Dragon Ball
Histoires Courtes
Nous voilà pour une toute nouvelle histoire… J'espère que la petite histoire centré sur le personnage de Yamcha vous aura plu. Il a toujours était l'un de mes personnages masculins préféré… C'est tout de même l'un des premiers personnages principaux ! Puis il a bien changé au fil des années…
Quoi qu'il en soit, voici une nouvelle histoire ! Elle se centre cette fois-ci sur le Trunks du futur. J'espère évidemment qu'elle vous plaira… Bonne lecture !
Note : Comme toujours les magnifiques personnages ne m'appartiennent pas…
Histoire 2 – Mirai Trunks
Voilà maintenant un an que la paix est revenu sur la Terre. J'ai encore du mal à m'y faire. Avoir grandit dans la terreur, la violence et la guerre y est sans doute pour quelque chose. Mais je suis heureux de pouvoir maintenant dire que nous sommes en paix. De plus, mon voyage dans le temps à la rencontre de mon père et des anciens amis de maman m'a fait murir bien plus que je ne l'aurais pensé. Parfois, je pense encore à eux. Je me dis que si nous avions encore un Dieu, nous pourrions ressusciter toutes les victimes des androïdes… Mais maman dit qu'on ne peut rien y faire, si ce n'est honorer leur bravoure et leur courage. Elle ne veut pas l'admettre, mais elle ne s'est jamais remise de la perte de ses compagnons. Souvent elle me raconte les nombreuses aventures qu'elle a vécue avec eux, et elle se demande ce qu'elle doit vivre dans cette réalité alternée que j'ai créé. Pour l'heure, je l'ai aidé dans les réparations de la maison. J'ai du délaisser l'entrainement pour l'aider dans la reconstruction de l'entreprise. Ainsi, grâce à maman, le monde se voit reconstruire peu à peu. Elle a redonné l'espoir aux survivants du massacre. Je suis très fier d'elle. Je pense qu'elle voudrait que je prenne la relève. Elle aimerait aussi que je pense à fonder une famille. Ce qui est étrange, c'est que je ne pense jamais à ça personnellement. Pourtant je suis un jeune adulte. Je devrais y songer. Mais je n'y pense pas, c'est tout. Si je dois tomber amoureux et rencontrer quelqu'un, ça viendra naturellement. Du moins c'est ce que je me dis. D'autres n'ont pas la même opinion. Oolong pense que je ne suis pas normal parce que je ne m'intéresse pas aux jolies filles. Il me taquine toujours sur le sujet. Puar trouve ça plutôt romantique. Moi, je n'en pense rien. Du moins, jusqu'à ce jour…
Nous étions sortis en ville avec maman pour faire quelques courses. Avec Oolong, ils se disputaient quand à ce qu'ils prendraient pour le dîner. Discrètement, je me suis éclipsé pour les attendre dehors. C'est là que je l'ai rencontré. Il devait avoir deux ans de moins que moi. Un jeune homme brun, les cheveux mi-longs et en pagaille. Il était assis à terre en train de manger un morceau de pain. Evidemment, personne ne faisait attention à lui. C'était un sans abri, comme tant d'autres dans le monde depuis l'ascension des androïdes. Mais il avait quelque chose de fascinant. Ses yeux. D'un bleu ciel à faire tomber n'importe qui à la renverse. Il avait une guitare à ses côtés et un petit chien blanc qui dormait tranquillement. Il devait surement gagner sa vie de cette façon. Je suis resté la un moment à le contempler sans rien faire d'autre. Puis, je suis sortit de mes pensées lorsqu'un groupe de cinq jeunes individus – pas des amis à première vue – s'approchèrent du jeune homme brun en riant.
- Regardez moi ce clodo avec ces fringues les gars ! C'est qu'il fait le mendiant…
Cette phrase était accompagné de rire sadique. Visiblement, j'allais devoir intervenir. Le jeune brun ne répondit rien si ce n'est qu'il continua à manger son morceau de pain comme si de rien n'était. Devant cette indifférence, l'un des individus leva le bras prêt à frapper. En un éclair, je suis intervenu en me plaçant devant l'individu.
- Vous devriez faire attention, vous risquez de vous faire mal…
Le jeune blond qui s'apprêtait à frapper me regarda en me dévisageant. Ses copains avancèrent vers moi pour intervenir, me menaçant de me tuer si je ne me laissais pas faire gentiment. Evidemment, la situation me fit sourire. En moins d'une seconde, je maitrisais les cinq individus assez facilement sous les yeux médusé du sans abri et de son chien qui venait de se réveiller. Celui-ci resta bouche bée tout en me dévisageant. Là, j'apparaissais gêné devant lui, ne trouvant rien à dire, ni rien à faire. Au loin, j'entendis mon prénom. Maman, Oolong et Puar avaient finit les courses. Ils étaient les bras chargé de paquets. Maman me gronderait sûrement si elle avait assisté à toute la scène. Le jeune inconnu profita de mon inattention pour prendre sa guitare d'une main, son chien sous le bras, puis partir.
- Attends ! Ne pars pas !
Mais le jeune homme était déjà en train de partir.
- Qui était-ce ? demanda ma mère.
- Je ne sais pas…
Il était temps pour nous de rentrer à la maison. Mais je devais savoir qui était ce jeune homme et s'il allait bien. C'est étrange mais… J'en ressentais le besoin. Maman disait souvent qu'on ne pouvait pas aider toute la population de la Terre, je le sais, mais là c'était différent.
Au soir, après le dîner, je sortais pour le retrouver. Je me disais qu'en survolant la ville j'aurais certainement une chance. Il ne me fallut pas plus d'une heure pour le retrouver aux abords du parc municipal, sur un banc. Il était en train de donner quelque chose à manger à son chien tout en le recouvrant de leur seul et unique couverture. Je descendis vers le jardin public et atterris face au jeune homme.
- Bonsoir.
Surpris, le jeune homme laissé échapper un cri. Il se demandait surtout comment j'étais parvenu à atterrir du ciel. Rajouté à cela mon exploit du jour. Il était en droit de se poser certaines questions et d'avoir peur.
- Calme-toi, je ne te veux aucun mal je t'assure… Et puis, j'ai pas la tête d'un mauvais garçon ?
- Euh… Je ne crois pas non…
- Qu'est-ce que tu fais si tard ici ? Tu n'es pas chez toi ?
- Je n'ai pas de chez moi, ça me semble évident, répondit ironiquement le jeune homme.
- Tu veux dire que tu vis dans la rue ?
- Je ne suis pas le seul dans ce cas là ! Depuis la disparition des cyborgs, la plupart des centres d'hébergement ont fermé. Les gens ont pu retrouver une maison, un toit, une famille… Ils n'avaient plus lieu d'être.
- Et toi ce n'est pas le cas ?
- Ca se voit non ! rétorqua ce jeune homme.
- Et ta famille ? Ou sont-ils ?
- Ils sont morts il y a des années de ça. Depuis je me débrouille seul.
- Je suis vraiment désolé.
Et je l'étais.
- Bon, a moins que tu n'ai une pièce ou deux à me filer, j'aimerai assez bien dormir…
- Je n'ai pas d'argent sur moi.
- Alors bonne nuit.
Le jeune homme commença à s'allonger sur le banc. Je ne pouvais pas le laisser ainsi.
- Mais tu pourrais venir dormir chez moi… J'ai une assez grande maison, ce n'est pas la place qui manque. Et de plus, tu pourrais manger un bon repas. Ton chien aussi bien sûr est le bienvenu.
A ces mots, le chien se releva, levant les oreilles. Il n'aurait refusé cela pour rien au monde visiblement. J'attendais donc la réponse du jeune homme.
- Hum… Ca cache quoi ?
- Comment ça ?
- J'imagine qu'en échange tu attends que je sois généreux avec toi ?
Je ne voyais pas ce qu'il voulait dire, je ne comprenais pas. Il n'attendit pas que je réponde et il se leva, tenant son chien dans les bras.
- De toute façon, je préfère ça à dormir ici… Ca me changera ! T'habites loin ?
- Cinq minutes en volant, répondit-je.
- T'es gentil mais j'ai pas des ailes moi !
- Tu n'auras qu'à venir sur mon dos, je tiendrais ton chien.
Il ne semblait pas rassurer pour autant. C'est vrai que les humains n'avaient pas vraiment l'habitude de voir des gens voler dans les airs. Je lui souriais, attendant qu'il prenne sa décision. Il semblait okay. Il grimpa sur mon dos tandis que je prenais l'animal dans mes bras. Je décollais dans les cieux direction la maison. L'individu semblait émerveillé de frôler les nuages et de voir la ville du ciel. Cinq minutes plus tard, nous étions à la maison. Il laissa tomber sa mâchoire en arrivant.
- Tu vis à la Capsule Corp ? Tu es de la famille de Bulma Brief ?
- Je suis son fils.
- Si je m'attendais à ça…
Je l'invitais à me suivre dans la maison et l'emmenait directement dans la cuisine pour lui offrir quelque chose à manger. Il ne parlait pas, semblait regarder autour de lui pour voir ce qui l'entourait.
- Qu'est-ce que tu veux manger ?
- Peu importe, j'ai une faim de loup !
Je m'empressais donc de préparer un plat de pâtes pour lui et pour le chien. Tout en cuisinant, je continuais de le questionner.
- Au fait je m'appelle Trunks, et toi ?
- David.
- C'est rigolo comme prénom.
- Et Trunks c'est pas ridicule peut-être ? s'emporta t-il.
- Doucement, répondit-je, je ne voulais pas me moquer.
Les pâtes étaient prêtes. Je le servais, tout comme Chan, le petit chien qui l'accompagnai partout.
- Ca va, tu cuisine plutôt bien pour un riche.
Je ne répondais pas. Il me semblait qu'il essayait de me provoquer pour une raison que j'ignorais encore. Puis il termina son assiette.
- Ah j'ai l'estomac plein ! dit-il satisfait en souriant. Je suppose que maintenant on va dans ta chambre ?
- Il y a des chambres d'amis tu sais…
- Ah… Tu n'a pas envie de salir tes draps alors tu préfère faire ça dans une autre chambre. C'est toi qui vois faut dire…
- Que veux-tu que je fasse ?
- Ce que tu veux. En dessous, au dessus, tu sais dans ma condition j'ai déjà du tout tester…
Il est vraiment bizarre comme garçon. De quoi veut-il parler ?
- Je suis navré mais je ne comprends pas ou tu veux en venir.
- Me dis pas qu'en plus de ça tu es puceau ? dit-il en riant.
- Pardon ? m'étonnais-je. Pourquoi me demande tu ça ?
- Arrêtes moi si je me trompe… Mais je suis bien censé devenir ton petit joujou en remerciement pour ton hospitalité ?
- Un joujou pourquoi ?
- Pincez moi je rêve… Tu ne veux pas coucher avec moi ?
Ca y est, je devenais rouge et embarrassé. Pourquoi me demander une chose pareille ? Etait-il vraiment normal ce garçon ?
- Non, dis-je confus. Je ne pensais pas du tout à cela…
- Alors tu veux dire que tu m'offre l'hospitalité en retour sans rien me demander ?
J'approuvai de la tête mais il ne semblait pas convaincu. C'est là que j'appris que d'ordinaire, quand quelqu'un était gentil avec lui, il demandait en général ce genre de services. Jamais je n'aurais pensé qu'un être si beau que David, aussi pur (tel que je le voyais) pouvait être souillé par des individus peu scrupuleux. Ca me répugnait. Mais en même temps, j'étais d'autant plus attendrit par ce jeune homme. Je l'invitais alors simplement à aller se coucher en lui montrant une chambre non loin de la mienne. Il y dormit comme un bébé d'après ses dires, Chan également.
Le lendemain matin, j'étais avec maman dans la cuisine. David dormait encore. Sûrement du sommeil à rattraper. Je racontais donc à ma mère ma petite escapade de la veille.
- Tu es décidemment d'une grande générosité mon cher fils… Le portrait craché de ta mère !
- J'ai encore du mal à imaginer tout ce qu'il a pu vivre durant toutes ces années… Des hommes ont profité de lui depuis qu'il a quinze ans ! C'est ignoble…
- Tu sais chéri, ce genre de choses se passait bien avant que les cyborgs ne terrorisent la population. Et les gens ont du survivre comme ils ont pu… Ce fut le cas de ton nouvel ami.
Devais-je lui confier le trouble qui m'animait depuis que je l'avais rencontré ? Mon cœur qui battait de plus en plus vite, mes mains devenant moites… Mon embarras quand j'étais dans la même pièce que lui. La façon dont-il avait de me regarder que je trouvais charmante.
- Je me trompe ou tu tombe amoureux ? me demanda t-elle quand je lui racontais.
- Tu crois ? Non ce n'est pas possible, on ne tombe pas amoureux d'un garçon !
- Et pourquoi pas ? Il n'y a plus rien qui soit étonnant maintenant…
Ma mère prenait ça tellement bien. Elle qui avait toujours rêvé de me voir marié et père de famille, elle ne semblait pas plus choqué que ça.
Les jours qui suivirent je pus me rendre compte qu'elle n'avait pas tord. David accepta de rester quelques temps à la Capsule Corp. Il s'habitua peu à peu à notre vie. Bien qu'il adorait toujours me contredire ou faire le contraire de ce que je voulais, nous devenions de plus en plus proche. Une belle amitié s'était développée entre nous. Nous nous racontions nos vies durant des heures. Hormis maman et ses amis, il fut la seule personne à qui je me confiais sur ma nature de sayan, sur mon père, mon voyage dans le passé et sur la mort des cyborgs. Lui me confiant sa vie. La perte de ses parents à l'âge de quinze ans, assassiné par C-17. Puis comment, de ville en ville, il est devenu le jouet des hommes, comment il a du survivre… Puis plus attendrissant, sa rencontre avec Chan six mois plutôt. Il errait, comme lui, dans la ville. Puis ils devinrent inséparables.
Maman avait raison. J'étais tombé amoureux de ce charmant jeune homme. Mais lui, que pensait-il réellement de moi ? Un soir, je rentrais du bureau. Nous avions eu une réunion importante sur la création de nouveaux gadgets. Il devait être déjà tard dans la nuit quand j'entrais dans le salon. Puis David apparut, un plat dans les mains, sortant de la cuisine. Il me souriait et m'inviter à m'assoir à table. Il déposa le repas sous mes yeux.
- Et voilà ! Tu as intérêt à tout manger j'ai passé une heure dans la cuisine pour toi… Oolong était persuadé que je n'y arriverais pas, mais j'ai réussit ! Mon premier plat fait maison… Allez goûtes !
- Je peux savoir en quel honneur ?
- Il faut avoir une bonne raison pour préparer un bon petit plat à son petit-ami à son retour de travail ?
Puis il m'embrassa tendrement avant de s'asseoir face à moi et de me servir.
