Chapitre trois: Un mensonge de plus et je te démoli à coup de pelle
Le jour J, Pétunia ne lui accorda dix minutes de douche pour qu'il se débarrasse de la mauvaise odeur qui lui collait à la peau. Ils l'avaient empêché de sortir de la pièce que pour aller aux toilettes deux fois par jour. Une fois sa douche prise, Harry enfila une robe de sorcier par-dessus des vêtements moldus qui auraient dû être à sa taille et qu'il avait achetés l'année précédente à Pré-au-lard. Malheureusement, sa maigreur les rendaient trop large et sa croissance trop petits.
Quand Remus arriva enfin, il tenta d'avoir l'air de bonne humeur mais il était simplement trop fatigué pour apprécier cette sortie. Il acheta d'une façon mécanique ses fournitures scolaires et de nouveaux morceaux de l'uniforme de Poudlard. Il fit tout cela sous un silence rébarbatif que Lupin avait tenté de nombreuses fois de briser mais Harry était imperméable ou presque à tout ces efforts.
-Ça ne va pas Harry, l'interrogea-t-il finalement découragé.
-Pas vraiment... Tu-Sais-Qui n'arrête pas de m'envoyer des cauchemars, dit Harry en ne mentant qu'à moitié.
La nuit passée malgré ses précautions il fait un cauchemar qui avait duré toute la nuit. Il avait vu Voldemort torturer tout ces proches un par un parce qu'il avait échoué. Il n'avait pas réussi à tuer le mage noir. Cet effroyable rêve contenait trop de détails pour que son esprit ne soit pas dérangé par ces images. Cependant, il ne comprenait pas pourquoi son occulmancie lui avait fait soudain défaut. Durant toute la journée et donc pendant sa sortie il avait examiné avec un soi maniaque sa barrière mentale. Heureusement il y a quelque moment il avait fini par trouver la légère brèche qu'avait utilisée Voldemort pour lui glissé ce cauchemar. Il l'avait réparé sans attendre.
-C'est vrai que ce ne doit pas être très joyeux, commenta Lupin.
-Évidemment, j'ai du mal à dormir. D'ailleurs je n'y arrive presque plus, dit Harry d'un ton neutre.
-Tu as piètre allure, tu sais? Tu ne veux pas que je t'achète des potions de sommeil, demanda Lupin.
-Non merci. Je préfère ne pas utiliser de potions et celle-là en particulier cause une dépendance si on l'utilise trop souvent, dit Harry en faisant un pâle sourire. Chaque mouvement le faisait souffrir. Ses blessures n'étaient pas encore totalement disparues.
-Si jamais tu continue à t'épuiser comme cela promet moi d'aller à l'infirmerie Harry, demanda Lupin les yeux suppliant. Il avait l'air de tenir beaucoup à son bien être. Le survivant leva des yeux surpris vers lui. (1)
-Tu t'inquiète pour moi, l'interrogea-t-il.
-Tu sais Harry tu compte beaucoup pour moi.
-Parce que je suis l'enfant de ton meilleur ami? énnonça Harry avec amertume.
-Un peu mais surtout parce que tu es toi et que tu es quelqu'un de bien.
Hum je suis quelqu'un de bien vraiment? Et après le meurtre du Lemoninateur tu continueras à le penser? songea Harry.
-Merci, dit-il d'un ton dubitatif.
-Aller, je te ramène chez ton Oncle et ta Tante. Ils doivent s'inquiéter, nous sommes un peu en retard.
En entendant cela Harry manqua de s'étrangler. Ces moldus s'inquiéter pour moi? C'est la meilleure! Le Garçon-Qui-Avait-Survécu laissa Lupin lui attraper la main pour transplanner dans le jardin entouré de murets de Pétunia. Il le raccompagna jusqu'à l'intérieur puis il transplanna une nouvelle fois.
L'expression de Vernon, qui avait été jusque là exprimé l'amabilité, se déforma. Il parut excédé de voir Harry faire des allers-retours pour transporter ses achats déminiaturisés. Quand le survivant eut fini, il l'empoigna solidement les poignets d'Harry et lui hurla dessus sans aucune raison apparente. Néanmoins, le Gryffondor était habitué au débordement de son oncle et il était déjà prêt à recevoir les coups qui se mirent à pleuvoir sur lui.
Cette fois-ci ce gros porc de Dursley y allait dans la subtilité en le frappant toujours à un endroit qui serait recouvert de vêtement. Il évitait aussi d'abimer son visage car ça serait trop apparent. Après un ultime coup de pied administré dans son ventre, son oncle se retira. Harry put alors traîner misérablement sa carcasse jusqu'a sa chambre.
Là, dans les jours qui suivirent, tout en se remettant de ses blessures, il complota plus sérieusement sur l'assassinat d'Albus Dumbledore.
Contrairement à son habitude, Harry arriva très en avance à la gare de King's Cross. Les adieux avant de partir de chez les Dursley avaient été glaciaux. Chacun de part et d'autre se réjouissaient de se débarrasser de l'autre. Les Dursley souhaitaient de tout leur cœur ne plus jamais revoir Harry. Cependant celui-ci en avait décidé autrement. Un jour où l'autre il reviendrait pour se venger. Ils seraient punis de leur manque de charité et d'humanité avec lui.
Il s'installa dans le dernier wagon pour y être plus tranquille et il se reposa sur la banquète. Il était épuisé par le manque de sommeil et ce qui restait de ces blessures. Presque immédiatement il retrouva l'univers du garçon.
Cet orphelinat glacial où il était toujours mis à l'écart et exclu. Il le voyait de loin, il traînait dans un coin éloigné de la cour intérieure de l'institut. Il était encore une fois seul alors que les autres s'amusaient ensemble. Harry sentit imperceptiblement que les autres le craignaient. Ils feignaient de l'ignorer mais certains le regardaient du coin de l'œil, anxieux. Pourtant le Survivant ne voyait pas pourquoi et ne trouvait pas ce qui pouvait être menaçant chez lui.
La scène changea et il revit le garçon entrain de se faire tabasser par un adulte sûrement une surveillante. Le petit hurlait mais sans verser une larme.
-CE N'EST PAS MOI JE VOUS LE JURE!!
-Sale vaurien, répliqua la femme, tout le monde le sait que c'est toi qui l'a tué ce lapin!
-NON! Ce n'est pas moi, aie, madame!
-Ce serait Billy qui aurait pendu son propre lapin à la poutre, hein? C'est ça que tu veux dire, espèce de monstre?
-Je n'ai rien fait madame, hurla une nouvelle fois l'enfant alors qu'elle lui donnait un autre coup de verge.
-Je ne sais pas comment tu as fait ton coup mais tu vas le payer, cria la surveillante, le visage déformé par la rage.
Soudain une autre femme arriva dans la pièce et les interrompis.
-Excusez-moi Mrs Cole mais une rixe vient d'éclater dans la cour.
-Très bien j'arrive, répondit cette dernière d'un ton plus calme. Puis elle s'adressa à l'enfant. J'en ai pas finit avec toi! File dans ton dortoir!
Le jeune garçon ne se fit pas prier pour sortir mais il la toisa avec un certain mépris avant de se relever dignement.
-Oh Harry! Ron et moi on t'a cherché dans tous les compartiments, dit Hermione en réveillant brusquement Harry.
-Désolé vieux, on n'avait pas vu que tu dormais, dit le roux en s'installant sur la banquette d'en face. Mione le rejoignit et plaça sa malle sur les rangements prévus à cet effet tout comme Ron.
-Alors comment on été tes vacances Harry, l'interrogea la Gryffondor.
-Oh tu sais ce n'est pas la joie là-bas mais j'ai survécu, dit Harry avec ironie tout en se frottant les yeux. Son rêve commençait à être intéressant. Es-ce qu'il avait fait ce dont l'accusait la femme ou pas? Il aurait aimé le savoir. Il reprocha en silence à ses amis d'être venus le déranger. Et vous?
-Oh, c'était super même si Hermione n'a pas arrêté de me reprocher d'avoir fait mes devoirs de vacances à la dernière minute.
-Franchement Ron! Tu as attendu à la dernière semaine pour les faire! s'exclama sa petite amie. Je suis sûre que même Harry a terminé les siens avant toi! Pas vrai Harry?
-Pas de chance Ron... Elle a raison, je les ai faits au début des vacances, répondit Harry qui avait trouvé dans ces devoirs un moyen de s'occuper l'esprit pour ne pas trop désespérer. Par la suite, il avait regretté de les avoir faits si rapidement car la situation était devenue insupportable.
-Faux frère, s'insurgea le rouquin.
-Tu vois, Ron? fit Hermione d'un air satisfait. Cette année, il va falloir que tu te mettes à travailler plus sérieusement car il y a les aspics, commença à dire Mione mais Ron changea brutalement de sujet en racontant le dernier match de Quidditch des Canons de Chudley.
Il en parla pendant tout le reste du trajet. S'emportant contre l'équipe adverse et jurant que c'était la meilleure équipe qui n'avait jamais existée malgré leur défaite écrasante de 430 à 10. Ron était intarissable sur le sujet et seul le discours annuel de Dumbledore le força à se taire.
Il commença par rappeler certains règlements, blablabla, Mr. Rusard punira tout ceux qui, blablabla, section interdite à la bibliothèque, blablabla, n'allez pas dans la forêt, blablabla, bonne entente entre les maisons, blablabla, tous ensemble si on fait un effort, blablabla, bon appétit!
-Ouch, il était vraiment ennuyant cette année, dit Seamus en plaisantant avec Dean.
-Es-ce que ça va Harry, demanda Hermione. Le survivant regardait fixement son assiette haineusement pour s'empêcher de foudroyé sur place le vieux fou. Il n'avait pas envie d'attirer trop l'attention sur lui.
-Ouais, ouais... Ne t'inquiète pas Herm. Tout va comme sur des roulettes.
Ron le regarda interdit.
-Expression moldue, soupira Mione.
-Ah, fit-il avant de se remettre à s'empiffrer. Harry tenta de se calmer durant le dîner. C'était vital car le directeur l'avait convoqué dans son bureau après le repas. Sûrement pour lui rendre sa baguette. Il ne fallait pas qu'il s'aperçoive qu'il le détestait de toute son âme, enfin pas pour le moment.
C'est à nouveau maître de lui-même qu'il rejoignit la gargouille et articula le mot de passe ridicule du directeur une bonne heure plus tard.
-Le citron est le maître du monde.
Il devient de plus en plus cinglé! songea Harry, il avait eu un choc lorsqu'il l'avait lu sur le mot que McGonnagall lui avait donné en passant dans le hall. La gargouille le laissa passer et s'éleva jusqu'à la porte du bureau de Dumbledore. Il cogna poliment sur le bois et il entendit la voix un peu assourdie de Dumby.
-Entre Harry. Je t'attendais.
-Bonjour monsieur, dit Harry posément, vous vouliez me voir?
-Bien sûr Harry… Je voulais te remettre ta baguette. J'espère que tu as compris que je te l'ai enlevé pour ton bien.
-Je ne saurai vous mentir monsieur. Je dois avouer que je ne comprends pas en quoi cela m'était utile, fit le survivant hypocrite d'un air incompréhensif.
-Ce n'est rien, affirma le vieux, flatter par sa première phrase, tu comprendras un jour, j'en suis certain Harry.
-Merci monsieur, je voudrais m'excuser pour ma crise de colère de l'autre jour. J'étais de mauvaise humeur. Je ne voulais pas quitter mes amis, continua Harry dans la même veine en fermant à double tour son esprit.
-Tu étais déjà pardonné Harry. J'ai compris ta réaction c'est tout à fait normal. D'autres auraient pu même se sentir trahi par une telle requête, pas toi Harry? demanda le vieux d'un ton léger en le fixant intensément.
-Non monsieur je vous faisais confiance, dit Celui-Qui-Avait-Survécu avec un air angélique qui trompa la méfiance de Dumby.
Harry gardait admirablement son sang-froid alors que l'envie de démolir le visage à coup de chaise le démangeait. Il fut récompensé de ces efforts héroïques en recevant sa baguette. Il partit alors aussitôt qu'il le put sans vexer ni éveillé des soupçons chez le directeur.
Bien entendu Ron et Hermione l'attendaient dans la salle commune pour lui demander un compte rendu de la rencontre. Ils furent déçus par la courte réponse que leur offrit le survivant.
-Dumbledore m'a rendu ma baguette, expliqua-t-il avant de leur souhaiter bonne nuit et de s'éclipser dans son dortoir.
Le lendemain au petit déjeuner pendant qu'Harry étendait de la confiture sur une tranche de pain. Ron s'exclama bruyamment:
-Oh non!
-Qu'y a-t-il Ron? demanda son meilleur ami sans lever les yeux vers lui.
-Tu n'as pas regardé notre horaire? On commence par un double de cours de Potions! Et devine avec qui ils nous ont mis?
-Serpentard, lança Hermione, on sait.
-C'est vrai Ron. L'horaire était affiché dans la salle commune ce matin, déclara Harry non sans une pointe d'amusement.
-Et vous ne me l'avez pas dit? Vous vous rendez compte c'est un scandale! Nous mettre en commun avec eux pendant ce cours depuis sept ans! Sept ans! Ils nous en demandent trop comment peut-on enduré ces sales serpents?
-Je ne sais pas Ron, mais presque tout nos cours sont en commun avec eux cette année pour la bonne entente entre maisons. Dumbledore l'a expliqué hier pendant son discours et je t'en ai parlé pendant une bonne dizaine de minutes. Tu ne m'écoutais pas?
-Euh, euh, bredouilla le pauvre roux désemparé.
-C'est pas vrai! Ronald Weasley, le gronda Hermione. Tu n'as pas écouté un seul mot de ce que j'ai dit! Lorsque tu seras plus compréhensif tu reviendras me voir. D'ici là je veux plus te parler! s'écria-t-elle avant de sortir précipitamment de la grande salle.
-Tu es dans de beaux draps Ron, commenta Harry en se moquant ouvertement de lui.
-Arrête vieux ce n'es pas drôle.
-Voyons tu n'avais qu'à l'écouter. Ce n'est pas si sorcier, répondit Harry avant de recommencer à manger.
-Mais Harry tu sais comment elle est! Elle peut se montrer si ennuyante parfois.
-Bien sûr que je le sais mais je suis vaguement la conversation pour pas qu'elle me prenne au dépourvu. Tu devrais en faire autant, rigola Harry.
-Parlons d'autres choses veux-tu, l'implora le rouquin.
-D'accord pas de problème. De quoi veux-tu parler?
-Du malheur qui s'abat sur nos têtes! Elle ne vient pas de dire que tout nos cours sont en commun avec ces serpents?
-Malheureusement oui. C'est clair que c'est un complot, déclara Harry.
-Entente avec les maisons, mon cul! Ça ne marchera jamais!
-Mmmm, fit le survivant d'un air réprobateur en entendant son langage.
-Ah tu es pire que ma mère. Comme si c'était possible de s'entendre avec ces cons! Tu me vois traîner avec eux et serrer la main de Malfoy? Il est fou le directeur!
-Peut-être que cela serait possible finalement, lança Harry rêveur.
-Quoi?! Tu délires!
-Non! Imagine, si on les attachait et les bâillonnerait… Je suis sûr qu'on pourrait tous être amis, déclara-t-il sadique.
-Woah, parfois tu me fais peur Harry.
-Et ensuite on pourrait jouer à un jeu très amusant, continua à dire le survivant sans entendre les protestations de Ron.
-Hey, vieux, fit le roux avant de lui donner une baffe pour qu'il se reprenne.
-Aie! Mais ça va pas? C'est quoi ton problème? s'écria Harry.
-Tu es entrain de terrorisé les Poufsouffle derrière toi.
-Hein? fit celui qui avait survécu avant de se tourner vers les dits Poufsouffle. Voyant qu'il les regardait les pauvres Poufsouffle de troisième année se ratatinèrent sur place. Mais voyons mes amis je ne vous ferez jamais de mal, déclara alors Harry avec un sourire menaçant, pauvres petits pathétiques Poufsouffle... Il ne me viendrait jamais à l'idée de vous faire peur. Puis il ajouta en fourchelangue: §J'oserai jamais...§
Les pauvres petits blaireaux partirent hors de la salle en courant et en criant terrorisés. Harry se mit alors à rire, d'un rire diabolique, attirant sans le vouloir l'attention de toute la grande salle. Quand il s'en rendit compte il sourit et prononça avec mépris: «Pathétiques, tu viens Ron j'ai fini de déjeuner et j'ai oublié mon manuel de Potions dans la tour.»
-Euh oui, bredouilla Ron les yeux écartelés et il suivit Harry sans dire un autre mot hors de la grande salle. Une fois rendu dans un couloir désert, Ron repris soudain usage de sa parole. Qui êtes vous et qu'avez vous fait de mon meilleur ami? demanda-t-il très sérieusement en le menaçant de sa baguette.
-Je suis un mangemort et j'ai découpé le Survivant en petits morceaux pour me faire un ragout, plaisanta Harry.
-Sale mangemort! Je vais te bousiller tu as massacré mon meilleur ami! cria Ron enragé.
-Tu es sérieux s'étrangla Harry. Je blaguais Ron, je suis Harry... Ton pote depuis sept ans.
-Prouve-le, déclara Ron soupçonneux en continuant de le menacer.
-Voyons et si je te disais la prophétie?
-Ça tu pourrais le savoir, mangemort...
-Euh, tu m'as aidé à réussir l'épreuve de l'échiquier géant en première année.
-Je te crois toujours pas...
-Euh tu hais le cornbeef mais ta mère en met toujours dans tes sandwichs.
-C'est vraiment toi vieux? demanda Ron incrédule, qu'avons nous fait pour tenter de démasquer l'Héritier de Serpentard?
-On a piqué des ingrédients à la chauve souris graisseuse pour se faire du Polynectar et se transformer en Crabble et Goyle pour vérifier si Malfoy était ou savait qui était l'Héritier. Et s'il t'en faut plus tu ronfles très fort la nuit.
-Hé pas si fort Harry on va t'entendre, dit Ron en baissant sa baguette.
-Merci Ron tu m'as vraiment fait peur. Bon on y va à la tour? Le cours de Rogue va commencer bientôt.
(1)Le survivant leva des yeux surpris vers lui. (Eh oui il est plus petit que Mumus)
A/N Si jamais vous vous posez la question dans cette fic il ne sera pas question ni des Horcruxes ni des reliques de la mort. Je l'ai écrite avant la sortie du septième livre.
Et je suis entrain de changer la longueur des chapitres alors c'est normal si le prochain chapitre a pour titre chapitre 7 alors qu'il est le 4ème maintenant...
Merci de m'avoir lue!
