Voila le onzième chapitre. Au début, c'était censé être l'avant dernier, mais finalement, l'avant dernier sera le chapitre 12. C'est un délire je vous avertit. Ne soyez pas choqué. Après tout, nous sommes là pour s'amuser et lire. Il y avait deux version à la fin de cette histoire et j'ai décidé de poster celle-ci.
Chapitre 11 : Warning, warning!
La montée à bord du Vaillant se fit sans embûches, mais Galilée pressentait qu'ils arrivaient trop tard, que Res était partit. Ils sortirent du TARDIS rapidement.
-Quelqu'un a un plan de cette bibitte? Demanda Galilée avec un soupir à en fendre l'âme.
Les hommes se regardèrent, agaçant Galilée. Ils s'étaient donc jetés dans la gueule du loup sans même savoir ce qui les attendait dans ce porte-avion gigantesque?
« Ce Vaillant ressemble au dernier, je devrais pouvoir nous guider sans trop de difficultés. » Dit finalement le Docteur après un petit moment de silence.
La jeune étoile ne pensait pas que c'était rassurant, mais suivit tout de même le Gallifréen dans les dédales du vaisseau. Il semblait réellement savoir où il allait. Il tournait à droite ou à gauche sans aucune hésitation. Jack ne contredisait aucune des directions et semblait lui faire une totale confiance. Gallilée frissonna. Comment pouvait-on mettre autant de confiance en une seule personne? Le Docteur était-il réellement le sauveur dont tous parlaient? Elle ne pouvait y croire. Pas cet homme si étrange. Ce n'était guère pendant cette aventure que Galilée se rendrait compte de tout ça, mais ça viendrait…comme toujours.
« Nous voila dans la salle principale. » Annonça gaiement le Gallifréen qui avait sentit que leur ennemi n'était plus à bord. C'était une intuition très forte qui lui enserrait les entrailles. Res avait quitté le vaisseau, ça ne faisait plus aucun doute.
La jeune femme songea que ça ressemblait davantage à une salle de réunion. Elle caressa doucement le marbre de la table. Les militaires avaient voulu ajouté un peu de somptuosité à ce vaisseau ou bien était-ce peut-être le caprice d'un haut ambassadeur ou dignitaire. Elle continua son examen visuel de tout ce qui l'entourait. C'était grand, trop peut-être. Elle savait que les hommes avaient tendances à l'exagération pour prouver à d'autre qu'ils étaient les meilleurs. En construisant un porte-avion aussi énorme, les militaires avaient décidés de se gonflé le torse, vantant donc les talents des ingénieurs anglais.
-Pitoyable, murmura-t-elle sans qu'aucun des deux hommes ne l'entendent.
Jack lui réfléchissait à toute vitesse, puis quitta rapidement la salle, laissant sa fille et son père temporel en plan. Ces derniers se regardèrent un moment sans comprendre, mais ne le suivirent pas, chacun sentant qu'il avait la situation bien en main.
Le silence s'installa. Les deux personnes présentes n'étaient pas réellement enclines à adresser la parole à leur voisin. Ce fut donc une lourde tension qui remplaça la conversation qui aurait peu avoir lieu. Le Docteur s'éloigna d'elle pour aller vérifier le tableau de bord qui se trouvait juste au-dessus d'eux et dont il eu l'accès grâce à un escalier. Galilée quant à elle s'approcha des hublots. Trois exclamations furent poussés en même temps dans l'immensité du Vaillant.
-Je les ai trouvés! Annonça Jack en arrivant, suivit par Gwen et Ianto qui semblaient en très bonne santé malgré les émotions des dernières heures. Au moins, ils étaient encore en vie. Galilée leur fit un sourire forcé, le Docteur ne réagit même pas.
-Quoi? Demanda le même homme en les voyant aussi silencieux et soucieux.
Ce fut le Docteur qui prit en premier la parole.
« Le système d'autodestruction s'enclenchera bientôt… » Commença le Gallifréen, jetant la consternation sur le groupe d'en bas. « Évidemment, nous avons le temps de quitter ce vaisseau, mais en tombant et en explosant, le Vaillant risque de détruire les villes en-dessous de nous. »
-Ce n'est pas le pire, fit la voix angoissée de Galilée qui regardait toujours à l'extérieur du hublot.
« Qu'est-ce qui pourrait être pire que la destruction d'humains? » Rétorqua sèchement le Docteur, exaspéré de ses interventions toujours importunes.
-La destruction live d'humains par des créatures mi lézard, mi homme? Suggéra-t-elle en se tournant vers le Gallifréen qui avait subitement blêmit. Deux fronts de danger, deux fronts à éradiquer avant qu'il ne soit trop tard. Il jeta un coup d'œil au tableau de bord. Le décompte était prévu pour 18 :55 et il n'était que 18 heures. Ils avaient encore 55 minutes pour tout faire…
55 minutes, 34 secondes
Le Docteur envoya Torchwood chercher tous les attirails de ce vaisseau et d'en faire l'inventaire précis à une vitesse presque impossible. Ianto s'occupa des ordinateurs alors que Jack et Gwen cherchèrent des armes militaires. Pendant ce temps-là, Galilée n'avait pas bougé et tripotait nerveusement le sac de bonbon qui traînait au fond de sa poche depuis qu'elle l'avait trouvé à l'intérieur du TARDIS.
-Ont-ils des faiblesses? Demanda-t-elle en parlant bien évidemment des Coondorans.
Un silence lui répondit. Il n'en savait donc rien. Il connaissait ces créatures, mais il ne savait pas comment les annihiler? C'était contradictoire, mais Galilée choisit ce moment-là pour faire preuve de sagesse : elle ne fit aucun commentaire désobligeant.
« En faites, je connais la race inférieure de Coondorans. Celle-ci est la supérieure… »
Galilée haussa un sourcil, perplexe, ainsi, il y aurait deux races de cette espèce?
-Pouvez-vous me parler de la première? Demanda-t-elle, songeant que si elle pouvait analyser la race inférieure, peut-être trouverait-elle une solution pour la race supérieure.
Le Docteur ne répondit pas immédiatement, regardant toujours les cadrans qui descendaient lentement.
« La race inférieure de Coondoran est composé de matières sucrés, majoritairement de glucides. Ça peut sembler étrange, mais sur certaine planète, la mer n'est pas salée, mais bien sucré et les Coondoran vivent dans ces eaux-là. Du moins, les inférieurs. Ils se déplacent comme nos amis d'en bas, mais ils n'aiment pas le sel… »
La jeune femme était sceptique. Cet homme devait rire d'elle, car cette explication était de loin la plus risible qu'elle n'ait jamais entendu. Des extraterrestres faits de sucre dont la faiblesse serait le sel? Elle ne convenait pas qu'une telle sottise puisse exister.
-Vous blaguez j'espère?
« Pas du tout. »
45 minutes et 33 secondes
Jack et Gwen revinrent avec un sac d'armes et de munitions qu'ils étalèrent rapidement sur la table pour en faire le décompte. Galilée et le Docteur les regardaient faire, sans savoir s'ils voulaient réellement faire partit de ce massacre. La première surtout, n'avait jamais utilisé d'armes à feu de sa vie alors que le deuxième rechignait à faire du mal aux créatures, peu importait qui elles étaient.
-Tout l'attirail lourd du porte-avion a été désactivé, annonça Ianto en entra dans la salle quelque temps après ses coéquipiers.
Le Docteur soupira.
« C'est une mauvaise nouvelle. »
-…mais les canons extérieurs avant fonctionnent encore, finit l'humain en gardant son calme malgré que le Gallifréen l'ait interrompu.
Ce dernier eu un sourire.
« C'est une bonne nouvelle! » S'exclama-t-il finalement. Il regarda l'heure, puis soupira.
30 minutes
« Il ne reste qu'une demi-heure avant que le compte à rebours ne commence. » Annonça-t-il calmement comme s'il se contentait de relater une nouvelle particulièrement ennuyante. Quant à la jeune étoile, elle réfléchissait de son mieux pour trouver une solution. Elle pensait en avoir trouvé une, mais c'était si…déjanté qu'elle n'était pas vraiment certaine que ça marcherait. Surtout qu'elle basait son plan sur les dires d'un homme à qui elle ne faisait pas du tout confiance, même si elle avait été embarquée dans ses aventures par son père qui lui avait une entière confiance en lui.
Jack et Ianto s'affairaient à trouver les commandes électroniques des deux derniers canons encore en fonction. Gwen quant à elle pianotait rapidement à un clavier d'ordinateur, espérant retrouver la trace de l'ex agent du temps. Au bout d'un moment, elle du annoncer une bien mauvaise nouvelle.
-Les gars…commença-t-elle incertain alors que les têtes sur tournaient vers elle, sauf celles de Galilée et du Docteur qui étaient affairés dans leur propre tête.
-Res n'est plus sur la Terre.
Même les deux énergumènes se tournèrent finalement vers elle lorsqu'elle eu finit sa phrase. Quoi? Res n'était plus sur la Terre alors que ses soldats étaient en train de la dévaster? Totalement impossible. C'est le commentaire que sortit Jack en haussant les sourcils.
-C'est pourtant vrai, assura Gwen en tournant l'écran vers son patron.
-Un corps a été retrouvé à la berge du Danube! S'exclama Ianto qui était lui aussi en train d'analyser la Terre.
« C'est pas tout à côté… » Fit remarquer le Docteur.
-Et ça ressemble à Res, ajouta l'homme à tout faire en jetant un regard vers Jack.
« C'est possible, ce Res avait une maladie Coondoranienne particulièrement mortelle et douloureuse. Il s'agit d'un poison répandu sur leur planète. Si un humain est en contact trop longtemps avec eux, il finira par mourir dans d'atroces souffrances. » Expliqua le Docteur qui voyait le temps filer à tout allure.
Il y eu un silence.
-Mais pourquoi le Danube? Demanda Galilée. Ce n'est pas supposé être le fleuve qui sépare Buda et Pest en Hongrie?
C'était une excellente question.
« Certes…mais je ne saurais expliquer comment il a fait pour s'y rendre et surtout pour y rendre son dernier souffle. »
-Il avait son bracelet, commenta Ianto en les regardant. Il a très bien pu l'utiliser, mais il y aurait eu un dysfonctionnement dans le temps, ce qui l'aurait décalé de l'endroit où il voulait aller.
Il y eu un autre moment de silence alors que Jack et le Docteur se regardait. Se pouvait-il que lorsque Galilée avait appelé le TARDIS à elle, le temps et l'espace s'en était trouvé affecté, comme une onde aquatique lorsque l'on plonge un doigt dans l'eau. Si c'était le cas, alors ça expliquait aisément la présence de Res aussi loin de l'Angleterre.
« Il ne nous reste plus beaucoup de temps. » Intervint le Docteur pour les faire revenir à l'urgence du moment présent.
8 minutes et 03 secondes
Tout était en place, tout était prêt pour bombarder les ennemis ou essayer de leur faire peur. Ils étaient placés, ils attendaient simplement le signal du Docteur qui pilotait le Vaillant avec brio. Galilée trépignait, commençait à se dire qu'elle pouvait toujours faire un essaie de sa théorie et ainsi voir si elle avait eu raison de faire confiance à son intuition et aux renseignements du Docteur. Elle se balançait d'une jambe à l'autre, incertaine, hésitante. Elle fonçait souvent sans réfléchir avant, mais dans cette situation, elle préférait être certaine de ne pas se tromper. Ce serait un peu catastrophique si cela venait à faire l'effet contraire de ce qu'elle souhaitait.
-Docteur, où est le poste de commande des canons?
Ils étaient restés à nouveau seuls ensembles puisque son père et son équipe étaient descendu combattre au corps à corps l'envahisseur qui avait commencé à envahir les rues.
« Pourquoi faire? » Demanda l'interpellé en fronça les sourcils.
-Vous verrez bien! Vite c'est urgent!
« Très bien, mais si vous comptez les utiliser, je dois demander aux trois autres de remonter. » Soupira-t-il en sachant très bien que ce n'était pas le moment de se disputer.
-Et bien allez-y, mais dites-moi où c'est!
Elle s'impatientait, elle paniquait. Le Docteur lui expliqua comment se rendre, puis demanda à Jack, Ianto et Gwen de remonter sur le Vaillant.
-Pourquoi ça? Fit la voix de Gwen dans les haut-parleurs.
« Parce que sinon vous risquez d'être touché par les canons. »
La raison fut acceptée et ils retournèrent rapidement à bord, combattant par le même fait les envahisseurs qui leur bloquaient le chemin.
3 minutes 05 secondes
Galilée était finalement parvenu aux contrôles des canons. Ce qu'il lui fallait faire, c'était de bien viser. Soupirant, elle retira une version miniature d'obus du canon, le déposa sur une table mécanique, puis sortit le sac de bonbon. S'assurant qu'il n'y aille personne, elle déballa une sucrerie, la mâcha rapidement, puis la colla rapidement sur le boulet. Elle fit ainsi avec quelques bonbons, s'assurant de bien recouvrir l'entière composition de cet arme mortelle.
-J'espère que ça va marcher…
Elle remit le tout dans le canon, puis vérifia l'emplacement exact des lézards. Ils étaient dans un espace à découvert et les maisons environnantes semblaient vides ou malheureusement, déjà éradiquées par l'ennemi.
-Faites que ça marche.
Elle tira, reculant sur la brusquerie du coup. Le boulet partit en flèche vers le groupe compact de lézards qui avançant, puis explosa dès qu'il toucha le sol. Le sucre fut expédié sur les envahisseurs. Sans réaction.
-Au moins, commença-t-elle en soupirant, j'aurais essayé.
Des cris et des hurlements retentirent, on pouvait les entendre grâce au satellite qui reliait le Vaillant à la Terre. Elle jeta un autre coup d'œil vers le bas et distingua plusieurs ennemis qui tombaient les uns après les autres, dévastés par cet élément inconnu à leur organisme qui ne tenu pas le coup.
-Ça a marché!
1 minute 58 secondes
Dans la salle principale, c'était la perplexité qui régnait en maître. Les lézards se tordaient de douleur. Une autre explosion retentit, signe que Galilée avait tiré une deuxième fois. Jack n'en revenait tout simplement pas.
-C'est impossible, nous avions essayés cette technique dans le générateur et elle n'avait pas fonctionné, s'étonnait le capitaine alors que la menace était peu à peu éradiqué.
-Normal, vous n'aviez certainement pas de sucre avec vous, fit la voix moqueuse et triomphante de la jeune fille en entrant dans la pièce. Son regard alla aussitôt défier le Docteur.
« Bien sûr! Le sucre. Évidemment! Si les inférieurs ne supportent pas le sel, les supérieurs, gorgés de sel, ne supportent pas le sucre. » S'exclama le Docteur sans prendre en compte que tout avait déjà été solutionné, mais pas par lui. « C'est une arme plutôt incongru, mais c'était certain qu'elle fonctionnerait! »
On entendit un grognement de colère venant de Galilée, puis un bruit sourd venant de plus loin.
-Jack! Cria Ianto en se précipitant vers son patron qui venait de s'effondrer sur le sol.
-Qu'est-ce qu'il a? Paniqua Galilée en courant à son tour vers son père.
« La maladie des Coondorans. » Laissa tomber le Docteur, amer.
-Quoi? S'exclama Galilée. Comment ça?
« Dans Big Ben,s' il n'allait pas bien, ce n'était pas seulement à cause de sa résurrection, il y avait une autre raison que je n'arrivais pas à voir. Il a été empoisonné. Ce qui l'a tué la première fois devait être enduit de poison. » Expliqua calmement le Gallifréen et s'agenouillant aux côtés de son fils temporel.
-Est-ce qu'il va mourir?
« Pas si je le soigne… »
-AUTODESTRUCTION DU VAILLANT DANS TROIS MINUTES, JE RÉPÈTE, AUTODESTRUCTION DU VAILLANT DANS TROIS MINUTES-
