Bonjour tout le monde :P Je reviens fraîche et dispo (ahem) après un examen dans les trois branches de sciences --" Merci pour les reviews !!!! *se prosterne bien bas encore et toujours*

Mamanline : Merci du compliment sur mon cerveau, il était très flatté XD Merci pour mes examens :P

Tania-sama : Il faudra attentdre pour voir tout les couples ^^

Cacilie Blaas : Merci pour mes exams :P Merci de valider ;)

Zekiro : Peu commun peut-être mais en même temps, je n'ai pas de mérite : une dingue qui regarde Miss France et qui était en panne de sujet, voilà ce que ça donne XD Merci ;)

Snapounette : Merci pour mes exams :P

Yukimai-chan et magaliHP : J'avais fumé du latin, j'avoue (mais contre mon gré, vive les exams --"). Mais bon, ils me seront utiles pour l'humour, j'en suis sûre et certaine :P

yesmylord : Merci ;) (dis-moi, tu ne connaîtrais pas Kuroshitsuji par hasard ? :P [ je pense à ton pseudo que Sebastian dit tout le temps à Ciel ])

Voilà, j'espère que la suite vous plaira !

Bonne lecture :DD


Chapitre 03

Un blond aux cheveux gominés se réveilla comme une fleur. Le prince de Serpentards avait paradé toute la soirée de la veille, fier d'être un des élus. Pansy avait regardé son petit-ami, Draco, avec des étoiles plein les yeux. Son Draco allait être 'Mister Poudlard', le premier du nom dans toute l'histoire de Poudlard, elle en était certaine !

Malefoy s'étira dans son lit, il allait d'avoir faire sa pub et se surpasser dans sa préparation matinale pour les faire toutes tomber. Non pas qu'il aimait ce concours mais il refusait catégoriquement de perdre la tête face à ces butés de Gryffondors, et pour ça, il fallait qu'il joue le jeu et il avait intérêt à ne pas se ménager.

C'est avec ses idées que Draco se traîna vers la salle de bain réservée au préfet-en-chef, prit soigneusement sa douche et arriva devant son miroir tant chéri. Il eut une pensée furtive pour sa petite-amie, à savoir qu'elle devrait en acheter un. Il n'aimait pas Pansy, il sortait avec le bouledogue juste pour le fun, comme tout bon Serpentard qui se respecte. Ce n'est pas sa faute si elle était bête comme ses pieds et qu'elle s'était jetée à son cou, si ? Sur ce, Draco se regarda dans la glace et soupira. Par où commencer ? Prendre soin de son corps ou choisir sa tenue parmi toute sa panoplie ?

Ce n'est que deux heures plus tard que Draco sortit dans la salle de bain pour aller directement en cours. Et oui, être 'beau' prend du temps et de l'énergie. Cette dernière s'épuisant rapidement lorsqu'il pensait à ce qui l'attendait.


Les Gryffondors étaient livides, les Serpentards à l'aise, les chaudrons tremblaient et l'air pesait sur les épaules. La raison ? The terrific et unique Severus Rogue dans un mauvais jour - en prime. Le professeur maudissait mentalement tout ce qu'il pouvait depuis son réveil. Il était assis à son bureau et corrigeait des copies. Ses mains menaçaient de casser sa plume ébène et ses yeux lançaient des éclairs au moindre souffle un peu trop bruyant à son goût. Depuis hier matin, il sentait une colère froide s'en aller et revenir plus puissamment qu'avant, tout comme un microbe mutant qui revient toujours plus fort. Il se sentait sur des charbons ardents et il n'allait pas tarder à hurler même si, pour ça, il devait faire une croix sur son sang froid légendaire par sa réputation. Après avoir gratifié une copie d'un joyeux œuf de Pâques à l'avance, il se leva brusquement et entreprit sa ronde et faisant claquer exprès ses talons à chaque pas, et en particulier quand il s'approchait de Londubat et de Potter.

Neville tremblait depuis le début du cours et suait à grosses gouttes à côté d'Harry. Ce dernier le plaignait sérieusement et s'étonnait de voir que Neville résistait encore et toujours à l'envahisseur. Quand Rogue se leva, le petit-fils d'Augusta hoqueta et se pétrifia rien qu'au son des pas pressés du professeur tyrannique. Harry n'en avait pas peur et écoutait attentivement. Il savait que quoiqu'il fasse, il allait se faire ramasser d'un moment à l'autre. Il dépassait largement la mystificatrice question prédiction…

- « Potter ! » appela Rogue d'un ton impatient.

Le sus-nommé porta son regard sur l'homme qui l'appelait et ne put s'empêcher de réentendre et de revivre la sensation lorsqu'il avait écouté son cœur accidentellement. Une délicate couleur pourpre lui grimpa aux joues tandis qu'il détournait le regard des yeux abyssaux de son aîné qui semblait furieux, mais pourquoi ?

- « Avez-vous entendu à ma question, Potter ?! A moins que votre arrogance déborde de vos oreilles et ne les bouche ?! » pesta le professeur en colère.

- « Pardon ? » demanda bêtement Harry avec un air de poisson sorti de son bocal, ce qui augmenta la fureur tapie en Severus.

- « Potter, retenue ce soir avec moi, ici à vingt heure sans faute, est-ce clair ?! Je ne tolérerai jamais qu'on me tourne en ridicule, jamais ! » cracha-t-il en se dirigeant furieusement vers les Serpentards.

Rogue était hors de lui, ce sale morveux ne lui avait pas répondu par trois fois alors qu'il l'écoutait vu qu'il le regardait dans les yeux. Ce sale gosse faisait la sourde oreille hein ? Il allait voir ce qu'il allait en coûter ! Ce n'était pas compliqué de répondre à « Potter, quel effet le bézoard procure à cette potion ? » mais non, trop compliqué ou pas assez pour Monsieur Saint-Potter. Severus ne tint pas, son état refoulé surgit et résultat : retenue. Il allait le martyriser, le torturer, le triturer, le disséquer… Et c'est sur ces plans diaboliques et macabres que notre cher maître de potions termina son cours tout en démolissant les élèves qui bougeaient d'un millimètre.


Harry se rendait à sa retenue, la mort de l'âme comme d'habitude mais avec une variante : de la curiosité. Il avait observé son professeur pendant tout le cours et n'avait rien écouté, ce qui lui avait joué un tour qui s'était mué en une retenue pas piquée des vers d'après ce qu'il avait cru comprendre implicitement. Le Survivant arriva devant la lourde porte en chêne et toqua.

- « Entrez ! » dit Rogue d'une voix glaciale.

Le Rouge et Or entra timidement et regarda autour de lui. Rien à l'horizon. Là, il se dit qu'il était mal barré : rien en vue égal bévue. Mais de la part de qui ? Un ricanement s'éleva dans l'ombre de la pièce. Severus émergea des ténèbres avec un sourire carnassier et une lueur dans le regard plus qu'effrayante.

- « On se demande quoi faire, Potter ? » railla-t-il en s'approchant sans bruit de son élève qui blêmit et hocha simplement la tête.

- « Asseyez-vous ! » aboya Rogue alors qu'il s'en allait dans la réserve.

Harry obéit en silence, il commença à scruter son environnement et eut le temps de détailler une mouche en pleine démonstration de vol quand la terreur des cachots revint avec une grosse caisse qu'elle faisait flotter dans les airs. L'énorme boîte atterrit devant Harry et ce qui était dedans commença à remuer et à faire entendre des cliquetis inquiétants, témoins du mécontentement des invités surprises.

- « Des crabes de feu, Potter ! Ils sont blessés, vous allez les soigner – il lança à Harry les potions nécessaires que le Survivant attrapa en se contorsionnant – et sans gants cela va de soit sinon ce serait trop facile – un sourire malsain naquit sur ses lèvres fines. Une fois votre tâche terminée, vous viendrez me voir pour que je regarde vos blessures - comme quoi ce sadique avait tout prévu. Au boulot ! » déclara méchamment Rogue en criant presque les derniers mots. Il se dit que ça ne pouvait que secouer Potter-le-flemmard.

Le Gryffondor s'attela à sa besogne en se retenant de souffler et se concentra plutôt à ne pas se faire cramer sur place ou arracher les doigts à coups de pinces. Severus prit un livre à la couverture rouge pétant et commença à la lire tout en jetant un œil à son élève pour voir si il était toujours entier et malheureusement – ou heureusement – c'était le cas pour le moment. Le professeur regarda Harry se débattre pour attraper une bestiole pour ensuite danser la kalinka en essayant de le soigner. Un coin de la bouche de Severus monta dangereusement vers le haut alors que ses sourcils avaient atteint le ciel avant qu'il ne retourne prestement à son bouquin pour ne pas se faire choper en pleine dérive du droit chemin. Il était attendrissant ce Potter, finalement…

Harry se faisait respecter des crustacés magiques au moyen de grands coups poings – méthode piquée à Ron – et en jouant de son habilité et de sa rapidité d'attrapeur hors-pair. Il avait du remonter ses manches de chemise pour éviter de prendre feu et était rouge tant de colère que d'effort. Comme quoi il se musclait à force de gesticuler et au moins il s'attaquait à des adversaires de sa trempe pour le combat à mains nues. Il fallait bien s'avouer que les crabes étaient forts avec leurs pinces et le feu. Un toussotement se fit entendre et Harry se laissa distraire une seconde. La seconde de trop. Un crabe sournois avait profité de ce moment de faiblesse en voulant tester son auto-grill avec pour menu la viande Potterienne. Le Survivant cria de douleur en retirant vivement sa main de la caisse qui était secouée d'un frémissement victorieux. Le jeune homme poussa des jurons sans retenue et courut mettre sa main sous l'évier au fond de la classe. Sa main droite était d'un beau rouge écarlate et des cloques naissaient petit à petit sur sa peau à vif.

Severus regardait la scène d'un air blasé et consulta une pendule. Potter avait tenu une heure et demi avant de se faire cramer, c'était mieux que Weasley la semaine passée. C'était un jour à marquer d'une pierre blanche ! Il se leva après avoir pris un bocal contenant un onguent d'un blanc nacré. Il s'assit à un banc et se tourna vers Harry qui se soulageait sous l'eau glacée.

- « Potter, venez ici ! » intima le professeur d'un ton neutre.

- « Non ! C'est de votre faute si je suis blessé ! Laissez-moi au moins me soigner ! » répliqua Harry d'un ton hargneux tandis que sa main lançait des piques de douleurs de plus en plus douloureuses.

- « Potter, soit vous venez immédiatement afin que je vous soigne correctement, soit je vous mets un crabe dans votre lit pendant que vous dormirez cette nuit… Oui, j'oserais… Alors ? » dit Severus d'un ton impatient qui montait crescendo dans les accents menaçants.

Harry considéra l'éventualité d'un crabe de feu dans son lit et celle de se faire soigner par Rogue. Même si il préférait le crabe, sa main le rappela à l'ordre et il se dirigea à contre cœur vers Rogue et s'assit à ses côtés.

Le professeur attrapa la main mutilée, appliqua l'onguent sur la peau brûlée afin de débuter un massage. Ses doigts longs, fins et agiles glissaient sur la main d'Harry tout en faisant pénétrer le baume qui accélérait la cicatrisation, faisant ainsi disparaître peu à peu la douleur et les stigmates du feu. Le Survivant observa ces mains d'un blanc maladif et s'en trouva totalement hypnotisé. Il détailla chaque millimètre carré de peau, chaque contour, chaque mouvement jusqu'à ce qu'il fusse entièrement guéri et que son professeur de potions cesse les caresses apaisantes. Le jeune homme entendait encore dans sa tête le souvenir du son du cœur de Rogue sauf que là, il y avait un problème. Il sentait une bête démoniaque naître dans son ventre. En y faisant plus attention, ce n'était pas le cœur de l'homme aux cheveux gras qu'il réentendait s'emballer mais c'était bien son cœur, son cœur à lui qui tentait de battre le record de battements par minutes.

Severus se concentrait sur son rôle de médecin improvisé, il ne sentit le regard de Potter que quand il eut terminé de s'occuper de lui. Le temps s'arrêta pendant une seconde et tout se remit à fonctionner comme si de rien n'était sauf que son cœur venait de rater un battement. Il se releva et congédia le morveux d'une voix tranchante comme une lame de rasoir. Harry ne se fit pas prier.


Sirius toqua doucement à la porte des appartements de Remus. Ce dernier fit sortir péniblement un faible « entrez » de sa bouche tant il était fatigué de sa nuit agitée. L'animagus entra et l'évalua rapidement du regard. Le loup-garou était intact extérieurement si on faisait abstraction des valises de 10kilos que ses yeux supportaient.

- « Comment te sens-tu ? » s'enquit gentiment Black.

- « Super, je danse de joie sur mon bureau en n'étant vêtu que d'un charmant tutu rose ! » railla Remus, assis à son bureau.

- « Wouuuuu, il ne faut pas déranger le loup dans sa tanière à ce que je vois ! » ricana Sirius qui eut comme réponse un regard noir, inhabituel chez Lupin tout comme sa répartie acerbe, à moins que… La lumière se fit dans l'esprit de Sirius et il sourit franchement.

- « Toi, tu es à brosser dans le sens du poil parce que tu n'as pas eu ton thé ! » dit le parrain d'Harry et pointant triomphalement son index sur Remus qui souffla.

- « Je tiens à peine debout, alors comment veux-tu que je fasse mes activités librement ? » répliqua Remus d'un ton acide tandis que son ami sifflait joyeusement en préparant du thé.

L'ex-détenu versa le thé bouillant dans une tasse finement travaillée et la mit sous le nez de Lupin. Il sourit au loup-garou pendant que celui-ci buvait tranquillement le liquide ambré avec soulagement.

- « Remus est-il parmi nous ? » demanda Sirius d'une voix mystérieuse en parfait imitation de Trelawney.

- « Oui espèce de sac à puces ! » rigola Remus, de nouveau lui-même après son thé bien mérité.

- « Merci du compliment ! » répondit simplement l'animagus en faisant une révérence gracieuse mais ironique.

- « Rogue a encore donné une retenue à Harry… » commença doucement Lupin en guettant la réaction de son vis-à-vis.

Patmol s'immobilisa soudainement et serra les dents.

- « Mon intuition me dit que Malefoy va se faire coller ! » chantonna Sirius avec des accents vindicatifs.

- « C'est toujours la même chose avec toi ! Vengeance par-ci, vengeance par-là ! Regarde Severus ! Lui, il ne cherche pas toujours à rendre les coups, enfin plus maintenant. Il s'améliore ! » s'enflamma Remus alors que Sirius sursautait.

- « Servillus, s'améliorer ? Cette sale anguille ? Laisse-moi rire ! » répliqua la parrain d'Harry.

Remus plissa les yeux, Sirius réagissait exactement comme il le craignait. Décidément, son ami était toujours un adolescent dans sa tête. Il s'avança dangereusement de Sirius, lui agrippa le bras et le poussa vigoureusement dans le couloir sans faire de cérémonie tandis que l'animagus protestait et ne comprenait pas cette manière forte.

- « Tu reviendras quand tu auras appris à être tolérant et adulte ! » fut la dernière parole du lycan avant qu'il ne claque la porte sur un Patmol ébranlé.

Sirius resta planté dans le couloir et lorsqu'il entreprit de retourner dans son domaine, il se prit quelqu'un de plein fouet.

- « Harry ? » s'étonna-t-il en se dégageant de la masse écroulée par terre qui était dotée d'une crinière ébouriffée à l'extrême.

Grognement de confirmation.

- « Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda Sirius en voulant adopter un ton sévère pour rehausser son statut de professeur.

- « Je reviens de ma retenue avec Rogue… » rétorqua Harry qui se releva en prenant pour appui un bras de son parrain.

Harry détourna le regard et admira brièvement le mur. Pourquoi fallait-il qu'il tombe sur son parrain ?

- « Ah, lui… » grommela Sirius dont les yeux s'allumèrent d'une lueur effrayante. De un, il se faisait jeté dehors à cause de lui et de deux, ce graisseux s'en prenait à son filleul. Bientôt, il ne se sentirait plus…

- « Oui 'Ah, lui'… et puis qu'est-ce que tu fais ici ? Tu étais venu voir Lupin ? Comment va-t-il ? » s'inquiéta Harry en détournant ainsi le sujet brûlant de son professeur de potions.

- « De mauvaise humeur, fatigué, sensible à l'extrême et sans cœur, comme toujours après la pleine lune. Ça va lui passer ! » réussit-il à dire Sirius pour se rassurer et en prenant le fils de James par ses épaules pour commencer à marcher avec lui vers le dortoir des Rouges et Or.


Remus avait tout entendu, son oreille collée contre la porte de chêne. Il soupira. Tout le monde haïssait Rogue pourtant, aux yeux de Remus, il n'y avait que lui qui arrivait à le comprendre et à le traiter comme un loup-garou. Lupin le tenait en estime à cause de ça : braver tout les avis pour aller vers la raison. C'est comme ça qu'il en était venu à développer un respect pour l'homme. Respect pour le traiter à l'image de la bête qu'il était, sans voiler la vérité et en étant toujours franc et direct. Mais ces derniers temps, peu à peu, le respect se muait en quelque chose d'autre. Il s'en était rendu compte quand Severus et Sirius se battaient ou que ce dernier insultait le professeur de potions. Le loup-garou voulait le protéger dans ces cas-là, comme le faisait Lily autrefois.

Le professeur de DCFM ferma les yeux et se laissa tomber à terre, endormi. La pleine lune et ses problèmes l'avaient véritablement achevé physiquement. Cependant, son esprit prit une résolution, celle d'attirer l'attention de Severus.


- « Harry ! Ça a été avec Rogue ? » s'intéressa Ginny en voyant l'air préoccupé de son petit-ami.

- « Je me suis juste fait cramer la main mais il m'a soigné, sinon, c'était une retenue avec Rogue, quoi ! » répondit le Survivant avec logique.

Ginny posa une main sur sa joue et tourna le visage d'Harry pour l'embrasser. Le jeune homme accueillit volontiers cette marque de tendresse. Il cessa le baiser et sourit à sa petite-amie sous le regard restreint de Ron.

- « Bon, alors ? On joue aux échecs oui ou non ?! » s'impatienta le rouquin qui sautait sur place depuis qu'Harry avait décidé de se faire humilier.

Harry rigola et commença à jouer une partie avec son meilleur ami tandis qu'Hermione scrutait le jeu et tenait fermement Pattenrond qui se débattait comme un diable pour s'échapper et croquer les pièces mouvantes.

Le survivant évitait que Ron lui fasse échec et mat quand un rire qu'il connaissait bien lui retentit aux oreilles. Il leva distraitement la tête et vit Colin Crivey qui parlait à Ginny et, surtout, qui la faisait rire. Harry plissa les yeux et sentit une colère l'envahir mais ce n'était pas comme les autres fois. Avant, il aurait explosé, se serait levé pour prendre Ginny par la taille et aurait ainsi marqué au fer rouge que lui et elle sortaient ensemble, tout ça parce qu'un monstre naissait dans son ventre et rugissait dès qu'un garçon s'approchait de trop près de sa copine. Jalousie quand tu nous tiens. Seulement, maintenant, à part une colère, le monstre s'en fichait éperdument. Il restait tapi, bien sagement, au plus profond d'Harry, adoptant une protection plus fraternelle qu'amoureuse. Or, il l'avait senti se réveiller plus tôt mais lors de sa retenue avec la terreur des cachots. Harry pâlit tout à coup mais joua sa partie jusqu'à la fin pour désamorcer les questions éventuelles si il restait bloqué trop longtemps. Il avait un gros problème.


Draco était dégoûté. Il regardait Crabbe et Goyle, en sous-vêtements, en train de rouler des biceps devant leur miroir attitré. Une seule question persistait dans l'esprit du blond : comment la glace faisait pour ne pas se casser en mille morceaux ? Le spectacle était pathétique et cauchemardesque. Draco ne comprenait pas comment ces deux canons de laideur avaient pu être sélectionnés, surtout lorsqu'on le voyait lui, véritable Adonis personnifié. Certainement que les filles n'avaient pas les yeux en face des trous lors de ce jour de folie furieuse accordé pour les votes.

Alors qu'il se retenait de vomir, ses cheveux gominés sur sa nuque s'hérissèrent d'un seul coup lorsqu'il entendit l'appel canin proféré amoureusement par Pansy. Et dire que lui, on ne le plaignait jamais, se dit-il en regardant sa petite-amie faire irruption dans le sanctuaire sacré – cafarnaum – des mâles par excellence côté Serpentard.

Vivement les répétitions pour qu'elle le lâche un peu !


Voilà, fin du 3ème chapitre :P Il faudra un peu patienter pour le quatre (si vous le voulez, niarkkk (6) ). Sur ce, je vais m'atteler à mon néerlandais de malheur :P J'espère avoir des reviews quand je rentrerai de mon dernier examen demain et après avoir été en ville fêter ça :P Donc...

Reviews ? :PP *yeux de chien battu*

Bisous ;)