Chapitre 6 : Un mensonge de plus et je te pulvérise en sautant à pied joint

-Finite Incantadem, dit Ginny d'une voix douce. Harry retrouva le contrôle de ses mouvements avec soulagement. Il se passa une main dans les cheveux et considéra d'un œil intéressé la sœur de son meilleur ami.

-Où est passé Parvati? De là où j'étais je ne l'ai pas vu partir.

-Elle pleure dans le dortoir des filles, répondit Ginny en s'installant sur un fauteuil. Ils étaient les derniers occupants de la salle commune. Tout les autres étaient déjà couché et sans elle Harry aurait passé à coup sûr la nuit pétrifié.

-Ah bon? s'étonna le survivant d'un air innocent.

-Tu sais Harry j'ai peur que personne ne t'ai jamais jeté de sortilège. J'ai toujours su que tu avais cette fille en horreur. Tu ne l'as pas manqué…

-Merci, répondit-il. Garde cela pour toi mais je crois que tu as raison. Je ne me rappelle pas avoir rencontré personne ce matin et pourtant je n'ai pas l'habitude d'agir ainsi.

-Cela doit être quelque chose d'autre que son fameux sort de personnalité, réfléchit à haute voix la rousse.

-Peut-être, concéda Harry en soupirant. On finira par le savoir. Je vais aller me coucher. Bonne nuit Ginny!

-Attends! Pourquoi Parvati?

-Tu as raison je l'ai bel et bien en horreur et je déteste les gens qui pleurnichent.

-Comme Cho?

-Certainement comment j'ai pu penser une seconde sortir avec elle dépasse mon entendement, dit-il et après un sourire il grimpa les marches menant au dortoir. Ginny resta quelques minutes seule dans le silence à réfléchir. Elle avait déjà vu ce sourire en quelque part. Si seulement elle se rappelait où.


-Eh vieux, c'était vraiment horrible… Tu l'as anéantie!

-Oh je me sens si mal, lâcha Harry rouge de honte à nouveau. Tu crois qu'elle me pardonnera un jour?

-Je ne sais pas. Elle était dans un affreux état selon ce que m'a dit Hermione.

-je dois aller la voir pour m'excuser. Quelle guigne! Il fallait que cela me tombe dessus! Elle me déteste à coup sûr maintenant! Et les autres Gryffondor ils ne m'en veulent pas trop?

-Ils savent que ce n'est pas ta faute Harry.

-Je lui doit quand même des excuses.

-Hermione m'a dit qu'elle ne veut pas quitter le dortoir et comme les garçons ne peuvent pas monter dans l'escalier tu devras remettre ça à plus tard. Elle va sûrement descendre un jour.

-Merci vieux tu as toujours le chic pour me réconforter, dit Harry avec un pâle sourire.

-C'est à ça que servent les amis et on serait mieux de se dépêcher. Je ne veux pas arriver en retard au cours de la chauve-souris graisseuse.

-Je rassemble mes affaires et on y va. Je n'ai pas envie de me retrouver avec une retenue de plus.

-Ça c'est sûr… tu as dû être odieux avec McGo pour qu'elle t'en donne autant.

-Oh ne m'en parle pas, répondit Harry.

Les deux garçons rejoignirent Mione dans la salle commune. Elle était prête depuis un moment et elle les attendait en lisant un livre. Elle releva la tête en les entendant arriver et elle lâcha sont livre de potions.

-Salut, dirent-ils en chœur avant que Ron embrasse sa petite amie pour se faire pardonner la dispute de la veille.

-Ça y est? Il est redevenu normal? Les interrogea-t-elle en regardant Harry suspicieusement.

-À cent pour cent, assura le survivant.

-Dieu soit loué car je t'aurais volontiers étripé hier. Tu étais si i mesquin avec tout le monde. Tu as l'air d'avoir mal dormi…

-J'ai eu un mauvais rêve simplement.

-Pas de rêve avec le petit garçon dont tu me parlais l'autre jour?

Harry ne voulut pas lui répondre et jeta un regard insistant en direction de Ron pour lui rappeler sa présence.

-Ne t'inquiète pas, dit alors Mione pour le rassurer, j'ai pris la liberté d'en parler à Ron. Alors?

Le survivant soupira mais leur répondit sincèrement :

-Pas cette nuit mais la précédente oui…

Pourquoi leur racontes-tu ça? S'énerva la voix.

-C'est mes amis et je leur fais confiance.

Ouais c'est pour cela qu'elle l'a raconté à l'autre sans ta permission.

-Elle a bien fait, protesta Harry dans sa tête. Je n'aurai pas à aborder le sujet avec Ron.

Mais c'est d'une stupidité! Dit leur donc maintenant que tu n'étais pas sous l'influence d'un sort pendant que tu y es!

-Tu raconte n'importe quoi!

-Vraiment, fit Hermione et Harry reprit contact avec la réalité.

-Oui, dit-il et il leur raconta tout sauf ce qu'il avait ressenti pendant ses rêves.

-Bizarre tes rêves vieux, commenta Ron en secouant la tête. Il ne voyait pas ce qui pouvait intéresser sa petite amie à leur sujet.

-Et ça commence bêtement comme ça? Demanda-t-elle pensive.

-Pas exactement, je me sens comme aspirer à l'intérieur du rêve. J'ai la même sensation en entrant dans une pensine.

Hermione pour la première fois de sa vie n'écoutait pas en cours d'histoire de la magie, elle réfléchissait plutôt à sa dernière conversation avec Harry ce matin. Bien que cette histoire de rêve fût moins frappante que la vengeance exercée sur Harry par le biais de la magie noire, elle comportait juste assez de mystère pour l'intéresser vivement. Elle pouvait jurer que ces rêves n'avaient rien de normal et qu'ils avaient une origine magique. Pourquoi ces rêves étaient récurrents et se complétaient pour formé un certain récit? Une phrase d'Harry l'avait particulièrement troublée. « J'ai la même sensation en entrant dans une pensine »

À quoi servaient les pensines déjà? Réfléchis Mione!

Ah oui à recueillir des souvenirs! Des souvenirs? Se pourrait-il que… ? Mais comment pourrait-on envoyé des souvenirs à quelqu'un par le biais des rêves?

Quelque chose lui disait qu'elle devrait éplucher le rayon magie de l'esprit de la bibliothèque de soir.


Après deux longues journées de recherche intensive Mione dû s'avouer vaincue. Elle avait lu tous les livres sur le sujet possible mais la réponse à sa question lui échappait. À bout de ressources, elle se rabattit sur Harry. Peut-être qu'il le saurai lui. Parfois les hypothèse les plus farfelues se relevaient être vraies. Elle le trouva dans la salle commune entrain de lire un grimoire de sortilège qui dépassait les exigence du programme de Poudlard. L'esprit obnubilé par sa recherche elle ne remarqua pas la singularité de la scène.

-Salut Mione! De quoi veux-tu me parler, demanda-t-il en refermant son livre parfaitement aimable.

-Tu sais les rêves…

-Oui, fit-il hésitant.

-Quand tu as dis que tu as la même impression que lorsque tu entres dans une pensine, j'ai tout de suite pensé que tes rêves pouvaient être des souvenirs…

-Quoi?

-Le seul hic c'est que je n'ai pas trouvé comment cela serait possible. Dis Harry es-ce qu'il t'arrive d'avoir autre chose que des visions venant de tu-sais-qui?

-Euh, dit Harry qui détestait en parler.

-Harry? Voyons c'est important! dit Mione presque suppliante. N'obtenir aucun résultat pour sa recherche l'avait rendue un peu folle.

Ne lui dit rien, conseilla la voix, on ne peut pas lui faire confiance.

-Si je ne fais pas confiance à ma meilleure amie. Je ne ferai plus confiance à personne!

Tu devrais, ça serait une bonne chose.

-La ferme!

Ça t'éviterait d'être une fois de plus trahi. Tu te souviens de Dumbledore j'espère? ajouta la voix perfide au lieu de se taire.

-Il m'envoyait aussi des cauchemars. Tu es contente maintenant, dit Harry encore passablement énervé par la voix.

-Vraiment? Fit Hermione avec intérêt. Comment te les envoyait-il?

-Je ne sais pas trop exactement. Grâce à la Légilimancie. C'est en partie pourquoi je voulais devenir meilleur Occulmen.

-Alors n'importe qui pourrait t'en envoyer?

-S'il est assez puissant, oui mais je ne crois pas que, commença Harry mais elle était déjà partie heureuse d avoir trouvé la solution.

-Que cela puisse être possible car je ferme complètement mon esprit maintenant, murmura-t-il pour lui-même et il retourna à sa lecture.


Cette fois il était dans la cour. Tout signe extérieur de souffrance occulté le jeune garçon lisait appuyé contre le mur. Un œil au beurre noir gâchait la beauté aristocratique de son visage et ses vêtements dissimulaient la majeure partie de ses blessures dues à l'agression. Une clocha sonna et il délaissa sa lecture. Elle ne sonnait que lorsqu'il y avait des visiteurs, de possibles adopteurs ou un nouvel orphelin. Tout les enfants dans la cour s'étaient figés à l'entente de ce carillon si rarement utilisé. Mrs Cole arriva sur les lieux une minute plus tard et avait dit de sa voix criarde :

-Tout le monde en rang! Au dortoir immédiatement!

Les enfants s'exécutèrent en silence et passèrent rapidement devant la surveillante. Quand elle Billy passa elle lui offrit son rare sourire et lui ébouriffa les cheveux. Son neveu eut une grimace pour la forme et elle eut un petit rire. Ce qui arracha une expression de dégoût au garçon qui les regardait de loin. Bientôt il ne resta presque plus d'enfant et il dut se résigner à passer devant elle mais elle le tira brutalement en arrière par le col.

-Bouge pas Jedusor… Il est venu pour toi!

Le garçon fronça les sourcils mais se retint de lui prononcer une réplique mordante. Après que les derniers furent passé elle le poussa avec sa même délicatesse caractéristique devant elle.

-Il nous attend dans mon bureau, dit Mrs Cole d'une voix sèche.

L'homme était assis dans un fauteuil élimé et la pièce autour de lui avait le mérite d'avoir un semblant de propreté.

-Voilà je vous ai apporté Jedusor… Vous êtes sûr que c'est lui que vous voulez? Demanda la surveillante et directrice adjointe de l'orphelinat comme s'il était inconcevable qu'on veuille de lui.

-Tu t'es battu Tom? demanda l'homme en ignorant la était plutôt grand, maigre et quelque chose dans son regard fut immédiatement antipathique à Tom.

-Qu'es-ce que ça peut vous faire? siffla-t-il.

-Pas grand chose évidemment… C'est lui que je veux, assura-t-il à Mrs Cole.

-C'est vous qui voyez, dit-elle et Harry se réveilla subitement.

-Arg Ron dégage! Laisse-moi dormir.

-C'est qu'il est grognon le Survivant ce matin, se moqua Seamus de l'autre bout du dortoir.

-Aller Harry! Paresseux, rit Ron.

-Paresseux, hein? Je dois rattraper le sommeil que je perd parce que tu ronfles!

-Harry, s'écria le roux vexé.

-Ne me cherche pas le matin. Je te l'ai déjà dis. Je ne parle jamais en l'air Ron! Ne l'oublie jamais, dit-il en se levant et en jetant son oreiller sur la tête de son ami.

-Eh, maugréa le rouquin et il reprit l'arme pour rendre la monnaie de sa pièce à Harry mais celui-ci s'était déjà éclipsé dans la salle de bain.

-Lâche!

-Pas du tout, entendit-on un peu étouffer par l'épaisseur de la porte. Si je serai resté bien en vue tu aurais frappé ce pauvre Seamus car tu n'as pas de visu.

À l'entente de ce commentaire tout le dortoir éclata de rire rendant les oreilles de Ron écarlates d'embarras. Harry s'esclaffa tout en se réveillant complètement sous le jet de la douche, puis il enfila ses vêtements. Remarquant distraitement qu'ils commençaient à se faire courts. Il sécha ensuite ses cheveux et s'approcha d'un miroir pour regarder son désastre capillaire habituel. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit son reflet. Il avait dû mal à se reconnaître lui-même. Ses cheveux étaient étonnamment disciplinés, ses traits étaient plus fins sans être efféminés et ses yeux n'avaient jamais été aussi grands et brillants. Abasourdis il s'examina sur toute ses coutures, ne sachant pas comment cela était possible. Il n'avait cependant aucune raison de se plaindre de ses changements soudains car s'il était assez attirant avant il était maintenant renversant. Il ne fut pas le seul à le remarquer. C'était la folie furieuse chez la gente féminine.

Sa journée avait été assez épuisante, il avait dû éconduire un tel nombre de filles qu'il n'avait pu les compter et s'il les rejetait d'une façon très polie au petit déjeuner cela changea au tout au tout pendant le déjeuner.

Perdu dans ses pensées Harry ne vit pas Cho Chang se rapprocher de la table des Gryffondor. Il réfléchissait à ce qu'il s'était passé dans son dernier rêve. Pourquoi rêvait-il de son pire ennemi? Ces rêves ressemblaient trop à des souvenirs pour sa tranquillité d'esprit. Cela veut-il dire qu'il avait été aussi maltraité pendant sa jeunesse? Il ignorait comment réagir face à cette hypothèse. Qui pourrait m'envoyer…

-Et il s'est…

Les souvenirs de Voldemort?

-Placé devant l'an…

Dans quel…

-Neau et il…

But? Si ce n'est pas V…

-A attrapé le…

Voldemort qui me…

-Souaffle alors que…

Les envoi qui pourrait le faire?

-Son bras était…

Je me de…

-Cassé vous imaginez…

Mande s'il ne le

-Les mecs?

Pas par…

-Ce gars est…

Erreur.

-Exceptionnel!

-Arg, dit Harry énervé, la ferme Ron!

-Je te jure c'est vraiment le meilleur gardien que j'ai jamais vu!

-LA FERME, dit Harry en voyant subitement rouge. On s'entend même plus penser! Et j'en ai rien à foutre de cet enfoiré de joueur de jeu stupide!

-Le Quidditch? Un jeu stupide? Tu délires, s'écria le roux insulté.

-Pas un instant. Et puis si ça t'amuse de monter sur un balai de faire le pitre en te faisant marquer des buts parce que tu es un gardien merdique tout en courant le risque de te tuer, va-y! Ça fera un pauvre con fini de Gryffondor de moins! rétorqua Harry terriblement beau dans sa colère. Son ton glacial surprit les autres Gryffondor qu'ils l'entendirent.

-Ça recommence, dit Mione en se frappant le front.

-Ah bonjour Hermione, dit Harry avec un sourire démoniaque, je ne t'avais pas vu. Il y a un hippopotame devant toi qui me bouche la vue. Oh c'est toi Parvati? Je ne t'avais pas reconnu… Tu n'es pas encore dégouté de toi-même?

-Harry?

-Oui ma chère, dit-il en se retournant sur Cho.

-Je voulais te de… demander si… si je…, bégaya l'asiatique.

-Pouvais t'aider pour ton suicide? Désolé mais je suis trop occupé ces temps-ci pour ça. Pauvre Cho je te plains! Tu ne t'es pas encore aperçu que le seul garçon assez fou pour s'intéresser à toi est mort? Dommage, non?

-Tu… tu veux sortir avec moi, continua bravement la Serdaigle en pleurant.

-Cho je pourrais te le dire des millions de fois de mille et une façons différente que je te… que je t…, fit-il par dérision.

-Je te? répéta-t-elle avec espoir.

-Je te déteste! Je ne peux pas te voir en peinture. Je n'ai jamais vu une cruche aussi pathétique que toi. Va voir ailleurs si j'y suis avant de vraiment m'énerver. Tu ne veux pas voir ça je te le jure.

-Non, non! Bredouilla-t-elle.

-Fais de l'air, dit-il avec dédain et il jeta un coup d'œil à sa chère Parvati qui était entrain de se noyer dans le torrent de ses larmes. Les reniflements bruyants des deux filles écorchaient les oreilles d'Harry. Tellement qu'il quitta la grande salle pour s'en soustraire.

On l'observa partir avec un mélange de jalousie, d'envie, de colère, de profond désespoir et d'une surprise mêlé de désapprobation. Ce jour-là il ne laissa personne indifférent.

-Veuillez mettre vos devoirs sur mon bureau, dit Rogue quand tous furent arrivés. Dans le cadre de l'entente entre maison. J'ai décidé de vous en placé en équipe de deux. Serpentard et Gryffondor (Il cracha presque ce mot) ensemble.

Harry l'écouta débiter sa liste avec un sourire grandissant en voyant la détresse chez les Gryffondor et les sourires carnassiers des Serpentard. Puis arriva l'incontournable paire d'ennemis jurés. Malfoy-Potter. Un peu plus et la chauve-souris ricanait devant tout le monde. Harry était amusé par la situation, il s'était attendu à ce que cela arrive un jour où l'autre. C'était si prévisible. Il se leva et après s'être débarrassé de son devoir s'installa tout en avant de la classe.