Chapitre 5 : Un mensonge de plus et je t'éviscère et je me fais une écharpe avec tes intestins.

Toute la journée Harry fut insupportable. Un rien l'énervait et ce fut Ron qui en fit le plus les frais. Il était inutile de précisé que tout le monde était profondément choqué par son attitude.

-Mais qu'es-ce qu'il lui prend? s'emporta Mione alors qu'Harry riait de la dernière plaisanterie de Malfoy. Le Serpentard aussi surpris que les Gryffondor en faillit en perdre l'équilibre. Les élèves autour accusait le choc, ils leur semblaient que le monde ne tournait plus rond. Malfoy venait d'insulter Hermione et que faisait le survivant? Il riait.

Neville après le cours se porta malade. Il faisait une syncope le pauvre. Ron haussa les épaules à l'entente du commentaire de la Gryffondor. La force des choses les avaient réconciliés plus tôt que prévu.

-Je ne sais pas Mione. Il est comme ça depuis ce matin.

-Et tu n'es pas responsable de tout ça, l'interrogea Hermione soupçonneuse.

-Non, non... Je l'ai seulement secoué un peu comme chaque matin pour le réveiller. On se le fait tous entre gars pour ne pas arriver en retard.

-Et ce matin il ne l'a pas bien prit, c'est ça?

-Il m'a crié de ne pas le toucher et a insulté les Gryffondor. Si ce n'avait pas été Harry j'aurais presque cru avoir affaire à un Serpentard, déclara Ron en regardant Hermione. Il était troublé par toute cette histoire.

-Tu as mis le mot dessus Ron! On dirait qu'il est un Serpentard. Ils lui ont peut-être jeté un sort ou faire boire une potion!

-Oh je vais les tuer! Ridiculiser ainsi Harry. Sale fouine, il va voir ce que je vais lui faire, s'enragea le roux en serrant les poings.

-Non Ron! Je ne crois pas que ce soit Malfoy qui est responsable de ça. Il a l'air aussi abasourdis que nous. À moins qu'il soit un parfait acteur ce n'est pas lui. Réfléchissons... Qui en voudraient assez à Harry pour lui faire ça?

-Je ne sais pas... Rogue? lança-t-il à tout hasard.

-Peut-être, murmura Mione avant de s'écrier :«Je dois absolument aller à la bibliothèque!» et elle ramassa ses affaires en vitesse.

-Reviens pas trop tard, se contenta de dire Ron en soupirant.

-Merci tu es un amour, déclara-t-elle en l'embrassant sur le front et elle sortit de la salle de classe.

Harry la suivit par pure coïncidence jusqu'a la bibliothèque. Il devait terminer son dernier devoir de potion. Il s'y installa, non loin de son amie mais ne lui adressa pas la parole.

Quelques minutes plus tard, il avait déjà fini son devoir. Il repoussa le parchemin avec un sourire satisfait puis il regarda le livre qu'il avait pris pour répondre aux questions et sa montre. Il fut interloqué de voir que si peu de temps c'était passé depuis qu'il avait commencé à travailler. Il l'avait fait n'en pensant à rien de particulier et il s'était fier qu'à son instinct en répondant. Étrangement il avait écrit le double demandé et alors qu'il pouvait jurer qu'il ne connaissait pas la potion la veille, il l'avait décrite avec une connaissance des potions qu'il était loin de posséder. C'était comme si son inconscient l'avait toujours su. Il n'avait même pas touché à son livre.

-Es-ce que ça va Harry, lui demanda Hermione qui l'observait d'un œil tout en effectuant sa recherche.

-Je vais bien Hermione, répondit-il sèchement, agacé d'être dérangé.

-C'est quoi ton problème à la fin, s'énerva-t-elle soudain.

-Mon problème? C'est toi qui viens me dérangé avec tes petites attentions de Poufsouffle! Qu'es-ce que ça peut bien te foutre que j'aille bien ou pas? La terre n'arrêtera pas de tourner! s'écria Harry outré.

-Sortez immédiatement de la bibliothèque, les cingla Mrs. Pince courroucée.

-Pas besoin de crier vieille peau. J'allais partir justement, cracha Harry écœuré avant de sortir effectivement de la pièce.

-J'en parlerais à votre directrice de maison, rétorqua la bibliothécaire enragée. Son chignon était presque totalement défait par tant d'agitations. Hermione se hâta de sortir de peur qu'elle lui hurle aussi dessus. Plusieurs autres élèves optèrent également pour la prudence et dans un temps record la bibliothèque se retrouva complètement vide.


Le lendemain Harry se réveilla étrangement de bonne humeur. Il était seul dans le dortoir. Après un bref Tempus il remarqua qu'il n'était que dix heures du matin. Les Gryffondor devaient être encore dans la salle commune. On était un samedi et ils avaient l'habitude de passer du temps dans la tour, lorsqu'ils ne jouaient pas au Quidditch à l'extérieur.

Le survivant sortit de son lit encore un peu ensommeillé et comme chaque matin alla prendre une douche brûlante. Il s'habilla ensuite rapidement en espérant que Ron soit toujours dans la tour. En descendant l'escalier il l'aperçu entrain de discuter avec Hermione, Seamus et Dean.

-Salut les gars, lança Harry en souriant. Salut Mione! Alors Ron ça te dit une partie de Quidditch? La température me semble parfaite.

-Harry, s'exclama celui-ci interloqué.

-Oui, répondit le survivant en fronçant les sourcils. Il y a quelque chose qui ne va pas?

-Tu te souviens d'hier? demanda Hermione.

-Ah, dit Harry en rougissant de honte. Je suis désolé… Je ne sais pas ce qui m'a pris… J'ai été un peu sec avec vous…

-Un peu sec? répéta Seamus incrédule.

-Je… euh. Je suis vraiment désolé. Vous me pardonnez, les interrogea Harry embarrassé.

-On sait que ce n'est pas de ta faute, dit Ron pour le rassuré. Mione nous a tout expliqué.

-Expliquer quoi exactement? demanda-t-il perdu.

-Que tu… et… je crois qu'elle saura mieux l'expliquer que moi, commença Ron.

-Alors, insista Harry pressé de savoir ce qui se passait chez lui.

-Après avoir remarqué ton comportement étrange toute la journée. Je me suis demandée si tu ne serais pas victime d'un sort ou d'une potion. Je suis allée à la bibliothèque, tu m'y as vu d'ailleurs. (Harry piqua un fard) Bref j'ai du y retourner ce matin et devine ce que j'ai trouvé?

-Euh, dit l'attrapeur avec intelligence.

-Ne cherche pas tu ne trouveras jamais. Il existe un sort de personnalité.

-Et tu penses que l'on me l'a lancé? Qu'es-ce que c'est exactement?

-C'est de la magie noire. Je n'y connais pas grand chose mais la personne touché par le sort devient très manipulable. Tu n'as plus qu'a l'a conditionné à agir d'une certaine manière. Il n'y a malheureusement pas de contre sort et il est très difficile à réussir. Quand le sort atteint une personne dont ses pouvoirs n'ont pas fini d'augmenter comme un jeune enfant. Le sort peut durer des années avant que la magie de la personne touchée si elle est assez puissante rejette d'elle-même l'influence du sort. Quand le sort est jeté sur un adulte il dure plus ou moins longtemps. Cela dépend de la puissance du jeteur. Je crois que quelqu'un t'a jeté ce sort pour que tu agisses comme un Serpentard et ce n'est pas la première fois que cela t'arrive.

-Le petit déjeuner au début de la semaine, fit Harry songeur.

-Exactement! Et j'ai de bonnes raisons de croire que cette personne va récidiver…

-Hermione tu ne peux pas utiliser des mots que tout le monde peuvent comprendre, lui reprocha Ron.

-Ça veut dire recommencer vieux, répondit Harry affable. Alors tu crois que vous pourriez surveillez les alentours?

-Évidemment, fit Mione.

-Bon je crois qu'on m'avait proposé une partie de Quidditch, dit Ron avec un grand sourire.

-Tu veux bien, s'assura Harry.

-Je suis partant!

-On peut venir, ajouta Dean et Seamus d'une même voix.

-Bien sûr, répondit Harry, allons chercher nos balais!


Durant les deux jours qui suivirent Hermione et Ron se tinrent aux aguets et comme pour confirmer l'hypothèse de la Gryffondor Harry garda un comportement relativement normal. Celui-ci s'il adhérait à sa théorie il ne pouvait s'empêcher de penser que son comportement bien qu'irrévérencieux étaient le fruit de pensées refoulées depuis des lustres. Bien qu'un peu honteux d'avoir agit ainsi avec ou sans l'influence du sortilège au départ. En y réfléchissant il s'était senti inexplicablement en accord avec ses actes. Il n'avait cependant pas le cœur a raconté tout cela à ses amis. C'était beaucoup trop gênant. C'était comme s'il se décidait à leur avouer que le chapeau avait voulu le mettre à Serpentard.

Harry frustré de ne pas trouver le sommeil dût se résigner à utiliser l'arme ultime pour rejoindre les bras de Morphée. C'était un sommeil de plomb garanti. Ron le lui avait assuré. Harry sortit de son coffre un manuel de potion avancée. L'effet soporifique qu'avaient toujours eu les potions sur Harry n'était plus à prouver et il s'attendait à s'endormir dans les minutes qui allaient suivre. Ce ne fut pas le cas. Il se surprit à dévoré l'ouvrage avec intérêt et il ne lâcha plus jusqu'aux petites heures du matin. Il dût pourtant se résigner à l'abandonné pour n'avoir que serais-ce deux heures de sommeil avant ses cours. Ce constat horrifia une partie de lui-même inutile et incapable d'agir dans l'immédiat. Il commençait à apprécier dangereusement trop les potions et il avait même des connaissances sur le sujet qui semblaient venir de nulle part. Il finit par retrouver le sommeil mais ce ne fut que pour faire un rêve étrange. Il espérait qu'il ne fut pas représentatif de son état car entre ses rêves sur Voldemort il n'avait pas fait de cauchemar plus traumatisant.

Il rêva que Rogue lui faisait passer une interro surprise diabolique. Le professeur de potions étaient déguiser en lapin et il distribuait des chocolats empoissonnées aux élèves. Il ne comprenait brusquement plus rien aux potions et Rogue s'approchait de plus en plus de lui en lui tendant une friandise. À un certain moment il reçu la note désastreuse du test et Rogue qui étrangement avait changé son costume pour un autre plus grotesque de ballerine lui fit remarqué qu'il était aussi nu qu'Adam. À l'exact instant où il songeait à s'enfuir en courant avec ce qui lui restait de sa fierté son rêve se termina. Un autre venait de commencer et Harry fut rassuré de reconnaître l'univers du jeune garçon.

Cette fois-ci il était dans une salle inconnue qui ressemblait vaguement à une cafétéria. Après un examen attentif, Harry conclut que cela en était bien une. Une grande femme à l'air dédaigneuse donna un bol de bouillie informe au garçon. Celui-ci regarda avec écœurement le contenu de son repas et s'installa à l'écart des autres en espérant être tranquille. Grand fut son déplaisir lorsqu'il vit le chouchou de Mrs Cole arriver avec son ami. C'était deux garçons bruns très ordinaires ni laids ni beaux mais d'une stupidité effarante. Le garçon les détestait d'autant plus que c'était réciproque. Il les toisa d'un air rogue qui était surprenant de voir chez un jeune.

À cet âge là on jouait encore avec des jouets, des petites voitures ou des soldats de bois. On avait un joli sourire et on était innocent. Lui il n'avait pas eu de parents et s'il avait été un jour innocent ce dont il doutait lui-même il ne l'était plus. Mrs Cole et les autres surveillantes y avaient veillé en le battant quotidiennement pour un oui ou un non et cette vieille chipie aux doigts boudinés avaient la main lourde. Malheureusement pour lui, la vieille s'était prise d'affection pour le fils de feu son frère. Son neveu recevait de sa part une attention spéciale. Cela combiné au caractère déjà insupportable de l'enfant avait fait de lui la mini terreur des moins de dix ans. Ce caïd était à plaindre il venait de perdre son père et sa mère s'étant remarié ne voulait plus de lui. Aller savoir pourquoi. Sa vie était plus misérable que celle du garçon à coup sûr. Lui il n'avait jamais connu de parents, il ne savait pas ce que cela faisait de les perdre. Harry eut comme un frémissement au cœur, un élan de sympathie pour le garçon lorsque les deux abrutis le frappèrent pour les avoir défier. Harry sentit une larme glissé sur sa joue quand il vit d'autres enfants se mêler au règlement de compte en profitant de sa faiblesse.

Lorsqu'Harry se réveilla son propre visage était humide et il maudit le destin qui laissait des enfants sans leurs parents tout comme lui. Il fut renfrogné toute la journée à la fois à cause de ce rêve et de son manque de sommeil. Ceux qui eurent la mauvaise idée de le dérangé subirent un assaut en règle. Ils furent tous descendu plus bas que terre et considérer avec un mépris sans égal. Ron et Hermione se disputèrent car ils avaient manqué à l'évidence le jeteur de sort. Ils s'attribuaient mutuellement l'échec de leur surveillance et cela ajoutait à la confusion ambiante.

McGonnagall convoqua Harry entre deux cours pour lui parler de son attitude inacceptable avec Mme Pince. Il lui répondit de telle façon qu'elle enleva cinquante points à sa propre maison et lui donna deux semaines de retenues. Cependant Harry s'en fichait éperdument ce qui n'était pas le cas des autres Gryffondor. Parvati Patil vient lui pleurnicher qu'ils étaient maintenant au même niveau que les Poufsouffle. Le survivant l'envoya promener en la traitant de grosse truie vulgaire. Il eut un sourire terrible et en la voyant pleuré de plus belle il décida de l'insulter copieusement. Il savait où frapper la pauvre suivait un régime depuis quelque temps. L'été avait été riche en malbouffe pour elle.

-Mais voyons ma belle, lui dit alors Harry, je ne pensais pas un mot de ce que j'ai dis.

Toute la salle commune, qui même en sachant qu'il n'était pas lui-même, le regardait avec une profonde antipathie, se rasséréna en entendant ses excuses. Ils avaient oubliés l'expression de son visage.

-Vraiment, fit Parvati en hoquetant.

-Bien sûr que oui… déclara Harry d'un ton remarquablement gentil.

-Oh merci Harry je… commença-t-elle avant d'être interrompue par le survivant.

-Tu n'es pas une grosse truie Parvati… Tu n'es qu'une sale garce énorme et moche. Tu me donne envie de vomir sale pétasse. Va te faire Crivey avant que ton gros cul rentre encore dans ta jupe. À te voir il ne te reste pas grand temps. Tu enlaidi à vue d'œil. Qui sait, tu pourrais être copine avec le bouledogue? Pour une fois qu'elle n'aurait pas à être jalouse d'une autre fille. Au pire ce n'est pas si grave Parvati tu peux toujours utiliser des charmes pour faire disparaître ces bourrelets de graisse répugnants. Malheureusement après une certaine de taille ça ne fait plus effet et on en voit encore… Oh mon dieu tu les utilisais déjà! Moi qui pensais que tu étais seulement grosse. Tu es obèse ma pauvre… faudrait arrêter le chocolat avant de devoir reculer de cinq pas pour se voir totalement dans un miroir!

-Oh là s'en est trop, s'écria Hermione et elle pétrifia Harry avant qu'il achève de démolir son estime de soi. Oh Parvati ne crois pas un mot de tout ce qu'il t'a dit! Tu es encore jolie.

-Encore? hurla-t-elle en pleurant toutes les larmes de son corps.

-Je vais le tuer le responsable de toute cette merde! cria Hermione. (1) Patil n'en supportant pas plus s'enfuit dans le dortoir des filles pour continuer à pleurer et à désespéré seule.

Ginny s'approcha d'Harry et l'observa avec curiosité.

-Il a changé, murmura-t-elle, son visage… il est plus le même. Il est beaucoup plus fin… Il me fait penser à quelqu'un, je me demande si…

-Ginny!

-Quoi Mione?

-Tu m'aides? On sera bien assez de deux pour la consoler.

-Ah oui Parvati… J'arrive…


-Je me déteste…

-Mais non tu n'as pas de raison, la raisonna Mione. Tu as de grandes qualités, commença-t-elle mais elle eut beau chercher elle n'en trouva pas. Ginny vint à sa rescousse.

-Tu sais tout le monde t'aime…

-J'ai envie de hic me tuer! Il a raison je suis tellement énorme! Hoqueta la jeune fille.

-C'est pas vrai, dit Hermione.

-Ne te suicide pas pour un con. Crivey t'aime Parvati!

-Maintenant mais lorsque je…

-Eh puis un régime et hop! Dit Ginny excédée. Tu en as combien à perdre?

-Je ne sais pas! dit-elle misérable. Pauvre cruche, songea Ginny.

-Après tout ce n'est pas la beauté qui compte mais. Commença Hermione.

-Fais-toi liposucé! C'est un truc moldu qui marche assez bien, trancha Ginny en regardant ses ongles et en sortant une lime de nulle part.

-Ginny, la reprocha Mione.

-Quoi? Tu tiens vraiment à ce que je lui mente?

-Parvati, Harry ne sait pas de quoi il parle, dit Hermione.

-C'est le gars le plus hic sexy et classe de Poudlard. S'il le dit c'est que c'est vrai.

-Quoi tu défends Harry après ce qu'il vient de te faire? s'énerva Hermione.

-Oui il n'a fait que hic dire la vérité et des conseils.

-Ne me dîtes pas que c'est vrai! s'exclama je-sais-tout en s'arrachant les cheveux.

Ça lui en fera moins sur la tête. Avec la touffe qu'elle a, songea Ginny. Remarque que ça ne lui ferait pas de mal la liposuccion à elle aussi.


A/N (1): J'ai peur qu'elle m'attrape un jour. Si un des personnages trouverait le moyen de sortir d'un livre ce serait bien elle.