Aujourd'hui était mon anniversaire. Tout le monde me l'a souhaité, même Barbara et Wendy, tout le monde… sauf ce putain de juif !
Il a évité le sujet toute la journée, Stan et Kenny ont essayé de lui faire dire, mais rien n'y a fait. Et dire qu'il a un de mes reins. C'est grâce à moi qu'il est encore vivant ! La moindre de des choses serait d'être sympa une fois par an et de me souhaiter mon anniversaire. Je lui souhaite bien le sien moi.
En tout cas, je jure devant Dieu que cet enfoiré le payera. Et de sa personne. Mais pas maintenant. Je vais le faire souffrir, mariner à feu doux.
Ce week-end, il va essayer de rendre Stan jaloux en restant avec Kenny. Je l'ai découvert grâce à Kenny, justement. Okay. Bien. C'est un bon plan. Sauf que je vais faire en sorte que ça foire à fond.
Et pour ça, je suis le maître.
Déjà, trouver Stan. Où est-il ?
Tiens, mon plan commence bien, il est avec Clyde.
"Hey, Stan ! Faut qu'on cause !" dis-je
Il me suit docilement, il ne se doute de rien.
"Alors, juste une question, t'es avec Clyde ou non ?"
Stan, étonnée, ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais, se ravissant, la referma lentement.
Il chercha ses mots quelques instants avant de ma répondre :
"Euh…depuis quand est-tu au courant ?"
Je souris, décidément, j'aurai même pas besoin de mentir.
"Oh, à ton avis ?" dis-je avec une pointe de moquerie
Il passa directement au rouge pivoine sans passer par le rose.
"Bon, ok. Mais je t'en supplie Cartman, ne le dis pas à Kyle, je ne lui ais pas encore annoncé, et je pense qu'il le prendrait mal si quelqu'un d'autre que moi lui disait…"
J'assurais à Stanley que son juif de meilleur ami ne serait pas averti de sa relation avec Clyde. En tout cas, pas par moi.
Satisfait de cette réponse, il prit congé et s'en alla retrouver son Clyde adoré.
Le reste de la semaine se passa tranquillement. On en arrivait au samedi. Jour tant attendu où ma vengeance commence (je suis heureux, je fais des rimes).
Déjà, trouver Kenny avant de partir pour South Park.
Le voilà, sur son lit, en train de lire, comme s'est surprenant, un numéro de Playboy.
"Dis Kenny, je peux te dire un mot ?"
Il acquiesce d'un bref signe de tête.
Je lui demande alors s'il a quelqu'un en vue ces temps-ci. Il me répond qu'il aimerait se taper Barbara. Bon, chacun ses goûts. Je le questionne ensuite sur la relation entre Kyle et Stan.
"Bah, ils sont amis. Même si Kyle voudrait plus. Stan, lui il voit que dalle il aime son petit Clyde adoré.
T'es au courant pour Clyde et Stan ?
Ben oui."
Chouette, décidément, j'ai de la chance.
"Hum. Et Stan sait que tu le sais ?"
Il acquiesce.
Je lui propose alors un marché du tonnerre : il balance tout à Kyle, en lui faisait promettre de ne pas dire que c'est lui qui l'en a informé. Kyle, tellement attentionné, respectera cette promesse. Et, en échange, je convaincs Barbara de passer une nuit avec lui.
Kenny, m'observant d'un œil soupçonneux, m'analyse du regard.
"Et tu y gagnes quoi ?
Rien. C'est juste pour faire avancer les choses, c'est ennuyeux les feux de l'amour sans un peu d'action."
Kenny est entre deux. D'un côté le secret peu dissimulé de Stan, de l'autre, un besoin de se soulager avec une blonde à forte poitrine. Pour ma part, j'aurais tout de suite tranché, mais là, c'est Kenneth, pas moi.
Il se décida finalement à accepter, contre rémunération supplémentaire et assurance que ce petit accord resterait entre nous.
J'accepte ses conditions et lui refile les cinquante dollars que je venais de recevoir de ma grand tante.
Convaincre Barbara de coucher avec Kenny est plus facile que de piquer une sucette à un bébé. Elle a la réputation de coucher avec tout ce qui passe, et Kenny a la réputation d'être sacrément bon au lit. Elle a accepté sans faire de chichis.
On va bien voir ce que tout cela va donner.
Je suis impatient. Je ne me suis pas détendu depuis une semaine pour mieux apprécier.
