Ma vie après lui

Note de l'auteur : Je suis désolée pour ce mois sans le moindre petit chapitre …. J'ai eu une fin d'été assez occupée : le travail, la famille venue en vacances, les multiples sorties qui m'ont fait manqué de beaucoup d'heures de sommeil … Bref, je suis désolée de vous avoir lachés, et j'espère que ce chapitre rattrape l'attente.

Sinon, un immense à toutes vos reviews, qui m'ont fait énormément plaisir. Un plus grand merci encore à Cha Darcy, dont je suis les fics, et qui a été la première à mettre une review. J'en suis très flattée. Mais également un immense merci à Nazuka, LiZoOn, Nynaeve-98 et Alexa192.

Une petite pub au passage pour la fiction Un jeu dangereux de Nynaeve-98. Je le conseille, c'est très beau.

Je vous embrasse tous très fort, et vous souhaite une bonne lecture dans le monde malfoyen, lol.

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I'm not a perfect person

There's many things I wish I didn't do

But I continue learning

I never meant to do those things to you

And so I have to say before I go

That I just want you to know

I found out a reason for me

To change who I used to be

And a reason to star over new

And the reason is you

I'm sorry that I hurt you

It's something I must live with everyday

And all the pain I put you through

I wish that I could take it all away

And be the one who catches all your tears

That's why I need you to hear

I found out a reason for me

To change who I used to be

And a reason to star over new

And the reason is you

And the reason is you

And the reason is you

And the reason is you

I'm not a perfect person

I never meant to do those things to you

And so I have to say before I go

That I just want you to know

I found out a reason for me

To change who I used to be

And a reason to star over new

And the reason is you

I found out a reason to show

A sight of me you didn't know

A reason for all that I do

And the reason is you

Draco éteigna son réveil. Oui il avait bien un objet moldu dans sa chambre. Pas qu'un seul d'ailleurs. Il avait compris l'utilité de certains d'entre eux. Le réveil par exemple. Il passait les musiques de la radio londonienne à l'heure à laquelle il était programmé pour.

Le blond regarda l'heure. 9h05. Le soleil perçait un peu à travers les épais rideaux vert sombre. Le peu de clarté qui pénétrait l'antre du serpent lui permit de voir qu'il n'était pas seul. La présence féminine se précisa quand il entendit un petit gémissement de désaccord quant à l'idée de se lever. L'ancien serpentard ne se gêna pas le moins du monde pour écarter la main de la jeune femme – dont il ne s'était pas soucié de retenir le nom – et se leva, nu comme un vert, pour aller dans sa salle de bain.

La douche réveilla tous ses sens. Il se rappela la nuit qu'il avait passé avec cette fille – peut-être Clarisse, ou bien Galdys – et de s'être endormi avant d'avoir eu l'occasion de la renvoyer chez elle.

Il sortit de sa salle de bain, aussi nu que quand il y était entré dix minutes plus tôt, et alla jusqu'à l'armoire, d'où il sortit un caleçon noir. Une fois le bout de tissus enfilé, le beau blond s'approcha de l'intruse. Elle était réveillée, assise dans le lit, à le regarder. Elle se leva, prenant à peine compte de sa nudité, et plaça ses mains sur le torse de son amant de la veille. Ce dernier les retira, et esquiva le baiser qu'elle voulut lui donner. Blessée, la jeune femme allait riposter quand il l'en empêcha :

- La salle de bain est libre. Mon elfe a posé tes vêtements sur la commode à côté de la baignoire. C'était bien, merci.

Fronçant les sourcils, la brune – oui elle était brune – lui posa tout de même la question qu'il commençait à détester à force de l'entendre.

- Mais, et nous alors ?

Se relevant, il alla ouvrir les rideaux, inondant alors la chambre dans un bain de soleil.

- Il n'y a pas de nous, lui répondit-il simplement. Au revoir, Clarisse.

Il partit prendre son petit déjeuner. Refermant la porte, il cru percevoir quelque chose, mais n'y prêta pas attention.

S'il l'avait fait, il aurait entendu un faible : - C'est Tracy.

A peu près un quart d'heure plus tard, alors qu'il buvait tranquillement son café, dans sa cuisine, il perçut le bruit de la porte d'entrée claquer. Elle avait débarrassé le plancher. Elle n'était pas différente des autres. Il n'avait pas espéré une seule seconde qu'elle le serait.

Ce qui le sortit de ses pensées fut le hibou entrant par la fenêtre. Un grand duc. Cela ne voulait dire qu'une seule chose … Sa mère. Draco ne fut donc pas surpris quand il décacheta la lettre, pour tomber sur une lettre écrite par sa mère.

Cher fils,

J'ai voulu venir te voir hier soir, mais ton elfe m'a gentiment prévenue que tu avais de la visite. Quel est son nom à celle-ci ? Aurais-je un jour la chance de la rencontrer ? Ou bien n'est-ce qu'une autre conquête sans la moindre importance ?

Il est temps que tu envisages d'arrêter la course des jupons, et que tu penses à te marier, fils.

Si tu continues comme ça, je n'aurais pas un seul petit enfant légitime, mais des centaines de bâtards. Tu sais que cela n'est pas toléré dans notre famille.

Ce n'est pas pour te faire des reproches que je t'envoie cette lettre, mais pour te dire que je pense venir te voir dans l'après-midi, dans les alentours de 16h.

Tendrement,

Ta mère.

Il reposa la lettre sur le plan de travail. Une fois son café terminé, le jeune blond retourna dans sa chambre, qu'il trouva sans dessus-dessous. C'était largement prévisible, et complètement puérile. Quelques réparo l'aidèrent à tout remettre en ordre. Draco se dirigea ensuite vers sa penderie, pour en sortir un pantalon noir en soie, et une chemise noire, de la soie également. Alors qu'il enfilait la chemise, son elfe toqua à sa porte.

- Qu'y a-t-il swinx ? lui demanda-t-il.

L'elfe se courba jusqu'à poser son front sur le sol.

- Une miss veut voir le maître, je lui ai dit d'attendre sur le seuil.

Draco n'eut même pas le temps de réfléchir qu'ils entendirent crier depuis l'entrée de la maison :

- MALEFOY ! TU AS INTERET A DESCENDRE TOUT DE SUITE !!!!!

Ledit Malefoy regarda son elfe.

- Il semblerait qu'elle ne t'a pas écouté, Swinx. Va nous préparer le petit salon, et du thé. Je pense qu'elle va rester là un bon moment.

- Oui maître, tout de suite.

Et l'elfe disparu avec l'éternelle 'pop' que fait le transplanage.

Draco descendit jusqu'à l'entrée le plus lentement possible, sachant que ça ferait enrager Granger un peu plus. De plus il en profita pour fermer les boutons de sa chemise, histoire de paraître présentable – un noble n'apparaît jamais dans une tenue indécente face à un invité. Arrivé en bas des escaliers, il eut la plus grande des joies de voir le visage rouge de colère de son ancienne ennemie. Ce ton lui allait à merveille.

- Ma très chère Granger, que me vaut le plaisir intense de ta visite de si bonne heure ?

Il était ironique, même un simple d'esprit l'aurait compris.

- C'est donc TOI ! lui lança-t-elle, brandissant un doigt accusateur vers son visage à l'expression innocente.

- Grangie, tu es venue chez Draco Malefoy, alors ne soit pas étonnée d'être accueillie par Draco Malefoy, répliqua-t-il.

Il savait qu'elle n'allait pas aimé.

- Et tu oses te foutre de moi en prime ? ragea la brunette. Depuis le début, c'est tout ce que tu fais, n'est-ce pas ? Te foutre de moi ?

- N'oublies quand même pas que sans moi, aucun de tes « petits amis » - tout en mimant les guillemets – n'aurait jamais su dans quel état tu te trouves.

- Trouvais.

- Trouvais, si tu veux. Le fait est que, au lieu de m'enguirlander, tu devrais te jeter à mes pieds et les baiser. Tu n'es pas très reconnaissante comme personne. Si j'avais su, je t'aurais laissé dans cet hôpital moldu.

- Parce que tu le regrettes en plus ? Mais qu'est-ce que tu peux bien être, Malefoy, pour avoir être aussi abjecte ?

- A toi de me le dire. Envie d'un thé ?

Estomaquée, la brune ne sut quoi faire d'autre que de le suivre dans le petit salon.

Une fois installés l'un en face de l'autre autour d'une table, l'elfe de maison fit apparaître du thé, deux tasses et des biscuits. Il les servit, puis partit.

Les deux ennemis ne parlèrent pas pendant plusieurs minutes. Elle, se demandait par quoi elle devait commencer pour avoir toutes les réponses qu'elle cherchait. Lui, réfléchissait à où il pourrait aller le soir pour se trouver une nouvelle conquête.

Ce fut elle qui rompit le silence.

- Comment as-tu su que j'étais là-bas ?

Sa voix n'était ni agressive, ni remplie de curiosité, mais totalement neutre, voire triste. Il fut un peu plus d'une minute à Draco pour trouver ses mots.

- Je ne sais pas comment t'expliquer, commença-t-il. Quand il y a eu … l'accident… J'étais là. Enfin, comment dire… J'étais sur le trottoir d'en face quand ça s'est produit. J'ai téléphoné aux autorités, anonymement. Puis j'ai retrouvé ton adresse, après quelques jours de recherche, mais tu n'y étais plus. Le propriétaire m'a dit où tu te trouvais. Après m'être décidé, je suis venu.

Elle le regardait, les yeux remplis de larmes. Cependant elle n'avait pas toutes les réponses, et une en particulier était importante à ses yeux.

- Pourquoi ? demanda-t-elle d'une toute petite voix.

Il était en train de porter sa tasse à ses lèvres quand elle posa LA question, l'arrêtant dans son geste. Lui aussi s'était posé cette question maintes et maintes fois, mais n'avait jamais trouvé la bonne réponse. Il lui répondit donc celle qui lui paraissait la plus vraie, bien qu'elle ne le soit pas.

- Pour me racheter de toutes les saletés que j'ai pu vous faire à toi et à tes amis. J'ai trouvé que c'était un bon moyen de me faire pardonner mes fautes.

Le regard que lui lança Hermione le transperça tant il était tendre. Elle avait comprit qu'il mentait, et le remerciait avec ce regard. Il remarqua alors pour la première fois, alors qu'il la connaissait depuis des années, que dans ses yeux couleur miel se cachaient quelques nuances de couleur qui lui firent penser à du feu. Il se prit à penser que tout chez cette fille laissait percevoir qu'elle avait du feu en elle.

Gênée par la façon dont le blond la fixait, Hermione détourna les yeux la première. Elle reposa sa tasse, regarda sa montre et, s'exclama sur l'heure tardive, se leva.

- Eh bien, j'ai reçu les réponses que je voulais, je suppose que je vais te laisser maintenant.

Draco, qui était resté assis, la toisa, amusé par la gêne de la brune.

- Tu peux rester, tu sais. Je ne mors que sur demande.

Il souriait. Pas d'un vrai sourire, mais de ce sourire narquois qu'elle avait toujours détesté.

- Enlève-moi ce sourire, je t'en prie, répliqua-t-elle. Tu as presque l'air d'un être humain avec, ça ne te va pas du tout.

Il ne l'enleva pas pour autant. Hermione se leva et se dirigea vers la porte de sortie du salon. Cependant, alors qu'elle posait la main sur la poignée, elle se retourna.

- Je sais que tu m'as menti. Tu ne m'as pas aidé seulement pour te racheter auprès de la société sorcière. Ne t'inquiète pas – bien qu'il ne semblait pas le moins du monde embêté par sa remarque – je ne te demanderai pas d'explications. Je n'en ai pas besoin. Ce dont j'ai besoin, c'est quelqu'un avec qui je puisse parler.

Intrigué, il leva son sourcil gauche.

- Tu peux parler avec Ginny, non ? Et même si je me doute que Potter et Weasmoche sont un peu limités, ils savent, aux dernières nouvelles, parler et écouter.

Elle lui lança un regard faussement agacé.

- Ils peuvent, bien sûr, commença-t-elle doucement. Seulement c'est moi qui ne peux pas parler avec eux. J'ai trop peur de leurs réactions. Avec une personne comme toi je sais à quoi m'attendre. Tu ne seras pas là à me consoler, à me ramasser à la petite cuillère …

- Ca c'est certain, la coupa-t-il.

- Ne me coupe pas s'il te plaît, reprit la brune. Je sais qu'avec ton cœur absent de ta poitrine, tu seras juste là à m'écouter, ou au moins à le prétendre, mais tu me donneras la possibilité de me remettre de ça toute seule. Tu ne me traiteras pas comme une petite fille effrayée.

- Que diraient tes amis s'ils savaient tout ça … Qu'est-ce que tu veux au juste ?

Elle ouvrit la porte, et s'y engouffra, après lui avoir lancé :

- Demain, à 3 h de l'après-midi, devant le chaudron baveur moldu.

Puis la brune ferma la porte.

Drago regarda sa montre. 14h30. Sa mère arrivait dans un peu plus d'une heure. Elle était toujours en avance. Cependant il avait des courses à faire au chemin de traverse. Il appela son elfe et lui demanda de tout nettoyer, puis transplana.