Bon, nous voila au chapitre 4 de cette fanfiction. J'espère que vous aimez toujours. Je fais juste vous avertir que ce chapitre est coupé en plusieurs parties puisque plusieurs personnages actent en même temps, donc je préférais faire ça ainsi. Et là le mystère devient de moins en moins épais ou de plus en plus épais, ça dépend du point de vue^^

Noël approche. Aucun spoiler.

Bonne lecture

Chapitre 4 : Countdown

1 jour 6 heures et 52 minutes avant contact

Un jour seulement avant Noël… Jack regardait le mur en face de lui, légèrement agité, préoccupé. Il n'avait plus eu de nouvelle du Docteur et Torchwood ne captait sa trace nulle part sur Terre. Où était-il passé? Les humains devraient-ils faire face seuls à la menace extraterrestres qui allait très certainement leur tomber sur la tête? Une autre intrigue le hantait, peut-être même plus que le Docteur : l'homme qui avait adressé la parole à sa fille, il croyait savoir de qui il s'agissait, mais souhaitait de toute ses forces que ce n'était guère le cas. Sinon, ce Noël-ci allait être rigoureux et dénudé de tendresse.

-Jack?

Le capitaine releva le regard sur Ianto dont le regard doux, mais inquiet le rassura quelque peu. La présence de cet homme à ses côtés lui faisait beaucoup plus de bien que son orgueil lui permettait d'avouer. Au début, il avait pris tout ça pour un jeu, aux dépends du jeune homme à son service, mais plus le temps passait, plus il avait apprit à apprivoiser leur relation, le sentiment réciproque qui s'installait au fur et à mesure que le temps continuait son cours.

-Ça va aller?

Toujours cette habitude de le couver. Ça ne changerait pas selon lui. Il ne s'en plaignait pas. Que quelqu'un s'occupe de lui comme le faisait Ianto, il ne pouvait que se trouver chanceux de sa situation.

-Oui, ne t'inquiète pas.

Il n'est pas dupe et Jack le sait, mais parler de son passé ne lui tente guère, parler du futur encore moi. Il comprends peut-être le Docteur en ce moment même. Il est sûr de savoir qui se cache derrière le masque de gentilhomme décrit pas sa fille, mais il ne veut pas encore alerter les autres. Juste au cas où il se tromperait. Nul besoin de faire paniquer tout le monde pour une fausse alerte.

Un poids se fit sur ses jambes et il remarqua alors qu'Ianto avait profité de ses réflexions pour combattre la barrière qui s'était installée entre eux depuis quelque temps pour venir s'asseoir sur lui. Leurs regards se mélangèrent pendant quelques minutes, chacun profitant de la présence bénéfique de l'autre. Le jeune technicien avait toujours été timide dans leur relation, même si parfois il montrait plus d'assurance que d'autres. Il aimait ça. Le voir fuir, venir vers lui pour fuir de nouveau. C'était une relation étrange et complexe et il ne souhaitait guère perdre tout ça.

-C'est cet homme qui te tracasse?

Il lisait en lui comme dans un livre ouvert. C'était inquiétant, mais en même temps, il appréciait.

-En quelque sorte.

La conversation était pauvre, mais leur geste, leur présence, leurs regards, leurs corps disaient tout pour eux. Ils n'avaient aucun besoin de paroles, mais pour meubler le silence, ils parlaient, pour calmer la tension montante, ils parlaient. Si longtemps que leurs corps ne s'étaient pas simplement frôlés…

-Tu le connais?

Encore un point pour Ianto. Il détourna le regard, répondant malgré lui à la question du jeune homme. Ne pas répondre était en fait une réponse affirmative et l'autre le savait. Jack plongea ses yeux dans ceux de son amant, de son amour…

-Mais…

-Tu ne veux pas en parler, je sais.

Jack s'étonnait encore de la facilité avec laquelle son compagnon le comprenait, c'était hallucinant. Il eu droit à un sourire de la part de son homme à tout faire, un sourire si doux, si tendre, plein de promesses et de mots doux. Il en frissonna contre son gré. Un frisson agréable et léger.

-Je veux seulement que tu te détende un peu. Avant d'inquiéter Galilée.

Jack pensait simplement qu'il s'inquiétait pour la petite, mais lorsqu'il vit le sourire malicieux d'Ianto, il saisit alors le sens des paroles et sourit à son tour d'une manière beaucoup plus sauvage. Même lorsque son cher employé commençait le jeu, il finissait toujours, d'une manière ou d'une autre, par reprendre le dessus.

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Gwen avait vu Ianto entrer dans le bureau de Jack. Elle savait donc par instinct que si ce premier ne sortait pas avant dix minutes, c'était qu'il valait mieux ne pas y aller. Elle s'occupa donc des ordinateurs pendant que les deux tourtereaux dansaient. Les savoir à nouveau côtes à côtes la réjouissait. Ils s'évitaient depuis quelque temps et elle avait vu leur capacité de travail diminuer ainsi que leur moral. Maintenant, ça irait beaucoup mieux et tout reprendrait comme avant. Du moins, si Noël n'était pas aussi désastreux que Jack ne le craignait.

Elle avait eu l'occasion de voir le Docteur qu'à quelques reprises sans s'être fait une réelle opinion de cet homme. Il semblait complètement idiot, déjanté, mais pourtant son ami et patron lui disait tant de bien de cet homme. Qu'avait-il de plus que les autres? Il sauvait la planète, mais la sauver signifiait-il être quelqu'un? Elle n'avait pas de réponses à cette question. L'ordinateur émit un léger bruissement et elle y jeta un coup d'œil. Quelque chose en approche, impossibilité d'identification pour le moment. Elle attendrait d'être vraiment certain d'un danger avant de déranger les deux hommes. Une fois lui suffisait…

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Reno Ezequiel Steverstone regardait les passants assis à une table d'un petit bistrot chic de Londres. Ses longs ongles tapotaient distraitement sa table, agrémentant l'atmosphère d'un bruit saccadé et rythmé. Son regard percutant glaçait ceux qui osaient ne serait-ce que s'accrocher à lui. Alors les yeux des passants se détournaient aussitôt et il esquissait un sourire amusé. Les humains de ce siècle étaient des êtres si pitoyable.

-Monsieur, votre breuvage, fit la toute petite voix de la serveuse intimidée soudainement par le regard gris acier que lui servit son client.

-Merci infiniment mademoiselle, répondit-il avec un sourire enjôleur. Elle repartit le rouge aux joues.

Son sourire disparut et son regard s'assombrit. Bientôt il pourrait accomplir sa vengeance, même si cela devrait coûter la vie de terriens innocents. Il n'avait pas encore digéré ce qu'il lui avait fait et il le lui ferait payer.

Tant d'années à le chercher sur des milliers de planètes, dans des milliers de galaxies et à travers le temps et l'espace pour découvrir que ce traître s'était finalement réfugié ici, sur la Terre, si près de lui. Malheureusement, il ne savait pas encore sa position exacte, mais ça ne devrait pas tarder. Ses yeux brillaient de malice et d'une lueur vengeresse qui grandissait en lui depuis longtemps. Il était écrit qu'ils se reverraient un jour, il était écrit qu'il allait mourir alors que cet idiot allait survivre, mais avant de partir, il voulait lui porter un coup pour que plus jamais il ne l'oublie. Il s'en était fait la promesse.

-Bientôt, très bientôt, tu découvriras le sens du mot haine mon très cher amour.

Il vida d'un trait son verre et se leva, laissant le change sur la table. Il sortit du restaurant et se fondit parmi les passants.

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Galilée s'assoupissait en mathématique. L'enseignant expliquait d'une voix si monotone des choses qu'elle connaissait déjà par contre. Tout ça l'écœurait. Pourquoi son père lui interdisait-il de quitter l'école alors qu'elle en savait suffisamment et qu'il y avait beaucoup à faire dans le domaine de l'espace. Évidemment, quand elle lui avait expliqué son point de vue, il lui avait clairement dit qu'il ne changerait pas d'avis et qu'elle n'aurait aucun droit de quitter l'école pour Torchwood. Elle avait du abdiquer, mais elle avait eu l'occasion de bouder son paternel avec force.

-Miss Harkness! Hurla le professeur.

Galilée soupira. Elle n'aurait jamais la paix parmi les humains. Mais pourquoi parlait-elle d'eux comme si elle n'en faisait pas partie?

-Oui monsieur? Répondit-elle d'une voix des plus polie.

-Est-ce que vous m'écoutez?

-Oui monsieur.

Il lui posa alors une centaine de question auxquelles elle répondit sans difficultés. Elle fut sauvé par la cloche soulignant la fin de la journée, puis partit à une vitesse phénoménale. Elle ne savait plus quoi faire. Ça ne lui tentait pas d'aller à Torchwood et de discuter avec son père, mais ça ne lui tentait pas non plus de se diriger vers la maison. En faites, elle aurait voulu disparaître à un endroit où elle pourrait enfin avoir la paix.

Elle sortit de l'école et pris un chemin au hasard, décidant finalement de traîner un peu dans les rues de Londres, tout en évitant les coins les moins peuplés. Son père l'avait toujours mis en garde et malgré tout, ce n'était pas maintenant qu'elle allait mettre en doute toutes les réglementations de son bien aimé paternel.

-Tiens gamine, donne ça à ton père.

Cette voix!

Galilée sursauta et recula dans un sursaut. L'homme eu un sourire énigmatique. Il lui tendait une lettre cacheté avec un air innocent et sage. Pourtant, elle savait qu'il n'était pas aussi bien qu'il ne voulait le laisser croire. Elle avait eu raison au premiers abords. Cette voix appartenait bien à l'homme qui l'avait approchée à la bibliothèque. C'était le même regard intense et gris, le même air sauvage mais si doux.

-Pourquoi? Demanda-t-elle arrogante, agressive. L'homme ne fit que sourire de plus belle.

-Parce que je ne peux pas communiquer avec lui et que je veux réellement qu'il sache que je suis revenu. Je ne t'achalerai plus après ça, promit-il d'une voix douce.

Galilée était trop méfiante pour faire aveuglément confiance en cet homme, mais elle prit tout de même l'enveloppe, se disant que son père saurait quoi en faire.

-Tu lui diras que ça vient de Res, il comprendra.

-Je suis sûr que vous aller revenir, que vous aller blesser notre famille, mais je porterai votre message. Par contre, soyez avertit, ne tentez pas quelque chose de stupide, car vous risqueriez peut-être de regretter trop tard.

Sur ce, elle tourna brutalement les talons et prit finalement la direction de Torchwood. D'une manière ou d'une autre, elle n'avait plus le choix désormais, ses pas la guidait résolument vers son père.

Derrière elle, l'homme souriait de toutes ses dents. Quelque chose de stupide… oh, il avait déjà commis la faute de poser ses yeux sur le capitaine Jack Harkness. Plus rien ne pouvait être plus stupide que ça maintenant.

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Il avait décidé de sortir finalement, de prendre l'air, d'engorger ses poumons de ce qu'était la ville. Heureusement, ses pensés sombres l'avaient quittés pour un moment, mais il ne savait pas quand elles pourraient revenir à l'assaut pour mieux le torturer. En 900 ans et des poussières, il en devenait habitué. Il avait été blessé, torturé, tout autant physiquement que mentalement. Son côté sombre, plus colérique avait été créé ainsi. Rose l'avait effacé, heureusement ou tout du moins, elle l'avait enfermé au plus profond de lui-même, là d'où il espérait que plus jamais cette autre face de lui-même ne revienne.

Les mains dans les poches, légèrement nonchalant, le Docteur suivait la marche des autres passants, essayant de s'imprégner de cette ambiance agréable de fête. Noël approchait très vite. Tous les visages souriaient ou presque et partout brillait d'un air de joie.

-Joyeux Noël monsieur! Lui cria un bonhomme qui devait être saoul remarqua le Seigneur du Temps en le suivant du regard. Cette distraction le fit heurter quelqu'un.

-Non mais vous pouvez pas regarder où vous allez!

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Qu'elle avait crier en regardant celui qui n'avait pas daigner se tasser ou bien faire plus attention aux autres passant. Lorsqu'il se retourna, elle en demeura figée. Il était grand, mince avec des cheveux bruns en bataille et un long manteau brun. Ce qui l'intrigua, c'était son visage, car non seulement il était beau, mais en plus, il avait quelque chose de...fou dans son allure qui lui plaisait beaucoup. Il n'avait pas l'air de venir de cette planète, il semblait extérieur à la réalité, comme un rêve. Il semblait au-dessus de tout, de la vieillesse, du temps et de l'espace. Il rendait petit tout ce qui s'approchait de lui. Un homme majestueux, effrayant, intriguant, repoussant par cet air de folie, énigmatique, attirant. Tant de contradictions pour un seul homme. Il reflétait la douleur et le bonheur...c'était...elle manquait de mots, même dans sa propre tête. Soudain, il releva la tête, laissant voir à Galilée ses yeux noisettes qui à eux seuls contenaient la plus grande contradiction : une si vieille âme pour un corps si jeune...

« Je peux vous aider? » Fit l'homme étrange avec un sourire totalement idiot, mais contagieux, puisqu'elle sourit à son tour bêtement. « Oh, vous n'allez pas l'air bien... »

Elle se reprit, referma la bouche qui s'était ouverte pendant l'examen de cet inconnu, puis lui lança un regard plein de défi et d'arrogance.

-Vous vous êtes déjà regardé dans un miroir? Rétorqua-t-elle avec un sourire provoquant. Si moi je n'ai pas l'air bien, vous vous avez l'air complètement malade.

« Waouch! » S'exclama l'étranger avec un sourire espiègle. « Mais c'est qu'elle est mordante la petite! »

Galilée ouvrit les yeux ronds...Petite? Qui est-ce qu'il traitait de petite lui? Non mais comment il osait. Cet homme savait-il que ce genre de surnom pouvait être parfois méchant pour une personne qui aurait aimé être plus grande que sa taille actuelle, mais qui savait qu'elle n'en avait plus beaucoup à grandir. En faites, il semblait royalement n'accorder aucune importance au monde qui l'entourait.

-Premièrement, je ne suis pas petite! Deuxièmement, ça vous arrive de regarder où vous aller pour éviter de foncer dans les gens?

« En faites… » Il semblait réfléchir un instant. « Habituellement, les gens se tassent… » Remarqua-t-il avec un petit sourire idiot.

C'était suffisant pour la faire enragée. Elle le foudroya du regard, lui arrachant un sourire amusé. Et il trouvait ça comique en plus!

-Je peux savoir votre nom môsieur le comique? Demanda-t-elle sans véritable raison. Peut-être voulait-elle simplement le savoir, parce qu'elle était intriguée par cet homme, mais jamais elle ne l'avouerait d'elle-même.

« Je suis le Docteur » Répondit-il, même s'il savait comment ça allait finir.

-Le docteur quoi?

La fameuse question que tout le monde posait lorsqu'il le rencontrait. C'était toujours aussi comique.

« Juste le Docteur. » Fit-il à nouveau de sa voix enjouée et enfantine.

Galilée fronça les sourcils. Il n'était pas sérieux celui-là? C'était complètement ridicule.

-Juste le Docteur...Wow...vous croyez que c'est un nom ça?

Il se moquait d'elle, ce ne pouvait pas être autre chose...

« Il va falloir vous en contenter miss...c'est quoi le votre? »

Son regard brillait d'une lueur diaboliquement charmante et enfantine qui ne laissait pas la jeune adolescente indifférente.

-Galilée...répondit-elle comme si elle avait une entière confiance en cet homme étrange.

« Joli prénom, rare de nos jours. » Commenta-t-il l'air songeur. « Sur Terre en tout cas. »

Elle haussa un sourcil. Que voulait dire cet homme qui disait s'appeler le Docteur? Elle soupira. En faites, elle ne voulait rien savoir. Sans rien ajouter d'autre, elle tourna les talons et continua sa route. Elle avait à arrivé à Torchwood pour avertir Jack.

Lorsqu'elle arriva enfin en vu de la tour de Torchwood, elle sourit, son sourire s'agrandit lorsqu'elle entendit une voix familière, mais disparut assez rapidement.

-Bonjour Galilée! Bonjour Docteur?!

-Bonjour papa!

Il avait bien dit Docteur?

« -Hein! » S'écrièrent Galilée et le Docteur d'une même voix en se tournant vers Jack d'un même mouvement. Ce dernier eu un pitoyable sourire...bientôt...