Voila le neuvième chapitre! Je me suis dis que puisque je vous avais fait attendre, il valait mieux que je me fasse pardonner. J'espère avoir réussit à attirer votre pardon^^ Ce chapitre-ci, c'est de l'action. Enfin, j'espère que vous aimerez.
Bonne lecture
Chapitre 9 : This is...impossible
Ils étaient à bout de souffle, tout en haut de la tour du Big Ben, juste en arrière de l'immense cadran. Jack se soutenu à une poutre, la tête lui tournait. Galilée alla vers lui, inquiète.
-Jack, est-ce que ça va? Demanda-t-elle d'une toute petite voix, posant sa main sur le bras de son père.
« Votre père est mort, puis a ressuscité. Disons que ça vide l'énergie vitale. Il a fait un effort de trop. » Pour toute réponse, le capitaine grogna de mécontentement. Il détestait ces retours à la vie qui ralentissaient ses mouvements.
-Bravo!
Ils sursautèrent tous les trois, mais Jack fut le plus atteint par cette voix qu'il reconnaîtrait entre mille.
-Res… laissa-t-il échapper dans une plainte sourde.
-Toujours aussi perspicace, répliqua la voix, moqueuse.
Ils balayèrent tout l'espace autour d'eux, sans trouver la provenance de la voix. Le Docteur s'avança au milieu de la salle, essayant de comprendre.
-Ne me cherchez pas Docteur, je ne suis même pas dans Big Ben, avoua Reno Ezequiel Steverstone avec une pointe d'ironie dans le ton.
« Comment me connaissez-vous? » Demanda d'une voix ferme le Gallifréen, ne cherchant plus son interlocuteur.
-Tous les amis de Jack sont mes amis!
Le sarcasme fit tiquer Galilée qui n'était déjà pas vraiment d'humeur. Elle grogna quelque chose d'imperceptible – des insultes sûrement – à l'égard de cet homme. Jack respirait mal et essayait de se concentrer non sur ses remords, mais sur la situation présente. Un rire retentit. Un rire dénudé de jovialité. Un rire sombre et amer.
-Tu me semble si pitoyable aujourd'hui…tu avais plus fier allure dans le temps de l'Agence, fit remarquer le jeune homme.
-Tu me semble plus lâche aujourd'hui…tu n'étais pas aussi peureux dans le temps de l'Agence, rétorqua Jack dans le même langage, ce qui tira un autre rire de la gorge de leur ennemi.
-Il me manque ce temps où nous débattions mon bel ami. Malheureusement, je suis trop occupé pour jouir à nouveau de ces instants si précieux qui n'étaient réservés qu'à nous.
Le Docteur et Galilée firent silence, ils avaient compris que ce n'était pas de leur ressort pour le moment. C'était une ancienne rengaine entre deux amants. Ils échangèrent un regard et se comprirent. Ils se séparèrent, fouillant la salle.
-Comment? Articula Jack qui devenait de plus en plus faible.
-Comment j'ai réussit à survivre? Simple…j'ai fait un marché avec mes tortionnaires. Ils m'ont laissé vivre, mais je devais mettre un terme aux activités de l'Agence.
Jack ouvrit la bouche, surpris.
-C'est toi qui…
-Qui a détruit l'Agence? Bien entendu amour…de toute façon, elle ne m'était plus utile. Je croyais bien avoir tué tout le monde, mais j'ai tout récemment appris qu'en plus de nous, il en reste six autres.
Jack resta silencieux quelques instants, analysant la portée des informations que lui lançait au visage son ancien ami désormais ennemi.
Galilée leva le poing, triomphante et revint vers les deux hommes avec un appareil étrange. La voix semblait provenir de cet objet.
-Où es-tu Res? Demanda à nouveau Jack d'une voix plaintive. Il sentait ses forces l'abandonner peu à peu.
-Mystère…maintenant je vous laisse vous amuser avec mes nouveaux serviteurs, mais avant Jack, écoute bien mon message : Je ne suis ni plus ni moins que ton seul amour et ma vie est en danger…
Il y eu un déclic, signe que Reno avait mis fin à la conversation. Jack n'eu même pas le temps de réfléchir qu'un bruit sourd attira immédiatement leur attention. Ça provenait du fond de la salle, une trappe s'était ouverte. Une tête émergea de cette dernière, stupéfiant les trois compagnons. Ce n'était pas humain. Ça ressemblait beaucoup plus à une tête de lézard avec son nez allongé, son crâne chauve, ses yeux enfoncés dans leurs orbites dont la pupille était verticale, ainsi que sa couleur verdâtre. Lorsque son corps sortit, il n'y avait plus de doute possible, il s'agissait bel et bien d'un lézard humanoïde. Sa lourde queue retomba sur le plancher dès qu'il se redressa sur ses pattes arrière. Un long fleuret pendant à un ceinturon qui ceignait sa taille.
-Mais qu'est-ce que cette horreur, souffla Galilée sentant ses jambes commencer à trembler.
« Des Coondorans, des hommes-lézard de la planète Morfoxinarius dans le système solaire de Kloarn. » Répondit par automatisme le Gallifréen.
-Merci pour les détails géographiques, répondit-elle sans quitter des yeux le monstre qui s'avançait vers eux, bientôt suivit par une dizaine d'autres.
-Non…gémit Jack en les reconnaissant. Il perdit pied et s'affala sur le sol. Quelque chose circulait dans ses veines, il le sentait.
-Papa!
Elle accourut vers lui. Il était pâle comme la mort.
-Docteur!
Ce dernier tourna le dos à leurs nouveaux ennemis, puis se dirigea vers Jack. En voyant son teint crayeux, il soupira.
« Je n'y peux rien pour le moment, mais faites-lui boire ceci, il sera en forme pour quelques temps. »
Malgré ses inquiétudes et son exaspération face au Docteur, elle prit la fiole qu'il lui tendait et en fit avaler à son père. Tandis que les lézards approchaient, Jack reprenait lentement des couleurs.
-Comment fait-on pour les combattre? Demanda Galilée en pointant ceux qui avançaient d'un pas lent vers eux.
-Quand nous les combattions, les fleurets ou du moins les armes blanches étaient extrêmement efficaces, répondit Jack en se relevant lentement.
« Je ne crois pas que ça se trouve dans une horloge… » Fit remarquer le Gallifréen en proie à une exaspération des plus totale.
Galilée leva les yeux au ciel et réprima une remarque désobligeante. C'est alors qu'elle remarqua un éclat différent des autres. Sans rien dire, elle s'élança de ce côté, obligée de traverser la rangé de lézards. Après avoir évité griffes et fleurets sous les protestations des deux autres hommes, elle parvint finalement de l'autre côté et trouva enfin ce qu'elle avait vu plus loin. Trois fleurets. Étrange qu'ils aient été posés là. Comme si quelqu'un s'était attendu à ce qu'ils aient à combattre ces ennemis.
-Res…souffla-t-elle en sentant un relent de haine s'emparer de son âme. J'ai trouvé des armes! Ajouta-t-elle en retournant là où elle serait en vue pour les deux hommes. En vitesse elle fit le chemin inverse, combattant la peur qui martelait son cœur grâce à la haine qui la submergeait. Elle arriva essoufflée devant les deux hommes. Jack fronça les sourcils.
-Oui oui, je sais, tu m'avais dit d'essayer de ne pas me faire tuer, soupira-t-elle, mais je suis toujours vivante!
Son père grogna en guise de réponse et ses compagnons s'armèrent. Pour Jack c'était un affreux retour en arrière. Il était sûr que Res avait fait exprès pour que ces souvenirs reviennent le hanter. Oui il était jeune et stupide, mais était-ce une raison pour le lui faire payer aujourd'hui? Il semblait que pour son ancien amant, c'était une bonne.
-Visez la queue et la tête. Ce sont leurs faiblesses.
Galilée et le Docteur hochèrent la tête de concert et tous se préparèrent à l'attaque. Ce fut Galilée qui chargea la première, laissant les deux hommes interdits par ce geste inattendus. Ils suivirent finalement le mouvement et bientôt ce fut un combat acharné qui commença entre les deux forces de frappe. Jack garda un œil sur sa fille, mais il fut bien surpris en voyant qu'elle se débrouillait fort bien. Aussi agile qu'un chat, elle bondissait d'un ennemi à l'autre. Sa démarche était peut-être un peu maladroite, mais le résultat était bien. Elle réussissait à abattre ses ennemis sans se blesser. Soulagé, il se concentra alors sur son propre combat, sachant que toute erreur lui coûterait la vie.
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-Pourquoi as-tu accepté cette mission?
-Parce que je veux qu'ils nous laissent tranquilles, qu'ils nous laissent vivre.
-Voyons Res, ils ne nous menacent aucunement.
-Ce que tu peux être naïf amour…ils veulent seulement notre mort.
Un rire cristallin appuya ses dires.
-Dis…Jack, je suis quoi pour toi?
Il y eu un silence.
-Le meilleur de tous mes amants?
-Sérieusement…
-Tu sais que je ne suis pas un émotif Res…
-Mais dis-le!
Sa voix était douce, mais ferme.
-Je t'aime. Bon t'es content?
-Souviens-t-en Jack, parce que moi aussi, je t'aime…
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Jack sursauta à cause de ce souvenir qui l'attaqua, beaucoup trop vivace pour qu'il se soit annoncé naturellement. Quelqu'un l'avait fait remonter à la surface. Il sentit une brûlure atroce entre les côtes.
-Papa! S'époumona la jeune femme en tentant de se créer un passage, mais il était trop tard. Le capitaine s'affaissa lourdement sur le sol, un fleuret entre les côtes.
-Non!
Elle voulut aller le rejoindre, mais le Docteur l'exhorta à continuer de se concentrer sur la bataille, lui rappelant que son père était immortel. De dépit, elle n'eu d'autres choix que d'obéir au Docteur et se défoula sur les lézards qui devenaient de moins en moins nombreux.
Au bout d'un moment, ils furent enfin débarrassés de ces monstres venant d'ailleurs. Ils gisaient, une vingtaine au moins sur le sol de la tour. Le sang maculait lentement le plancher, arrachant un haut-le-cœur à la jeune fille qui n'avait guère l'habitude de voir tant de sang et de sentir de si près la Mort. Lorsqu'elle reprit enfin ses esprits, l'image de son père lui revint en mémoire et elle s'élança vers lui. Au même instant, ce dernier reprenait brusquement vie, avalant goulûment une bouffée d'air.
-Papa, murmura-t-il en se laissant tomber à ses côtés. Elle avait les larmes aux yeux et s'accota doucement contre son torse.
-Je déteste ça quand tu me fais une peur pareille, grogna-t-elle en tapant sur le torse de son père. Celui-ci éclata de rire, soulagé de la voir en vie et en bonne santé.
-Mais au moins vois l'avantage, je ne peux pas mourir, se moqua-t-il tendrement. Elle lui balança une toute petite claque en arrière de la tête.
Ils se relevèrent prudemment, surtout dans le cas de Jack qui venait de revivre. Ce dernier tourna la tête vers le Docteur en souriant.
« Bienvenue dans le monde des vivants… » dit-il tout simplement.
-Hum, oui. J'ai la légère impression que ce n'est pas la dernière fois que ça va m'arriver.
« Je le crains aussi. » Confirma son vieil ami d'une voix totalement neutre. « Qu'avez-vous vu pour que cela vous déconcentre de la bataille? »
Jack hésita un certain moment. C'était un souvenir qu'il avait préféré oublier après la supposé mort de Reno. Cette scène, son ancien amant avait fait exprès pour la lui remettre en mémoire. Il voulait lui souligner sa trahison. Sa double trahison.
-Un vieux souvenir qui m'a décontenancé.
« Un souvenir volontaire ou obligé? »
-Obligé…
« C'était bien ma crainte… » Fit le Gallifréen en soupirant. Il regarda autour de lui, s'assombrissant soudain. « C'est un vrai carnage… » Il avait blêmi tout d'un coup. Il s'était lui-même jeté dans la bataille, sans même…il cilla. Lui qui ne prônait pas la violence, il avait assisté son enfant temporel dans ce massacre. Il en frissonna de dégoût. Quand Galilée avait foncé, il l'avait suivit sans réfléchir. Que lui avait-elle fait?
-Oh non…gémit une nouvelle fois Jack en prenant sa tête dans ses mains.
« -Quoi? » Demandèrent Galilée et le Docteur d'une même voix.
-J'ai compris le mystère, l'énigme que nous a fournit Res…
Les deux se tournèrent vers lui, soudainement intéressé. Si ça pouvait les mener jusqu'à celui qui était à l'origine de tout ceci, ils étaient partant. L'air coupable et désespéré de Jack les étonna. Depuis quand il était aussi abattu?
-Je suis ni plus ni moins que ton seul amour et ma vie est en danger…commença-t-il.
-Ianto, articula faiblement Jack en levant ses yeux pour rencontrer ceux du Docteur. Voyant la logique de la réponse, ce dernier hocha la tête. Ça avait malheureusement un très bon sens.
« Il est au Hub… » Compléta le Docteur en soupirant.
Jack se releva précipitamment et allait s'engager dans les escaliers quand des silhouettes en surgirent brusquement. Reconnaissant les Pères Noël, l'équipe se rendit à l'évidence. Si les fleurets étaient plutôt efficaces contre les lézards, ils n'étaient d'aucune utilité face à ses « poissons ». Jack chercha des yeux son arme – qu'il n'avait pas utilisé contre les lézards, car il la savait inefficace contre cette race – et la trouva tout près. S'en emparant, il se plaça devant le Docteur et Galilée, puis tira.
À première vue, le capitaine sembla bien partit, mais lorsque des lézards commencèrent à pénétrer par la trappe restée ouverte, les compagnons devinrent subitement un peu nerveux.
-Nous n'avons plus le choix, sauf celui de défendre nos vies, murmura Galilée en empoignant solidement son fleuret.
Le Docteur allait en faire de même lorsque qu'un Père Noël lui tira dessus, l'atteignant à la jambe. Il poussa un gémissement de douleur et s'écrasa sur le sol au milieu d'un cercle d'ennemi. Jack n'était pas en meilleur posture. Désormais déchargé, l'arme ne servait plus à rien. Il la lança donc à la figure de ses poursuivants, puis il se campa bien solidement sur ses jambes, fleurets à la main. Il entreprit de combattre les lézards et les « poissons » dans un même combat, réduisant ses chances de survie. Galilée observait cette scène. Pourquoi aucun des ennemis ne l'attaquaient elle? Elle regardait impuissante les deux hommes se défendre avec plus que l'énergie du désespoir. Ils les surpassaient en nombre et en force. Ils étaient fatigués par la course et les combats.
-Non…Je ne veux pas que ça finisse ainsi, pas maintenant…NON! Hurla la jeune femme.
Une bourrasque de vent se leva, l'air se fit plus lourd et une étrange lumière de particule orangée entoura subitement la jeune femme au nom céleste dont la rage et la panique augmentaient à vu d'œil, se déchirant l'espace de son coeur. Un bruit familier accompagna le tout. Acculé le dos contre un mur en position assise, le Docteur ouvrit grand les yeux de surprise.
« C'est…tout simplement…impossible… »
