Genre : Romance

Rating : T

Auteur : Alice laughed

Disclamer : Je ne suis malheureusement pas Stephenie Meyer, incluant fortune et imagination, et tous les lieux et personnages lui appartiennent. L'histoire elle est à Alice laughed.

Résumé : Traduction. Suite d'Hésitation. L'histoire de Bella et d'Edward continue. Au travers leurs choix et leurs compromis, qui peuplent leur vie.

Merci à XxjustineblainxX, Alice laughed, coco-kaukau et marion


Waiting for Dawn

Chapitre II

Déclarations


Je ne sais pas comment je fis pour monter les escaliers sans tomber. Mes pieds semblaient déconnectés du reste de mon corps alors que je retirai mes chaussures et me laissai tomber sur mon lit. Je me sentais comme si j'allais pleurer de nouveau, mais aucune larme ne viendrait cette fois. J'étais à sec, j'avais déjà trop versé d'eau. J'essayai tant bien que mal de reprendre ce sentiment de sérénité que j'avais ressenti dans le pré, mais je n'y arrivai pas.

Je me redressai et m'appuyai sur mon coude, étudiant l'anneau autour de mon doigt. Mes premières pensées sur le bijou n'étaient au départ pas très flatteuses, mais finalement, après l'avoir vu … Eh bien, je devais admettre qu'il était très beau. Et puis, lorsque Edward me l'avait passé au doigt, ça n'avait pas été aussi horrible que je l'aurai pensé. Je souris au souvenir de son visage – une joie absolue. Je me sentis calme presque immédiatement à cette pensée. Edward heureux était si beau que ça me blessait presque.

Perdue dans mes souvenirs de cette nuit avec Edward, je ne notai même pas que je tombai endormie.

¤•¤

Un coup discret sur ma porte me réveilla. Je lançai un coup d'œil dans la chambre, et m'étonnai qu'il fasse déjà nuit. Quand étais-je tombée endormie ? Et pourquoi m'étais-je réveillée ? Ah oui. La porte.

« Charlie ? »

Edward passa sa tête dans l'embrassure de la porte. « Veux-tu que je l'appelle ? »

« Edward ! » Je parcourus la pièce pour ouvrir violemment la porte. Un sourire ravi éclaira son visage à ma réponse.

« J'ai pensé que ça serait mieux si j'arrivais par les moyens conformes pour une fois, » me sourit-il. « Bien que je pense que c'est plus sage de laisser la porte ouverte. Charlie a atteint son seuil de tolérance. »

« Qu'est-ce que tu lui as dit ? Tu lui as reparlé du mariage ? Je ne peux pas croire que je sois tombée endormie ! » le questionnai-je sans attendre de réponse de sa part.

« Je lui ai dit que je ne savais pas où aller à part ici. Il a dit que tu étais montée dans ta chambre alors je suis monté à mon tour. Il doit encore s'adapter à l'idée, mais il n'est plus aussi choqué et voudra discuter avec moi très bientôt. » Il sourit, prenant mon visage en coupe entre ses mains. « Bella, je me sens comme l'homme le plus heureux du monde. » Il effleura mes lèvres des siennes, mais recula lorsque mon estomac gargouilla.

« Bella, n'as-tu rien mangé ? »

« Je n'avais pas vraiment l'esprit à ça. J'étais confuse et bouleversée donc je suis juste montée ici. Puis je suis tombée endormie et tu connais le reste. »

« Pourquoi te sentais-tu bouleversée ? »

« Je travaille encore là-dessus, mais d'abord j'ai besoin de manger et nous devons téléphoner à Renée. »

Il me regarda dans les yeux, cherchant des réponses. « Allons te nourrir. »

¤•¤

Une assiette de crêtes réchauffées au micro-onde plus tard, je me tenais en face du téléphone de la cuisine, rassemblant tout mon courage. Edward vint derrière moi, entourant ses bras autour de ma taille. Je me laissai aller contre lui, acceptant son aide et pris le téléphone.

Ça sonna seulement deux fois avant qu'elle ne réponde.

« Salut Maman ! » C'était si bon d'entendre sa voix.

« Bella ! » s'exclama-t-elle, ravie que je l'appelle. « Comment est la vie dans le grand monde des futurs diplômés ? » demanda-t-elle.

Décidément, elle ne perdait pas de temps.

« Eh bien, Maman, c'est un peu pour ça que j'appelle. » J'hésitai, mais elle savait que quelque chose s'était passé maintenant. C'était maintenant ou jamais. « Edward m'a demandé en mariage. »

« Bien sûr qu'il l'a fait, » répondit-elle.

C'était totalement inattendu. Je serais tombée d'étonnement si Edward n'avait pas été derrière moi m'enlaçant fermement. Ses bras se resserrent autour de ma taille.

« Je … Heu … » commençai-je à bégayer.

« Bella, j'ai vu comment il était avec toi lorsque tu étais ici. Je n'ai jamais rien vu de tel avant. Je sais que tu as dit que c'était à cause de tous ces livres que j'ai lu, mais je sais reconnaître ces choses-là quand je les vois et ce garçon n'a jamais eu d'autres intentions. Je suis surprise que ça lui ait pris si longtemps. Je m'attendais à ce qu'il le fasse lorsque vous êtes venus ici. »

« Elle est très perspicace. J'ai failli le faire, » chuchota Edward dans mon oreille.

« Mais … Et ce que tu m'as toujours dit à propos du mariage ? » J'étais plus confuse que si j'avais dû m'expliquer. Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais.

« Je sais ce que je t'ai dit à propos de tout ça. En gros, de ne pas le faire, » soupira-t-elle. « Mais Bella, tu ne t'ais pas vue quand tu es venue à Phœnix. Toutes les fois où nous sortions dehors pendant qu'il restait travailler sur ses devoirs, je pouvais presque sentir une force invisible qui essayait de te ramener à lui. Je n'ai pas dit que j'étais complètement d'accord avec ça, mais j'attendais cet appel. »

Je me laissai lentement glisser sur le sol pour m'asseoir avant de tomber. Je m'étais attendue à tempêter pendant des heures, me disputant avec elle pour des milliers de raisons.

« Bella ? » Elle était inquiète.

« Maman, je … » J'avais du mal à former une phrase complète. Edward était toujours derrière moi, caressant mes cheveux et me maintenant fermement, me donnant tout le support qu'il pouvait.

« Dis-moi Bella. Dis-moi pourquoi, » dit-elle doucement.

Ce fut comme si une clé tournait. Le verrou sur mes pensées et ma capacité à m'exprimer s'ouvrit et je me trouvai incapable de stopper le flot de mots qui sortaient de mes lèvres.

« Maman, je l'aime. Mais c'est plus que ça. C'est comme si je ne vivais pas avant de le connaître. Comme si je me contentais de survivre avant que nous nous rencontrions. Quand il est parti, tu m'as vue. J'arrivais à peine à ne pas tomber en morceaux. En fait, je n'y arrivais pas au début. Et il a expliqué son point de vue sur ça à Charlie plus tôt cette nuit. Il est parti parce qu'il ne pensait pas, il ne pense pas être assez bon pour moi. » Je pris sa main pour la déposer sur mes lèvres.

« Maman, quand il n'est pas avec moi je ne me sens pas entière. J'ai besoin de lui comme j'ai besoin de respirer. Je veux être avec lui, et je le veux plus que je n'ai jamais imaginer vouloir quelqu'un avant.

Je ne peux être sans lui. Je ne veux même pas essayer. » Je me blottis dans ses bras, me serrant contre lui autant que je le pouvais en étant au téléphone. Son front était sur mon épaule, son souffle doux contre mon cou. Je me sentais sereine.

« Bella, veux-tu réellement te marier ? » demanda-t-elle doucement.

« Oui, » dis-je. Et c'était vrai. Je le voulais. Quand avais-je changé d'avis ? Quand Edward a fait son discours à Charlie ? Quand j'ai fais le mien à Renée ? Quand elle n'était pas surprise à ce que je l'appelle pour le lui annoncer ? Peut-être quand toutes ces choses se sont passées, petit à petit, en m'enlevant ces préjugés de l'idée que je m'étais faite de cette fille. J'étais cette fille. Je souris largement à l'idée.

« Je suis cette fille Maman. Je veux me marier cet été et passer le reste de ma vie avec Edward. »

« Bella, j'ai toujours dit que tu étais mure pour ton âge et que tu l'étais de plus en plus chaque année, » rit Renée. « Je peux l'entendre dans ta voix, et je ne peux me disputer avec toi sur ça après toutes les erreurs que j'ai faites lorsque tu étais petite. Si ceci est une erreur, je serai là pour toi, mais néanmoins je ne le pense pas. Appelle moi quand tu auras une date. Je suis sûre qu'Edward attend pour t'enlever le téléphone. »

« Elle n'a pas idée, » murmura-t-il contre mon cou. Je ris, soudainement libre du poids parental.

« Ok Maman, je t'appellerai, » commençai-je, mais dès que les mots sortirent de ma bouche le téléphone était déjà raccroché et je finis dans les bras d'Edward.

¤•¤

J'étais légèrement tremblante en montant les escaliers. J'avais toujours du mal à tenir sur mes pieds après avoir embrassé Edward comme ça. Il laissa sa main au creux de mon dos le temps de monter. Une fois dans ma chambre, il m'amena vers le fauteuil à bascule et me tira sur ses genoux. Je me blottis avec enthousiasme contre son torse, reposant ma tête sur son épaule comme nous nous balancions doucement d'avant en arrière.

Après toutes les déclarations de cette nuit, les mots ne semblaient plus nécessaires, et nous restâmes ainsi dans un silence apaisant.

« Bella ? » demanda-t-il après que la pièce soit plongée dans l'obscurité. « Je veux encore savoir pourquoi tu te sentais confuse et bouleversée plus tôt cette nuit. »

Je tournai mon nez dans son cou et l'embrassai avant de répondre. « Tu as dit que tu savais que tu ne me méritais pas. »

« C'est vrai. »

« Eh bien, je ne te mérite pas non plus, et je le veux. Je veux dire, j'ai pleuré toute la nuit dernière sur Jacob et tu m'as juste aidée à traverser ça. Et après tout ce que tu as dit à Charlie … C'est dur pour moi de croire que tu m'aimes encore comme ça après ce que j'ai fait. J'étais confuse et bouleversée parce que je ne pense pas que je pourrais jamais te mériter et je ne sais même pas comment commencer à essayer. »

« Bella l'Idiote, » soupira-t-il dans mes cheveux.

Je lui donnai un léger coup de poing et il attrapa ma main. « Je suis plus heureux maintenant que je ne l'ai plus été depuis un long moment, » murmura-t-il, ses lèvres sur les miennes.

« Mmmh. Moi aussi. »

Embrasser Edward était comme tomber à l'intérieur de lui. Je me sentais plus calme et heureuse que je n'avais jamais été, serrée dans ses bras, ses lèvres bougeant lentement avec les miennes.

Charlie s'éclaircissant la gorge dans l'embrassure de la porte nous sépara. Je sautai sur mes pieds et Edward se laissa entraîner avec moi.

« Je voulais juste dire que je veux que tu sois heureuse, » grommela-t-il. « Je ne vais pas m'opposer à tes choix. Je serai inquiet, mais je ne vais pas me battre avec toi. Si c'est ce que tu veux … » Il haussa les épaules. « Tu vas terminer l'école de tout façon, donc ce n'est pas comme si je pouvais te garder ici. Juste … Sois prudente, ok ? »

« Merci Papa. » Je m'avançai pour le serrer dans mes bras alors qu'il me tapotait maladroitement le dos.

« Merci Charlie, » Edward avança lui aussi et lui serra la main. Il se retourna vers moi et pris ma main. « Allons annoncer à mes parents la bonne nouvelle. »