Chapitre 5 : rencontres et révélations

Dans une taverne de Pékénia, la capitale Gujygue, un homme était dos au mur. Il tenait une chope de whisky à mi-hauteur entre sa bouche et la table ; et regardait droit devant lui. Déboussolé. Cet homme n'est autre que le capitaine Wayard. Il repensait aux révélations de l'amiral Florian Artimus, et aux bouleversements qui allait en découlés. Tout d'abord, les Gujygues avaient perdu une importante bataille, ensuite ils avaient perdu plus de la moitié de leur flotte, de plus ils avaient perdus un trésor qu'ils convoyaient pour les elfes ; entraînant la fin des relations avec ce peuple. Et pour finir, ce secret… cette révélation… quand il y repensait… cela paraissait dément, impossible et inconcevable. Il revoyait encore la scène dans sa tête : «…L'amiral lui donna une tape dans le dos et demanda avec douceur :

_ Vous voulez vous reposer un peu avant que nous continuions cet entretient ?

_ Non …, répondit Wayard. Finissons cet entretient … . Qui… qui a …, bégaya-t-il.

IL ne parvint pas à achever sa question.

_ Ceux qui aiment faire souffrir, répondit-il. Ceux qui aiment torturer. Ils ont bien des visages, ils prennent bien des apparences, mais ils n'ont qu'un seul nom : le mal. Le mal absolu dépasse notre entendement. Nous ne pouvons que pleurer ces victimes et les honorés. Peut- être cette fois a-t-il pris l'apparence des pirates peut-être a-t-il pris l'apparence des Torrontes.

_ Je souhaite savoir pourquoi je suis concerné par ces évènements… je veux dire pourquoi suis-je plus concerner que n'importe qui ? Le capitaine après toute ces mauvaises nouvelles se demandait si d'autres malheurs l'attendaient lui.

_ J'y viens…Vous vous souvenez lorsque vous serviez sur Le Pourfendeur, sous les ordres du capitaine Jard. La nuit où cette boule de feu violette c'est abattu sur votre bâtiment et où tout votre équipage c'est fait décimé ; a part vous et neuf autres matelots. On vous a dit que c'était un expatrié qui avait commis cet acte et que les conjureurs c'était chargé de lui. Et bien en faite nous ne savons absolument pas ce que c'était. Mais c'est la deuxième fois que cela se produisait. La première fois c'était il y a une cinquantaine d'années, et seul deux matelots c'en sont sortit… moi et l'amiral Brinx. A la suite de cet incident, nous avons manifesté, à l'âge de trente-cinq ans, des aptitudes or normes. Nous pouvons contrôler l'eau.

Un lourd silence suivit cette dernière phrase. L'amiral attendait une réaction de Wayard. Celui-ci aurait été tenté de rire si ce n'était pas l'amiral en face de lui.

C'est à ce moment que des coups furent tapés à la porte. Wayard sursauta.

_ entrez, ordonna l'amiral.

Un jeune messager entra, se courba – ce qui fit souffler l'amiral – et s'approcha pour lui chuchoter à l'oreille. L'amiral eut un tic puis congédia le messager.

Il s'enfonçât dans son fauteuil et regarda le capitaine. Celui-ci tenta de parler, mais fut coupé d'un geste péremptoire de la main. Le messager revint déposa un verre d'eau et se retira.

_ Je suis désolé mais je vais devoir brusquer les choses mes devoirs me réclamant ailleurs. Il regarda avec intensité le verre. Immédiatement l'eau en sortit, pris la forme d'un navire et se figea, complètement gelée.

Le capitaine en resta bouche bée les yeux écarquillés.

_ Je sais que cela peut paraître déroutant mais sachez que si je vous révèle ceci c'est parce que nous pensons que vous et les neuf autres marins qui avez survécut aurez comme cadeau d'anniversaire, le même don. L'amiral Brinx et moi sommes nés le même jour, de la même année. Vous et les autres marins êtes nés le même jour, de la même année. Je ne pense que cela soit une coïncidence. Je suis désolé de vous brusquer ainsi mais si nos prédictions sont justes ceci arrivera dans 10 jours. Nous souhaiterions vous former. Soyez, si vous me croyez et j'ose l'espérer, sur le quai numéros trois dans deux jours.

Le Capitaine Wayard eut du mal à avaler sa salive et chercha ses mots avec difficulté : « J'y serais, amiral »

_ Je savais que je pouvais compter sur vous. Dernière chose, vous êtes suffisamment haut placer pour connaître l'existence du pacte avec les Elfes ?

_ Oui, c'est un pacte très anciens qui …

_ Il n'existe plus, coupa l'officier supérieur, la nuit dernière un bateau transportant leur bien le plus précieux à été attaqué et pris par les pirates. Par ceci vous comprendrez qu'encore une fois je ne crois gère aux coïncidences. La puissance première de ce pays est la marine, et elle a perdu plus de la moitié de sa flotte, et son atout majeur est la défense magique de notre pays par les Elfes, qui ne veulent plus rien avoir affaire avec nous. Sans compter, la mort de notre roi… »

Soudain un cri tira le capitaine de ses pensées. Il reprit conscience de ce qui l'entourait. Une dispute avait éclaté entre un gros saoulard et un jeune homme.

_ Alors comme ça, tu crois que tu peux devenir un marin ? Avait dit le saoulard sur un ton ironique.

_ Oui je le pense, avait répondu le jeune homme légèrement apeuré par l'écart de morphologie entre lui et son opposant.

_ Laisse moi rire une chiffe molle comme toi ! Ah ah ah ! Son rire était grave et torve.

_ Laisse moi passez s'il te plait. Pour toute réponse il eut droit une claque.

_ Tu n'iras nulle part avorton, chiffe molle, fils de catin !!! Si tu veux devenir marin il va falloir que je te fasse redescendre de ton nuage. Et il lui colla un autre claque.

Le jeune décida de battre en retrait, mais deux autres saoulards lui bloquèrent le passage :

_ Tu t'en vas déjà, c'est mal poli !

Ils le soulevèrent de terre et le balancèrent contre un mur. Il se releva, titubant, et pris une autre trempe. Le premier saoulard le pris par le col de sa veste et arma le point… mais il n'eut jamais l'occasion de le frapper, une jeune femme s'était glissée entre eux et l'avait frappé de deux coups de poings. Il tomba. Mort. Le jeune homme s'évanouit de stupeur. Scène Elanna Tome

Le capitaine s'interposa :

_ Ne le tué pas !

_ Pourquoi ? Minauda-t-elle en le regardant.

_ Il n'en vaut pas la peine, et il y a eut trop de mort aujourd'hui. Il était calme, ce qui le surprit lui-même.

Elle envoya un atémis sur la nuque du dernier saoulard.

_ Il n'est pas mort. Dit-elle tranquillement.

Elle s'approcha de Wayard, son regard planté dans le sein, et l'embrassa ; Pour une raison qu'il ne comprenait pas, il n'arrivait pas à se défaire de ses lèvres.

_ J'espère que nous nous reverrons, répliqua-t-elle d'un ton suave.

Et elle s'en alla. Le capitaine s'ébroua comme si il se réveillait. Il reprit conscience de ce qu'il l'entourait et de ce qui venait de se passer. Il rougit, et se rasséréna lorsque ses yeux tombèrent sur le jeune homme inconscient. Il le prit dans ses bras et décida de le ramener dans ses appartements, afin de s'occuper de lui.

Le jeune homme se réveilla dans une petite chambre, il était encore habillé. La lumière passait à travers une porte-fenêtre, qui donnait sur une terrasse. Il se leva, et entendit des bruits de vaisselle sur la terrasse. Il s'approcha de la porte-fenêtre et y aperçut un homme élégant, qui déjeunait. L'homme se retourna vers lui :

_ Bonjours, bien dormi ?

_Oui, merci. Dit-il timidement. Comment suis-je arriver là et qui êtes vous, monsieur ? demanda-t-il.

_ Oh, pardon ! Je manque à tous mes devoirs, je suis le capitaine William Wayard. Et vous êtes chez moi. Je vous ai ramassé après votre dispute, hier soir.

_ Merci beaucoup, je ne vais pas vous déranger plus longtemps, monsieur. Dit-il d'une voix faible.

_ Mais vous ne me déranger pas. Et puis entre marin on doit s'entraider. Il essayait de le mettre à l'aise.

_ Je ne suis pas marin, monsieur.

_ Arrêter de m'appeler monsieur, appelé Wayard, et pourquoi n'êtes vous pas marin, j'ai crut comprendre hier que vous y teniez.

_ Aucun capitaine ne veut de moi sous ses ordres. Je suis trop chétif et jeune.

_ Baliverne, tu veux devenir marin, ou pas ? demanda-t-il

_ Oui, mais…

_ Pas de mais, le coupa-t-il. Oui ou non !

_ Oui, céda-t-il

_ Alors fait tes bagages et dit au revoir à tes proches, tu pars demain. Je t'engage. Il avait proféré cette phrase sur un ton solennelle.

_ C'est vrai… ne vous sentez pas obliger…

_ Je ne me sens pas obliger. Le coupa Wayard.