Chapitre 8 : Un mensonge de plus et je te tranche dans le sens de la longueur
-Malfoy??? Tu es sûre? Tu n'avais pas dit qu'il était trop surprit pour que ce soit lui? dit Ron. Ses yeux étaient ronds, l'incompréhension était gravée sur son visage en un masque ridicule. Son pauvre cerveau atrophié n'arrivait pas à suivre le raisonnement de sa petite amie.
Hermione soupire bruyamment et se prépara à lui expliquer une nouvelle fois comment elle avait abandonné ses anciennes hypothèses. Que n'aurait-elle pas donné pour pouvoir en parler à Harry. Lui au moins, il saisissait ses théories dès la première écoute et il l'a devançait parfois dans sa conclusion. Il n'était pas comme Ron, qui ne comprenait pas avant la quatrième explication. Ah, si seulement Harry n'aurait pas été l'ensorcelé! Ils auraient pu y réfléchir ensemble. Mais non! Il n'y avait que Ron, alors il fallait s'en contenter.
-Oui je te l'avais dit mais j'y ai réfléchi depuis. Il était peut-être étonné que son sort marche tout simplement. Tu te souviens hier quand Harry a hurlé : « Pas encore toi! Laisse-moi tranquille! Tu me rends fou!» ?
-Tu te rappelles ce qu'il a dit exactement, la coupa Ron avec étonnement.
-Oui car ça m'a frappée Ron mais je n'ai pas…
-Te rappelles-tu ce que j'ai dis à Dean l'autre jour après le cours d'enchantement, l'interrompis une autre fois Ron.
-Non! Et je parlais c'est très grossier…
-Euh qu'est-ce que ça veut dire Mione?
-Arg impoli! Maintenant plus un mot. Je finissais de t'expliquer ma théorie. Je crois qu'Harry a rencontré Malfoy quelque part où éventuellement il lui aurait jeté le sortilège de personnalité. Ce que laisserait entendre Harry en disant : «Pas encore toi!» et «Laisse moi tranquille!». Tandis que «Tu me rends fou!» accuse Malfoy presque directement.
-Je ne comprends toujours pas…
-Arg… Dans le dortoir il avait dit que peut-être que le phénomène qui l'assaillait était de la folie. Et tout de suite après il dit à Malfoy qu'il le rend fou. Il en fait son responsable. Harry devait savoir au moins inconsciemment qui lui jetait le sortilège et dans ce moment de grande détresse psychologique il l'aurait exprimé ainsi.
-J'ai pas tout saisi... Tu dis qu'Harry savait qui l'attaquait et qu'il ne l'aurait pas dit?
-Oh Ron ce n'est qu'une hypothèse, je ne l'ai pas interrogé!
-Alors tu racontes n'importe quoi! Il nous l'aurait dit!
-Ron! Peut-être qu'il préférait le garder pour lui parce qu'il craignait ton incompréhension ou qu'il avait honte de s'être fait avoir par Malfoy. Si on réfléchit bien, il a toujours ou presque été présent lorsqu'Harry subissait le sortilège. De plus peu de gens savent qu'Harry est à l'infirmerie et qui le sait parce qu'il était dans le couloir et qui aurait pu jeter ce sort de magie noire?
-…
-Voyons Ron! De qui je parle depuis tout à l'heure? Malfoy franchement!
-Quand on parle du loup, Granger il faut s'attendre à le voir arriver, dit Malfoy en les surprenant dans le couloir menant à la bibliothèque.
-Malfoy, s'exclama-t-elle.
-Eh oui c'est mon nom. De quoi parliez-vous avec tant d'enthousiasme?
-Ça te regarde pas la fouine, cracha Ron en s'empourprant.
-Laisse Ron, j'ai des questions à lui poser et j'aurais dû aller le chercher de toute façon.
-J'attends, dit Malfoy d'un air impatient
-Qu'as-tu fais à Harry?
Le cœur du Serpentard se figea un instant. Il ne leur aurait tout de même pas dit pour leur baiser? Il décida de jouer la perplexité. S'ils n'étaient pas au courant, il n'allait certainement pas le leur annoncer lui-même.
-Je ne vois pas de quoi tu parles…
-Tu as jeté un sort de magie noire sur Harry, l'accusa Hermione.
-C'est une grave accusation que celle-là. Tu es sûre de ce que tu avances je-sais-tout, la menaça Malfoy en soupirant mentalement, rassuré. Potter ne l'avait pas trahi. Il ne savait pas trop pourquoi mais s'il l'aurait fait il ne l'aurait pas supporté.
-Ne fais pas le malin. Nous savons tout les trois que ta famille est versée dans les arts noirs…
-Mais encore? Tu m'ennuie, bailla Malfoy avec dédain.
-Tu as jeté un sort de personnalité à Harry.
-Tu te répète, déclara négligemment le blond. Moi faire du mal à Potter? Tu me prends pour quoi?
-Pour ce que tu es…
-Oh ça alors tu me blesses. Je n'ai plus qu'à partir, dit Malfoy en faisant mine de se retourner.
-Attends, dit Granger un peu désespérément, as-tu ensorcelé Harry avec un sort de personnalité?
-L'ai-je fais, répondit-il songeur. Je m'en souviens plus. Au revoir les fauves, passez une mauvaise journée, dit-il avant de les laisser en plan.
-Je n'arrive pas à le croire. Le con il nous a rien dit du tout, marmonna Ron.
-Il fallait s'y attendre, remarqua Hermione néanmoins furieuse. C'est Malfoy, un Serpentard…
-Un imbécile qui se pense mei…
-Pourquoi refuser de répondre si on est innocent? Il vient de renforcé mes présomptions. Son père est un mangemort. Tu-sais-qui pourrait être derrière tout ça pour… pour rendre Harry Méchant et l'avoir de son côté! Ensemble, ils seraient presque imbattables! Il ne faut pas que son plan réussisse! Ron, il faudra être plus vigilant à l'avenir…
-Vigilance constante, répondit celui-ci en regardant tout autour de lui suspicieusement.
-Euh c'est Harry et ceux qui l'entoure qu'on doit surveiller pas un couloir vide!
-On sait jamais, essaya de se justifier le rouquin. Hermione s'arracha les cheveux dans un moment de rage.
Harry arriva devant la gargouille et pria pour que le chef des tarés de la dinde fumée n'ai pas changé son mot de passe.
-Le citron est le maître du monde!
Sa voix avait prit des airs dramatique et pendant un moment il oublia pourquoi il était là, secoué d'un fou rire. Puis il se reprit, il avait réussit à s'échapper de l'infirmerie en un seul morceau, ce n'était pas les mots de passe débiles du directeur qui allaient le retarder plus longtemps. Son expression redevint mortellement sérieuse et gravit les niveaux de l'escalier. Il ouvrit la porte brusquement et la claqua derrière lui. Un rapide tour de la pièce lui révéla qu'il était seul avec le directeur qui était occupé par un immense bol de crème glacée. Il en engouffrait plus qu'il en avalait des bouchées monstrueuses sous les yeux interdit d'Harry. Il n'avait jamais pensé trouver quelqu'un qui avait des manières plus répugnantes que Ron.
-Laissez-moi deviner c'est encore au citron, dit le survivant dégoûté.
Le vieux sursauta, il venait de s'apercevoir de sa présence.
-Tom que fais-tu ici?
-Non ce n'est pas Tom, c'est Harry et j'ai à vous parler.
-Harry? fit le directeur incertain.
-Oui, répondit Harry agacé et il se retint d'ajouter vieux taré. Pouvez-vous m'expliquez pourquoi je ressemble à Jedusor, monsieur? Je ne comprends plus rien… demanda-t-il en apparence aimable et troublé alors qu'il mourrait d'envie de lui faire craché sa réponse entre deux cris de douleur. Le doloris lui démangeait.
-C'est une très longue histoire. Permet moi de finir mon excellente crème glacée, dit Dumbledore et il dut sentir l'impatience d'Harry car il commença à lui raconter son histoire entre deux bouchées.
-Ton père s'appelait Adrian et était un mangemort. Il s'était marié avec la fille de Voldemort, Cinthia. Ainsi Adrian deviendrait le bras gauche de Voldemort et le remplacerait peut-être à sa mort. Ta mère Harry même si elle était la progéniture de Voldemort était la plus gentille et jolie créature qu'il m'a été donné de voir. Elle changea lentement la vision erronée du monde qu'avait ton père. Elle finit par le convaincre d changer de camp. Il est devenu espion pour l'ordre et c'est ainsi que je fis la connaissance de ta mère. Elle l'accompagna lors de notre première entrevue. Tu es né peu de temps après, le trente et un juillet. Cette histoire peu de gens la connaisse. Même les membres de l'ordre ignoraient que nous disposions d'un espion de plus. Malheureusement, Adrian ne put cacher longtemps son espionnage et tes parents durent prendre la fuite. Ils venaient de défié Voldemort pour la troisième fois. Dès lors la prophétie de Trelawney pouvait s'appliquer à trois enfants. Neville Longdubat, Harry Potter et toi John Jedusor. C'est ainsi que tes parents t'avaient nommé. Quand Tom a sut une partie de la prophétie, il a décidé de tuer les trois enfants pour plus de précaution. Il a commencé avec son ennemi le plus probable, Harry Potter.
Après avoir les trois Potter, il attaqua la famille suivante, la tienne. Il tua tes parents et lorsqu'il arriva devant toi… Cette histoire tu l'as connais déjà. Conformément aux souhaits de ta mère, qui souhaitait que tu n'as pas à endurer le poids d'être le petit-fils de Voldemort, je fis croire à tout le monde que tu étais Harry Potter. Je changeai ton apparence pour que tu ressemble plus à James Potter. Je me promis de t'en parler quand tu serais prêt et je suis heureux que ce jour soit arrivé. Cela soulage que de se décharger du poids d'un secret aussi lourd, raconta le vieil homme en vidant son bol.
-Pourquoi m'envoyer chez les Dursley, monsieur, demanda Harry en se remettant du choc de ce long récit.
-Parce qu'ils étaient les parents les plus proche d'Harry Potter et tu devais passer pour lui.
-Et la supposée protection de ma mère qui me protégeait en restant chez Pétunia?
-Inventée mais j'ai bel et bien mis de nombreuses protections sur leur maison.
-Je suis rassuré de l'apprendre, mentit Harry. Merci de m'avoir accordé tout ce temps professeur. Je ne voudrais pas vous dérangez plus longtemps.
-Ce n'est rien mon garçon, répondit-il et l'œil d'Harry eut un tic nerveux. Il le salua néanmoins en gardant sa colère cachée. Mon garçon? Attends un peu que je revienne et que j'accomplisse ma vengeance, vieux fou!
Ginny l'attendait dans le couloir, adossée nonchalamment sur le mur. Harry lui sourit et lui raconta ce que l'hyper glycémique lui avait confié.
-Qu'es-ce que tu vas faire maintenant, demanda-t-elle.
-Il est presque midi et je n'ai rien mangé depuis le dîner vendredi soir…
-Je parlais au sujet de cette histoire.
-Rien mais qui sait ce que le Gryffondor va faire?
-Il est totalement imprévisible…
-Je suis bien d'accord. Allons manger puisque tu es affamé, proposa la rousse.
-Volontiers.
À la table des Gryffondor, Hermione avait averti tout le monde qu'il était à nouveau sous l'emprise du sortilège. Grâce à sa prévenance personne ne vient les embêter de tout le repas. Ils purent converser tranquille, un luxe à la table Gryffondor.
En sortant de la grande salle, une demi-heure plus tard, une voix interpella Harry.
-Potter, Potter attends! Je veux te parler.
-Quoi Malfoy? se retourna Harry en jouant la contrariété.
-À quel Potter j'ai affaire, demanda le blond vérifiant qu'ils étaient seuls.
-Au meilleur, répondit le survivant avec un sourire en coin. Je te présente Ginny Weasley. Le vilain petit canard de sa famille.
-Vraiment? Je ne savais pas qu'il existait quelqu'un de fréquentable chez ces belettes.
-Merci. Venant de toi, c'est presque un compliment, dit Ginny avant de s'exclamer : « C'est lui!» elle venait de remarquer les regards qu'ils se jetaient.
-Fausse Gryffondor, la taquina Harry, ça paraît tant que ça?
-Non! C'est que je vous connais assez bien.
-De quoi parle-t-elle, demanda Drago suspicieux.
-Rien d'important... Tu voulais me dire quoi?
-Ne détourne pas la conversation, de quoi parlait-elle?
Harry parut un peu embarrassé et il regarda ailleurs un instant.
-Potter tu ne lui a quand même pas dit pour le…
-Bien sûr que non, l'autre n'a rien dit non plus.
-Le quoi, fit Ginny très curieuse.
-Pas de tes affaires Gin.
-Oh que si car je peux dire ce que je sais à Malfoy, dit-elle en souriant diaboliquement
-Pourquoi tu n'es pas à Serpentard, toi, demanda Drago surpris et impatient de voir comment allait réagir Ha… Potter. C'est très fair play le chantage, ironisa-t-il.
-Je peux bien te répondre de toute façon personne ne te croirais. Le choixpeau voulait mais pas moi. Qu'auraient dit mes parents si j'aurais été à Serpentard? J'ai réussit à le convaincre de me laisser à Gryffondor. Je n'avais pas envie d'être une tête de turc.
-Intelligent, mais à Serpentard tu n'aurais pas eu à dissimuler ta vraie nature.
-Merci mais si c'était à refaire je ferai le même choix. Par contre si on me donnait la chance de changer de maison maintenant je ne dirais pas non… mais revenons à nos Hypogriffes. Parle Harry ou je lui raconte tout, dit-elle avec un air machiavélique. Contre toute attente cette menace ne fit qu'amuser Harry qui ne se gêna pas pour se moquer d'elle.
-Voyons Ginny, mon amie, tu crois vraiment que ce que je t'ai raconté avait une quelconque importance pour moi? Ce que tu peux être stupide!
-Et si je le raconte à Ron-Ron, se ressaisit la rousse.
-Ce sera ma parole contre la tienne. Qui choisira-t-il son meilleur ami qu'il considère comme son frère ou sa petite sœur qui l'énerve prodigieusement? déclara-t-il avec un mépris absolu pour le rouquin.
-Hermione me croirait John…
Harry ferma les yeux un instant. Elle venait de lui rappeler qu'elle savait aussi pour sa vraie identité. Il allait devoir jouer serré.
-Raconte-le à Malfoy, tu m'agaces avec tes petites menaces.
-…
-Ne me dit pas Ginny que tu n'as même pas le courage de lui dire? Trop pathétique.
Ginny piquée au vif, serra les poings sans rien dire.
-On a perdu sa langue? Le chat l'a mangée? Pauvre petite… il semblerait que j'en sois réduit à te le dire moi-même Malfoy. Elle n'en a pas la force, fit-il avant de compter mentalement jusqu'à trois. Trois secondes plus tard, fidèle à ses prévisions Ginny s'exclama :
-Il a dit que tu l'intéressais, Malfoy, explosa la rousse.
-Vraiment? Comme c'est étonnant, dit-il sarcastique avant d'embrasser Harry sauvagement devant ses yeux ronds. Le survivant lui répondit avec passion et coinça son blond contre le mur pour un meilleur appui. Ils se séparèrent une minute plus tard, le souffle coupé.
-Hé les gars! Quelqu'un peut sortir de la salle à tout moment!
-Tu es encore là toi, dit Harry agacé.
-J'en aurais des belles à raconter ce soir.
-Commère, jura le survivant, on ne parlait que du baiser qu'on a échangé Vendredi. Satisfaite? Ce n'est plus vraiment une primeur après celui-ci, hein? dit-il et son sourire se voulait moqueur. De plus tu ne diras rien à personne tu y perdrais trop.
-Ne me provoque pas, le menaça Ginny, je n'ai pas peur de toi.
-Si Voldemort me crains c'est qu'il a sûrement une raison, ne crois-tu pas Ginny? Tu ne diras rien car tu es avide de savoir la suite, je te connais. Et tu ne l'aura pas si tu racontes ce que tu viens d'apprendre à d'autres… J'espère pour ton intégrité physique et mentale que tu ne me feras plus chanter.
-Oui, dit-elle et elle ne put maîtriser sa voix qui trembla.
-Ne fait pas la tête, je ne te ferai pas de mal, dit-il doucereusement.
-Tu es son digne petit-fils.
Ravit, Harry se mit à sourire comme un psychopathe.
-Merci, mais l'autre va sûrement en vomir… Bon, on te laisse, Malfoy et moi avons à parler.
-À parler? Oui je vois…
-Ginny, lui reprocha-t-il mais elle s'éloignait déjà. Allons à la salle sur demande, proposa-t-il en secouant la tête.
Drago sans lui dire un mot, le suivit jusque dans un salon intime aux couleurs chaudes. Au centre de la pièce il y avait deux fauteuils crème dans lesquels ils s'installèrent confortablement.
-De quoi voulais-tu me parler Drago, demanda Harry en entrant rapidement dans le vif du sujet.
-La sang… Granger m'a accusé de t'avoir lancé un sort de personnalité.
-Ah bon? Et elle avait raison, demanda-t-il en étudiant attentivement sa réaction et ce qu'il vit le déçu.
-Non mais j'aurais pu. J'ai étudié ce sort l'année dernière.
-J'aurais aimé que ce soit toi qui l'ai fait. Tu aurais pu me le lancer tout le temps. Je hais lorsque je redeviens un parfait imbécile de Gryffondor! Je ne sais pas trop ce que tu ressens pour moi mais ma situation ne m'autorise pas à m'engager avec qui ce soit. Moi je gère ça assez bien mais l'autre est près de la folie.
-Ne t'inquiète pas pour moi, Harry. Je peux t'appeler par ton prénom?
-Si tu y tiens Ma… Drago.
-Je sais dans quoi je m'embarque, dit le blond très sérieusement, même si je ne sais pas trop ce que je ressens encore.
-Eh bien nous sommes deux. Je suis particulièrement confus avec ces deux personnalités contraires.
-La seule certitude que j'ai c'est que j'ai envie de t'embrasser encore, dit-il avant d'obéir à ses désirs.
Harry vécu les jours qui suivirent comme dans un brouillard. Il était traumatiser à vie parce qu'il avait fait avec Malfoy. Une chance que l'autre pour employé ses expressions avait refusé d'aller jusqu'au bout car il y aurait plus que craqué. Il était déjà dans une dépression nerveuse et ça n'allait vraiment pas bien.
La veille lundi, il avait dû endurer toute la théorie tirée par les cheveux d'Hermione et à la fin il n'avait même pas pu lui dire que ce n'était pas Malfoy. Il était impossible de l'en informer sans lui mentir parce qu'elle demanderait à coup sûr dans quelles conditions il avait appris cette confidence et il n'était pas doué avec les mensonges. Ils le rendaient terriblement nerveux. Qu'il lui cache déjà beaucoup de chose n'aidait pas ses nerfs.
C'est donc le moral à plat qu'il se présenta en cours de potions et il n'était certainement pas préparé pour l'ouragan Rogue qui allait frapper. Le professeur remettait les résultats des devoirs aujourd'hui et pour une fois Harry n'avait pas peur d'avoir un troll. La raison de ce changement échappait à sa compréhension mais depuis le début de l'année il était devenu assez doué en potions.
Le professeur Rogue passa entre les rangées, distribuant les parchemins aux élèves en ne gênant pour faire des commentaires désobligeants à chaque Gryffondor. Il se contenta de jeter brutalement la copie d'Hermione d'un air dédaigneux, mais il insulta copieusement Ron pour se reprendre et maintenir sa moyenne. Puis il arriva devant Harry.
-Mr Potter pourrais-je savoir sur qui avez-vous copié votre devoir, dit-il en attirant les ricanements des Serpentard et un commentaire de Pansy Parkinson.
-Sûrement Granger Professeur!
-Non Miss Parkinson, ce n'est pas Granger cette fois. Je répète monsieur Potter sur qui avez-vous copié?
-Monsieur, je n'ai pas copié, c'est moi qui l'ai écrit.
-Ce n'est même pas votre écriture Mr Potter ne me faites pas avaler une énormité pareille!
-Monsieur, j'ai changé d'écriture, dit Harry qui avait remarqué que l'autre écrivait avec plus d'application. Avec un peu d'efforts il pouvait l'imiter.
-Je vous crois Mr Potter, dit Rogue sarcastique. Retenue samedi prochain!
-Je peux vous le prouvez, monsieur, protesta le Gryffondor en sortant de l'encre et un parchemin. Il écrivit quelques lignes avant que Rogue le lui arrache des mains pour comparer son écriture au devoir.
-Il semblerait que, oui, c'est bien votre écriture mais ça ne règle pas le problème. Ce ne peut pas être vous Mr Potter qui a fait ce travail. Dîtes moi qui ai écrit ça!
-Pourquoi êtes-vous persuadé qu'Harry n'est pas l'auteur, demanda Hermione intriguée.
-Parce qu'il a remis un travail meilleur que vous, je-sais-tout.
On entendit une exclamation collective.
-Harry tu as vraiment écrit ce devoir, demanda la Gryffondor à la fois abasourdie et jalouse.
-Puisque je vous le dis, c'est moi qui ai écrit ça, s'exclama Harry de plus en plus énervé et subitement sans avertissement son attitude changea brutalement.
-Vous ne croyez pas? Vous m'insultez Professeur. Posez moi des questions vous verrez que j'ai les connaissances nécessaires pour avoir fait ce travail, dit-il d'un ton rogue.
Il s'en suivit un duel acharné et seuls Hermione et Drago eurent la chance d'en comprendre plus de la moitié. À la fin Harry exultait devant l'air perdu de Rogue qui n'y comprenait plus rien. Comment avait-il fait pour assimiler autant de connaissances en si peu de temps? Il en savait presque assez pour être maître de potions tout comme lui. Du moins en théorie…
-Par Salazar, jura-t-il tout haut, ahuris.
-Vous annulez ma retenue, monsieur, dit Harry avec un sourire supérieur.
-Oui oui répondit-il négligemment puis il se ressaisit. Il remarqua que la moitié du cours était déjà terminé. Les élèves n'auraient jamais le temps de finir une potion. Que pouvait-il les obliger à faire pendant le reste du cours?
-J'espère que vous avez pris des notes, car il y aura un test sur les notions amenés dans ce petit duel verbal. Si vous n'aviez pas commencé il serait peut-être temps, dit-il d'un air sadique aux pauvres élèves qui avaient tous une puissante migraine.
-Un test sur ce charabia? Il veut ma mort, s'exclama Ron désespéré. Dis Harry pourrais-tu m'aider maintenant que tu es un pro?
-Voyons Ron si tu n'apprends pas de toi-même tu n'arriveras jamais à réfléchir tout seul, dit Harry avec mépris.
-J'en était certaine, s'écria Hermione, tu as encore reçu le sortilège! Et c'est obligatoire que ce soit quelqu'un dans cette pièce! Et qui est diablement bien placé pour le faire, demanda-t-elle.
-Bah oui c'est Malfoy pauvre cruche. Mais devine qui était encore mieux placé que lui?
-Qui?
-Toi évidemment et le rouillé. Vous savez je n'arrive pas à supporte votre odeur de fauve et il y a une place libre à côté de mon ami. Tchao, fit Harry avant de s'installer à gauche de Drago qui semblait ravi.
