ajouter de plus, il se leva, jeta un dernier coup d'œil aux tableaux qui le suivaient du regard, oubliant leurs rôles d'éternel ronfleur. Il ouvrit la porte et sorti sans une parole. Une fois seul, Dumbledore s'affala dans son fauteuil, l'éclat de ses yeux déclinant. Jouer le vieux manipulateur le fatiguait de plus en plus. Il soupira, et Fumseck entama un chant calme. Le directeur se redressa, attrapa un parchemin qui trainait sur son bureau repris son travail dans un soupir.
…Six Mois…
Six mois de torture, de douleur exacerbée, six mois où il voyait sa meilleur amie dépérir. Six mois qu'il se promettait qu'il n'aurait aucun repos tant que Lucius ne serai pas derrière les barreaux. Et maintenant, son ennemi était mort, son meilleur ami aussi. Il se sentait vidé, à bout de souffle. La vengeance qui l'habitait depuis ce jour avait disparut, plus rapidement qu'elle n'était apparut. Plus brusquement aussi. Et peu à peu, il se rendait compte qu'il n'avait plus rien. Il était vide, mort. Plus rien ne le faisait avancer, et pourtant. Pourtant, il marchait dans les couloirs sombres et glacials. Il avançait. Son cerveau projetait des images dans son esprit. Ron, Hermione, leur amour, leur bonheur, le sien, l'éclair vert, son corps froid et raide, la haine, Drago, le désir, la peur, le contrôle, Lucius, son rire supérieur lorsque les charges avaient été abandonnées, son odeur, la douleur, le plaisir, la libération, la culpabilité. Tous se mélangeaient à une vitesse vertigineuse, lui coupant le souffle. Il du s'arrêter et s'appuyer contre le mur de pierre gelé. Il tentait de retrouver une respiration régulière. Un détail surgit de sa mémoire embrouillée. Les paroles de Drago :
-Je ne suis pas lui. J'ai fait ce que j'ai pus, ce n'est peut être pas grand chose, tu ne le sauras peut être jamais, mais accepte ce fait. Je ne suis pas lui.
Et si… Harry secoua la tête, non jamais. Le sol s'arrêtant de tanguer, il reprit sa route, direction sa salle commune, les graines du doute commençant à germer en lui. Et si…
…Six Mois…
L'éclair zébra une nouvelle fois sa peau rougit. Les larmes aux bords des yeux, elle plongea son regard dans la lumière argenté de la lune. La douleur physique ne remplaçait désormais plus l'implacable douleur qui ravageait les morceaux éparpillés de son cœur. Elle ne la supportait plus. Elle ne voulait plus la supporter, la vivre. Et chaque battement de son cœur ravivait la douleur qui la meurtrissait chaque fois d'avantage. Avec douceur, elle cacha sa lame souillée sous son oreiller. Elle rabaissa la manche de son pyjama et se leva. Elle ne prit pas la peine de mettre ses chaussons, laissant la morsure glaciale de la pierre la faire frissonner. Aussi légère et silencieuse que la brise, elle sorti de son dortoir, descendis les marches et sortis de la salle commune silencieuse. Elle arpenta les couloirs silencieusement, pas un instant inquiétée de croisé Rusard ou Miss Teigne. Elle s'en fichait, tout simplement. Ses pas la menèrent à la tour d'astronomie. Elle gravit les marches sans effort apparent, sa respiration restant parfaitement régulière. Arrivé en haut, le vent fouetta son visage, plaquant son pyjama contre son corps. Elle réprima un frisson, et vacillante, elle s'approcha des créneaux. Elle prit une grande respiration, et se hissa sur le rebord de pierre. Elle se redressa et son regard fut absorbé par le gouffre noir et sans fin. Elle frissonna et contint un mouvement de recul, son regard toujours accroché dans le néant. Une pensé ironique jaillit paresseusement de son esprit anesthésié. Après tout, elle était déjà dans un gouffre vertigineux, désormais, sa situation serait juste plus définitive. Son esprit et son cœur étaient déjà mort, il était temps de tuer son corps. Malgré tout, une larme s'échoua sur sa joue. Une bourrasque un peu plus forte la fit vaciller une nouvelle fois, emmêla ses cheveux sui fouettèrent son visage et son cou. Elle prit une nouvelle respiration, serra les poings, et occultant le nœud qui lui serrait le ventre, elle esquissa un pas en avant.
…Six mois…
Une main s'enroula autours de son coude, l'emprisonnant dans un étau de fer. D'un geste brusque, la tira en arrière. Déséquilibrée, elle tomba en arrière, contre un corps chaud. Elle ne retint plus ses larmes. Comme un animal terrorisé mais résolut, elle tenta de s'échapper, son regard ancré dans le ciel opaque couleur encre. Mais la prise autours de son bras s'affermit. Elle gémit de douleur et abandonna, prisonnière de ce corps brûlant. Deux bras se refermèrent autours d'elle et bientôt l'air devint insupportablement trop chaud. Elle ferma les yeux tentant d'oublier cette sensation désagréable. Elle sentit le cœur de l'Autre battre beaucoup trop vite et elle écarquilla les yeux surprise. Une larme coula dans son cou alors que l'Autre plongeait son nez dans son cou. Son corps se relâcha, et peu à peu, elle se calma. Comme se calmait les battements saccadés du cœur de l'Autre. Ils restèrent un long moment prostré ainsi, elle prisonnière de sa chaleur, tout d'eux pleurant pour une raison plus où moins connu. Enfin, il rompit l'étreinte, et se releva. Saisissant son bras il le redressa à son tour et l'obligea à lui faire face. Elle ne savait si elle devait le remercier ou lui en vouloir de l'avoir empêché de rejoindre le néant solide qui entourait sont cœur. Elle se dit que de toute manière, d'autre solution existait si la douleur prenait encore emprise sur sa faible raison. Un doigt se glissa sous son menton et elle céda sans résistance à la pression. Et son regard disparut dans ses yeux d'un bleu profond. Sa respiration se bloqua nette dans ses poumons. Déjà, le paysage autours d'elle disparaissait, naissant dans son regard. Elle le sentait, du plus profond d'elle, désormais, son monde n'existerait plus que dans ses prunelles du plus beau des bleus. Elle ne voyait rien d'autre que ses yeux. Elle ne voulait rien voir d'autre que cette couleur. Pourtant, elle détourna le regard, rejetant de tout son être cette attraction trop soudaine. Irrationnelle, presque absurde. Ses bras s'enroulèrent autours d'elle et elle frissonna. Elle sentit le feu de ses yeux la parcourir avec intensité. Et pour la troisième fois, il attrapa son bras qui fut bientôt mis à nue, dévoilant le morbide spectacle d'une peau zébré, dont certaines cicatrices infectées ne se fermaient pas, d'autres, plus récentes s'étaient rouvertes et laissaient s'échapper le liquide sombre. Elle sentit une pression la tirer vers la porte. Elle résista, refusant cette aide impromptu. Elle perçut un léger soupir et deux bras s'emparèrent de sa taille et ses pieds quittèrent le sol. Elle ne résista même pas, laissant sa tête s'appuyer contre son torse chaud. Elle se laissa bercer par sa démarche et sa chaleur. Pour la première fois depuis longtemps, elle s'endormit sans crainte.
…Six mois…
Une lumière crut s'infiltra pas le mince interstice de ses paupières. Elle retint une grimace et combla le maigre espace, se contant d'écouter plutôt que d'affronter l'agresseur. Des voix plus ou moins contrôlées lui parvinrent…
-M. Zabini, auriez-vous l'extrême obligeance de me révélez la cause des blessures de Miss Granger ?
-Félicitation Mme Pomfresh, vous avez accomplit d'incroyables efforts de politesse.
La voix claqua, teintée d'ironie et de mépris. Une colère froide transparaissait également, malgré l'enrobage souriant et enjoué de la réplique. Hermione devina les sourcils froncés de l'infirmière, elle n'eut cependant pas le temps de répondre car il n'avait pas finit :
-Cependant, nous sommes venues ici pour des soins pas pour un interrogatoire. Alors soignez là.
Cette fois-ci, il ne s'était pas donné la peine de paraître léger, et la colère devint la note principale de sa réponse. Hermione s'imagina l'air outré de l'infirmière. Elle perçut des pas s'éloigner. La guérisseuse abandonnait avant de céder à sa propre colère. Sa voix un peu plus lointaine résonna pourtant une dernière fois dans l'infirmerie :
-Ses cicatrices sont désinfectées et ses blessures récentes se referment déjà. Par ailleurs, les anciennes marques mettront nettement plus de temps à disparaître complètement.
Il y eu un bruit de porte. Et Hermione décida de faire remarqué son état conscient en affrontant la lumière. Elle ouvrit les yeux doucement, et la douleur fut moins vive. Presque aussitôt, elle le sentit juste à côté d'elle. Malgré le picotement désagréable qui parcourait ses bras bandé, elle attrapa sa main qui trainait prés de la sienne. Elle tourna la tête et une fois de plus son regard disparut dans ce bleu profond. Et une fois de plus elle le sentit, son univers entier ne tournait plus que dans ce regard qui semblait l'entourer de sa chaleur. Elle ne lutta pas, se laissant se noyé dans son regard. De toute manière, elle ne pouvait pas lutter. Dès la seconde où ses yeux avaient été capturés, elle avait su qu'elle n'aurait jamais la force de résister. De toute façon on ne lutte pas contre des sentiments aussi forts. Peu importe qu'ils apparaissent irrationnels, idiots, contre nature. Elle connaissait la souffrance la plus cuisante, la plus destructrice. Tellement longtemps que le bonheur lui semblait absurde, inopportun, déplacé. Elle serait pourtant folle de lui tourner le dos. Maintenant, elle avait une chance, même infime de s'en sortir. Alors, elle commença à suivre ce chemin, craignant de s'y perdre, mais acceptant tous ce qu'il lui apportait. De toute façon, tout était déjà joué. Pourtant, une pensé implacable résonna en elle, se répercutant dans son entière vérité, la route serait longue avant qu'elle ne puisse ne serait-ce que lui rendre son sourire. Mais une main légère caressa son front, replaçant quelques mèches. Ils avaient le temps…
…Six mois…
Il rabattit ses couvertures sur ses jambes d'un geste sec. Sans se laisser le temps de frissonner sous la soudaine attaque du froid, il s'éjecta de son lit. Il éteignit son réveil d'une claque brutale, il ignora la douleur de sa main, attrapa un uniforme propre et s'engouffra dans les douches communes. Il se prépara rapidement, et revint prendre son sac avant de fuir sa salle commune trop suffocante. Il déambula dans les couloirs paisiblement, pas pressé de rejoindre la Grande Salle et ses résolutions. Il fuyait. Tout, le vide, le bruit, son regard. Il n'avait néanmoins pas le choix, et sans motivation particulière, ses pas le menèrent à l'endroit fatal. Il franchit le seuil, longea le mur et s'installa à sa place, face à Dean qu'il salua d'un signe de tête. Son regard survola la table jusqu'à la personne assise à côté de lui. Il écarquilla les yeux, surpris de reconnaître cette chevelure touffue. Il retint pourtant tous commentaires qui s'agglutinaient contre ses lèvres. Il les masqua d'un sourire et enroula les épaules d'Hermione de son bras. Il la sentie frémir à ce contact, mais étrangement, elle posa la tête sur son épaule. Il s'autorisa alors un soupir soulagé. Ils restèrent un moment ainsi puis il déposa un bisou dans ses cheveux et se recula. Pas une fois elle ne tourna les yeux vers lui mais il s'en fichait, il n'était pas sûr de pouvoir soutenir ses prunelles marron. Il était tiraillé entre lui révéler la vérité pour Malefoy père ou se taire. Il garda le silence pour l'instant, jugeant qu'il était encore trop tôt. Son regard quitta son amie pour atterrir sur la table des serpentards. Sa place vide lui tordit l'estomac, et la culpabilité revint à la surface. Il serra les poings et se leva sans rien avoir avalé. Sans explications, il enjamba le banc et pris le chemin de la sortie. Une fois cette atmosphère trop lourdement chargée de sucre et de bruit derrière lui, il se permis de prendre une grande inspiration, il regarda autours de lui, et décida de s'assoir dans un coin et d'attendre. De toute façon, il ne faisait que ça, d'attendre. Il se laissait porter dans une sorte d'inaction confortable. Et il lui était si aisé d'en vouloir aux autres pour ce qu'il lui arrivait. Peut être était-il temps d'agir au lieu de réagir…
…Six mois…
A peine eu t-il fait un pas hors de la Grande Salle qu'une poigne de fer l'écrasa contre le mur en pierre. Il gémit quand sa tête percuta la pierre dure. Déjà un bras plaqué sur son torse l'empêchait de s'échapper. Alors, il remarqua les orbes verts qui lui faisaient face, il retint un rictus moqueur :
-Où est-il ?
Une réponse posé à voix basse, presque un grognement, à l'évidence, Potter avait bien du mal à se contrôler. Et ce fut plus fort que lui, il ne put éviter la perche que l'autre lui tendait :
-Il me serait plus aisé de te répondre si je savais de qui tu parle Potter.
La réponse ne manqua pas, et sa tête percuta le mur une nouvelle fois. Ouais, ben mieux valait ne pas trop le provoquer :
-Te fous pas de moi, Zabini. Tu sais très bien de qui je parle. Où est-il ?
-Dans notre dortoir.
Il vit avec plaisir les yeux du gryffondor s'écarquiller, cependant, ça prise ne faiblit pas. Il attendit donc la suite des évènements, qui ne tarda pas à arriver :
-Pourquoi ?
Sensible, il nota une note de doutes, de regret, et bien caché, de peur. Il ne fit aucun commentaire mais il nota que toute colère avait déserté les yeux verts qui lui faisaient face :
-Il prépare ses bagages.
-Pourquoi ?
Un peu répétitif le Potty, et pas très intelligent. Pourquoi faisait-on des valises ? Pour s'occuper ? Cependant, il avait retenu la leçon et décida d'éviter toute ironie :
-Il part Potter, franchement, quelle raison y a-t-il a faire ses…
-Le mot de passe !
Excédé, il allait lui répondre vertement que c'était une chose qu'il ne pourrait obtenir de lui, mais son regard accrocha la lueur de désespoir qu'il tentait de masquer. La même que celle qui brûlait dans celle de son ami. La réponse jaillit avant qu'il ne pus la retenir :
-Morsure…
Déjà, la pression avait disparut. Il ne prit pas le temps de se maudire pour avoir craché le mot de passe, ce qui était fait était fait, pas la peine de se prendre la tête pour ça. Comme si de rien n'était, il prit le chemin pour aller à son prochain cours…
…Six Mois…
Il courait dans le dédalle des couloirs sombres. Ses poumons le brûlaient, déchirant ses côtes pour une dose d'oxygène. Le manque éclatait son cœur. Ou bien était-ce la peur. Et malgré la douleur il ne ralentit pas. L'adrénaline courant dans ses veines, il poursuivit sa course. Il ne s'arrêta qu'en face d'un tableau représentant un énorme serpent paresseusement enroulé autours d'un tronc décharné, encadré par deux torches. Le gardien faisait semblant de dormir, et aucun frémissement ne trahit son mime. Il perdu un peu de temps a tenter de retrouver une respiration un tant soit peu normale. Lorsqu'enfin, il put parler, il énonça juste le mot de passe :
-Morsure.
Le gardien releva ses paupières, laissant apercevoir des yeux jaune fendus. Il ne laissa pas transparaître sa surprise à voir un gryffondor face à lui, de toute façon, le mot de passe avait été donné. Le tableau pivota et il s'engouffra dans la salle commune des verts et argents, la respiration encore un peu saccadée. Il ne prit pas le temps d'admirer la déco, de toute façon, il l'avait déjà vu. Il repéra rapidement les escaliers et s'y engouffra. Il grimpa les marches a vive allure et sans réfléchir, il ouvrit la première porte qu'il rencontra porte à la volé. Il perçut vaguement un mouvement à travers les fines tentures qui pendaient des lits à baldaquin. Soudainement intimidé, il avança dans le dortoir avec les lenteurs, en profitant pour finir de reprendre son souffle. Malefoy l'attendait. Enfin, loin de s'imaginer que lui viendrait, le blond attendait que l'intrus se dévoile. Sa respiration se bloqua quand il le reconnu. La surprise figea ses traits et seul, son regard voyageait sur lui. Mais peu à peu, la stupeur fit place à la rancune. Et, un peu à regret, il lui tourna le dos. Il esquissa un geste vers lui, mais peine perdue. Le serpentard l'ignorai et continuait à faire ses valises comme si de rien n'était. Alors, peut être un peu trop durement, sa voix claqua dans le silence du dortoir :
-Tu pars ?
Drago masqua sa surprise. Il serra les dents, mais arrêta de ranger ses vêtements. L'absurdité de la question l'irritait aussi fortement que sa présence le dérangeait :
-On dirait bien Potter. A quoi servirais une valise sinon ?
La question resta sans réponse, et Drago le sentit serrer les poings. Il ne se retourna néanmoins pas et repris le rangement. Le silence se poursuivit. A bout de nerf, se fut le serpentard qui reprit la parole, le sarcasme suinta de ses paroles :
-Alors Potter, que me vaux le plaisir de ta présence dans les dortoirs des serpentards ? Comment es-tu entré d'ailleurs ?
Il frémit sous sa colère froide et parfaitement maîtrisé. Il n'était habitué qu'à l'éclatement de fureur, aux torrents d'injures, voir de coups et de menaces. Pas à cette voix calme mais tellement blessante :
-L'ami d'un…ami m'a donné le mot de passe. J'avais besoin de te parler.
-Pourtant, tu ne dis pas grand-chose, répliqua immédiatement le vert et argent.
-Et bien, il m'est plus agréable de parler face à un visage plutôt qu'à un dos, siffla le gryffondor, se laissant submerger par la colère contagieuse du blond.
Ce fut la parole de trop. Furieux, le blond se retourna d'un bloc vissant son regard haineux dans les yeux du rouge et or. Harry vacilla, puis finalement, soutint ce regard brûlant, une pensée tourbillonnant dans son esprit, savoir. Peu importe la douleur, il devait savoir :
- Qu'as-tu à voir avec l'affaire de ton père ?
Il ne répondit pas, écarquillant les yeux de surprise. C'était donc ça… Une vague de désillusion le submergea. Il tangua et s'assit précipitamment sur son lit. Il se mordit les lèvres pour retenir un rire nerveux. Parce que malgré tout, une pensée assassine avait remué dans son esprit. Lui soufflant que peut être, le gryffondor était là pour lui. Que peut être il accordait à sa vie une quelconque importance. Il refoula ses larmes. Ce n'était pas le moment de craquer. Et tout ce qu'il voulait c'était qu'il disparaisse de sa vue, emportant le manque, la douleur, l'agonie loin de lui. Et pourtant il le savait, bientôt il aurait besoin de sa dose. De son regard. Mais là, à l'instant présent, il voulait juste qu'il parte, et il savait que ça n'arriverait que lorsque que le brun aurait obtenu satisfaction. Il n'avait pas l'envie de résister, alors il répondit franchement. Espérant qu'ainsi, il partirait plus vite :
-J'ai constitué un dossier prouvant qu'il avait tué Weasley mais aussi d'autre personnes. Cependant, comme je suis son fils, le tribunal à rejeté mon dossier. Alors je l'ai tué.
Aucun remord dans sa voix. Juste une vague lassitude. Harry ne bougea pas, sous le choc :
-Bon, tu as ce que tu voulais, tu pourrais au moins avoir la politesse de me laisser finir mes bagages.
Sa voix sèche le tira de sa stupéfaction. Il dégluti. Son esprit, amorphe, ne parvenait pas à assimilé l'information. Malefoy avait tué. La pire des ordures certes, mais ça restait son père. Et Harry n'osa même pas se demander comment le serpentard allait. L'horreur qu'il lui avait fait subir lui explosa à la figure, l'étouffant, l'étreignant presque physiquement pour lui ravir son souffle, ses force. Une fois de plus, il était face à sa lâcheté. Alors, il ne résista pas à la volonté du serpentard. Il tourna les talons. Arrivé face à l'épaisse porte en bois, il craqua. Sa promesse récente marquée au fer rouge de sa volonté brûlait encore dans son esprit. Ne plus réagir. Agir. Et ne plus avoir de regret. Malgré la peur, il ne résista pas a son envie et ses épaules s'affaissèrent. La main sur la poigné, sa voix retentit une dernière fois dans le silence. Vague requête teintée de désespoir :
-Reste.
La porte s'ouvrit et il sorti, convaincu que tout le monde entendait ses genoux cogner l'un contre l'autre tellement la peur le tenaillait. Mais il ne s'arrêta pas et sorti de la salle commune, il ne voyait pas quoi faire d'autre.
Dans son dortoir, Drago fixait la porte avec intensité. Puis un vague sourire passa sur ses lèvres et il commença à défaire ses bagages. Il y avait bien longtemps qu'il ne pouvait lui résister. Et un seul mot avait suffit à lui rendre un semblant d'espoir. Conscient qu'une fois encore, il se piquait pour retomber plus bas quand la dose ne ferait plus effet. Il appréhendait déjà la chute et le prochain shoot. Trop dépendant qu'il était à la drogue que le gryffondor lui était devenu. Trop dépendant pour résister. Le manque de lui serait intenable, il le savait. Alors à quoi bon lutter ? Il n'était plus qu'un esclave, se tuant dans les fers qu'il c'était lui-même passé.
…Six mois…
