Salut tout le monde

Premièrement : je m'excuse pour cette longue – trèèèèèès longue – absence mais raisons étant multiples je ne vais pas les exposer ici et puis, comme dirait l'autre « Tu t'justifie, ta gueule » (oui j'ai des amis charmants)

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Donc voila enfin le chapitre 7. J'espère qu'il vous plaira. Je vous laisse sur ces bonnes paroles.

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Disclaimer : Tous les personnages sont la propriété de JK Rowling.

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Paring : Harry/Severus (principal) mais aussi Rémus/Sirius, d'autres couples apparaitront plus tard je ne veux pas vous gâcher la surprise.

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Warning: Cette fic est classée M c'est parce qu'elle comportera des scènes très explicites.

ATTENTION présence dans ce chapitre d'un lemon/lime (j'ai du mal à savoir avec ce que j'ai écrit) mettant en scène une relation INCESTUEUSE. Pour ceux qui ne souhaitent pas le lire, j'indiquerai le passage correspondant.

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Cette fic est un slash. C'est à dire des relations amoureuses entre hommes. Si vous n'aimez pas ça, ne lisez pas ! Homophobes, passez votre chemin

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Bonne lecture.

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Ces amis qui vous veulent du bien.

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Il eut à peine le temps de réagir que déjà Harry avait posé ses lèvres sur sa joue et partait vers sa maison.

Oui, la partie allait être intéressante pensa Severus à cet instant.

Harry traversa le parc le plus rapidement possible, songeant encore au baiser qu'il avait osé donner à l'homme.

Mais qu'est-ce qui t'a pris bon sang ! Tu n'aurais pas pu te retenir ! Nooooooooooon Môsieur joue les tombeurs ! Tu t'es jeté dessus sans le moindre scrupule ! Sans songer un instant de l'image que tu allais donner d'adolescent en manque soumis à ses hormones ! Bravo Harry tu as fait fort !

Il se reprit, songeant qu'il ne s'était pas réellement jeté sur Snape, parce que s'il l'avait fait, il ne se serait pas contenté d'un simple baiser sur la joue.

Des images des plus torrides lui vinrent à l'esprit. De longues mains blanches, arachnéennes, courant sur son corps, caressant son ventre, attrapant son …

Stop !

Il enfoui son nez dans son écharpe et pressa son pas pour arriver au 12 Grimmaurd Place, les joues légèrement rougies sous le regard ouvertement amusé de son père.

- QUOI ?!

Le sourire de Remus s'agrandit encore un peu.

- Rien, rien. J'ai simplement remarqué que tu avais l'air ailleurs. Tu n'as même pas dis au revoir à Severus.

Harry se rembrunit à ces paroles, le souvenir de son père enlaçant Severus le mettait dans un état de colère soutenue.

- J'espère que ça ne te dérange pas qu'il vienne manger avec nous demain.

- Tu en as parlé à P'pa ?

Le ton était clairement accusateur. Remus savait que son fils allait bientôt exploser alors il décida de passer à la deuxième partie de son plan.

- Bien sur. Il en était ravi.

Il fit une pause avant de continuer d'un ton innocent.

- Tu sais si je suis parti aux Etats Unis pour suivre Sirius c'est bien parce que Severus m'y à forcé. C'est pour cela que je lui en serais toujours redevable.

- Ah bon ?

La colère d'Harry semblait avoir disparut pour laisser place à la curiosité et Remus en profita. Il connaissait la manière qu'utilisait son fils pour séduire une personne normale, le problème venait du fait que Severus était loin d'en être une, de personne normale, aussi Harry devait apprendre à connaitre l'homme qu'il était devenu et non pas l'homme que dépeignait Regulus dans son journal.

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- Tu devrais aller le retrouver.

- Remus leva les yeux de sa tasse de thé et fixa un moment l'individu qui venait de parler.

- On en a déjà parlé Severus. Il m'a clairement dit qu'il voulait tourner la page. Si ce ne sont pas des paroles claires et limpides pour toi je n'y peux rien.

- C'est toi qui ne comprends pas Remus. Black avait besoin de tourner la page sur les événements récents, mais pris dans le feu de l'action ce stupide cabot en a fait trop.

- C'est-à-dire ?

- Qu'il la tourne mal. Il a décidé de tout oublier de son passé, les bons, comme les mauvais moments. Il n'a rien compris, il ne sait pas comment faire partir la douleur alors il fait des conneries. Tu dois aller lui botter le cul pour le réveiller.

- Il me rejettera une énième fois

- Je ne vois pas pourquoi.

- Il veut oublier tout de son passé, Severus ! Tu viens juste de le dire. Et moi je ne peux rien y faire.

- Pas tout Lupin. S'il avait voulu tout oublier il n'aurait pas gardé Harry avec lui.

- C'est son parrain.

- Il n'était pas obligé de le faire. il n'était pas le tuteur légal du gamin. Et pourtant il s'est battu comme un forcené pour en avoir la garde.

- Severus je ne pense pas que …

- Tu as raison Lupin, tu ne penses pas. Bon sang, tu as autre chose à faire qu'à rester ici et surveiller mes moindres faits et gestes ! Je ne vais pas m'entailler les veines dans un coin sombre ni me jeter dans la Tamise, alors cesse de t'inquiéter pour moi ! Arrête de te trouver des excuses et prend ton courage à deux mains et va voir cet imbécile et tente ta chance plutôt que de passer tes journées avec un homme aigrit avant l'heure.

Remus eut un sourire triste. Severus avait raison, comme d'habitude mais il ne pouvait empêcher la peur de tirailler ses entrailles. Si Sirius le repoussait, il n'était pas certain de pouvoir le supporter.

Il but une gorgée de thé pour se donner contenance tout en observant Severus se lever pour aller chercher une enveloppe.

- On m'a proposé une série de concerts dans les plus grandes salles du continent.

De surprise, Remus faillit en lâcher sa tasse.

- Mais c'est fantastique ! je ne …

- Cela fait trois ans que je refuse leur offre.


Silence à nouveau, pendant que Remus dévisageait incrédule l'homme qui se trouvait en face de lui.

- Cette année je pense l'accepter. Je crois que cela va me permettre de passer à autre chose. Mais avant de donner ma réponse j'ai besoin de savoir ce que tu comptes faire. Bien sur il y a toujours une place de manager de libre mais je préférerai que tu acceptes toi aussi mon offre.

Les deux hommes se regardèrent calmement. Remus ne sachant quoi penser face à l'attitude plus qu'inhabituelle de son ami.

- Ecoute bien Lupin car ce n'est pas tous les jours que tu m'entendras proférer de telles paroles. Depuis la mort de Regulus tu n'as cessé de veiller sur moi et même si tu as été jusqu'au bout envahissant, encombrant et agaçant, j'ai apprécié ce que tu as fais pour moi. Alors je veux régler ma dette. Dans cette enveloppe tu trouveras un billet aller-retour pour New-York ainsi que l'adresse de Black et d'autres renseignements le concernant. L'avion part dans deux jours. J'espère pour toi que tu n'auras pas à utiliser le second billet.

Et sans laisser à Remus le temps d'ouvrir la bouche, il se leva pour prendre congé de son hôte.

Deux jours plus tard Remus prenait l'avion, permettant, sans le savoir, à Severus de tourner la page.

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- J'ai pris l'avion, la suite, tu la connais. Je ne sais pas si j'aurais eu le courage de rejoindre Sirius si Severus ne m'avais pas incité à partir. Nous avons toujours été très proches lui et moi, parce que nous étions les seuls qui n'avaient aucun lien direct avec le groupe. Je n'étais pas avec Sirius lorsque Lily me força à la suivre à l'un de leur rendez-vous et quand Severus est arrivé j'ai compris mieux que quiconque ce qu'il pouvait ressentir.

Remus marqua un temps d'arrêt pour regarder son fils qui le fixait attentivement. Il lui sourit avant de continuer.

- Harry, je sais ce que tu éprouves pour Severus.

L'interpelé sursauta légèrement avant de demander d'une voix à la fois inquiète et emplie de défi.

- Et alors . . . ?

Remus sourit devant le comportement légèrement immature de son fils et se contenta de lui ébouriffer les cheveux se contentant de demander.

- Tu t'occuperas du dessert demain ?

Leur regard se fit complice et ils se dirigèrent tous les deux vers le salon pour attendre l'arrivée de Sirius.

***

Severus venait à peine de finir de relire le dossier Riddle que des coups se firent entendre à sa porte.

Misère ! Lui qui voulait passer une soirée tranquille à se préparer mentalement à son déjeuner du lendemain ! Malheureusement, il semblait qu'une fois encore la chance n'était pas de son coté.

Prenant son air le plus sombre pour ouvrir sa porte d'entrée, il se prépara à recevoir son visiteur à grands renforts de regards sombres et de paroles acerbes.

Son humeur s'adoucit légèrement en découvrant une jeune femme à la crinière brune et aux yeux chocolat brillants d'intelligence qui se trouvait derrière la porte. C'est cependant avec une voix froide qu'il demanda.

- Que me vaut le plaisir de votre visite Miss Granger ?

La jeune femme lui offrit un sourire montrant clairement qu'elle savait qu'il était content de la voir.

- Je ne vous embêterai pas longtemps Severus, je voulais simplement passer vous prévenir que la prochaine cession du conte musical aura lieu le 23 décembre et j'aurais aimé vous entretenir à ce propos. Je ne serais pas longue je vous le promets.

La tirade avait été dite d'une traite et Hermione semblait légèrement essoufflée.

Severus se contenta de s'écarter du pas de la porte, faisant comprendre à la jeune femme qu'elle pouvait entrer.

Par habitude l'homme se dirigea vers le salon et sortit deux verres dans lesquels il versa un fond de scotch avant d'en donner un à son invitée qui s'était déjà installée dans l'un des fauteuils proches de la cheminée et étalait déjà une pille de feuilles sur la table basse.

Severus poussa un soupir pour la forme et s'assit en face d'elle tout en avalant une première gorgée d'alcool avant de se pencher sur les diverses notes qui s'étendaient à présent sur sa table basse.

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- C'est pourquoi ?

- Excusez moi de vous déranger Monsieur Snape, je m'appelle Hermione Granger et je tiens une librairie pour enfants et …

- Cela ne m'intéresse pas.

- J'ai une proposition à vous faire, voilà j'ai pensé organiser une sorte de lecture de contes qui pourront être accompagnés par un fond instrumental et …

- Je ne vois pas en quoi cela me concerne.

- Écoutez, je connais votre carrière et on m'a laissé entendre que cela vous plairait de jouer devant un public qui ne vous écoute ni pour s'en vanter ni pour vous approcher alors je me suis dit …

- Et qui à bien pu vous dire cela ?

- Théodore, votre fils.

Cela suffit à Severus et il raccrocha d'un coup.

Combien de personnes avaient tenté d'obtenir ses services en utilisant cet argument.

Il reprit calmement son travail, sans être à nouveau harcelé.

Trois jours plus tard cette femme qui avait tentée de le joindre se trouvait dans son salon en compagnie de son fils et son filleul. Et après une heure de discussions houleuses il avait finit par reconnaitre qu'elle l'intriguait.

Elle avait à peine vingt ans mais était déjà à la tête d'une librairie, suivait des études de droit, de littérature anglaise et étrangère et se passionnait pour l'art.

D'abord sceptique face aux arguments des trois conspirateurs, comme il allait finir par les nommer, il finit par céder face à leur obstination et accepta de jouer dans le cadre de cette première réunion du conte musical, pensant qu'une apparition publique dans son rôle de pianiste ne pouvait lui être néfaste.

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Aujourd'hui cela allait bientôt faire cinq ans qu'il jouait pour la librairie lors des grandes manifestations, si bien que jeune fille et le pianiste avaient pris leurs habitudes et leurs réunions se déroulaient de manière précise et rapide, leur laissant le temps après cela de converser à leur aise sur les sujets les plus variés. Car, même s'il ne l'avouerait jamais, la libraire avait une conversation forte intéressante et il aimait discuter de tout et de rien avec elle.

Ce soir cependant, elle se leva dès leurs arrangements terminés.

- Je dois rentrer tôt pour finir les préparatifs pour ce week-end. Un des meilleurs amis de Ron vient d'arriver et je dois lui envoyer une invitation au plus vite surtout que Ron veut absolument de lui parmi les garçons d'honneur.

- Je comprends, ne vous en faites pas. J'espère que cela ne vous fatigue pas trop.

- La seule chose qui me fatigue c'est l'enthousiasme débordant de Molly.

Severus sourit. Ayant rencontré à plusieurs reprises la matriarche de la famille Weasley, il ne pouvait que plaindre la future mariée.

- Je voulais aussi vous demander de me rendre un petit service. Voila comme l'ami en question ne connait absolument pas Londres, j'aurais eu besoin de quelqu'un pour l'accompagner faire les essayages du costume de garçon d'honneur. A part les jumeaux, il n'y a personne à ma connaissance qui puisse le faire ; vous connaissez Fred et Georges mieux que moi, ils seraient capables de faire fuir le pauvre homme de l'autre coté de la Manche avec leurs bêtises. Je ne souhaite pas lui imposer ça comme premier contact avec la famille de son ami, mais j'ai entendu dire que vous deviez justement passer dans la semaine pour récupérer le costume de votre fils, je me demandais si …

Elle avait levé ses grands yeux emplit de détresse vers les siens et il avait craqué :

- Dites-moi seulement où je dois passer le prendre.

Ton bon cœur te perdra !

- Merci Severus, vous m'ôtez réellement une épine du pied. Je ne savais pas trop que dire à ce pauvre garçon.

- N'en faites pas trop non plus. Vous n'avez qu'à prendre cela comme mon cadeau de fiançailles.

Au dehors, une horloge lointaine sonna vingt heures lorsqu'Hermione sortit du numéro 9 un sourire aux lèvres. Elle n'avait plus qu'à appeler Théo pour lui dire que tout s'était déroulé comme prévu.

***

Severus se resservit un verre tout en jouant avec le carton rouge et blanc qu'il avait entre les mains et qu'Hermione avait posé là avant de partir.

Il ne comprenait pas ce qu'ils avaient tous à se marier en ce moment ; mais si cela pouvait éloigner tous ces morveux de sa maison cela lui allait parfaitement. Il devait cependant admettre que depuis l'emménagement de Théo chez Draco la demeure lui semblait beaucoup plus vide que d'habitude.

Enfin, ce n'est pas comme s'il aimait être entouré de tout ce remue-ménage.

Il soupira en regardant l'agenda sur lequel il avait noté son rendez-vous avec le garçon d'honneur.

Il ne se faisait pas trop de soucis, il connaissait assez Hermione pour savoir qu'elle ne lui aurait pas demandé d'aider cette personne si elle était de nature à l'ennuyer ou lui déplaire. Il déplorait simplement le manque de temps qu'il aurait pour se préparer pour le dîner chez les Malfoy étant donné qu'il devait passer prendre le jeune homme à 17h à la librairie de la jeune fille.

Il songea qu'il avait lui aussi un costume commandé chez le même tailleur mais qu'il n'avait prévu de retirer que la semaine suivante.

J'appellerai dans la matinée pour savoir s'il est prêt, sinon j'aviserai.

Il n'eut pas le temps de songer d'avantage à la manière la plus simple pour enchainer tous ses rendez-vous du lendemain que des coups répétés se firent entendre dans le hall d'entrée et le sortirent de ses réflexions.

Pourquoi diable tout le monde se permet de frapper directement à ma porte ! Maugréa t-il tout en se dirigeant vers ladite porte.

Lorsqu'il l'ouvrit, il fut à peine surpris de trouver deux têtes rousses presque identiques qui le regardaient avec un grand sourire.

Les jumeaux claquèrent chacun un baiser sur la bouche de Snape avant d'entrer sans même y avoir été invités. L'homme resté près de sa porte poussa un soupire résigné avant de suivre à son tour ses invités surprise vers son salon.

D'aussi loin qu'il s'en souvienne, les jumeaux ne l'avaient jamais traités avec déférence ou crainte et se comportaient toujours avec lui d'une manière légère et insouciante que peu de personnes se permettaient. Mais il aimait ce coté de leur personnalité, c'est d'ailleurs la première chose qui l'avait attiré chez eux.

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- Papa, je te présente Fred et Georges Weasley.

Devant lui se tenaient deux jumeaux roux qui lui adressaient un sourire à la fois poli et séduisant.

Severus les salua avant de les faire rentrer dans son bureau. Lucius et lui avaient pour habitude de ne prendre que les cas les plus importants du cabinet, mais il lui était difficile de refuser une demande de son fils.

Ils s'assirent tour à tour sur les grands fauteuils de cuir présents dans la pièce pendant que Théo servait le café comme s'il avait fait ça toute sa vie.

- Alors Messieurs, expliquez moi pourquoi ce que ce vieux Ludo vous cause comme problèmes.

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- Qu'est-ce qui vous amène ?

Severus s'était installé dans un de ses fauteuils préférés, devant lui, dans un fauteuil identique, se tenait Fred, dont le regard rieur contrastait avec celui plus sérieux de son frère, assis sur l'un des bras de son fauteuil.

Ce fut ce dernier qui parla.

- Nous nous sommes dit que cela faisait longtemps que nous ne t'avions pas parlé.

Le pianiste haussa un sourcil.

- Bon d'accord, nous voulions savoir ce que tu pense du chaton que nous avons recueillit cet après midi ?

- Fred !

- Quoi ? Théo ne nous à pas dit de ne rien lui dire.

Georges leva les yeux au ciel avant de donner une légère claque sur la tête de son frère.

- Si tu nous parlais d'Harry, Sev ?

- Georges, occupe-toi plutôt de tes affaires.

La voix était froide mais au fond des deux iris sombres les jumeaux perçurent cette étincelle qu'ils connaissaient si bien.

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- Alors Monsieur Snape, que faites vous de votre temps libre ?

- Monsieur Weasley, occupez vous plutôt de vos affaires.

Ils étaient au 9 Grimmaurd Place.

Les jumeaux étaient arrivés en début de soirée avec une excellente bouteille de champagne pour fêter la victoire de Severus Snape face à Bartemius Croupton, l'avocat de Ludo Verpey. Ils avaient diné ensemble parlant des projets des deux frères, de la carrière de Severus et d'une foule d'autres sujets plus ou moins intéressants.

L'avocat devait d'ailleurs admettre que, contrairement à son impression première, les deux frères étaient d'une plus agréable compagnie qu'il ne l'aurait pensé.

Depuis qu'il les connaissait, les jumeaux l'avaient tour à tour surpris par leur caractère rusé, leur intelligence singulière et surtout par la profonde tristesse qu'il percevait derrière leur bonne humeur.

Au fil du procès, il était parvenu à les apprécier.

Il avait mit du temps à voir le véritable lien qui les reliait mais une fois découverte l'étrange relation qu'entretenaient les deux frères, il ne s'en était pas formalisé (à son plus grand étonnement même), cela avait d'ailleurs redoublé le trouble qu'il ressentait face aux frères Weasley, même s'il avait tenté de ne rien faire paraitre.

Au cours des heures passés ensemble sur le dossier Weasley/Verpey, ils s'étaient rapprochés imperceptiblement et s'il ne pensait pas cela improbable, Severus aurait été convaincu que les jumeaux lui faisaient du rentre dedans à grand renforts de sourires espiègle et d'œillades sensuelles.

Leurs regards devenaient plus insistants, leurs gestes plus évocateurs et leurs doigts le frôlaient souvent pour des raisons tout à fait honnêtes certes, mais souvent hors de propos. Il avait également remarqué que les deux frères se laissaient aller un peu plus lorsqu'ils étaient en sa présence ; parfois leurs mains s'égarer sur le corps de l'autre ou se posaient l'une sur l'autre comme un appuie stable et inébranlable ; la complicité qui les liait, plus que tout autre chose, fascinait l'avocat qui, de jours en jours était d'avantage attiré par les deux rouquins.

Ses nuits étaient parfois hantées par les images des deux frères et par toutes les possibilités que cet étrange couple avait à offrir ; et plus d'une fois il s'était soulagé en songeant à la nuit qu'il pourrait passer avec les deux jeunes hommes. Mais cela demeurait du domaine du fantasme ; du moins le croyait-il.

Le repas fini les jumeaux menèrent Severus jusqu'au canapé pour trinquer une nouvelle fois à sa victoire.

L'avocat ne dit rien lorsque les deux frères le prirent par la main pour l'entrainer au salon.

Il ne dit rien non plus lorsque Fred l'embrassa langoureusement haranguant que le champagne était bien meilleur lorsqu'il se buvait à la bouche même d'un amant, ni lorsque Georges commença à déboutonner sa chemise.

Il ne dit rien lorsqu'il commença à son tour à caresser les deux hommes assis à ses cotés.

Il ne savait pas ou tout cela allait le mener mais il ne voulait pas y penser. Ces deux hommes lui proposaient quelque chose qu'il ne pouvait refuser alors à son tour il se laissa sombrer.

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Severus se souvenait parfaitement de cette soirée ou leurs caresses étaient devenues plus entreprenantes les conduisant sur le tapis au pied de la cheminée. Les conduisant tellement plus loin encore.

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Lemon – lemon – lemon – lemon – lemon – lemon - lemon – lemon – lemon – lemon – lemon

- Et si l'on montait, mon lit sera sans doute plus confortable.

Les jumeaux sourirent à cette remarque et suivirent à l'étage leur avocat à moitié déshabillé par leurs bons soins.

La montée des escaliers se fit rapidement, ils étaient trop pressés de passer à l'acte pour l'interrompre par de futiles et malhabiles caresses.

Ce n'est qu'une fois dans la chambre qu'ils se jetèrent à nouveau sur le brun ; sans faire attention à ce qui les entourait, les jumeaux poussèrent d'un même mouvement Severus sur le large lit qui trônait dans la pièce avant de se lancer un regard entendu.

Fred commença à avancer vers leur proie et s'assit sans aucune pudeur sur ses genoux.

Ses mains se mirent à parcourir le torse fin et pâle devant lui, arrachant des frissons d'anticipation à son hôte, tandis que ses lèvres se dirigèrent vers l'oreille cachée derrière les cheveux sombres pour la mordiller allègrement avant de venir en sucer le lobe en murmurant d'une voix basse, emplie de désir mal contenu.

- Laissez nous vous remercier comme il se doit pour tout ce que vous avez fait monsieur Snape.

Le rouquin termina sa phrase par un mouvement de hanche, venant coller son bas ventre à l'érection de son futur amant, commençant un long et ferme ondoiement.

Les yeux sombres se plissèrent sous le frisson de plaisir qui l'envahit et il enfouit son visage dans le cou de l'homme qui semblait vouloir lui faire tant de bien. Il laissa ses lèvres courir sur la peau légèrement parfumée du cou qui se trouvait sous lui, sortant sa langue pour mieux en apprécier la texture, mais cela ne semblait pas convenir au rouquin qui pinça plus fortement le morceau de peau qu'il avait sous les dents.

- Tss tss Severus, ne fermez pas les yeux vous rateriez la meilleure partie du spectacle.

Intrigué l'avocat releva ses paupières pour poser ses prunelle sur le deuxième jumeau qui lui offrit un regard lubrique, emplit d'envie et d'autre chose encore qu'il n'arrivait pas à analyser.

Il entendait la musique s'élever du salon, un rythme de jazz qui collait parfaitement à la situation et il ne pouvait s'empêcher de détacher ses yeux de Georges qui commençait à se déhancher lentement tout en laissant ses mains errer sur son torse offert, nu et terriblement excitant.

Sur lui, Fred continuait à mordiller, lécher et sucer tout ce qui passait à porter de sa bouche en chuchotant de temps à autre.

« N'est-il pas magnifique ? » il accentua la pression de son corps sur celui de Severus « N'avez-vous pas envie de promener vos mains sur ce torse parfait » et il laissa à son tour courir ses doigts sur le corps de son avocat suivant exactement le même chemin que celui des doigts de son frère. « Ne voulez vous pas passer votre langue – sa propre langue venant lécher la peau sensible derrière l'oreille – sur ses tétons – il pinça doucement les tétons du pianiste tandis que son frère, les yeux à demi fermés, les hanches toujours mouvantes taquinait les siens en laissant s'échapper de ses lèvres à demi ouvertes un soupir d'extase – puis descendre vos mains plus bas, toujours plus bas jusqu'à sentir cette frontière qui vous empêche d'accéder à cette partie de son corps si délicieuse, si talentueuse si, mmh . . . appétissante ? »

Il semblait à Severus que les deux Weasley avaient choisis de le rendre fou.

Tous les gestes, toutes les caresses de Georges étaient commentées et reproduites à l'identique sur son propre corps. Il sentait son sexe devenir douloureux à être ainsi compressé et il ne pouvait détacher son regard des mains pâles de Georges qui caressaient sans aucune pudeur son corps, descendant petit à petit, les yeux bleus ancrés dans les siens.

Et plus il descendait, plus il sentait la main du frère assis sur lui prendre la même direction et plus son souffle devenait irrégulier.

- Regardez-le se caresser, regardez sa main qui passe sur cette bosse exquise. Ecoutez ses murmures et ses faibles gémissements. Ne voudriez-vous pas être cette main Severus ? Suivre la moindre des courbes de son sexe tendu pour vous? Sentir cette chair brûlante, palpitante et offerte sous la pulpe délicate de vos doigts ? Et ses lèvres Severus, ne voulez vous pas les embrasser ses lèvres pleines et si talentueuses, ne voulez vous pas les voir découvrir votre corps dans ses recoins les plus intimes ? Ne souhaitez vous pas que cette bouche vous procure du plaisir ?

Sous lui l'homme tremblait à présent ; les paroles de Fred l'avaient enflammé, d'autant que pendant ce temps là la main du jeune homme était venue s'aventurer sur la bosse qui déformait son pantalon à pince et le masturbait au dessus du tissu alternant les mouvements de ses mains et de ses hanches pour le mener au bord de la jouissance.

Et lui, lui ne pouvait rien faire trop hypnotisé par ce corps contre lui et celui, identique, qui commençait à défaire les boutons de son pantalon. Il était pris par trop de sensations différentes et cela lui convenait très bien, cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas laissé aller, qu'il n'avait pas cherché à tout contrôler dans ses relations.

Il gémit lorsque les mains de Fred se glissèrent dans son pantalon agaçant de manière insupportable son gland déjà humide alors que son frère poussait des râles de plaisir.

- Oh Freeed !

C'était le cri le plus érotique qu'avait entendu Severus depuis bien des années.

Il regarda l'homme qui lui faisait face et grogna lorsque son frère stoppa ses mouvements. Il n'eut pas le temps de protester que des lèvres exigeantes se posèrent sur les siennes et qu'une langue chaude et humide prit possession de sa bouche, allant la malmener, sortant pour mieux accéder aux lèvres pâles, pour entrainer l'autre langue hors de sa cavité protectrice et ainsi donner un spectacle des plus réjouissants à Georges qui continuait de les regarder s'enflammer, se coller, se frotter l'un contre l'autre.

Il gémit une fois encore et son frère cessa toute activité, se releva et alla vers son jumeau pour faire subir aux lèvres de celui-ci le même sort qu'avaient connues les lèvres de l'avocat. Severus restait assis à regarder les mains de Fred qui descendaient lentement le pantalon de son jumeau, appuyant innocemment sur l'érection de son frère, le faisant se cambrer d'avantage vers lui, vers cet autre corps qui se frottait lascivement à sa jambe. Ses deux mains passèrent sur le dos nu, les yeux rivés sur ceux de Severus il fit descendre ses doigts vers la chute des reins, raffermissant le contact entre leurs corps.

D'un geste brusque il attrapa les fesses de son frère pour mieux rapprocher leurs sexes brûlants sous le tissu et ils gémirent de concert, les vibrations de leurs voix semblaient se répercuter au plus profond de leurs corps et traverser leurs peau en un millier de chocs électriques, exacerbant leurs plaisir.

Inconsciemment, Severus fit courir sa langue sur ses lèvres, sa main, finissait de déboutonner son pantalon pour mieux venir taquiner l'extrémité de sa verge tout en gardant les yeux rivés sur le spectacle que lui offraient les jumeaux.

Mais ceux-ci semblaient avoir décidés de le torturer plus encore et interrompirent leurs caresses pour se diriger d'une démarche féline vers l'avocat, leurs yeux bleu sombre irradiant de désir.

- Allons Severus, vous n'allez pas vous soulager tout seul alors que nous sommes dans la même pièce et tout à fait disposés à répondre à tous vos besoins.

Fin Lemon

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C'est comme cela que ça avait commencé. Cette relation avait sans doute été la plus épanouie qu'il avait connu depuis Regulus et passer ces six mois avec les jumeaux l'avait beaucoup aidé à surmonter certaines de ses peurs au plus grand plaisir de son fils.

- Sev arrête de rêvasser.

La voix de Georges le fit sortir de ses pensées.

- Comme je le disais tout à l'heure, et si tu nous racontais un peu ce qui se passe avec Harry ?

Les trois hommes se regardèrent tour à tour. Severus, sachant très bien qu'il lui était difficile de résister à un interrogatoire des jumeaux Weasley se rembrunit mais commença à parler.

- Eh bien vous devez déjà connaitre son histoire vue la bande de fouineurs que compose votre Cercle, je ne vois pas quoi vous dire d'autre.

- Il t'intéresse ?

- Ecoutez, il n'a que vingt ans.

- Vingt-trois aux dernières nouvelles.

- Et vous n'avez que quinze ans de différence.

- Et c'est une différence d'âge conséquente Fred tu le sais très bien.

- C'est ta bêtise qui est conséquente Sev ! Tu en parais cinq de moins, et puis nous avons bien treize ans de moins que toi et cela ne t'as jamais déranger d'être avec nous.

- Ce n'est pas la même chose.

La voix était lasse, comme si l'homme en avait assez de répéter sans cesse les mêmes arguments, il vida d'un coup son verre avant de s'en servir un nouveau.

- Tu as raison ce n'est pas la même chose, le ton ironique de Fred n'échappa en rien à l'avocat qui soupira en attendant la suite. Après tout ce n'est pas comme si tu étais sortit avec DEUX hommes de treize ans tes cadets et des JUMEAUX de surcroit. Ce n'est pas comme si tu avais partagé et défendu leur relation incestueuse – Georges se tendit imperceptiblement et son frère posa une main sur la sienne sans arrêter son flot de paroles – qui en a fait jaser plus d'un. Ouvre les yeux Severus ! Et arrête de te cacher sous des excuses bidon.

Malgré les accusations, le ton n'était pas dur mais inquiet et Severus ne sut quoi répondre à ces deux hommes qui, à son plus grand désarroi, le connaissaient trop bien.

- Severus, commença Georges d'une voix plus douce que celle de son frère, de quoi as-tu réellement peur ?

Et c'était là la véritable question : De quoi avait-il peur ?

D'avoir une relation avec un gamin ? D'avoir connu ce gamin alors qu'il ne savait même pas marcher ?

Il avait déjà reconnu que le gamin l'attirait et qu'il était plus qu'intéressé par le petit jeu qu'il avait instauré implicitement. Mais il y avait autre chose qui le gênait dans cette histoire.

Le regard des autres ?

Severus savait que tout cela n'était que du vent ; même l'idée d'oublier Regulus ne l'effrayait pas à cet instant. Il n'y avait que ces yeux verts qui le terrifiaient. Ce regard qui l'avait glacé et enflammé à la fois, un regard triste, mélancolique et qui pourtant criait tout va bien, tout ira bien, je suis là, je ne te quitterai pas. Ce regard auquel il était déjà attaché plus qu'il ne le devrait et cela était mauvais, mauvais pour lui, parce que la seule chose dont il avait réellement peur, cette crainte égoïste qui ne le quittait plus depuis près de vingt ans, était d'être abandonné une nouvelle fois.

Il y avait eut tellement de drames autour de lui qu'il préférait ne pas s'engager dans une relation qui l'impliquerait trop, qui risquerait de le faire souffrir. Alors il les évitait, ces personnes qui pouvaient contribuer à son bonheur, c'est pour cela qu'il avait quitté Charlie lorsque ses sentiments pour le rouquin ont commencés à devenir plus profonds.

Les jumeaux le savaient, mais Severus devait l'avouer à quelqu'un, il devait montrer ses faiblesses, et qui de mieux que les jumeaux pour le faire avouer, eux qui s'étaient dévoilé à lui plus qu'à quiconque.

- Il me quittera, un jour ou l'autre, c'est inévitable.

- Severus tu n'as même pas ESSAYÉ, tu ne le connais pas, alors ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

- Ça vous va bien de dire ça, vous êtes jeunes, vous avez la vie devant vous et …

- Toi tu es un vieillard sénile qui va crever dans les mois qui viennent.

- Morveux !

Oh Dieux, ces gamins vont finir par avoir raison de moi.

Leurs regards se firent complices tandis qu'ils vidaient à nouveau leurs verres.

Il y eut des sourires qui s'élargirent lentement, les verres s'emplirent et se désemplirent au long des heures. Ils avaient finis par faire la cuisine ensemble – Comme au bon vieux temps – et passèrent la soirée à discuter de toutes ces choses qui avaient changé leur monde. Ce n'est qu'aux alentours de minuit que les jumeaux décidèrent de prendre congé.

Sur le pas de la porte ils posèrent une nouvelle fois leurs lèvres sur celles de l'avocat, dans un geste tendre et presque maternel, et il signifiait tellement plus. Avant de sortir cependant ils se tournèrent une dernière fois vers leur ancien amant.

- Sev, demanda alors Fred, te souviens-tu de ce que tu nous as dit avant de rompre ?

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- Pourquoi ne vous mettez vous pas ensemble une bonne fois pour toute ?

Ils étaient tous les trois allongés sur le large lit des jumeaux, les corps entremêlés brillants de sueur d'huile et de sperme. Severus s'était redressé et caressait distraitement les bras des deux hommes qui étaient posés en travers de son torse.

- Tu veux nous quitter Sev ?

La tête de Fred s'était mollement relevée pour jeter un regard moqueur à l'homme qui dérangeait ce délicieux moment post-orgasme. Son frère s'était rapproché de leurs corps pour mieux sentir leurs mains sur sa peau et ronronnait comme un bienheureux, se souciant peu de la conversation qui se tenait près de lui.

- Je ne veux pas vous quitter, je m'interroge simplement.

Fred sembla analyser la réponse se demandant si oui ou non elle était digne d'intérêt. Pendant qu'il cogitait c'est la voix de son frère qui brisa le silence.

- Je crois qu'on a peur.

Fred scruta son frère puis hocha la tête et lui prit la main. C'était peut être le moment de mettre des mots sur ce qu'ils ressentaient.

- De quoi ?

De s'avouer vraiment ce que l'on ressent. Tu peux quitter ton partenaire, tu peux l'oublier après un temps, mais ton frère, ton jumeau, tu ne peux pas cesser de l'aimer, c'est un lien trop fort pour être brisé. Mais il suffirait d'une éraflure et ce serait la fin de tout un monde. c'est pour cela que nous avons besoin d'autres personnes, pour rendre cet équilibre stable. Pour avoir une excuse d'être ensemble sans avoir de remords, sans penser que nous sommes des créatures hideuses qui ne devraient même pas exister.

S'il fut choqué par ses paroles Severus n'en laissa rien paraitre.

- Mais vous vous aimez ?

Il y eut un silence, le silence le plus chargé d'émotions que Severus ait connu, et il en avait connu dans sa vie, mais là il avait l'impression d'assister à la naissance d'une certitude, d'un sentiment, d'une chose tellement pure et belle et terrifiante qu'il ne sut s'il devait être honoré ou effrayé d'être là à cet instant.

- Je …

- On …

- Vous ne vous l'êtes jamais dit ! ?

Et Severus comprit le fond du problème de ces deux êtres qui s'aimaient, s'aimaient vraiment, d'un amour qui transcendait les liens filiaux, qui transcendait l'amour lui-même. Shakespeare aurait été subjugué par leur histoire.

Coucher avec son frère c'est une chose, l'homme peut être attiré par n'importe qu'elle personne, le champ est large, mais tomber amoureux, c'est autre chose, c'est envisager cette personne comme LA personne, celle la même qui compte le plus.

Admettre cela est déjà difficile lorsqu'il s'agit de n'importe qui mais si cette personne est votre propre frère, votre jumeau . . . le rejet possible n'en serait que plus difficile à surmonter.

Alors Severus Snape décida que cette situation était idéale pour faire sa bonne action de l'année.

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- Tu nous as dit que passer à coté de quelque chose d'aussi fort serait une connerie sans nom et que nous étions lâches de nous cacher derrière des relations à trois sans vrais sentiments, parce que, plus qu'autre chose, ces relations nous détruisaient à petit feu. Tu nous as dit que nous avions droit au bonheur et que celui-ci se trouvait souvent dans la plus inattendue des personnes et qu'il faut dépasser ses peurs pour cela. Tu nous as dit que nous ne devions pas avoir peur du bonheur et qu'il fallait essayer et voir et que si ça ne marchait pas, eh bien on s'aime bien assez pour surmonter cela. Alors aujourd'hui Sev, ces paroles s'appliquent à toi. Ne commence pas à avoir peur que le bonheur s'envole, contente toi d'en profiter parce que c'est ce qui le maintient après tout. Si tu ne t'imagines pas une fin heureuse, elle ne le sera pas.

- Et ne t'inquiète pas, on sera là pour te botter les fesses et te le rappeler tout au long de ta vie.

Leurs yeux étaient rieurs lorsqu'ils s'en allèrent, chacun le bras autour des hanches de l'autre laissant l'homme réfléchir à leurs paroles.

En voyant ce couple des plus atypiques, Severus Snape leva les yeux au ciel et sourit. Ces deux là étaient capables de mettre leurs menaces à exécution après tout et puis ils seront heureux d'apprendre qu'il avait suivi leurs conseils.

Bien sûr ils n'étaient pas censés savoir qu'il s'était déjà fait à l'idée de répondre favorablement aux avances d'Harry, mais cela, ils ne le sauraient pas, ou le plus tard possible.

Tu es d'une mauvaise foi à faire peur Sev.

Boudes si tu veux mais tu ne peux nier qu'ils t'ont permis d'ouvrir complètement les yeux.

C'est toi qui vois.

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Fini !

J'espère que ça vous a plu. Dites moi ce que vous en avez pensé. J'ai lutté avec ce chapitre – j'en ai encore des courbature ! – alors votre avis m'intéresse beaucoup.

Le prochain chapitre arrivera plus vite que celui-ci (deux ou trois semaine maxi je crois). Il s'intitulera Overdose et l'on verra enfin Harry et Severus se rapprocher.

En attendant, passez une agréable fin de semaine.

BoOz