Chapitre deux: un mensonge de plus et je te massacre
Quand il repensait à cette scène, il avait envie d'hurler. Il ne s'attendait pas à une telle trahison de la part du directeur. Il n'avait jamais pensé haïr autant une personne que lui. Il avait osé lui dire qu'il mentait et alléguer que les Dursley s'occupaient bien de lui.
Bien sûr que non ils m'ont jamais enfermé dans un placard, affamé pendant une semaine et battu.
Ils se servaient de lui comme d'un esclave, lui faisant faire toutes les tâches de la maison ou presque et toujours les plus éreintantes et dégoutantes pour lui faire plaisir! Parce qu'ils l'aimaient? Dumbledore était l'imbécile le plus heureux de la terre s'il croyait sincèrement qu'il était accepté chez eux. Ils ne lui avaient jamais rien épargné, le méprisant et l'insultant depuis sa tendre enfance. Le brutalisant pour aucune autre raison que celle d'exister. La seule chose qu'il n'avait pas encore subi dans cette maison de l'horreur c'était un viol.
Les années précédentes ils s'étaient calmés un peu mais cet été s'annonçait être le pire. Car Dumby avait dû insister pour qu'Harry reste jusqu'a la rentrée contrairement au précédent accord qui les débarrasserait du «monstre» après sa majorité. Cela avait bien entendu mis Vernon dans une fureur incroyable et dès le départ de Remus, il avait battu Harry jusqu'à l'inconscience.
Plus tard quand le Gryffondor s'était réveillé, il avait pleuré de soulagement en voyant qu'il n'avait cette fois-ci rien de cassé. Son épaule étant seulement luxée. Avec précaution il l'a remis douloureusement en place. Ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait. Il entreprit ensuite de se débarrasser de sa chemise en lambeau. Ses blessures s'étaient encroutées avec les fibres du tissu et ce fut tout un calvaire que de les déchirées pour enlever son vêtement. Ses lésions ouvertes se remirent à saigner abondamment.
Après avoir subi toutes ces souffrances, il avait une violente envie d'occire le vieux fou et son oncle.
Et pourquoi m'arrêter en si bon chemin? Massacrer Pétunia et Dudley me soulagerais aussi.
Cependant, tous ces petits projets étaient compromis car il n'avait pas SA BAGUETTE. Oui mais Hermione n'avait-elle pas dit que...
Flash back
Enragé, il était allé faire ses bagages et avaient maltraités bruyamment ses effets pour passer sa frustration. Tellement qu'Hermione et Ron alertés par ce raffut et légèrement inquiet s'étaient déplacés pour voir ce qui en était. Harry jurant entre des dents, ne les entendis pas entrer.
-Harry, vieux! Es-ce que ça va?
-Oui, tout va pour le mieux, déclara Harry en serrant les poings, si furieux qu'un vase dans un coin éclata. Ses amis sursautèrent.
-Qu'es-ce qui se passe Harry demanda Mione un peu effrayée.
-Dumbledore m'a retiré ma baguette parce que selon lui je m'en servirai pour faire du mal aux Dursley.
-Mais voyons, s'insurgea Ron, c'est vrai qu'ils t'emmerdent mais ce n'est pas une raison pour les blesser.
Harry ne répondit rien. Il avait toujours gardé pour lui les traitements que lui faisaient subir les Dursley. Les seules personnes qui en savaient la teneur étaient Dumbledore et Sirius partiellement. Son parrain savait mais ne pouvait rien faire et il restait Dumby qui manifestement n'en avait pas cru un mot.
-Pourtant tu n'as jamais rien fait de violent, remarqua Hermione pensive. Harry lui songea à la fois où il avait utilisé le Sectumsempra contre Malfoy. Cela aussi il n'en avait jamais glissé un mot à personne. Dumby ne devait pas être au courant. Mais oh merde il y a la légilimencie! J'avais complètement oublié!
-Eh bien je viens de briser les vitres de la fenêtre du salon, avoua Harry penaud.
-Tu viens de quoi? Tu avais encore ta baguette à ce moment là, demanda Ron impressionné.
-Oui, Dumbledore l'avait entre ses mains à ce moment là. Elles se sont brisées de la même manière que ce vase.
-Justement je vais le réparé, dit Hermione serviable.
-Tu te rends compte de ce que ça veut dire, demanda Ron avec un grand sourire.
-Non, n'importe qui en colère aurait pu en faire autant, dit Harry en haussant les épaules.
-Harry même avec de la pratique j'en serai incapable, rétorqua Hermione.
-Quoi?
-Tu as fait de la magie sans baguette, expliqua Ron pour une fois et il semblait s'étonner lui-même en répondant.
-Et alors? Avant d'avoir ma baguette il m'arrivait des trucs étranges. J'ai cru comprendre que ça arrivait à tous les jeunes sorciers, répliqua Harry.
-Pas après onze ans, déclara Ron, tout le monde sait ça.
-Oui mais je n'ai pas été élevé chez des sorciers je te rappelle, dit Harry d'un ton revêche.
-Ah oui... J'ai tendance à l'oublier. Désolé Harry, s'excusa le rouquin.
-Normalement ce genre de manifestation arrête vers onze ans même s'il y a déjà eu des cas isolés qui n'ont arrêté que vers la douzième ou treizième années. Néanmoins en règle générale lorsque les sorciers commencent à utiliser une baguette pour canaliser leur magie ils deviennent incapables de l'utiliser sans. Toutefois quand un sorcier est suffisamment puissant, il lui ait possible de maîtriser la magie sans baguette. J'ai lu qu'un des rares sorciers en être capable était Dumbledore. Ce qui expliquerait pourquoi Tu-Sais-Qui le craint autant. Encore que je crois que lui même en est capable aussi. Donc par extension puisque tu es son égal, tu pourrais en faire. Tu viens de le prouver aujourd'hui sans aucun doute, expliqua Hermione avec enthousiasme et sans reprendre son souffle plus de deux fois.
-Je serai aussi puissant que le directeur? Je n'y crois pas!
-Tu ne l'es pas encore. Mais la prochaine fois que j'irai au chemin de traverse je te trouverai un livre sur le sujet. D'ici là tu devrais t'entraîner à l'utiliser en te concentrant.
-Merci Mione, s'exclama Harry. Tu ne pourrais pas acheter des livres sur l'occulmancie et la légilimencie aussi. Je te rembourserai.
-Bien sûr Harry. Je suis contente que tu décide enfin à travailler sérieusement sur ça. Je sais que ça n'avait pas l'air d'aller avec Rogue et j'ai eu peur que tu abandonnes totalement tes exercices, après avoir arrêté les cours.
-Non j'ai continué ne t'inquiète pas pour moi, mentit Harry. Il avait laissé complètement tombé l'occulmancie car il avait envie de savoir ce qui se passe avec Voldemort, malgré les cauchemars. De plus il n'en voyait pas l'utilité mais maintenant il avait changé d'avis. Il ne voulait plus que le vieux fouille dans sa tête.
Fin Flash back
Évidemment, il n'avait qu'à maitriser sa magie sans baguette et il pourrait améliorer son sort ou mieux encore se venger de ces mauvais traitements. Plus rapidement il commencerait à s'entraîner plus vite il aurait des résultats. Dans cette optique, Harry prit une plume perdue d'Hedwidge et se concentra de toutes ses forces pour la faire léviter.
Après quelques minutes d'intense concentration, il réussit à la faire remuer un peu. Mais cet exercice lui causa une violente douleur comme si chaque fibres de son corps criaient à l'outrance. Déçu, Harry se dit que c'était peut-être trop demandé que de réussir un sort sans baguette quand il était blessé et affamé. Il réussirait peut-être le lendemain après s'être reposé.
Deux jours plus tard, Hermione lui envoya les livres qu'il lui avait demandés et à partir de ce moment il obtint de meilleurs résultats. Il s'entraîna aussi à l'occulmancie, songeant qu'il aurait tout le temps de s'exercer à la légilimancie lorsque plus personne ne pourrait lire dans son esprit. L'occulmancie était plus importante et urgente. Il lui fallait la maitriser avant la rentrée.
Harry fit des progrès constant, établissant des barrières de plus en plus élaborées. Il réorganisa aussi ses pensées et ses souvenirs d'une telle façon que si jamais on réussissait à passer ses défenses qui était imprenables mais Harry n'allait pas prendre de chance, il serait très compliqué d'accéder à des informations importantes. Il s'était créé un sorte de temple à l'intérieur de son esprit et la personne qui passerait ses barrières serait obligé de marcher jusqu'à chaque pensée.
Bien entendu le chemin était truffé de pièges. À un tel point qu'il faudrait des heures pour arriver à ce qu'il tenait le plus et à ce qu'il ne voulait voir découvert à aucun prix.
Il avait cependant remarqué avec stupeur que ces souvenirs d'avant l'âge de six ans lui étaient inaccessibles. Comme si quelque chose ou quelqu'un l'empêchait de les connaître. Peut-être qu'il les avait enfouit si loin qu'il ne les retrouvait plus? Restait à savoir ce qui c'était passé pendant ce temps.
Au moins, après avoir accompli tout ce travail, Harry n'eut plus de cauchemar envoyé par Voldemort et il pu dormir un peu mieux même s'il était un éternel insomniaque. Il s'aperçut également que les rêves bizarres qu'il faisait sur le petit garçon se déroulaient bel et bien dans un orphelinat.
Flash back rêve
Harry suivait une fois de plus le garçon qui enjamba les corps endormis. Cependant, contrairement au dernier rêve le Survivant pu le suivre dans l'autre pièce, qui se trouva être des toilettes mixtes. L'endroit était aussi crasseux que la pièce précédente. Après qu'il eut refermé la porte, il alluma la lumière et Harry put enfin détailler la pièce. Les murs étaient d'un gris sale, il y avait aussi une rangée de lavabos insalubres, des cabinets et de petits miroirs tellement tachés qu'on ne voyait presque plus son reflet dedans. Ils avaient été fixés au mur sans être mit à niveau comme s'ils ne méritaient pas plus d'attention que les enfants qui dormaient plus loin.
Maintenant, Harry pouvait voir le garçon et il l'observa tout son soul pendant qu'il se rafraichissait le visage avec de l'eau rougie par la rouille d'un lavabo. Il était horriblement maigre, ses joues étaient creuses, ses cheveux décoiffés par le sommeil allaient en tout sens et ils étaient d'un noir corbeau. Sous ses yeux il avait de grands cernes bleutés, il ne devait pas dormir beaucoup. Harry remarqua alors quelque chose qui le conforta dans son hypothèse que ces rêves n'étaient que le reflet d'une peur irrationnelle de son enfance. Les yeux du garçon étaient pareils aux siens, aussi verts que grands.
Soudain le décor changea et Harry se retrouva à l'extérieur. Quelqu'un de très grand lui tenait la main et l'entraînait dans la rue. Le survivant ne pouvait pas voir qui c'était et il se débâtait pour échapper à la poigne de l'inconnu. Une main lui asséna une gifle brutale qui le jeta à terre. Harry sonné, tourna la tête vers où ils venaient et il aperçut un grand bâtiment lugubre. Le survivant eu le temps de déchiffrer sur le linteau de la porte les mots : «Orphelinat de la charité 1860» Il eut brutalement la certitude que la pièce affreuse de son rêve précédent était dans cet édifice. Par contre il n'avait aucune idée d'où le menait l'homme, car seul un homme avait des mains aussi grandes, et cela le terrifiait.
Harry sentit soudain la main de l'inconnu le prendre et il eut soudain l'impression familière du transplannage. Celui-Qui-Avait-Survécu se réveilla alors en sursaut dans son lit. Une fois de plus, moins reposé qu'avant de s'y couché.
Fin Flash back
Ce jour-là, Harry s'en souvenait clairement. Vernon avait daigné lui apporter quelque chose à manger. Il s'était jeté sur le pain sec et le pichet d'eau. De l'eau il en recevait chaque jour mais cela en faisait plus de cinq qu'il n'avait rien mangé. Une chance que pendant son séjour au Qg, il s'était douté que cela arriverait et qu'il avait mangé comme quatre au risque de se rendre malade. Il paraissait moins maigre en partant de là bas mais tout ce qu'il avait gagné, il venait de le perdre et c'était même pire qu'avant. Il pouvait à présent compter chacune de ses côtes saillantes. Son visage était plus osseux, ses pommettes plus proéminentes, ses jambes et ses bras étaient décharnés comme le reste de son corps. Il avait peine à se reconnaître devant son miroir.
Énervé il l'avait brisé la veille, écœuré de voir l'avancement de sa décrépitude. Avec dérision Harry se mit à rire. Comment réagirait ses amis, Dumbledore et Rogue en voyant jusqu'a quel point il avait été gâté par le destin. Il pourrait toujours leur montrer où cet arrogant Potter avait survécu seize ans, habillé des magnifiques frusques de son cousin bien aimé quatre fois trop grandes.
Ils n'en reviendraient pas, songea-t-il avec amertume.
Le lendemain, Vernon apporta un peu de jambon et des patates froides en plus du pain habituel. Harry ne pu s'empêcher de se réjouir de cette providence. Son oncle le remarqua et lui dit:
-Ne va pas t'imaginer sale monstre que tu mérites ce que je t'apporte mais je veux éviter que ces dingues s'inquiètent trop de ton apparence quand machin viendra te chercher dans six jours. Mais sache que si tu dis quoi que ce soit, à ton retour tu regretteras d'être né.
-Je ne dirai rien oncle Vernon, assura Harry qui ne dirait jamais ce qu'il se passait en détail à quiconque. Il avait trop honte de le faire, ses menaces étaient purement inutiles. En plus, depuis le temps, il s'était habitué à la douleur et à la privation.
