Bonjour à tous(tes) ! Merci pour les reviews du premier chapitre ! :P C'est encourageant pour continuer sur mon idée. Si il y en a qui doutent pour le slash HP/SS, ne vous inquiétez pas, il n'y a pas d'erreurs, ça va venir :P Je veux juste faire languir avec des obstacles on va dire :P
Donc, je vous livre le chapitre 2 que je viens d'écrire pour lancer quand même l'histoire.
Bonne lecture :P
Chapitre 02
Tout le monde prenait son petit-déjeuner dans la grande salle bruyante du château, ne se doutant pas de la bombe atomique qui allait être lâchée par le directeur lui-même. Ce dernier scruta la salle avant de se lever dignement, attirant ainsi l'attention sur lui. Les élèves se turent petit à petit et le calme s'installa rapidement. Albus Dumbledore sourit.
- « Bonjour jeune gens ! J'espère que vous avez bien dormi aujourd'hui car vous ne devez pas être fatigués pour entendre ce que je vais dire et 'survivre' à cette journée pour certains d'entre vous et particulièrement la gente masculine ! » débuta Dumbledore en s'autorisant une pause où les commentaires allèrent bon train avant de se stopper et que les élèves ne soient de nouveau attentifs. Les filles étaient curieuses tandis que les garçons, eux, étaient craintifs. « Cette année, au château, va se dérouler un événement pour la première fois dans l'histoire de Poudlard. J'ai discuté de mon idée avec vos professeurs – les trois exclus tombèrent de haut mais ne dirent rien, cependant ils sentaient la bouse de dragon arriver à 10km à la ronde – qui ont tous approuvé vigoureusement. Ainsi donc, pour l'amusement général, un concours de beauté dont les candidats seront exclusivement masculins pour le plus grand bonheur dans la gente féminine – pour une fois. Concours affectueusement nommé 'Mister Poudlard' ! » annonça Albus en se retenant de rire en voyant la tête du trio infernal des professeurs et de tout ses élèves de sexe masculin tandis que les femmes, jeunes femmes et jeunes filles se moquaient et gloussaient en faisant entendre des « Génial ! », « Pour une fois ! », « Enfin ! ». Les garçons sentirent vite le calvaire arriver. « Je vais maintenant vous expliquer le déroulement du concours et les règles. Les candidats ne s'inscrivent pas mais sont inscrits par vous, mesdames. C'est-à-dire que les votes sont ouverts aujourd'hui et désigneront les 12 candidats au titre suprême. Seulement, seuls les hommes de 17ans et plus peuvent concourir. Ainsi pour vous faciliter la tâche, voici les photos et noms de tout les garçons ou hommes âgés de 17ans et plus ! » Le directeur agita sa baguette et les photos de tout les garçons de septième année et des professeurs se trouvèrent diffusés dans toute la grande salle. « Mesdames, votez pour vos 12 préférés afin de les voir défiler ! Les résultats des votes seront connus ce soir lors du dîner. » dit calmement Dumbledore alors que tout les garçons voyaient rouge. « Ah… et j'allais oublié : ce concours est obligatoire ! » termina le directeur en agitant sa baguette avant de se rasseoir dans un silence de mort. Les photos des victimes brilèrent, scellant ainsi l'obligation par un contrat magique.
Le silence perdura quelques instants avant que les filles ne se fassent entendre et papotent sur la nouvelle alors que les garçons arboraient un superbe teint blême ou rouge brique selon les cas. Les jeunes femmes regardaient les photos et allaient voter pour leur sélection préférée tandis que d'autres se concertaient et hésitaient, préférant voter lorsqu'elles seraient sûres d'elles. La cloche se fit entendre et tous se dirigèrent vers leur cours respectif.
Severus bouillonnait, tout comme les chaudrons de ses élèves, mais de rage pour sa part. Il voyait l'arnaque venir de loin. Il n'avait pas été invité à participer au vote et ressentait assez mal les regards et sourires moqueurs de ses collègues lorsqu'il les croisait. Le professeur de potions était sûr qu'il allait lui arriver une bricole made in Dumbledore et n'aimait guère cette idée. L'homme se leva brusquement et entreprit violemment sa ronde afin de se défouler sur ses élèves avant qu'il ne se rappelle un détail. Il n'y avait que les filles pour voter. Or il était hideux et haï par tout ses élèves, garçons et filles. Il sourit malicieusement, il était sûr de ne jamais être sélectionner. Jamais. C'est sur cette pensée réconfortante qu'il retira 20 points à un Gryffondor de quatrième année qui venait de faire fondre son chaudron.
Ginny, Lavande, Parvati et Hermione s'étaient réunies et discutaient vivement entre elles. Elles se turent brusquement quand les cinq garçons de 17ans arrivèrent, l'air maussade, dans la salle commune. Elles échangèrent toutes un regard rieur mêlé de connivence, passèrent en file indienne devant les garçons en les saluant pour mieux ensuite courir vers les urnes magiques des votes postées dans la grande salle.
Le clan des cinq les regardèrent partir avec des regards mauvais. Même Hermione participait au carnage public. Navrant. Ils s'affalèrent tous dans leur lit et soufflèrent de concert. Toute la journée ils avaient supporté les regards scrutateurs, appréciateurs ou non, lubriques ou non, rieurs ou non. Ils n'en pouvaient plus. Merlin, pourquoi avaient-ils tous la majorité sorcière ?
- « Tu vas certainement être choisi, Harry ! » commença Neville avec bon sens.
Harry se redressa vivement avec la mine horrifiée. Tout ce qu'il voulait pour le moment, c'était une belle petite vie et ça, sans défiler en caleçon devant toute l'école !
- « Non mais ça ne va pas !!! » s'écria Harry rouge d'embarras et de colère.
- « C'est logique… Le célèbre Harry Potter… Tu vas être dedans un coup sûr ! » ricana Ron accompagné des autres garçons pendant qu'Harry proférait des malédictions contre tout et n'importe quoi avant de sourire, une lueur de vengeance dans les yeux.
- « Je suis peut-être le 'célèbre Harry Potter' mais vous êtes mes amis, donc si on me regarde, on vous mate aussi ! Je ferai moins les fiers à votre place ! » asséna Harry avec une logique implacable. Une mouche passa avant que des gémissements plaintifs ne se fassent entendre.
Plus qu'une heure avant le dîner et ça s'annonçait catastrophique.
Sirius tentait de calmer un loup-garou paniqué à l'idée du concours. Ils étaient tout les deux dans les candidats sans avoir pu dire un mot, tout comme Rogue. Sauf que, eux, ils étaient des monuments de beauté. Sirius faisait soupirer tout la gente féminine avec sa beauté arrogante tandis que Remus la faisait frémir avec sa beauté sauvage de lycan.
- « Allons, Remus, vois le bon côté des choses, on va pouvoir enfin s'éclater ! On y est autorisé ! Et puis, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à montrer ses charmes ! » rigola Sirius tout en faisant le pitre en paradant dans le bureau de Remus pour essayer de le détendre et de le faire rire.
- « C'est dégradant et malsain, Sirius ! Des jeunes filles et jeunes femmes vont nous regarder, nous détailler. Comment tu peux prendre ça à la légère ? C'est d'une perversité hors du commun ! » s'indigna le loup-garou. « Surtout pour moi, un loup-garou… » se lamenta-t-il en regardant tristement son ami.
Sirius rougit en interceptant ce regard noisette aux nuances dorées mais ne baissa pas le regard et n'osa rien répondre. Il savait que Remus était mal dans sa peau à cause de sa lycanthropie qu'il n'avait jamais vraiment acceptée. Il avait envie de prendre dans ses bras cette boule de poils mi-humaine mi-loup pour la réconforter, comme il en rêvait depuis son adolescence, mais il ne bougea pas d'un millimètre et se fit violence pour y arriver. Il ne pouvait pas. Pas tant que Remus serait fermé à toutes relations par manque de confiance en soi. Alors Sirius se taisait et ne laissait rien paraître, comme depuis à peu près vingt ans. Il continua à discuter avec Remus jusqu'à l'heure du dîner. Lunard le regarda, fatigué, et ensemble, ils se dirigèrent vers la grande salle.
Les elfes de maison s'activaient comme jamais pour accueillir le directeur. Ce dernier leur intima gentiment de se taire, de l'écouter et que les elfes de sexe féminin votent pour trois noms bien spécifiques. Les elfes s'alignèrent alors et votèrent pour la sélection qu'Albus voulait avec les trois noms principaux. La besogne faite, les elfes retournèrent aux fourneaux tandis que le mage blanc se frottait les mains de satisfaction. Il était sûr que personne n'aurait pensé aux elfes dans la catégorie gente féminine et puisqu'il pouvait les commander… Le vieil homme se dirigea vers la grande salle avec l'air d'un agneau qui venait de naître.
L'effervescence était à son comble en fin de dîner. La gente féminine bouillonnait d'impatience tandis que les garçons se rongeaient les sangs. Albus Dumbledore se leva enfin lorsque le dessert fut englouti tant bien que mal pour certains.
- « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, nous allons procéder au dépouillement magique des votes. Les noms des candidats s'afficheront et ensuite, ils viendront avec moi dans mon bureau pour discuter de l'organisation. Est-ce bien clair ? » dit Dumbledore d'un ton qui ne laissait pas place aux protestations tout en restant doux.
Une vague murmure se déclencha parmi les élèves, Albus leva sa baguette et fit des moulinets complexes. Les photos magiques des élèves et des professeurs scintillèrent. Certaines s'éclipsèrent, laissant ainsi les portraits des favoris de ces dames. Tout Poudlard les regarda.
1. Harry Potter
2. Ronald Weasley
3. Dean Thomas
4. Seamus Finnigan
5. Neville Londubat
6. Draco Malefoy
7. Gregory Goyle
8. Vincent Crabbe
9. Justin Finch-Fletchley
10. Remus Lupin
11. Sirius Black
12. Severus Rogue
Tous restèrent bouche-bée, se regardant mutuellement, et là, la cacophonie démarra. Insoutenable, d'un volume inégalé et inégalable tant chez les élèves que chez les trois professeurs concernés qui ne rêvaient que d'assassiner la mage blanc. Le directeur s'y attendait et respira un bon coup.
- « SILENCE !!!!!! » hurla-t-il d'un ton tonitruant. Le silence fut immédiatement accordé. « Les candidats, suivez-moi, je vous prie ! » déclara le vieil homme en se levant prestement de son siège. Les douze condamnés à mort se levèrent sans piper mot et le suivirent dans un silence à glacer le sang.
Les regards noirs et meurtriers s'affrontaient tout en régnant en maître avec un froid polaire en guise d'ambiance, objectif : foudroyer l'ennemi alias Albus. C'était le remake de la guerre froide dans le bureau directorial.
Ils étaient tous assis, dispersés dans le bureau, en face de leur directeur. Ce dernier les regarda, s'empêchant de sourire pour éviter une mort lente et certaine.
- « Messieurs, vous avez été désignés comme les plus beaux partis masculins de Poudlard et vous allez vous affronter dans ce concours. Les répétitions concernent vos costumes, les défilés et la salle qu'il faudra apprêtée. Des réclamations tout en sachant que c'est obligatoire ? » s'enquit doucement Dumbledore.
- « Sauf votre respect, comment le professeur Rogue a-t-il atterri ici ? Les élèves ne l'auraient jamais choisi ! » déclara Sirius en reniflant dédaigneusement. Toute l'assemblée pouffa dans sa barbe, Rogue se raidit et Dumbledore sourit de plus belle.
- « Peut-être pas les élèves, quoique les Serpentards sont solidaires, la preuve avec Messieurs Goyle et Crabbe, mais les elfes avaient le droit de vote ! » asséna Dumbledore qui se félicitait mentalement tandis qu'un silence assourdissant résonnait dans la pièce.
- « Mais les votes sont truqués alors ! » s'indigna Ron qui faisait fonctionner, pour une fois, son cerveau.
- « Ça alors, Weasley ! Vous réfléchissez quand vous avez mangé, c'est toujours bon à savoir ! » railla Rogue, rabattant ainsi le caquet du rouquin.
- « Non, Monsieur Weasley ! Toute la gente féminine a simplement revendiqué son droit de vote ! » se déroba Albus.
- « Donc, d'une manière ou d'une autre, nous sommes piégés car tout a été respecté ? » questionna simplement Remus.
- « Pas piégés, choisis, j'insiste sur la nuance ! » répliqua le directeur faussement outré du terme utilisé.
- « Ouais ! Choisis comme étant les plus beaux, on devrait prendre ça comme un compliment et en plus, on va incarner leurs rêves pendant une soirée ! » rigola Sirius en faisant une bourrade affectueuse à un Harry muet « Ou leurs cauchemar dans un cas particulier… » finit l'animagus en lançant un regard lourd de sous-entendus à Rogue.
- « C'est sûr qu'un chien de fourrière prêt pour l'euthanasie, ça fait envie ! » répliqua Rogue d'un ton hargneux.
- « Ose répéter ça, Servillus ! » rétorqua Sirius en montant dans les tours tout en s'approchant du son collège d'un pas menaçant.
Harry s'élança et s'interposa entre les deux hommes alors que les baguettes avaient déjà été dégainées. Pris dans l'élan des deux adultes, il se retrouva coincé en sandwich entre Rogue et Black, le Rouge et Or ne savait quasi pas respirer alors que les deux hommes s'époumonaient et s'épuisaient en insultes. Severus se rendit compte d'un poids sur sa poitrine, il baissa le regard et vit un Potter rouge, les yeux clos dans l'effort fait pour les séparer. Il sentit une vague de chaleur l'envahir et s'empêcha de rougir. Il réagit telle une personne se brûlant : il s'écarta d'un bond et repoussa Harry, le faisant tomber.
- « Gardez vos distances, Potter ! » cracha-t-il en détournant brièvement son regard. Ce qu'Albus remarqua aussitôt en souriant.
- « Ne t'en prend pas à lui ! » cria Sirius en faisant du sur place alors que Remus le tirait en arrière et qu'Harry se relevait péniblement.
L'ex-détenu s'en rendit compte, se retourna et vit le regard peiné de son ami. Il arrêta aussitôt, complètement maîtrisé par le loup-garou. Le calme revint tandis que Rogue et Black se jaugèrent d'un regard meurtrier et lourd de promesses.
- « Bien Messieurs, regagnez vos couches respectives et les répétitions commenceront dans une semaine. Bonne nuit. » dit doucement Dumbledore pour les congédier, ayant bien analysé le comportement de chacun. Il va y avoir du rififi dans les coulisses.
Severus était étendu sur son lit. Éveillé. Les yeux grands ouverts. Le visage de Potter le hantait. Pourquoi Diable s'était-il interposé ? A croire qu'il ne voulait pas voir son professeur suspendu dans les airs, vulnérable, avec le rire de Black en arrière plan comme lors de sa cinquième année. Severus eut momentanément un baume sur le cœur qui s'arracha aussi sec qu'un sparadrap lorsqu'il pensa que la véritable raison était que Potter ne voulait pas que son cabot de parrain use de la violence. Le maître des potions se renfrogna, menaça du regard son oreiller, et ferma péniblement les yeux. Qui diable pourrait seulement s'en faire pour lui, juste un jour, juste une fois ? Personne, assurément.
Sirius était assis sur le rebord d'une fenêtre de ses appartements. Il regardait distraitement la pleine lune qui le narguait du haut de son ciel. Il souffla en se dirigeant vers son lit, l'esprit occupé par une paire d'yeux noisette à nuances dorées accompagnée d'une chevelure brune à mèches prématurément blanches. Que faisait Remus à ce moment ? Certainement enfermé dans son bureau en attendant que ça passe, songea tristement Sirius.
Harry se faisait cajoler par Ginny mais même si son corps était présent, son esprit vagabondait. Il repensait à la scène dans le bureau de Dumbledore, lorsqu'il fut pris dans la mêlée. Il se rejouait la scène et se rappelait d'un insignifiant détail. Alors qu'il cherchait à séparer les deux adversaires, il fut collé contre le torse de son professeur de potions et son oreille perçut un battement de cœur affolé par la rage. C'est ce battement, le battement d'un cœur, d'un cœur humain, celui de Rogue, qui le prit au dépourvu. Il entendait sans cesse la mélodie qui s'emballait dans sa tête martyrisée par les caresses de la rousse. C'est ce soir-là qu'Harry se rendit compte que Rogue avait un cœur, cœur qui battait et qui ne méritait pas toutes les choses qu'il avait endurées et subies, comme celles qui allaient venir si personne ne se souciait de lui.
Après quelques minutes de traitement affectueux de la part de Ginny, le Survivant se leva, embrassa sa petite-amie en effleurant ses lèvres d'un air absent pour ensuite aller s'écrouler sur son lit moelleux et accueillant. La jeune rousse se sentit vexée mais ne dit rien. Après tout, ce n'était pas un bon jour pour Harry.
C'est un Dumbledore pensif qui se triturait les méninges. Il soupçonnait, faisait des hypothèses, les affirmait ou les réfutait. Au moment de se coucher, il se dit finalement que son idée n'était vraiment pas mauvaise et qu'elle aiderait tout le monde, même si les pleurs seraient de mise tout comme les rires. De toute façon, c'est quand les coulisses seront vides avec le rideau levé que les choses seront magnifiques. Décidément, tout le monde cachait son jeu à Poudlard et Albus voulait qu'ils jouent cash et il ferait tout pour ça. Le directeur claqua des doigts et les dernières lumières du château s'éteignirent sagement.
Lupin regardait haineusement sa pire ennemie et, accessoirement, terreur. Il trotta lourdement vers un miroir et y regarda son reflet. Il ne vit qu'une bête immonde, un monstre violent sans une infecte potion. Il se dévisageait et il ne put retenir une gémissement de dégoût alors qu'il se détournait de la glace.
Voilà, les différentes situations se posent dans mon esprit tordu pour ce chapitre deux ! XD C'est tout pour ce week-end ! Pour le troisième, il faudra patienter, je ne peux pas donner de jour exact vu que je dois finir ma session d'examen. Bref, patience pour ceux qui aiment :D
Reviews ? :P
Bisous ;)
