Et voila, c'est le chapitre sept. Ce n'est pas encore l'action, enfin bon, ça s'en vient. C'est important pour le reste du déroulement, mais
c'est vraiment pas en lien avec l'histoire, quoique quelque peu en faites XD Vous saurez qui est RES plus tard malheureusement XD
J'espère que vous aimez toujours et n'hésitez pas à me faire des commentaires hein? XD J'aime les reviews. Merci Captain'Rily!
Chapitre 7 : Tears and Fear
Quelques temps avant contact…
La jeune Galilée n'en revenait tout simplement pas. Elle fit quelques pas en avant, oubliant totalement jusqu'à l'existence des autres derrière elle. Son regard allait et venait dans la salle de commande alors que son cerveau analysait les images s'imposant à elle. C'était immense, grand, majestueux. En y pensant bien, d'une certaine façon, ce vaisseau était à l'image de son propriétaire, car malgré ses manières quelque peu stupides, elle avait deviné une connaissance et une autorité élevées en la personne du Docteur.
Quand il lui avait dit qu'il lui prouverait ce qu'il avançait, elle ne l'avait guère cru, elle s'était moquée de lui, elle l'avait pris pour un imbécile et maintenant, elle commençait à regretter. Il avait bel et bien dit la vérité, elle sentait que ceci lui appartenait, que c'était « chez lui ». Elle explora l'entière consistance de ce vaisseau énorme. Il y avait même un escalier et des couloirs. Elle trouva des chambres, une qui restait verrouillée –certainement celle du Galliléen- mais les autres étaient ouvertes. Le Docteur la laissait faire, un sourire narquois aux lèvres. Il l'avait bien eu sur ce coup là et il en était très content.
Lorsqu'elle revint vers le centre de ce vaisseau, elle semblait toujours aussi absorbée par sa contemplation, par son exploration des lieux. Elle ne portait même pas son regard sur les personnes à l'intérieur, elle n'avait d'yeux que pour le vaisseau dans lequel elle était. Elle y sentait la vivacité, elle entendait d'imperceptibles bruits semblables à des battements sourds d'un cœur. Ils provenaient du poste central. Elle s'y approcha lentement, comme attiré par une énergie étrangère. Quelque chose la poussait à avancer son bras, puis sa main vers l'assemblage…
Ses doigts caressèrent tendrement le poste de commande, sans se soucier du regard que lui lançait le Docteur. Il ne voulait pas qu'elle touche! Lorsqu'il ouvrit la bouche pour le lui signifier, le TARDIS émit une sorte de ronronnement qui le laissa perplexe. Son vaisseau semblait reconnaître la jeune humaine nommée Galilée, mais pourtant, c'était complètement impossible, il ne l'avait jamais vu avant et ne l'avait certainement pas embarqué dans son TARDIS. Avec cette arrogance, il l'aurait surtout laissé paître dans un champ…
De son côté, la jeune femme n'avait rien remarqué d'anormal. Elle continuait d'avancer, soufflée par tout ce qu'elle pouvait voir. Ce vaisseau était une pure merveille dont elle arrivait même à en sentir la grande énergie. C'était si intense. En la frôlant de nouveau, elle sentit un imperceptible frisson lui saisir l'échine. Son regard se voila alors d'une tristesse lourde. C'était…
-Elle est si triste… Soupira-t-elle surtout pour elle-même, sans même voir le regard médusé de sa nouvelle connaissance. En faites, elle était obnubilée par les émotions ressentit au contact du TARDIS. Quant au Docteur, il se demandait qui elle était au final. Son regard convergeait automatiquement vers Jack qui détourna le sien aussitôt, pris entre l'ordre qu'il avait reçu de ne rien dire et sa fidélité envers son ami. Pourtant, dans ce geste, il prouvait au seigneur du temps qu'il cachait un secret très important et que ça le concernait, puisque ce genre de comportement fuyant ne ressemblait guère au capitaine Jack Harkness.
-On dirait qu'il lui manque quelque chose…
La jeune fille semblait complètement en transe tant son regard était vide de toute émotion et fixant intensément le vide. Ceci glaça le sang de toutes les personnes présentes. Galilée semblait littéralement possédée, lointaine. Elle n'était plus de ce monde. Elle voguait ailleurs, dans un endroit inaccessible pour eux.
-…une partie de son âme. Comme si on lui avait déchiré le cœur en deux…quelle cruauté, quelle horreur.
Elle continuait de tourner autour du poste de commande, absente. Elle ne prêtait aucune attention à Jack, à Gwen ou encore au Docteur. Elle était complètement absorbée par les images défilant dans sa tête et même par des bribes de conversations qu'elle parvenait à saisir à travers les âges, le temps et l'espace. Elle se crispa soudainement alors que son air calme devenait subitement apeuré par quelque chose qu'ils ne voyaient pas, d'invisible pour eux, mais qui semblait si clair et si près pour elle.
-Galilée!
Inquiet pour sa fille, Jack était prêt à se précipiter vers elle lorsque le Docteur l'en empêcha à la dernière minute. Il le prit brusquement par les épaules et le ramena à lui. Le capitaine songea tout d'abord à se débattre, mais le Gallifréen ne lui en laissa pas l'occasion.
« Ne l'approchez pas! » Ordonna-t-il d'une voix ferme, tout aussi perdu que lui. Qu'est-ce qui arrivait? Qu'est-ce qui connectait Galilée avec le TARDIS? Le seigneur du temps détestait ignorer une réponse à une question…
-Je vois…j'entends…je sens…c'est si sombre et si froid, mais pourtant si clair et si brûlant. C'est violent, c'est doux. J'ai peur…
Sa voix et son regard étaient lointains. Les images dans sa tête étaient tellement lointaines. Une planète, si belle, si rayonnante sous la lumière de deux soleils, des êtres, si beaux, si fiers, si droits. Des seigneurs du temps, soufflait une petite voix dans sa tête. Un peuple qui longtemps fut majestueux. Elle assista à la destruction de Galliley, à la fuite du Docteur, à sa course à travers le temps et l'espace. Toutes ses régénérations défilaient dans sa tête. Comment savait-elle que c'était cet homme? Elle n'en savait rien, mais juste ce qu'elle voyait suffisait à l'effrayer au plus haut point. Toute cette violence, toute cette rage. Elle sentait ce qu'Il ressentait, elle voyait ce qu'Il voyait. Soudain, son sentiment changea lorsque son regard se posa sur Rose. Cette femme était téméraire, mais si belle. Galilée sentait le changement dans l'âme du Docteur, elle sentait cette colère s'amoindrir, cette violence s'estomper et même le désespoir laissait doucement place à une émotion plus pure. Rose devenait pour lui la chose la plus importante sur la Terre. Ça filait le parfait bonheur malgré les désagréments, jusqu'à sa « mort ». La jeune humaine assistait donc à tout ce qui s'était passé dans ce vaisseau, du retour du Docteur dans le TARDIS après avoir reconduit Rose avec son double jusqu'à son retour après avoir effacé la mémoire de Donna. Elle ressentait son désespoir, son vide, son angoisse, sa tristesse…Des larmes se mirent à couler doucement le long de ses joues. Elle ne pouvait plus en supporter, elle ne voulait plus rien voir. Elle s'arracha violemment de ce contact qui l'avait plongé dans une transe profonde et repris sa respiration, comme si elle sortait de l'eau après une longue plongée en apnée.
-Tant de souffrances…
Le Docteur avait revécu en même temps qu'elle les scènes de sa vie. Ces images, soit heureuses ou malheureuses, qu'il croyait enfouis à jamais dans son être, Galilée les avait réveillées sans difficulté en entrant en contact avec son vaisseau. Il ne comprenait plus, comment était-ce possible qu'une humaine qu'il venait tout juste de connaître aie un pouvoir si puissant sur le TARDIS. Il était même certain qu'elle serait parfaitement capable de le piloter. Ça lui faisait légèrement peur de pensé à ça…
Galilée s'éveilla lentement de son état presque catatonique et le Docteur n'eu guère le courage de retenir Jack qui fonça aussitôt sur la jeune fille. Il la prit doucement par les épaules et la colla contre son torse, la serrant fortement contre lui. Il la sentait trembler dans ses bras, il sentait son cœur battre la mort contre sa peau, mais surtout, il l'entendait pleurer, doucement, discrètement. Pourtant il arrivait à ressentir les rares spasmes qui secouaient ses épaules à chaque sanglot qu'elle tentait de réprimer. Elle venait de vivre des émotions trop puissantes et trop troublantes pour une simple humaine, ce qui l'avait secouée, brisée. Cette vie à laquelle elle avait assisté était si intense, si déchirée qu'elle en avait encore quelques frissons de peur ou de chagrin.
Gwen s'était éclipsée, jugeant qu'elle était tout à fait inutile et qu'elle le serait plus en aidant le jeune Ianto resté au QG. D'ailleurs, personne ne remarqua son départ tant la tension était forte.
Jack portait finalement son regard sur le Docteur qui le lui rendit. Tous les deux savaient qu'elle venait d'assister à des images que peu avaient eu l'occasion de voir et ils comprenaient aussi que ça puisse la déstabiliser autant.
Ils restèrent donc silencieux, respectant le souhait silencieux de la jeune femme qui voulait rester un peu tranquille, qui voulait se remettre de ce trop plein d'émotion. Malgré tout, les images ne quittaient pas son esprit et elle doutât qu'elles s'en aillent un jour. On avait ancré quelque chose dans son être tout entier et elle pressentait que ce lien allait de nouveau se révéler plus tard, lorsqu'elle s'y attendra le moins.
Son corps tremblait toujours, mais de moins en moins violemment. Elle se détendait tranquillement, elle reprenait graduellement vie. Elle leva la tête vers Jack qui lui offrir son sourire le plus tranquillisant, ce qui acheva de rassurer la jeune femme. Il lui caressa tendrement la joue, sans cesser de la regarder. Il s'était inquiéter pour elle pendant un moment. À la voir en détresse, si fragile, il n'avait pas supporté et maintenant qu'elle allait mieux, il en était tellement soulagé! Si quelqu'un lui avait dit autrefois qu'il allait tant s'inquiéter pour une enfant adoptive, il aurait très certainement rit. Il aurait trouvé l'idée comique, peut-être même stupide, mais il n'était plus de cette avis désormais. Elle était son monde, son existence. La vie serait bien morne lorsqu'elle partirait…
-Ces images, elles étaient si intenses, dit-elle sans quitter son père du regard. Ce dernier ne savait que répondre, puisqu'il n'avait rien vu de ce qu'elle avait pu voir. Le Gallifréen ne disait rien, restait discret, se faisait tout petit. C'était la première fois que quelqu'un entrait si profondément dans son intimité et ce n'était pas pour lui plaire. Il ne connaissait pas cette femme, qui pouvait dire ce qu'elle pourrait en faire de tous les renseignements qu'elle avait eu?
-C'est finit maintenant, la rassura le capitaine Harkness en la serrant tendrement dans ses bras, essayant de la soulager de ses craintes, de ses tourments. Il sentait qu'elle avait bien des questions qui resteraient peut-être, sans doute, sans réponse, mais il ne pouvait rien lui promettre. Tout était si compliqué lorsque l'on traînait avec le Docteur, mais c'était ce qui rendait les aventures avec le Docteur encore plus palpitantes.
-Comment…comment faites-vous…pour ne…pas sombrer? Demanda soudainement Galilée d'une voix sourde en se tournant subitement vers le Docteur. Son regard était perplexe, interrogatif et si chamboulé. L'interpellé eu un sourire amer.
« Qui a dit que je n'ai jamais sombré? » Répondit-il alors avec un sourire énigmatique qui la rendit encore plus confuse. « J'ai besoin de prendre l'air! » S'exclama-t-il par la suite en tournant les talons pour quitter le TARDIS. Il avait besoin de prendre du recul, d'être loin de cette jeune femme qui l'attirait et le repoussait avec charme. Il était désarmé peut-être, mais loin d'être impuissant face à tout ça. Simplement, il ne s'attendait pas à ce que le TARDIS fraternise si rapidement avec elle. Son vaisseau l'avait reconnu immédiatement.
« Mais c'est complètement impossible… » Se disait-il en continuant de marcher au hasard. Il avait laissé Jack et Galilée en plan, mais il avait confiance en son enfant du temps. Seulement, il lui avait fallut changer d'endroit rapidement pour ne pas être plongé dans des souvenirs parfois loin d'être roses.
Le soleil se couchait à l'horizon. Il marchait lentement dans les rues, admirant le paysage, faisant fi des passants qui le regardaient parfois d'une drôle de manière. Ses pas le guidaient inexorablement vers le Big Ben, là où tant de chose s'était passé… C'est à ce moment là qu'il eu tout le loisir d'entendre un bruit d'explosion. Un sourire étrange étira ses lèvres alors qu'un soupir soit exaspéré soit soulagé sortait de sa gorge.
« Nous voila repartis! »
C'était une nouvelle énigme qui commençait, une nouvelle aventure qui se tissait, mais surtout, il sentait que c'était un nouveau tournant de sa vie…
