Bonjour!!!!
C'est lundi, il fait beau, il fait chaud, les oiseaux chante!!!
Non, plus sérieusement, le lundi c'est le jour où je retourne à l'école en marchant une demi-heure dans un froid de canard sous les nuages gris de ce pré-hiver. Et les oiseaux, eux? Ils sont pas cons, ils se sont carapaté dans le sud.
Mais bon! Merci pour ceux qui m'ont reviewer suite à ma soudaine envie, cette fin de semaine, de poster. Alors donc:
RAR!!!:
Chapitre neuf
…&´¯X¯'&…
,.-´¨¯¨·-.¸-(Zëphÿr꯯Sølêîl)-,.-¨¯¨·-.¸
…&´¯X¯'&...
,.-´¨¯¨·-.¸-Une fuite?-,.-¨¯¨·-.¸
Dans l'infirmerie, un jeune homme roux fulminait.
Pour une raison inconnue, à chaque fois qu'il sortait de la salle des malades, il ne passait pas cinq minutes avant qu'un mystérieux accident arrive, invariablement. Au début, il avait cru à de mauvais coups des serpentards, mais, étrangement, ils n'étaient jamais présents.
Étaient-ils plus futés qu'il le pensait?
Il commençait à être inquiet, il allait devoir en parler avec ses amis. Et il avait aussi dans l'idée de récupérer Harry et Hermione, c'était urgent ça aussi.
Depuis « l'accident » en potion, il n'avait eu aucune nouvelle de l'extérieur. En clair, il ne savait rien de la dernière semaine, personne ne l'avait visité non plus -ce qu'il trouvait étrange-. Et puis… une semaine c'est long quand on est seul.
Enfin guérit de sa dernière embuscade énigmatique, il entrouvrit doucement la porte de l'infirmerie. Il était convaincu que les serpentards le surveillaient.
Quand il ouvrit la porte en grand, il entendit un ronflement. Colin Crivey dormait à poing fermés sur le mur d'en face et Ron en fut attendrit. Comme quoi quelqu'un s'intéressait à lui et l'avait veillé.
Il franchit discrètement les couloirs vides de l'école. C'était le week-end et la majorité des élèves étaient à Pré-au-lard, il en profita pour échapper à ses persécuteurs.
Il franchit tout aussi silencieusement le dortoir de Griffondor après avoir passer la frontière que symbolisait le portrait de la grosse dame.
Il n'y avait que quatre élèves dans la salle commune mais il se relaxa. Il était en sécurité, se dit-il. Aucun Slyth n'aurait le courage de venir ici, et puis d'autres membres de la fraternité soudée des lions pouvaient le protéger.
Il monta vers sa chambre sans les déranger. Après tout, ils semblaient tellement s'amuser.
Les quatre griffondors jouaient calmement aux cartes quand ils entendirent un cri bestial qui leurs firent ouvrir de grands yeux surpris.
Ils s'entreregardèrent.
"Dean, tu l'avais entendu arriver?"
"Mais non! Et toi Seamus?"
"Non! Il est vraiment discret quand il veut!"
"Ça, ça veut dire que Colin s'est endormie à son poste de surveillance!"
Neville lâcha un juron.
"Si ça se trouve, il a trouvé une plume…"
Ils échangèrent des regards blasés. Sans se concerter, ils tendirent une main et s'écrièrent :
"Pierre, Feuille, Ciseaux!"
Padma soupira. Elle avait encore perdu, à croire que les gars trichaient. Elle monta les escaliers vers le dortoir des garçons.
Dix minutes plus tard, un élève venait d'être reçu, de nouveau, à l'infirmerie pendant que la griffondor reprenait sa place autour de la table et redistribuait les cartes.
"Strip Poker?"
"Tu connais ça toi?"
"Ouais, c'est Drake qui m'a montré. Il dit que c'est chouette pour se faire des amis."
À Pré-Au-Lard, pendant ce temps
"!?Abruti, mais qu'est-ce que tu fais?!?!"
"Je te montre comment faire, Draco!"
"Harry! Descend de là!"
"Mais non Hermione, je vais bien!"
"Si tu me tombe encore dessus, Potter, je te jure que tu vas mourir!"
"Harryyyyy!!!!! Descend!!!! Tu vas vraiment te blesser!!!"
"Laisse, Granger, tu vois pas qu'il est timbré?"
Harry était monté sur la plus haute branche d'un arbre en bordure du petit village, s'évertuant toujours à faire voler son ami.
Il était parfaitement conscient que le moindre souffle de vent blessait son protégé, mais il avait une théorie là-dessus.
Les oiseaux étaient sensibles des ailes car ainsi, ils peuvent mieux sentir les courants et surfer sur eux. Et pour Draco…. Eh bien c'était comme être circoncit, on s'habitue aux petites sensations et on finit par être moins sensible!
Alors Harry passait la majorité de son temps à essayer de faire battre des ailes à Draco… qui se demandait de plus en plus souvent s'il était fou.
Oui, fou de lui (NdA : aaaaahhh… la réplique clichée! Que quelqu'un me dise pourquoi je le laisse là!).
Il trouvait important que Draco vole. C'était si dur pour lui de s'adapter, même quand les griffondors sont de son côté et Ron euh…. maîtrisé.
Il voulait que son ami ait au moins un avantage à sa situation. Et puis… ça doit être chouette de voler, de sentir son corps fendre l'air sans dépendre d'un balai.
En réalité, lui, il aurait voulu avoir des ailes, alors il essayait vainement de faire comprendre à Draco combien, lui, était chanceux et qu'il devait en profiter.
Certes, ses techniques laissaient peut-être à désirer.
En ce moment, il était debout sur la plus haute des branches en train de battre des bras comme un oiseau.
C'était… troublant.
"Harry! Crétin congénital! Débarque de là!"
"Viens me chercher!"
"Je peux pas!"
"Alors je ne descend pas!"
"Va te faire voir, t'es malade!"
"Peut-être!!"
À bout de nerf, Draco se détourna, agacé. Dans son mouvement, ses ailes percutèrent l'arbre, lui causant une douleur cuisante. Il n'avait pas encore tout à fait conscience d'avoir des expansions à surveiller.
Le coup sur l'arbre fit perdre l'équilibre à notre jeune cascadeur qui vacilla en battant frénétiquement des bras.
Draco et Hermione blêmirent mais Harry reprit son équilibre précaire. Il jugea prudent, cependant, de redescendre.
Pendant que son ami recevait le plus gros savon du siècle, l'ange luttait contre sa culpabilité.
Oui, il avait frappé l'arbre, mais c'était quand même Harry qui était monté dedans. C'était de plus en plus fréquent, ce genre d'accident.
Non pas qu'Harry montait souvent dans les arbres, mais il cassait souvent des objets en les accrochant, son ami faisait malheureusement souvent des vols planés, Hermione n'en avait fait qu'un seul mais elle, elle comprenait vite et se tenait à une bonne distance quand il était énervé.
Apparemment, le survivant n'avait pas d'instinct de survie car il restait toujours très proche de lui et, immanquablement, il se relevait avec le sourire et lui pardonnait tout. C'était étrange, il n'était pas habitué à tellement de gentillesse.
C'était déjà assez bizarre d'être sous la protection des lions, alors quand il voyait Harry garder toujours ce petit sourire en sa présence même après s'être cassé la figure par sa faute, ça en devenait flippant.
Draco s'éloigna doucement vers la forêt. Que personne ne dise qu'il est lâche!
Ce n'était qu'un repli stratégique face à la griffondor qui évacuait son stress!
Et puis, la discrétion n'est qu'une facette méconnue du courage.
De toute façon, il avait envie d'être un peu seul, chose qui ne lui était pas arrivé depuis une semaine!
Les griffondors avaient été pris d'une folie protectrice et, sans lui demander son avis, avaient transporté toutes ses affaires dans le dortoir des lions, dans la même chambre qu'Harry.
En gros, Ron n'avait qu'à se trouver un nouveau lit.
D'après Harry, celui de l'infirmerie convenait parfaitement.
Selon son agent attitré à sa protection, c'était trop dangereux pour lui d'être à l'écart de la tour, car ainsi, ils ne pouvaient pas le surveiller de manière adéquate.
Apparemment, les griffondors tombent dans la démesure quand il s'agit de la défense des innocents.
Bref, il ne pouvait même plus sortir dehors sans qu'un griffy ne vérifie au préalable le facteur vent, la température et les prévisions météorologiques pour être sur qu'il n'attrape pas froid ou que le vent lui fasse mal.
Il en était, d'ailleurs, décontenancé. Ils étaient sensés le détester et voilà qu'ils le vénéraient! Les griffondors sont des obsédés des combats perdu d'avance ou alors trop dangereux. Maintenant que Voldemort était mort, ils devaient bien se trouver une occupation. Combattre contre une marée de serpents leurs semblaient probablement suffisant....
Il se demandait pourquoi Harry avait tellement voulu être son ami. Il n'avait rien fait pour encourager le survivant et pourtant il était toujours fidèle au rendez-vous.
Au début, il aimait bien avoir des ailes, et pensait réellement, malgré ses jérémiades, que tout s'arrangerait, mais maintenant, c'était lourd.
Il avait pensé qu'il se serait adapté, qu'il aurait réussi à voler, qu'il deviendrait moins sensible, que mettre ses vêtements le matin serait moins pénible, que s'asseoir soit moins compliqué mais surtout qu'il arrêterait de blesser les gens et le mobilier.
Mais apparemment non, il restait maudit. Il voulait que les ailes s'en aillent mais elles restaient collées à son dos comme de nouveaux bras.
Il entendit une voix derrière lui mais préféra l'ignorer. La solitude lui manquait. Et puis, de toute façon, il n'était utile à rien sinon à créer des problèmes en ce moment.
En réponse à son silence, le sifflement d'un obus résonna dans l'air.
Soudain, une masse visqueuse et dégoûtante atterrit sur la nuque du blond. De la boue dégoulinait lentement dans son dos – et sur sa chemise blanche- et tachait ses cheveux d'or.
Tentant de maîtriser sa colère, il serra les poings et respira un grand coup.
Ne pas le tuer, ne pas le tuer, ne pas le tuer, ne pas le tuer....
De tout évidence, le survivant n'avait étonnamment aucune envie de survivre.
"Draco? Tu m'écoutes maintenant???"
"Ouiiiiiiii" fit la voix crispée de l'ange qui fusa entre ses dents serrées. "Je t'écoute maintenant!!!"
"Ben je me disais que tu voudrais peut-être être un peu moins seul alors je t'ai rejoint!"
"C'est très... attentionné de ta part!!" dit Draco pendant qu'une petit veine palpitait dans son cou.
Ses yeux regardèrent le sol. Ils étaient en plein milieu d'une clairière de glaise et de terre humide. Lentement, il se pencha et ramassa une motte bien collante.
"Harry....?"
"Oui, mon canari des îles?" demanda innocemment la future victime, reculant, l'air de rien, d'un pas.
"T'es chiant."
Et sur ce, la bataille de boue commença.
À suivre....
À jeudi!!!!
