Hey !
Le nouveau chapitre en ligne. Enfin hein ?
Merci pour vos reviews. :)
Allez, on laisse place au plus important, le chapitre !
Chapitre 3 : Kyle's Diary.
Rating : K+
Bonjour, je m'appelle Kyle Broflovski, et je vais vous raconter ce que je crois être la pire journée de ma vie.
C'était ce samedi, j'avais prévu de rester à l'internat afin d'observer la réaction que mon meilleur ami aurait eue en me sachant avec un autre homme.
Apparemment, il s'en fichait. Le truc, c'est que j'ai peut-être mal choisi l'homme en question. En effet, Kenneth est plus un homme à femmes qu'à hommes. J'aurais dû passer la nuit chez Butters.
Passons.
J'aillais quand même passer un bon week-end. En même temps, chaque moment passé en dehors de l'envahissante autorité parentale est un instant béni par tous les dieux de toutes les religions.
Pour commencer, nous sommes sortis en ville acheter des friandises et de la boisson, rien de trop alcoolisé, juste un pack de bières.
Le soir, après une bonne demi-heure à plancher sur un problème de maths à la con, nous commençâmes à visionner un bon film, dont le titre m'échappe, allongés devant un parterre de gâteaux et de bonbons.
Je ne m'attendais pas à ce que Kenny allait m'annoncer.
Après une ou deux bouteilles de bière, il ne prit le bras et me regarda dans le blanc des yeux avec un sérieux que je ne lui connaissait pas.
C'était peut-être à cause de l'alcool, mais il y avait une étrange lueur dans ses yeux, comme s'il allait se mettre à pleurer.
"Kyle, j'ai quelque chose de très important à te dire, promets-moi de ne pas m'en vouloir."
Étonné par ses mots, je lui promis tout de même.
"Je sais que tu est amoureux de Stan… ne dis pas le contraire ! Mais je dois te demander d'arrêter de t'accrocher si désespérément à lui. Il…il est avec Clyde."
Kenny baissa la tête, certainement parce qu'il regrettait d'avoir dit ça. Mais moi, je sentis mon cœur se fendre en deux, réduit en bouillie, en purée pour bébé de chez Blédina. J'ai eu l'impression de n'être plus qu'une coquille vide, les larmes montaient à mes yeux encore plus vite que l'avion s'élève dans les airs. Et elles coulaient le long de mes joues pour s'écraser sur mes jambes croisées.
Kenny me regardait d'un air désolé, presque de la pitié, je ne peux lui en vouloir, il ne voulait que mon bien. J'étouffais, je me suis enfui de l'internat sans explications, Kenneth ne m'a pas cherché, comprenant mon désarroi. Je me suis réfugié à la synagogue de Denver, je n'avais pas spécialement envie de prier, je voulais être seul. Et à une heure du matin, la synagogue était vide.
(…)
Je referme la page du petit carnet volé dans le tiroir cadenassé de Kyle, cadenas dont je connais depuis longtemps la combinaison. Mon petit plan a parfaitement fonctionné. Il est détruit.
D'ailleurs je n'avais même pas besoin de fouiller dans son journal intime pour savoir ça. Il suffit de voir la tronche qu'il tire en ce moment.
De grands cernes violacés, le nez rouge, les yeux fatigués, la tenue et la coiffure négligées. Il n'a même pas camouflé sa tignasse.
Honnêtement, il fait pitié, ou plutôt, il fait peur à voir.
Stan ne s'en est même pas rendu compte, il continue à rêvasser à des kilomètres de l'instant présent.
Kenny se mort les doigts à la vue de l'état dans lequel se trouve son ami. Il ne cesse de me jeter des regards noirs qui semblent me dire d'un ton colérique : "T'as vu c'que t'as fait ? Regardes le, tu es fier de toi, Eric ?"
Oui, je suis fier, ça veut dire que j'ai presque gagné. La dernière phase de mon plan est pour ce soir.
Pourquoi je ne me contente pas de savourer sa douleur d'avoir perdu Stan ? Ce n'est pas assez pour moi. Je veux qu'il souffre à l'intérieur, qu'il me supplie à genoux, exquise douleur qui satisfera entièrement ma soif perverse.
Et pourquoi ce soir ? Parce que c'est le moment idéal. Stan s'en va on-ne-sait-où, chez Clyde quoi, et Kenny va recevoir sa récompense pour avoir accepté de me rendre ce petit service.
Revenons à l'instant présent.
Kenny est assis, ou plutôt en équilibre, sur une chaise et trépigne d'impatience en attendant l'heure fatidique, 21 heures, l'heure où il doit rejoindre Barbara.
Stan, quant à lui, a déjà enfilé son manteau, il hésite devant la porte, puis il la franchit en nous saluant rapidement. Kyle ne réagit pas au départ de Stan, d'ailleurs il ne fait plus aucun mouvement depuis une bonne demi-heure. Il est assis sur le lit, faisant mine de lire un roman qu'il tient à l'envers. Les 21 heures sonnent. Comme s'il avait reçu un coup de jus, Kenny se lève d'un bond, nous salue et part d'un pas vif.
Enfin, nous sommes seuls. Lui et moi. Il est à ma portée, rien que pour moi et moi seul. Personne ne nous dérangera. Il ne pourra rien faire, juste subir.
Je sens que cette nuit va être délicieuse.
Alors, ça vous a plus ? :)
