Ma vie après lui
Note de l'auteur : Encore une fois, les 3 reviews que j'ai reçues ont éclairé mes journées !! J'espère que le bouche à oreille va se répandre un peu et que j'aurais d'autres lecteurs bientôt, qui me laisseront des reviews lol … bah quoi ? L'espoir fait vivre non ????? bon aller, bon chapitre à toutes et à tous !!!!!!!!!!!!! (PS : je n'ai pas changé le nom du titre sur les précédents chapitres, je sais …. Dsl je ne sais pas très bien me servir de ce site)
Réponse à Aurelle : Encore une fois, je te remercie pour ta review par le biais du chapitre lol. Je suis heureuse de voir que la tournure que prend la fic te plaît, parce que je dois avouer que quand j'écris, j'ai toujours la trouille de partir à l'ouest … Pour ça j'ai ma meilleure amie, et beta / correctrice / première à savoir ce qui se passe dans les chapitres lol, qui m'aide beaucoup, et je lui fais d'énormes bisous !!!
Quant à l'intégration de Malfoy, quoi dire ??? En gros, tu verras que l'amitié avec les Weasley était une idée un peu étrange, et je suis fière qu'elle reçoive de bonnes critiques !!
Décidément je ne sais pas écrire de petites réponses ……… Bref, je te dis un gros MERCI et te souhaite un bon chapitre ;-)
Réponse à Cha Darcy : Bien que je t'ai déjà répondu par mail, j'ai à rajouté ceci : j'espère que le diner sera à la hauteur de tes attentes …
Bisous à tous mes chers lecteurs que j'adore pour me lire, et surtout à qui je présente toutes mes excuses pour l'attente que je vous inflige.
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Voilà plus de vingt minutes que le repas avait commencé, et personne n'avait encore prononcé le moindre mot. Arthur semblait réfléchir à un quelconque problème qu'il ne souhaitait pas partager au reste de la tablée, Molly ne disait rien non plus, chose qui les étonna tous. Hermione refusait de relever la tête de son assiette, par crainte que son voisin n'en profite pour lui adresser la parole. Cependant, si elle avait levé les yeux ne serait-ce qu'un seconde, elle aurait compris que le blond ne lui prêtait pas la moindre attention. En effet, lui et Ginny ne cessaient de s'envoyer des regards en coin, des petits sourires prometteurs … Mais ce qui interpella la brune fut la jambe de sa meilleure amie se frottant contre la sienne pendant quelques secondes. Surprise, elle releva la tête si brusquement qu'elle ne put en être discrète. Sentant 4 paires d'yeux la scanner, dans le but de savoir ce qu'il lui prenait, Hermione devint soudainement aussi rouge qu'une tomate. Elle bougea ses jambes, espérant que cela ferait comprendre à Ginny qu'elle s'était trompée de destinataires. Ce qui fut le cas. Ginny se trouva donc la deuxième à rougir à table.
La brune pensa alors qu'il était temps d'engager une conversation, peu importe le sujet. Elle regarda Mme Weasley.
- Molly, votre plat est délicieux, dit-elle avec un sourire. Qu'avez-vous mis comme épice dedans ? Il me semble sentir le goût de l'origan, ai-je raison ?
- Merci ma chérie, répondit Molly. Et non, ce n'est pas de l'origan, mais une plante sorcière dont le goût culinaire équivaut à l'origan moldu. En tout cas tu as bien reconnu.
Hermione sourit.
- Ma mère avait l'habitude, quand j'étais une enfant, de mettre de l'origan un peu partout. C'était à un point qu'au bout d'un moment j'ai commencé à avoir une sainte horreur de cette épice.
- Je connais ça moi aussi, n'est-ce pas maman ? lança gentiment Ginny, puis en se retournant vers son amie : elle met du romarin dans à peu près tout ses plats, sauf ce soir, ce qui, je l'admets, est une exception à marquer d'une pierre blanche.
Alors que Molly affichait une expression faussement outrée, tous rirent de bon cœur. Enfin tous sauf Malfoy, qui préféra changer de sujet de conversation.
- Alors Arthur, comment cela se passe au ministère ces derniers temps ? J'ai entendu dire qu'avec le nouveau ministre, vous ne chômiez pas, est-ce vrai ?
Arthur soupira, comme s'il souhaitait prouver que tout ce travail l'épuisait.
- C'est vrai en effet, Kroeger est un excellent ministre, mais particulièrement exigeant. Il doit avoir, chaque soir, un rapport complet de tout ce qu'on a fait d'important dans la journée.
- Au moins il sait ce que font ceux qui travaillent pour lui, commenta Drago.
- C'est vrai que ça change, ajouta Ginny.
- Tout ça pour dire que ce que tu as entendu dire, mon cher Drago, est la pure vérité. Nous travaillons beaucoup, en particulier le service des Aurors, mais est-ce que la société a de quoi se plaindre depuis son élection ?
- Non, en effet.
C'est donc sur cette phrase très éloquente de Malfoy qu'ils finirent le petit intermède « discussion » du repas, reprenant tous soin de se restaurer en faisant le moins de bruit possible.
Alors qu'Hermione captait tous les petits croisements de regard entre sa meilleure amie et son ennemi, Molly, elle, remarqua que son invité tournait souvent ses yeux vers la brune, comme on le ferait pour s'assurer que la personne qu'on a à côté de nous aille bien.
Après une demi-heure de silence quasi-total, ils terminèrent le souper, et Mme Weasley, aidée d'Hermione, débarrassa et fit la vaisselle.
Se retournant suite au bruit de la porte qui s'ouvre, Hermione aperçu Malfoy se pencher à l'oreille de la jeune rousse, qui gloussa doucement à l'entente de ce qu'il avait à lui dire, et partir, lui faisant un dernier clin d'œil. Elle réalisa alors que ce que lui avait raconté Ginny n'était pas totalement vrai. Ça n'était pas réellement terminé entre elle et le blond. Elle se décida d'en parler à la rouquine plus tard. Pour le moment, elle était épuisée, et souhaitait aller se coucher, espérant ne pas refaire le même cauchemar, comme chaque soir avant de s'endormir.
Hermione ouvrit les yeux. Sa tête posée sur l'oreiller moelleux de l'ancienne chambre de son meilleur ami, elle réalisa qu'elle n'arriverait plus à se rendormir. Elle observa le poster d'une quelconque chanteuse du monde sorcier, que Ron avait du accroché il y a de ça des années, et avait ensuite oublié d'enlever. Bien qu'il fasse très sombre, les lueurs de l'aube étant encore loin, la brune pouvait décerner chaque millimètre de cette affiche. Par habitude peut-être. A chaque fois qu'elle se réveillait en sursaut, elle se retrouvait à l'observer, sans même la voir. Elle se tourna sur le côté gauche, soit vers la fenêtre, espérant pouvoir retrouver le sommeil. Après de vaines minutes à regarder chaque carreau de la fenêtre de la chambre, Hermione du admettre définitivement qu'il lui serait désormais impossible de retomber dans les bras de ce cher morphée. C'est ainsi qu'elle poussa les quelques morceaux de tissus lui servant de couvertures, attrapa le verre d'eau – qui avait gardé sa fraicheur malgré la chaleur qu'il pouvait faire au Terrier – se trouvant sur sa table de nuit, et descendit les multiples escaliers de la demeure, essayant de ne réveiller personne.
Cependant, alors qu'elle arrivait dans le salon, elle vit la lumière de la cuisine allumée. Croyant qu'il s'agissait d'un malotru venu pour elle ne savait quelle mauvaise action menée contre les Weasley, Hermione fit un mouvement pour récupérer sa baguette, quand elle réalisa qu'elle ne la prenait jamais pour dormir. Regardant en vitesse autour d'elle, la brune aperçu une batte de baseball, qui servait sûrement de « décoration à la moldu » pour Arthur. Elle s'en saisit et s'avança vers la pièce illuminée, pour y trouver Malfoy, se tenant dans l'encadrement de la porte, avec une cigarette à la main. Il la regardait, amusé, s'approcher en brandissant un vulgaire objet moldu, alors que lui était bien évidement accompagné de sa baguette.
- Re-bonsoir Grangie, lui dit-il avant de tirer sur sa cigarette.
Elle ne pouvait pas s'empêcher d'observer avec quelle aisance et quel charisme il portait cette si petite chose à sa bouche, inspirait le poison qu'elle contenait, puis, la rebaissant, expirait lentement la fumée.
- Je me sais plutôt beau, mais de là à ce que tu en sois subjuguée, j'avoue être flatté.
La cigarette terminée, il fit disparaître le mégot d'un coup de baguette, et ramena ainsi – involontairement – Hermione sur Terre. Elle lui lança un regard meurtrier avant de poser la question à laquelle il s'attendait :
- Qu'est-ce que tu fais là Malfoy ?
Il rentra, et ferma la porte à l'aide d'un sort, le même qu'utilisaient les Weasley pour verrouiller leur maison. Ce n'était donc pas la première fois qu'il passait la nuit ici.
Prenant une chaise, le blond s'installa tranquillement, puis daigna répondre.
- Comme tu le vois, je fumais.
Son sourire lui valut un second regard meurtrier de la part de son interlocutrice.
- Je t'ai vu partir pourtant. Quand es-tu revenu ? Et surtout, pour quoi faire ?
- Madame l'Auror, j'avoue tout !
Il rit. Elle fulmina.
- Tu m'as très bien comprise. Ne m'oblige pas à me faire plus claire, Malfoy.
Ses paroles sonnaient comme des menaces, mais Draco n'arrivait pas à y adhérer.
- C'est pourtant simple, petite lionne, ton amie, et actuellement mon amie également, m'a gentiment fait comprendre qu'elle souhaitait ma présence un peu plus longtemps que prévu. Je n'allais pas cracher sur l'occasion.
- Tu es plus dégueulasse qu'un cafard, sale décoloré.
Il parut offensé. Quel bon acteur.
- Pourquoi t'en prendre à mon physique ? C'est ce physique – il le montra d'un geste de la main – qui m'a ouvert bien des portes, et des jambes également. Mais je ne veux pas paraître vantard, ni obscène. Ce serait mauvais pour l'image que tu pourrais avoir de moi par la suite.
- Crois-moi, tu ne devrais pas trop te soucier de l'image que j'ai de toi, lui lança la brune. Elle ne peut être pire que celle que j'ai depuis que je te connais.
Une fois de plus, le blond rit. A croire que cette nuit Miss Granger était le clown de service.
- Tu n'as pas changé, Grangie, lui dit-il à moitié souriant.
- Toi non plus, la fouine.
Il haussa un sourcil d'étonnement, cela faisait quelques temps qu'il n'avait pas entendu ce surnom. D'un geste de la main il proposa à son ancienne ennemie de s'installer en face de lui. Voyant qu'elle ne bougeait pas d'un poil, il se permit d'insister :
- Aux dernières nouvelles, je ne mors pas. Alors, franchement, tu peux t'assoir sans crainte.
Non sans hésiter, la lionne vint finalement tirer la chaise en face de la sienne à lui, et s'assit dessus. Ils ne dirent rien pendant quelques minutes, voire quelques heures.
Hermione cherchait à comprendre pourquoi il était si différent, tout en étant resté le même, depuis l'école.
- Je suis désolé, lança-t-il au bout d'un long silence.
Perdue, car interrompue dans ses pensées, elle le regarda directement dans les yeux, pour y voir qu'il ne mentait pas.
- Je suis désolé pour ce qui est arrivé à ton fiancé, Granger, reprit-il. J'ai connu ça aussi, je sais à quel point ça peut faire mal.
- Merci, Malfoy.
Il baissa les yeux deux secondes, puis les releva, son regard était de nouveau inexpressif.
- Si tu veux mon avis… commença-t-il
- Qu'est-ce qui te dit que j'ai envie d'avoir ton avis ? elle souriait légèrement.
- Soit, je te le donnerais que tu le veuilles ou non, donc je suppose que tu n'as pas le choix. Quand on tombe de cheval, il faut remonter le plus vite possible.
Sur cette phrase, il se leva, et se dirigea vers la porte d'entrée. Il l'ouvrit et, avant de la franchir, se retourna une dernière fois vers la brune.
- J'espère que tu ne m'en veux pas d'avoir envoyé le hibou à tes amis, quand tu étais à l'hôpital.
Et il partit. Le temps qu'Hermione ne réagisse, il avait déjà transplané.
C'était donc lui. Le mystérieux D. qui lui avait permis de retrouver ses amis, de recommencer un peu à vivre, c'était Draco Malfoy.
Alors qu'elle était de nouveau dans son lit, Hermione refaisait face au poster. Ses pensées étaient complètement différentes d'à chaque fois qu'elle le regardait. Cette fois elle réussit à se rendormir, son esprit tourné vers son ancien pire ennemi. Il fallait qu'elle sache pourquoi il avait fait ça.
