Chapitre 2
Entraînement intensif...
...Pour les personnages comme pour l'auteur...
Aïe aïe aïe !
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Salazar avait changé. De morne et inactif, il était passé à sévère et on n'arrivait pas à le faire tenir en place plus d'un quart d'heure (Nda : 15 min. 13 secondes et quelques millièmes plus exactement) . Il était très exigeant avec son nouvel élève mais celui-ci s'appliquait tout particulièrement ; il savait que Serpentard reprenait goût à l'enseignement.
Bien vite, Harry avait repris le rythme scolaire et, à son grand étonnement, il s'était découvert plusieurs dons pour l'escrime, la magie runique et sans baguette, offensive, défensive ; par contre, les potions et les arts martiaux n'étaient pas son point fort.
Autant Godric l'encourageait, autant Salazar le rabaissait constamment –ce qui n'était pas sans lui rappeler Rogue- ; mais leurs deux méthodes avaient marché. L'enthousiasme et la colère faisaient office de stimulant ; ayant une forte envie de clouer le bec, Harry se concentrait comme un dingue. Et le Fondateur ne pouvait pas nier les progrès fulgurants de celui qu'il considérait à présent comme son héritier.
Il y avait un avantage à être mort : Harry pouvait travailler des jours et des nuits entières sans s'arrêter, sans sentir la moindre courbature. Il se demanda si dans le monde des vivants, il pourrait toujours tenir ce rythme de dingue.
Ce jour-là, à une semaine exactement de Noël, il avait escrime avec Godric ET Serpentard. C'était le seul cours qu'ils avaient en commun –fort heureusement, car malgré leur amitié profonde, ils se disputaient souvent. Il les considérait à présent comme ses mentors et ses frères, car malgré le fait qu'ils soient morts vieux, ils étaient redevenus jeunes dans le royaume des morts –à leur plus grand plaisir.
« Je n'aimais pas être courbaturé ! » avait affirmé Godric.
Le gymnase était aussi immense que la Grande Salle, à Poudlard. Des tapis recouvraient le sol et c'était aussi ici qu'ils pratiquaient les arts martiaux. Sur un mur était entreposé une telle quantité d'armes que Harry était presque sûr que toutes n'étaient pas « de ce monde », comme on disait. Il porta rapidement son choix sur deux cimeterres (Nda : et alors ? Harry n'est pas Drizzt mais quand même) et se retourna pour voir Gryffondor, en face de lui, tenant une épée à deux mains. Il sentait le regard de Salazar, qui se contentait d'observer. Il savait qu'ensuite, les deux professeurs inverseraient les rôles. A moins que...
Ce fut Godric qui prit l'initiative. Il se fendit en une attaque que le jeune homme évita facilement. Faisant tournoyer ses cimeterres, il tenta de toucher son professeur qui parait calmement.
Au bout d'un quart d'heure d' « échauffement », le rythme s'intensifia ; Salazar était impressionné par la rapidité avec laquelle son élève se mouvait. Alors, avec un sourire mesquin, il décida... de compliquer les choses. Il pris une rapière dans une main, une dague dans l'autre et attaqua à son tour.
Harry sentit qu'il était attaqué de deux côtés. Séparant ses cimeterres, il para les deux lames et évita la dague. Il se recula et analysa la situation.
Deux ennemis puissants contre lui. Trois lames.
-Parfois, il faut savoir perdre, n'est-ce pas ? lança-t-il.
Sans attendre, il planta ses armes dans le tapis et s'inclina devant ses maîtres, montrant la nuque. S'ils le voulaient, ils pouvaient le frapper et le tuer. C'était une marque de profond respect entre guerriers.
Les professeurs le saluèrent de la même façon. Alors que lui et Salazar se dirigeaient vers les cachots, le Fourchelang prit la parole :
-Harry... On n'a pas vraiment de cadeau de Noël pour toi mais...
-Peu importe ! s'écria-t-il. Moi non plus, je n'en ai pas !
-Ta seule présence est un cadeau ! Je désespérais d'enseigner à nouveau un jour. Mais laisse-moi finir.
Il prit une inspiration et dit :
-Je suis désolé, mais nous n'avons pas eu l'autorisation pour que tes parents et Sirius viennent te voir.
Harry écarquilla les yeux :
-Quoi ? Quelle autorisation ?
-Eh bien, Godric et moi sommes enfermés dans une sorte de « bulle » qui nous séparent des autres âmes défuntes. Il faut demander une autorisation aux déités pour pouvoir communiquer. Or, lesdites déités nous ont déjà accordé une immense faveur : ta résurrection. Donc, il était très peu probable que tu puisses rencontrer ta famille.
Il s'interrompit puis reprit :
-Maintenant... Si tu veux rater ton cours de potions, tu le peux...
Harry ferma les yeux. Devant ses paupières fermées défilèrent nombres d'images : des photos de ses parents, Sirius, l'arche, Godric, Salazar et... Voldemort. Tout revenait à lui. Non, ce cours de potions serait un petit pas de plus sur le chemin de la vengeance. Il devait arrêter de regarder toujours en arrière. Bien sûr, il regretterait toujours sa famille ; mais après tout, ensuite, n'aurait-il pas l'éternité pour les connaître ?
Des millions de vie dépendait de lui. Il ne pouvait pas les décevoir. Il ne devait pas.
Il rouvrit les yeux, déterminé, et s'élança en direction des cachots. Se rendant soudainement compte que Serpentard était toujours derrière lui, il se retourna :
-Eh ben, tu viens ?
Pour la première fois depuis qu'il le connaissait, Salazar laissa paraître ses sentiments. Interloqué, il suivit le jeune homme enthousiasme jusqu'au laboratoire.
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Depuis environ dix ans, Harry suivait l'entraînement des Fondateurs et d'autres maîtres que ceux-ci lui avaient présenté sans se lasser. Chaque moment était unique et le jeune homme, sachant parfaitement qu'une année était éphémère, faisait tout pour rendre satisfait ses professeurs –qui étaient notamment très surpris de ce regain d'enthousiasme. Eux-mêmes commençaient à appréhender le moment où Harry devrait les quitter.
La dernière journée, il eut droit à une « surprise » : tous ses maîtres (Leïya, la petite fée, Trevian, le maître demi elfe, Fereniar, un antique paladin un peu philosophe, Huthgar, un nain taciturne, peu loquace mais très intéressant, Jiul, un élémental d'eau, et Grinwald, le fameux mage noir mystérieux, passionné par les Arcanes Sombres) ainsi que Salazar et Godric lui avaient organisé une fête. Il y avait eu aussi sa famille, qu'il avait pu voir durant son séjour chaque Noël –un cadeau d'une déesse nommée Sylun, qui l'aimait particulièrement.
Puis le jour du départ arriva.
Bien sûr, il y aurait toujours le Miroir de Noisiv (Nda : Vision), mais ce n'était pas pareil. Ne parleraient-ils plus jamais à cet étudiant qu'ils commençaient à considérer comme un petit frère ?
Leur gorge serrée de tristesse, les maîtres regardaient leur cadet affirmer sa personnalité. Il restait impatient, mais s'était calmé et prenait le temps d'analyser la situation. Sa puissance l'avait rendu sûr de lui, mais pas arrogant. Il portait constamment ses cimeterres accrochés dans son dos, par sécurité.
La pratique de l'Occlumencie et de la Légilimancie l'avait rendu maître de ses émotions et doué dans la maîtrise de l'esprit. La persuasion était également devenu un de ses points forts –merci Salazar.
Le jour dit, les trois « frères » se rendirent dans la Salle du Miroir. Les autres n'avaient pas eu le droit de pénétrer la bulle, ce jour-là. Un pentacle avait été tracé sur le sol.
-C'est l'heure, articula difficilement Salazar.
Il avait la gorge nouée, tout comme Harry et Godric. Celui-ci continua :
-Harry... Tu comprends que tu ne peux pas revenir sous le nom de Harry Potter. Nous avons trouvé un nom qui t'irait bien. Caelan. Cela signifie « guerrier puissant ». Tu aimes ?
Les larmes aux yeux, le jeune homme répondit :
-Je serais fier de porter ce nom, Godric, Salazar.
Ils sourirent tristement et le Maître des Potions se détourna pour cacher des larmes qui ne tarderaient pas à couler.
-Alors, qu'est-ce que t'attends ? continua-t-il d'une voix un peu plus aigue que d'habitude.
L'étudiant comprit qu'il n'était pas impatient de le voir partir mais surtout qu'il tenait à cacher qu'il pleurait.
-Je vais y aller... quand vous m'aurez dit comment.
Godric lui expliqua difficilement avant de le serrer dans ses bras.
Juste avant qu'Harry ne prononce la dernière incantation, Salazar se retourna, le visage baigné de larmes –tout comme Godric et Harry, qui, eux n'avaient pas honte de le montrer. Le Fourchelang jura :
-Oh, au diable la réputation !
Il enlaça Harry et lui ébouriffa les cheveux.
-Au revoir... Caelan.
-Je ne vous oublierai pas. Vous pourrez être fiers de moi !
-Nous le sommes déjà...
Il se recula et ils regardèrent leur disciple disparaître dans un rayon de lumière.
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Mon dieu, je chialais, à la fin ! Oh, c'est horrible, ce truc ! Au fait, la règle 356 stipule que les fruits pourris et autres légumes sont interdits dans la fic et qu'on a pas le droit de piquer les cimeterres de Harry ou les armes des autres. La règle 2 stipule que si l'auteur meure, vous n'aurez jamais la suite.
Et euh... a fait passer une règle comme quoi on a plus le droit de répondre aux reviews. Je m'y oppose mais je veux pas me faire virer , donc, je donne juste un petit mot à onarluca et sajuuk qui trouvaient les commentaires de trop. Voyez, cette fois, je n'en ai pas mis trop (deux ou trois) ! On a décidé de ralentir...
Et un petit coucou à tous ceux qui m'ont lu (mushu, sajuuk, pedro0144, underphoenix –dont je reprendrai la fic après celle-ci -, Tiffany Shin, ostrum, emmik, sandjo –merci pour les 2 reviews-, Lilya –eh, qu'est-ce que tu fais là ? lol merchiii-, kika, Dark Mione, onarluca et Feu du Ciel –ma toute première review est de toi !
Je vous ADORE TOUS !
Et aussi, je tiens à faire de la pub pour :
-Que la Lumière soit, de Meldyn and Sether (Lilya et Moi)
-Les Temps Changent, de Lilya Potter
Et toutes les autres de Lilya
Voilà, merci à toi, 'Lia ! T'es la meilleure !
Gros zibous, à bientôt
Ptronille
