Dans le chapitre précédent:

Harry l'écouta débiter sa liste avec un sourire grandissant en voyant la détresse chez les Gryffondor et les sourires carnassiers des Serpentard. Puis arriva l'incontournable paire d'ennemis jurés. Malfoy-Potter. Un peu plus et la chauve-souris ricanait devant tout le monde. Harry était amusé par la situation, il s'était attendu à ce que cela arrive un jour où l'autre. C'était si prévisible. Il se leva et après s'être débarrassé de son devoir s'installa tout en avant de la classe.

Chapitre 7: Un mensonge de plus et je t'enfonce un pal acéré de deux mètres de long dans ton entre-jambe et je le ressors par ta bouche.

-Salut Malfoy, dit-il aimable. On aurait pu entendre une mouche volée dans le cachot s'il n'y avait pas des sorts insecticides dans le hall d'entré de Poudlard. Le Serpentard se retourna brusquement et eut du mal à cacher son trouble.

Il avait entendu parler du changement soudain de Potter mais n'y avait pas cru. Au cours de la matinée, les commentaires sur saint Potter avaient augmentés et avaient atteint ses oreilles. Les heures passant ils étaient de plus en plus élogieux et hystériques. La jalousie l'avait gagné et il était d'une humeur massacrante. Potter venait apparemment de lui voler son titre de plus beau mec de Poudlard. Il avait espéré le voir au déjeuné mais il n'avait réussit à se libérer des griffes de McGo trop tard. L'insulter sans savoir qu'elle était derrière lui n'avait pas été profitable à son plan. Malheureusement pour lui Potter venait de quitter les lieux et une grande confusion régnait. Des filles insignifiantes pleuraient et dérangeaient tout le monde.

Ainsi lorsque Drago se retourna vers Potter c'était la toute première fois depuis ce mystérieux changement. Il fut proprement estomaqué. Les rumeurs sur sa nouvelle apparence n'étaient absolument pas justes. Il ne l'aurait jamais cru le penser un jour mais Harry était presque l'épitaphe de la perfection. Aucun mot n'arrivait à décrire ce qu'il ressentait en le voyant comme ça assis près de lui avec un sourire plus resplendissant que celui de Lockhart. L'étranger qui se tenait devant lui n'avait plus aucun lien avec le bigleux qu'il avait toujours connu et déprécier. Drago combattit une envie irrésistible de l'embrasser avec toute la volonté qu'il put rassembler. Il bénit Rogue qui choisit ce moment pour hurler aux élèves de commencer à travailler. Sans lui l'impensable se serait produit. Un regard rapide autour de lui rassura Drago. Personne d'autre que Blaise avait remarqué son moment de faiblesse. Son meilleur ami s'esclaffait dans son coin sans retenue. Un regard noir le remit à sa place et il reporta son attention sur Potter. Celui-ci le regardait bizarrement.

-Es-ce que ça va Malfoy, demanda-t-il incertain.

-Euh oui, répondit-il un peu précipitamment en déclenchant un nouveau fou rire chez Blaise. Drago se flagella mentalement. Il venait de dire euh. Pas très Malfoyen comme attitude et Ha… Potter venait de lui demander comment il allait? Que faisait-il dans cet univers alternatif?

-Tant mieux… Je ne serais pas obliger de faire la potion seul.

Hein??? La potion oui! On est en cours de Potions Drago! Revient à la réalité et arrête de fixer ces délicieuses lèvres.

-Heureusement car il y aurait eu un désastre, se reprit Malfoy. Harry eut un sourire énigmatique.

-Alors? Ta recherche sur les roues c'était bien? demanda Harry en commençant à recopier les directives que faisaient apparaître rogue au tableau.

-Comment tu es au courant, s'étonna le blond.

-Un coup de bluff. Alors?

-Très intéressant. Ce n'est pas raffiné mais certaines utilisations des roues sont proprement ingénieuses. Comme l'idée d'attacher quelqu'un après un tonneau et de le faire dévaler une pente. Horrible à souhait.

-Et très douloureux, ajouta Harry.

-Évidemment, répondit Drago qui n'en revenait toujours pas d'avoir une conversation civilisé sur des méthodes de torture avec son pire ennemi. Il n'était visiblement pas le seul. Ron était sur le point de s'évanouir d'horreur.

-Maudit sortilège, pouvait-on l'entendre jurer tout bas.

-Tu ne pourrais pas m'expliquer ce brusque changement, demanda Malfoy en aidant Harry à préparer leur potion.

-Psychologiquement?

-Oui.

-Désolé de te décevoir mais ça ne va durer longtemps. Je crois que tu t'en ai déjà rendu compte. Hermione dit que c'est parce qu'on m'a jeté un sort de personnalité.

-Tu ne l'as crois pas, dit Drago surpris par son ton sarcastique.

-Elle peut se tromper et je ne suis pas vraiment verser en magie noire…

-Pas vraiment, releva-t-il en jetant des racines d'asphodèle dans le chaudron.

-Bah tu sais je résiste à l'impérium et j'ai déjà lancé le doloris, dit Harry calmement en remuant la potion dans le sens antihoraire.

-Je ne le crois pas!

-Oh peu de gens sont au courant… Demande à Bellatrix Lestrange. Mais si tu pouvais garder cette information pour toi je t'en serais reconnaissant. Même si voir leur tête à tous en l'apprenant serait divertissant, dit Harry avec un petit rire.

-J'imagine très bien l'air scandalisé de la vieille chouette…

-McGonnagall, l'interrogea-t-il avec un sourire moqueur.

-En plein dans le mille, répondit Drago avant de ricaner avec Harry comme deux bons amis.

-C'est dommage que ce ne soit qu'un sort et que demain je redevienne aussi insupportablement Gryffondor, dit Harry en retirant du feu une potion parfaite. Le blond s'en faisait aussi la réflexion depuis quelques minutes.

Le cours toucha à sa fin et les élèves sortirent de la salle de classe. Ils les imitèrent avec un temps de retard, occupés à s'immerger dans le regard de l'autre. Ils durent néanmoins se séparer, ils se dirigeaient chacun dans une direction différente. Harry regarda Drago s'éloigner quelques instants puis il décida impulsivement de le suivre.

-Potter, fit-il en sentant qu'on le tirait en arrière.

-Malfoy, répondit-il, je sais que c'est stupide et que ce n'est qu'un sort mais je…

-Quoi?

-On est deux à en mourir d'envie.

Drago interloqué ne su que répondre, il n'était pas même certain de ce qu'il entendait par là. Harry se moqua de sa confusion en riant.

-Potter ce n'est pas drôle je n'ai pas compris… dit-il mais le survivant l'interrompis en l'embrassant sur la bouche. Drago, surpris, se laissa faire pendant les premières secondes mais sa fierté reprit le dessus et il essaya de prendre le contrôle du baiser. Les yeux d'Harry brillèrent d'amusement mais il refusa de lui accorder ce privilège. Drago lutta âprement sans obtenir la victoire pendant un long moment. Essoufflés, ils finirent par se séparer et Harry profita de l'instant pour laisser Drago seul dans le couloir, un sourire goguenard aux lèvres.


-Arg ce n'est pas vrai, dîtes moi que ce n'était qu'un cauchemar!

-Il y a un problème Harry, demanda Neville en l'entendant hurler depuis son lit.

-Neville mon héro, mon sauveur! Dis moi ai-je bel et bien dis à Ron que le Quidditch était un jeu stupide? l'interrogea-t-il avec espoir. Si cela ne c'était pas passé, c'était aussi le cas pour les événements qui avaient suivi. Comme le baiser qu'il avait donné à Malfoy… Ne pas y penser… Je suis entrain de devenir fou! Je n'ai pas fais ça pour de vrai? J'aime mieux mourir de honte que de sortir d'ici!

-Euh oui, dit Neville, pourquoi?

-Est-ce qu'on est vendredi, tenta Harry qui ne voulait pas y croire. Par pitié, faîtes qu'il dise oui. Pitié, pitié…

-Non.

Pitié, pitié… Quoi? Non?

-On est samedi Harry.

Aidez-moi!

-Noooooooooon! hurla Harry désespéré. Puis il se mit à rire nerveusement. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai… Malfoy et moi Beurk! Ce n'est pas moi, ce n'est pas vrai. Ça ne se peut pas. Dîtes moi que c'est impossible. Par pitié! Par merlin! Par compassion! Comment vais-je survivre à ça?

-Es-ce que tu vas bien vieux?

-Si je vais bien? Oui, oui, déclara-t-il en se répétant : « Ce n'est pas vrai Ce n'est pas vrai» comme un mantra. Ron le regarda suspicieusement mais laissa tomber le sujet.

-C'est aujourd'hui l'entraînement de Quidditch et comme tu es le capitaine il faudrait que tu viennes…

-Ron j'en peux plus…

-Quoi?

-Ce sortilège me rend fou! Tu te rends compte, j'ai été gentil avec la fouine? Oh mon dieu! J'avais oublié lui et moi… Au secours!

Ce n'est pas vrai Ce n'est pas vrai.

-C'est pas vrai. Je t'en prie, le supplia-t-il au bord des larmes.

-Je ne peux pas te cacher que pendant un instant je me suis senti trahi, répondit Ron affligé de ne pas pouvoir dire à son ami que ce n'était qu'un cauchemar.

Non! Ce n'est pas ce que tu devais dire! Je te déteste Ron!

-Ron, dit Harry soudain grave, je ne peux plus être le capitaine de l'équipe.

-Mais pourquoi? répondit Ron sidéré.

-Je ne peux pas à cause de ce sortilège. Je pourrais raconter n'importe quand mes stratégies à Malfoy. Je nous ferai perdre, Ron. Imagine si ça m'arrive lors d'un match hein? Je ne peux pas continuer comme ça! Je vais devenir hystérique! hurla Harry en commençant à se frapper la tête sur son pied de lit.

Non, Noon, Noooon! C'est pas vrai. C'est pas vrai!

-Qu'es-ce que je fais, cria le roux désemparé.

-Va chercher Hermione, répondit Neville avec bon sens.

-Va chercher Mione? Bonne idée! Surveille-le en attendant!

Pas vrai, pas vrai… Outch! Pas vrai. Aie!

-(…) et là je lui ai dis que (…) Voilà il était comme ça avant mon départ, entendit Harry entre deux choc cérébral. Ron expliquait la situation à Hermione.

-Harry, ça va pas?

Pauvre cruche! C'est sûr que je ne vais pas!

-Noooon! Je deviens cinglé Mione! Tu n'y avais pas pensé, hein? Que ce n'était peut-être pas un sort qui me rendait comme ça! Si ça se trouve j'ai une psychose. Ou un dédoublement de personnalité! J'ai souvent eu l'occasion de devenir fou! C'est peut-être le surmenage! continua de crier le survivant complètement hystérique. N'importe qui deviendraient fou avec Voldemort toujours après soi! Ou se mettrait à entendre des voix!

Tu perds le contrôle Harry, dit celle-ci.

-Je sais! La ferme! Je ne veux plus vous entendre! cria-t-il et tout le monde l'entendit. Il continua à se répéter : «c'est pas vrai» dans un état second. Les Gryffondor se figèrent et le regardèrent déroutés par sa crise. Puis Ron se ressaisi.

-Mione qu'est-ce qu'on en fait?

-Quoi? demanda-t-elle très intelligemment.

-Qu'est-ce qu'on fait?

-Euh… On l'amène à l'infirmerie. C'est le stress des aspics…

Ron attrapa Harry et le cala sur son épaule sans que celui-ci ne réagisse. Il continuait de délirer en lui-même. Le roux le transporta sans problème jusqu'à l'infirmerie mais ils attirèrent bien des regards curieux. Hermione les accompagnait pour les soutenir mentalement.

Il ne restait qu'une vingtaine de pas avant d'entrer dans le havre qu'était l'infirmerie lorsque Malfoy et Zanbini passèrent par hasard dans le couloir. En tout cas c'est ce que le blond avait fait croire à son meilleur ami. Il ne pouvait pas décemment lui dire qu'il avait entendu des gens dire que Potter avait quelque chose et qu'il était sur le chemin de l'infirmerie. Ni qu'il s'inquiétait pour son pire ennemi qui ne l'était plus du moins pour lui. Ses sentiments faisaient un bel embrouillamini dans sa tête depuis leur baiser. La seule certitude qu'il lui restait était qu'il était attiré par le Gryffondor. Drago eut un pincement au cœur en voyant les yeux vides de toute expression de Potter.

-Ah non il ne manquait plus qu'eux, maugréa Ron.

-Weasley et miss je-sais-tout que nous veut l'honneur, commença Drago avant d'être interrompu par Harry qui s'anima en reconnaissant la voix du Serpentard.

-C'est pas vrai! Pas toi encore, hurla-t-il. Laisse-moi tranquille! Tu me rends fou!

-Calme-toi vieux, dit Ron en avançant encore un peu plus vers la porte de l'infirmerie.

-JE SUIS PARFAITEMENT CALME! Lâcher moi!

-Tiens donc, Saint Potter a définitivement perdu la boule, dit Drago narquoisement pour ne pas montrer à quel point ce brusque éclat l'avait affecté.

Alertée par les cris de son patient préféré Pomfresh débarqua dans les couloirs et ordonna à Ron de le déposer dans un lit.

-Oui madame, dit Ron soulagé de voir quelqu'un prendre la situation en main.

-Lâchez moi, répéta Harry prit dans son délire.

Ron le déposa sur un lit et aussitôt le survivant se raidis.

-Comment allez-vous y prendre, demanda Hermione.

-Pour ce genre de problème, j'utilise toujours la méthode moldue, répondit Pomfresh en sortant une seringue de nulle part et elle s'approcha dangereusement d'Harry qui recommença à hurler. Immobiliser le, dit-elle à Ron et à Hermione.

-Lâchez-moi! Ne me touchez moi pas! Folle! Mangemort! Pute! Vous voulez me tuer c'est ça? Je ne me laisserai pas faire! Je… je vais… me… veng…dit-il avant de retomber sur le lit, drogué jusqu'à la moelle.

-Ouf on l'a échappé belle, dit Ron en s'essuyant le front.

-Avez-vous une idée de ce qui a causé cette hystérie? demanda l'infirmière.

-Les aspics, dit Hermione en guise d'explication.

-Ah, se contenta-t-elle de répondre. Elle en avait vu d'autre et des pires…


-C'est vous qui voyez mais comme je vous l'ai dit ce garçon est vraiment bizarre et le lapin de Billy…

-Oui je sais, dit sèchement l'homme.

-Loin de moi l'idée de vous ennuyez Mr Rogue mais je voulais seulement vous prévenir.

-Qu'est-ce que vous me voulez? demanda Tom énervé. M'adopter? Vous n'êtes pas capable de faire d'enfant? C'est une honte, conclua-t-il avec un sourire moqueur.

-Nous ne sommes pas ici pour parler de ma sexualité jeune homme, dit Rogue à Tom puis il s'adressa à Mrs Cole. Je pars avec lui tout de suite.

-Mais mais vous n'avez pas signé le formulaire d'adoption, protesta-t-elle. Rogue sortit de sa poche sa baguette et la pointa sur la surveillante.

-Oubliettes!


Harry se réveilla en sursaut, ouvrit les yeux et reconnu avec inquiétude le décor spartiate de l'infirmerie. Puis il se rappela sa crise. Qu'est-ce qu'il pouvait être stupide. J'aurais dû y penser avant de l'embrassé hier, qu'en retrouvant mon attitude de crétin de Gryffondor que j'aurai une réaction violente. Elle a surpassé en magnitude toute les crises que je n'ai jamais eues. Peut-être que j'ai vraiment un dédoublement de personnalité. Ce que j'ai hurlé n'était pas trop insensé. Et ces rêves qui ressemblent tant à des souvenirs en quoi me concernent-ils? Et franchement ce dernier me laisse perplexe. Que fait Rogue dans mon rêve? Surtout que je ne l'avais pas reconnu dans le précédent. C'est probablement un rêve normal celui-là. Car Rogue n'était pas encore né à cette époque. À moins que ce soit le père de Rogue…

-Ah on s'est réveillé à ce que je vois, dit l'infirmière en interrompant ses réflexions. Ça tombe bien car j'ai trois visiteurs pour vous Mr. Potter.

-Bonjours vous aussi, dit Harry un peu sèchement. Qu'elle heure est-il et serait-ce possible de me passer un miroir pour être présentable?

-Que de requêtes Mr. Potter, rétorqua-t-elle. Il est dix heures moins le quart et nous sommes dimanche, au cas où vous voudriez me le demander poliment. Voici votre miroir monsieur le coquet.

Harry le prit sans le remercia et sans vraiment se regarder replaça quelques mèches rendues folles par son coucher.

-Ne dîtes rien à Poudlard on vous à réparti à Serpentard n'est-ce pas?

Seul un rire lui répondit et elle laissa entrer Ron, Mione et Ginny dans la pièce.

-Salut Harry, le salua le rouquin, comment ça va?

-Bien, répondit-il et un silence pesant s'installa entre eux, qu'il finit par couper. Vous n'avez rien d'autre à me dire? Vous êtes venu pour m'emmerder avec vos grands cœur de Gryffondor c'est ça? Demanda-t-il ennuyé d'être dérangé par ses deux insignifiants d'amis.

-Merde, il a encore frappé, dit Ron.

-C'est seulement maintenant que ton cerveau lent s'en rend compte?

-Partons ça ne sert à rien de rester il va être désagréable toute la journée, dit Hermione en commençant à réfléchir à toute allure. Elle venait de se rappeler un détail important.

-Allez-y sans moi, je reste, déclara Ginny.

-Mais Gin, il est…

-Je sais…

-Si ça l'amuse de rester qu'elle reste. Nous on part Ron, dit Hermione pressé en poussant son petit ami hors de la pièce.

-Pimbêche, fit Harry.

Ginny éclata de rire.

-Ne soit pas si méchant avec elle.

-C'est que j'oublis souvent que ce n'est pas de sa faute si elle est aussi énervante. Elle est née pour me pourrir la vie comme je suis né pour pourrir la vie de Voldemort. Enfin c'est ce qui me semble.

Étrangement Ginny ne tressaillit pas en entendant son nom et elle continua de sourire à Harry.

-Tu es venue me dire quoi exactement, demanda-t-il.

-Non moi je suis seulement venue passer un moment seule avec toi.

-Tu sais Ginny il n'y a aucune chance que je sois un jour attiré par toi. alors si tu pouvais partir avant que je m'énerve.

-Harry, répondit-elle sérieusement. Je n'ai pas le béguin pour toi j'ai dépassé cette étape depuis longtemps. Qui est l'heureux élu?

-Élu, s'étonna le survivant.

-Eh oui j'ai toujours pensé que tu préférais les garçons je me trompe?

-Non, fit Harry sincèrement.

-Alors c'est qui?

-Il n'y a personne, répondit-il durement.

-Ce truc ne marche pas sur moi Harry. Je suis certaine qu'il y a quelqu'un.

-Si tu le crois, dit-il en haussant les épaules.

-Et je ne me trompe jamais… Mais ce n'est pas pour ça que je suis ici. Je ne sais pas trop comment te le dire mais…

-Commence par le début, je ne vais pas te mordre Gin.

-Tu te souviens mardi dernier lorsqu'Hermione t'a pétrifié. Je m'étais avancée vers toi et j'avais dis que tu avais quelque chose de changer…

-Oui je t'ai entendue. À qui ressemble-je? l'encouragea Harry avide de connaître la réponse.

-C'est bien ce que je croyais. Tu ne le sais pas encore. Tu ressembles à… Tom Jedusor, Harry.

-Non! Je ne le crois pas, s'écria Harry en se jetant précipitamment sur le miroir. Oh que je suis bête! Pourquoi ne l'ai-je pas remarqué plus tôt? Ça veut dire que…

-Que oui tu es sois son fils ou son petit fils. On t'a sûrement jeté un sort pour cacher ton apparence véritable, dit-elle d'un ton grave en étudiant sa réaction.

Ça veut dire que Lily et James Potter ne sont pas mes parents…

Comment en est on venu à faire cette mascarade? Pourquoi cacher la vérité à tout le monde? Qui a eu l'idée d'une telle chose? Et si Voldemort est mon père… Mon père, j'ai du mal à le réaliser… Qui est ma mère? Est-il seulement au courant que je fais partie de sa famille? Il y a-t-il quelqu'un qui sait ce qui c'est passé? Pourquoi m'avoir envoyé chez les Dursley? Ils ne sont peut-être pas de ma famille! Mais qui s'est occupé de moi après la mort de Lily et de James? À moins que ce soit encore un ramassis de sornettes.

Dans ce cas le créer dans quel but? Et personne n'aurait pu me le dire plus tôt? Dumbledore! C'est lui qui m'a déposé chez les moldus! pensa Harry à toute vitesse en fronçant les sourcils.

-Il faut que j'aille voir Dumbledore, dit-il en sortant du lit.

-Pourquoi, demanda la rousse qui n'avait pas pu suivre son raisonnement.

-C'est lui qui m'a abandonné chez les Dursley. S'il n'est pas au courant, ni l'investigateur de cette tromperie et il faut quand même que je l'informe de ce qu'on vient de découvrir. Tu crois que la prophétie est fausse?

-Pas forcément mais peut-être que oui, fit Ginny indécise.

-Le directeur pourra peut-être tirer cela au clair, dit Harry qui remercia Merlin de ne pas avoir tué le vieux fou. La vengeance est un plat qui se mange froid. Jamais il n'avait autant adoré ce vieil adage et il bénissait le jour où il avait décidé de le suivre.

-Harry où tu vas? demanda Ginny amusée.

-Chez le directeur, tu ne vois pas, s'énerva Harry.

-En pyjama?

-Merde, jura Harry et il agita négligemment sa baguette pour sa changer sa tenue en une robe de l'école. Ginny admira un instant sa réaction instantanée et le pouvoir derrière ce petit geste. Puis elle remarqua un détail et elle ajouta :

-Harry?

-Quoi encore, marmonna-t-il, j'allais partir.

-Ta robe est aux couleurs de Serpentard…

-Et alors?

-Tu es à Gryffondor je te rappelle…

Harry changea sa robe d'un sortilège informulé en marmonna dans sa barbe quelque chose qui ressemblait étrangement à 'tain de personnalité de Gryffy de merde.

-Merci Ginny, finit-il par dire. Normalement j'aurais dû être dans cette maison. Y a-t-il autre chose qui cloche?

-Non, non, dit-elle en souriant d'un air moqueur.

-Si tu apprends un jour que ton pire ennemi est de ta famille appelle moi que je me venge. On verra alors lequel de nous deux a été le plus bouleversés, dit-il sèchement, et encore je suis gentil. À ce petit jeu je suis imbattable même Malfoy ne ferait pas le poids.


A/N: Pas trop mal la longueur hein?... Alors vos impressions? Est-ce que la scène avec Drago est plausible? Passez une belle journée! :)