Voilà mon chapitre quatre :P J'espère qu'il va vous plaire ;) Je suis enfin en vacances (h) Merci pour les reviews :PP *se prosterne* Pour ceux qui m'ont plainte pour mon néerlandais, vous avez tout à fait raison surtout quand on connait ma prof. Pq ? je cite "Pour être prof, il faut être maso' et pour se faire respecter il fait être sado !" dixit ma prof lors d'une interro surprise --" ou encore lorsqu'un élève a caressé son sac en fausse fourrure "Tu sais avec quoi c'est fait ?" "Non, madame..." "Avec des cheveux d'élèves !" Bref, on a compris le personnage quoi --"
Pour les reviews maintenant :P
Mamanline : Je suis ravie de voir que tu me lis toujours et que tu fidèle au poste :P Ca fait super plaisir :P
Tania-sama : J'avais dit que ça allait être moins rose-bonbon que pour ma première fic'. Les sentiments et situations sont plus longues à débloquer!
Foret Interdite : Merci du compliment et pour le rajout de ma fiction (je m'y attendais vraiment pas, à vrai je ne savais même pas que la communauté faisait ça Oo mais bon, je suis une bleue xD) Pour les elfes, effectivement ils ont votés pour :P En fait, ils ont du voter pour les trois professeurs en premier et principalement, ensuite il votait pour ceux qu'ils voulaient ! Et vu leurs goûts en matière de beauté... XD
Atria97 : Et ben si XD C'est un noeud de sentiments pour le moment :P Pour l'attente, ça dépend de la vitesse que j'adopte pour écrire. Je m'explique : j'ai toujours un chapitre d'avance sur celui que je publie c-à-d que quand je publie le quatrième chapitre, j'ai déjà fini le cinquième et je commence le six. Et quand j'aurai terminé d'écrire le six, je publierai le cinq et ainsi de suite ;) Ca me permet de garder le pied et une roue de secours si je suis trop en retard et jusqu'à présent, ce système ne m'a jamais fait défaut :P Et je te remercie pour ta compassion envers mon néerlandais --" =D
magaliHP : C'est un serpentard quoi =D Pour pouvoir le toucher, ça je ne sais pas :P A la base il voulait juste le faire souffrir et comparer son temps de 'non-cramé' avec celui de Ron, mais son coeur lui a joué un tour héhéhé...
carpediemlfr : Merci et voilà la suite :P
Zekiro : Tout à fait d'accord pour la situation abracadabrante qui s'installe mais c'est ce que je voulais (6)
Pacifica Snape Riddle Malfoy : Merci de me suivre et j'espère que la suite ne te décevra pas :P
Bonne lecture =DDDD
Chapitre 4
Le trio infernal se dirigeait vers la salle sur demande. Hermione respectait le silence qui régnait chez ses deux meilleurs amis. Après tout, aujourd'hui avait lieu la première répétition. C'était la première fois que tout les candidats étaient réunis ensemble dans la même pièce avec Dumbledore sur les talons. Elle les plaignait mentalement quand ils arrivèrent devant la porte de la salle en même temps que Malefoy flanqué de ses deux gorilles et de son bouledogue pensant pendu au bras du jeune homme blond.
Draco affrontait du regard Harry tout comme Pansy qui faisait de même avec Hermione.
- « Draco… s'il te plaît, montre à cette Sang-de-Bourbe que ses amis – elle renifla dédaigneusement - ne valent rien ! » minauda Pansy en battant des cils vers le Sang-Pur.
Hermione eut le décence de ne rien répondre et de presser légèrement un des bras de ses deux amis pour qu'ils se tiennent tranquilles. Chose vraiment pas évidente vu que les oreilles de Ron étaient d'un rouge éclatant et qu'Harry avait arrêté son regard flamboyant sur la bande des Verts et Argent.
- « Bon courage… » murmura doucement la jeune femme brune en s'en allant à reculons pour éviter tout sortilèges sournois.
Harry et Ron firent juste un signe de tête mais ne bougèrent pas leur corps d'un millimètre. Draco regarda la crinière aux boucles brunes s'éloigner et porta son regard sur Pansy. A choisir, il aurait préféré un castor – qui avait arrangé ses dents depuis le temps cela dit – à un chien affreux qui ne manquait pas de baver à chaque fois qu'il apparaissait. Malefoy s'arrêta à temps pour ne pas souffler et congédia Parkinson sans faire de manières. La jeune fille embrassa rapidement Draco, ce qui provoqua un hoquet écœuré chez Ron, et s'en alla après avoir gratifié les deux Gryffondors d'un sourire mauvais.
Draco jaugea ses ennemis avec un regard perçant d'un gris troublant et s'engouffra le premier dans l'embrasure de la porte. Crabbe et Goyle le suivirent en se dandinant d'un pas lourd, l'un à côté de l'autre, s'entrechoquant ainsi mutuellement sans vraiment comprendre la cause.
Harry et Ron échangèrent un regard et décidèrent d'entrer et de fermer cette marche bizarre. Le Survivant claqua la porte et se retourna pour rester médusé. La salle était à peine plus grande qu'une salle de classe normale, elle était tout aussi laide et froide. Il observa brièvement les visages qui occupaient la pièce et apparemment, ils étaient les derniers attendus. Il vit son parrain lui sourire à pleines dents ainsi que Remus et il croisa un regard d'un noir envoûtant, cependant, il regarda vivement Dumbledore qui leurs faisait signe d'approcher et Harry remarqua le pétillement de ses yeux.
Les deux derniers s'assirent sagement. Remus, Sirius, les cinq Gryffondors et le Poufsouffle sur les bancs de droite laissant le côté gauche au directeur de Serpentard et à ses sous-fifres. Albus leurs sourit à tous d'un air bienveillant.
- « Messieurs, je suis ravi de voir que vous avez tous répondu à mon appel ! » commença le directeur et parcourant rapidement du regard sa petite assemblée « Je vais d'abord vous faire part des nouvelles concernant l'organisation. Messieurs Fred et George Weasley seront les présentateurs de cette soirée. Ils ont gracieusement accepté ma proposition. Ensuite, Monsieur Colin Crivey se fait déjà une joie à l'idée de vous mitrailler avec son appareil photo et d'immortaliser à jamais le concours avec sa nouvelle caméra magique si il arrive à la maîtriser à temps. » annonça le mage blanc avec une certaine pointe de fierté dénotant dans sa voix lorsqu'il énonçait la composition de son élite de choc.
- « Mais, professeur, les jumeaux Weasley sont… » commença Rogue.
- « Adorés ? Amusants ? Dotés d'un sens de la réplique et des blagues hors du commun ? » suggéra Sirius en coupant le feu du chaudron sous la main de Rogue.
- « J'allais dire pathétiques comme un certain cabot cabotin. » persifla Severus en regardant son ennemi dans les yeux avec un air meurtrier.
Sirius s'apprêtait à répliquer lorsque Remus lui donna un généreux coup de coude dans les côtes.
- « Bien, maintenant que vous savez qui sont les personnes impliquées, nous allons commencer la première répétition ! » coupa Dumbledore en sentant le vent tourner. Il tapa dans ses mains et des tenues apparurent.
- « Veuillez choisir vos tenues de la vie de tout les jours afin que tout le monde vous voie au naturel, sans les robes de Poudlard. Notre répétition ne sera consacrée qu'à cette tenue ! Vous allez la choisir, l'essayer et venir devant les autres, un à un, pour vous exposer aux critiques et voir ce que l'on peut améliorer ! Bien sûr, vous allez devoir vous arranger aussi niveau visage pour que cela face un tout ! » s'enquit Albus et fourrageant dans les vêtements.
A ses mots, Severus pinça les lèvres en une fine ligne blanchâtre, Draco s'empêcha de sauter sur tout les vêtements, Crabbe et Goyle semblaient ne pas avoir saisi ce dont il était question, Sirius ricana légèrement, Remus sentit l'appréhension l'envahir et Ron et Harry échangèrent un regard désespéré tandis que Dean, Seamus, Neville et Justin discutait déjà des goûts et des couleurs.
- « Honneur au plus jeune ! » déclara Dumbldore qui poussa fermement Harry entre les rayons de vêtements avant de fermer le rideau pour qu'il puisse se changer et s'apprêter sans que les autres ne le voient.
Le Survivant s'échina à trouver quelque chose de convenable et à sa taille. Il finit par dénicher un jean bleu sombre avec quelques effilages au niveau des genoux. Il l'enfila et trouva que le vêtement le mettait relativement bien en valeur, surtout son superbe fessier de joueur de quidditch lorsqu'il se regarda de plus près. Il fouina ensuite mais cette fois-ci à la recherche d'un haut, et il passa à la va-vite un t-shirt d'un vert doux et étincelant qui moulait agréablement son torse sans pour autant dessiner chaque parcelle de peau. C'était juste ce qu'il fallait, moulant mais pas trop, provoquant mais classe à la fois et c'était tout ce qu'il avait trouvé pour le moment de toute façon. Harry se positionna devant le miroir et s'évalua attentivement. Il plaqua ses cheveux à l'aide de ses mains, ce qui se révéla inutile lorsqu'il eut terminé et encore, ses cheveux étaient bien plus indomptables. Il soupira et prit ses lunettes pour les mettre momentanément dans la poche arrière de son jean nouvellement acquis. Il respira un bon coup, écarta le rideau et fit face à tout le monde.
Severus ne décolérait pas, ses lèvres étaient pincées plus que jamais et il semblait vouloir broyer ses côtes à force de serrer ses bras autour de sa poitrine. Il regardait fixement le rideau lorsque le morveux sortit et là, il eut le souffle coupé. Harry avait les joues délicatement rosées sous l'effet de l'embarras, était incroyablement tentant surtout avec ses superbes yeux verts enfin révélés sans leurs lunettes rondes. Le professeur ne put que le dévorer du regard en le parcourant de la tête aux pieds. Sublime. Il se reprit cependant bien vite et plaqua un air impassible sur son visage. Personne n'osa faire de critique et les autres commencèrent à défiler quand Harry se fut rassis.
Ron suivit dans une étrange association de vêtements classes pour certaines parties et débraillées pour les autres, ce qui fit éclater de rire Sirius tandis que Remus conseillait le rouquin d'une voix douce en se retenant de montrer son avis comme son ami. Dean s'habilla magnifiquement, sans aucune erreur, assez logique vu ses ascendances moldues. Seamus fit de même et soupira de soulagement en se disant qu'il avait bien fait d'observer les tenues de son père et leurs associations. Draco se laissa aller et il fut le plus long à se montrer mais le résultat était plus que satisfaisant. Habillé tout de noir, il mêlait arrogance démoniaque et beauté angélique, une parfaite harmonie qui donnait envie de lui retourner une paire de baffes pour mieux l'embrasser par la suite. Goyle trouva avec peine l'endroit pour se changer et choisit une tenue taille 12ans, la pauvre ne résista pas et craqua dans toute sa splendeur dans un bruit caractéristique de déchirure. N'ayant pas compris, il sortit ainsi devant ses juges provisoires et lorsqu'il vit tout les airs incrédules, il porta son index à sa bouche et essayant de se demander ce qu'il avait bien pu faire. Crabbe ne releva pas l'intelligence de son collègue. Il s'habilla dans ce qu'il semblait être des vêtements de vicaire ayant des coups douteux et lorsqu'il voulut se révéler, fier de lui, il se prit les pieds dans le rideau, se retrouva face contre terre, arrachant la pauvre pièce de tissu qui s'écroula sur lui, formant ainsi une toge. (La question de Neville ne se posait même pas, le pauvre fit un malaise même avant de faire un pas vers les vêtements. Le stress surement, pensa Albus.)
Severus regarda tout ça d'un œil très critique. Et dire qu'il était le directeur de ces boulets puissance vingt mille. Il retint difficilement ses yeux de rouler dans leurs orbites et se renfonça dans son siège tandis que le sac à puces disparaissait derrière le rideau rafistolé. Black revint de pas conquérant. Un fin pull blanc doté en d'un col en 'v' avec un pantalon noir moderne possédant une multitude de poches et de tirettes. Rogue pensa que ça collait bien au style des loubards et commença à ricaner alors que Sirius allait se rasseoir avec son pas conquérant. Son précieux loup-garou suivi la marche et revint timidement, vêtu d'un pantalon en lin blanc accompagné d'une tunique de soie pourpre aux boutons d'or, style chinois, en étant fendue sur les côtés au niveau des hanches jusqu'aux genoux. Une parfaite démonstration de grâce qui cachait tout aussi parfaitement la nature de la personne. Le lycan alla se rasseoir, n'osant pas regarder les autres dans les yeux, et Severus ne bougea pas le petit doigt, même si il se savait le dernier.
- « Severus, s'il vous plaît… » incita poliment son employeur qui avait adopté un air paternel sur son visage.
L'interpellé lui décocha un regard brûlant de promesses d'agonie et le maître de potions avança rapidement, droit comme un 'i', vers l'antre redoutée.
Le professeur des potions ne vit que des monts de vêtements, chaussures et autres foutaises empilés au petit bonheur la chance. Il posa ses mains sur ses hanches et détailla tout ce qu'il voyait. Ils allaient voir ces petits morveux, il allait leurs apprendre que quand on veut, on peut ! Il débuta une fouille archéologique, animé par le désir de faire ravaler au sale sans collier le rire qu'il avait laisser échapper lorsque Severus s'était levé.
Harry écoutait son parrain, amusé de ses remarques, qui se moquait des Serpentards et pour une fois, Remus souriait à ses pitreries. L'ambiance était devenue bonne enfant et ils s'étaient tous décoincés, même Draco se révélait beaucoup mais désagréable que prévu.
Dumbledore participait joyeusement à cette petite réunion et s'impatientait de voir Severus sortir. Il était sûr qu'une fois le sévère maître de potions sortit, tout allait s'accélérer. Il en était certain.
Rogue prit chaque coin du rideau dans chacune de ses mains et les écarta dans geste brusque, s'offrant à la critique de ses ennemis et protégés. Il se tenait immobile, regardant tour à tour tout le monde dans les yeux, accompagné d'un silence médusé.
Harry discutait avec Ron lorsqu'il entendit la trinque du rideau rugir. Il se retourna distraitement s'attendant à voir une horreur tout comme pour Crabbe et Goyle, mais il en resta bouche-bée. Son regard glissa avidement sur tout le corps de son professeur. La terreur des cachots avait opté pour la classe avant tout. Classe incarnée par un pantalon noir chic et élégant tout en restant à la mode, un noir qui faisait ressortir la chemise d'un blanc éclatant qui couvrait son torse qui était lui-même partiellement dévoilé par les premiers boutons détachés intentionnellement. Le tyran avait rajouté une longue cravate de satin noir, négligemment passée autour de son cou. Question visage, il n'avait rien changé sauf sa coiffure, il avait tout simplement retiré ses cheveux ébène en une queue de cheval en laissant des mèches de cheveux chatouiller sa mâchoire. Ensemble surprenant de beauté sur le maître des cachots, d'autant plus que son regard haineux rajoutait un charme non négligeable.
Sirius avait les yeux exorbités tandis que Remus rougissait sensiblement. Tout le reste de l'assemblée était tombée des nues sauf – bien évidemment – Dumbledore qui sourit jusqu'aux oreilles. C'était parti ! se réjouissait-il.
- « Vous…vous… » bégaya Ron.
- « Éloquence, Weasley ! Vous vous exprimez comme un strangulot sorti de sa marre boueuse, vous êtes navrant ! » cracha Rogue.
- « Voyons Severus ! » s'interposa Remus.
- « Et puis on me demande d'être gentil avec lui ! » railla Sirius en saisissant l'occasion.
Il parla tout en faisant un geste souple du poignet vers l'objet des attentions du moment.
- « Le mot 'gentil' et le nom des Black n'ont jamais été associés ensemble et ce n'est pas maintenant que ça va commencer ! » s'immisça Draco, rajoutant de l'huile sur le feu.
- « Pas comme le mot 'prison' avec le nom des Malefoy qui, eux, ont tendance à s'épouser de bonne grâce ! » répliqua du tac-au-tac l'animagus.
Le jeune blond s'enflamma de colère et ripostait avec des sorts, engageant un duel avec un Sirius Black monté dans les tours. Lupin et le directeur de Poudlard se rajoutèrent immédiatement dans la mêlée pour tenter de neutraliser les bagarreurs, les autres s'étant astucieusement planqués à l'abri dans les recoins de la salle. Tout le monde sauf Harry qui était resté immobile, occupé entièrement à la contemplation de Severus, faisant fi des événements autour de lui grâce à son cerveau qui s'était mis en veille.
Le Survivant gravait dans sa mémoire les courbes de Rogue lorsqu'il se réveilla quand ce dernier cria son nom et s'élança vers lui. Mais trop tard. Harry se ramassa un sort perdu en plein dans la poitrine avant que Severus ne le pousse hors d'atteinte, et tomba dans les bras de son professeur.
- « Potter, vous allez… » débuta l'homme interrompu par un Harry pleurant et se tortillant de rire dans ses bras « …bien ? » termina-t-il en lui lançant le contre-sort avec un sourire naissant sur ses lèvres.
Le corps du jeune homme cessa de se mouvoir et les joues d'Harry s'empourprèrent violemment. Les yeux verts, embarrassés, accrochèrent ceux de jais, insistants. Le contact visuel fut brisé par Lupin qui se rua vers le professeur et lui demandant de ses nouvelles après avoir maîtrisé la cohue. Le Survivant s'éloigna vivement, son corps tremblant encore de ce contact, laissant là Rogue, en plan, après s'être excusé. Il entendit à peine la voix du directeur les libérer pour le reste de la soirée.
Sirius regardait du coin de l'œil Remus s'inquiéter et parler avec Servillus pendant que, lui, se faisait sermonner par Albus. Un accès de jalousie l'envahit et il sentit un étau de fer se refermer sur son cœur avec la nette intention de le broyer. Une fois congédié avec les autres, l'animagus courut jusqu'à ses appartements, referma la porte, hurla à s'en épuiser et donna un coup de poing dans une glace.
Remus avait réellement eu peur pour son ennemi du passé mais fut soulagé en parlant avec lui. Il allait bien. Le loup-garou se rendit tranquillement à son bureau, ne remarquant pas la réaction de Sirius, tout à son bonheur. Severus n'avait pas du tout été froid ou distant avec lui. Le lycan sourit et pensa à ses yeux abyssaux qui l'avaient regardé différemment pour la première fois, il sentait qu'il n'était plus un ennemi désormais.
Severus était assis dans le fauteuil devant sa cheminée. Il regardait ses mains et pouvait encore sentir ce corps bouger, trembler et se convulser sous un rire charmant qui hantait ses souvenirs dans sa tête. Il réfléchissait et petit à petit, il se mit à sourire en revoyant les réactions de ses adversaires lorsqu'il était sorti, surtout celle d'un en particulier, et quand Harry s'écroula et demeura dans ses bras. Le professeur sentit son cœur faire un bon et son sourire devint affamé. Ses bras se refermèrent automatiquement autour de lui et ses yeux flamboyèrent, reflétant les flammes qui dansait dans l'âtre de la cheminée.
Harry était tapi sous ses couvertures, uniquement éclairé par un lumos dans la pénombre du dortoir où les ronflements se faisaient entendre. Ses yeux, ses bras, ses cheveux, son sourire, sa voix. Lui. Son corps commença à ressentir un chaleur traîtresse naître au niveau de son entre-jambe pour se propager sournoisement autant que rapidement dans tout son corps. Il entrouvrit sa bouche pour laisser passer un souffle haletant. Le Survivant sentit son désir se tendre douloureusement et gémit d'anticipation. Sa main effleura son torse, titilla l'élastique de son pyjama et lorsqu'il allait glisser sa main dans son boxer pour répondre à l'appel déchirant de son érection, un visage surgit devant ses yeux. Il vit tout à coup le minois de Ginny s'imposer à lui et il écarquilla les yeux, son cœur s'étant affolé. Il resta immobile quelques minutes, son désir se calmant pour être réduit à néant. Harry se retourna et ferma les yeux. Non, il ne pouvait pas, ce serait comme tromper Ginny et elle ne le méritait pas.
Pendant ce temps, dans une pièce sombre et secrète du château de Poudlard.
- « Mesdames, Messieurs, tout les rouages sont en place et ils se sont enclenchés aujourd'hui lors de la première répétition. » annonça la voix d'Albus, planqué sous une cape originale qui cachait son visage à la façon des chefs de sectes, sachant que ses professeurs étaient dans le même état. Ils ressemblaient à une vague parodie des mangemorts.
- « Êtes-vous sûr que les relations vont se détendre ? » questionna une voix stricte qui dévoila une écossaise bien connue.
- « Selon l'alignement de Mars avec Saturne, je tiens à vous prévenir, mes chéris, que les astres n'ont pas prévu un avenir favorable pour… » commença la voix mystérieuse d'une silhouette empestant le Xérès bon marché avant d'être interrompue.
BAM.
La forme à qui appartenait la voix s'écroula par terre comme une poupée de chiffon. Toutes les autres silhouettes penchèrent la tête pour la regarder mais ne bougèrent pas le petit doigt.
- « Hagrid ! » s'indigna le professeur Chourave dont les rondeurs n'étaient point cachées par la robe ample de cérémonie.
- « Ben quoi ? Au moins, on n'aura pas d'interruptions intempestives ! » bredouilla l'ombre gigantesque qui se balançait d'un pied à l'autre, signe de son embarras.
La silhouette de MacGonagall ricana.
- « Ahem, s'il vous plaît, très chers ! » s'enquit gaiement Albus, pas inquiet pour deux noises du sort de Sybille.
Toute l'assemblée reporta son attention sur l'homme à la cape rouge et or.
- « J'en suis sûr, Minerva, à partir du moment où j'ai bien analysé la situation, que je connais par cœur les cocos à qui j'ai à faire et que j'ai les avocats du Diable avec moi pour m'aider dans ma tâche ! » répondit le directeur.
- « Les avocats du Diable ? » interrogea le professeur Sinistra.
- « On nous appelle ? » résonna simplement une voix qui sonna double aux oreilles de la secte improvisée.
- « Je pense que j'ai n'ai pas besoin de vous les présenter ! » rigola le mage blanc.
Les jumeaux Weasley soulevèrent leur capuche, dévoilant deux visages identiques, avec le même air espiègle accompagné d'un regard malicieux et calculateur complété par un sourire moqueur.
- « Nous sommes là pour arranger les chaudrons ! » déclara Fred.
- « Et accessoirement, faire bouillir de rage tout les candidats de ce cher concours ! » décréta George.
Tout le corps professoral présent frémit en voyant le sourire commun et prometteur du duo infernal.
Deux ombres furtives couraient silencieusement dans le couloir, regardant à peine l'aube qui se levait. Le duo arriva devant le tableau de la Grosse Dame qui s'ouvrit magiquement grâce à l'aide d'un complice. Ce dernier sourit aux intrus et, tout le trois, ils arrivèrent sur la pointe de pieds dans le dortoir des Gryffondors de septième année. Fred et George se regardèrent et levèrent leur baguette pour faire apparaître leurs instruments de tortures à l'aide d'un sort informulé. Colin adossé sagement à la porte du dortoir et se tenait près avec sa caméra tout juste domptée. Les jumeaux Weasley se préparèrent et…
- « DEBOUTTTTTTTTTTTTTT !!!!! » hurla Crivey avec pour bruits de fond des « POUÊÊÊT » et des « BOUM » retentissants dus à une trompette détraquée et à une grosse caisse impressionnante.
Les jumeaux tournaient en rond dans le dortoir sous les plaintes de tout les garçons, tous sauf un : Ronald Bilius Weasley. Ses frères le regardèrent, Fred ayant le sourcil droit levé, George le gauche, pendant que le silence se faisait et que Colin filmait patiemment la première scène des candidats. Les quatre Rouges et Or observaient avidement ce qui allait se dérouler, ne portant en aucun cas secours à un Ron en proie à deux hommes machiavéliques.
Les deux farceurs s'approchèrent du lit de leur cadet, Fred se mit à genoux et mit sa bouche contre l'oreille de son frère tandis que George prenait fermement les couvertures de son frangin dans ses mains et…
- « RONALD BILIUS WEASLEY ! TOUJOURS A PANTOUFLER AU LIT ? TU DEVRAIS AVOIR HONTE ! » cria Fred dans une parfaite imitation de leur mère alors que George tira vigoureusement sur les couettes.
Ron se redressa d'un coup dans son lit, les yeux vitreux, et bégaya de vagues excuses où on ne comprenait distinctement que des « Mais M'man… ». Le Rouge et Or se demanda quand même d'où venait tout les rires et, une fois réveillé, il scruta la pièce : dortoir, Harry, Seamus, Dean, Neville, Colin – il fronça les sourcils – et deux touffes de cheveux roux identiques – là c'est la crise. Ron regarda directement les intrus et reconnut ses frères.
- « VOUS ! » hurla-t-il en s'agrippant à la chemise de Fred en le secouant de toutes ses forces pour, après, laisser échapper un chapelet fleuri de jurons.
- « Et oui, c'est nous, mon bien cher frère ! Comment va depuis le temps ? » demanda George en ricanant.
- « Vous êtes venus pour le concours ? » demanda innocemment Neville.
- « Ouis, mon pote ! » confirma Fred après avoir neutralisé son cadet « Il fallait qu'on vous réveille, vous êtes les derniers ! » annonça-t-il.
- « Les derniers ? » releva Dean.
- « Et bien disons qu'on a déjà réveillé Sirius, Remus et les sales serpents ! » chantonna joyeusement Fred.
- « Par 'sales serpents' tu comprends Rogue dedans ? » questionna doucement Harry en croisant les doigts pour qu'ils ne l'aient pas mis de mauvaise humeur si c'était le cas.
Les jumeaux se renfrognèrent et rougirent.
- « On a essayé… mais il était déjà réveillé… extrêmement bien » répondit George avec une sale lueur dans le regard tout comme son jumeau.
Ils se regardèrent et frémirent.
- « Vous nous racontez ? » demanda avidement Colin, excellent pour ses potins ça !
Les jumeaux sourirent.
- « D'accord, mais on doit reprendre tout les réveils ! » déclara George ce qui déclencha des rires curieux.
Flash-back
Les jumeaux foulaient la pelouse de Poudlard, s'en allant prestement accomplir leur besogne sous ordres de leur maître provisoire. Les ordres avaient été très clairs :
« 1) Tout le monde, bruyamment, tu réveilleras.
2) Jamais tu ne t'attaqueras à plus fort que toi.
3) Si tu n'as pas respecté la deuxième loi, en cas de problèmes tu fuiras.
4) Après tes exploits, un rapport tu me feras.
5) En cas de blessures, à l'infirmerie tu iras. »
Dixit Dumbledore.
Ainsi complotait le duo infernal. Ce dernier entra dans le hall de Poudlard et se mit d'accord pour aller voir le moins violent alias Remus Lupin. Ils grimpèrent les escaliers jusqu'aux appartements du loup-garou et entrèrent sans difficultés comme des voleurs.
- « Bonjour Messieurs Weasley, une tasse de thé ? » interrogea Remus comme si de rien n'était alors qu'il versait le thé brûlant dans trois tasses sous les regards ébahis des jumeaux.
- « Comment… » commença Fred.
- « Je sors de ma semaine de pleine lune et à chaque fois, je passe par la case insomnie ! » expliqua Lupin sans attendre la fin de la question.
Les jumeaux s'installèrent gentiment et discutèrent avec leur ancien professeur de tout et de rien.
Vingt minutes plus tard, ils prirent congé et montèrent d'à peine un étage pour crocheter la porte d'entrée de Sirius. Le problème c'est que lorsque George entra le petit instrument moldu dans la serrure, la porte s'ouvrit à la volée sur un animagus plus que souriant.
- « La prochaine fois, défoncez la porte, ce sera plus discret ! » rigola Black en les faisant entrer.
- « D'abord Lupin, maintenant toi ! Mais vous voulez tous nous faire foirez nos coups, par la barbe de Merlin ! » s'indigna Fred soutenu par son jumeau.
Sirius haussa les sourcils et rigola de plus belle.
- « Premièrement, vous vous en êtes pris à des maraudeurs et vous ne nous avez jamais égalés ! Ce n'est pas faute d'avoir tenté, vous êtes vraiment forts, je le reconnais ! » rassura Black « Ensuite, je suis un animagus prenant la forme d'un chien, ne croyez-vous pas que j'ai une ouïe assez développée, tout comme Remus d'ailleurs ? Je parie que lui, tout comme moi, vous a entendus arriver de très loin. Et puis, nous sommes des animaux de nuit, je vous le rappelle. On tient facilement une vie nocturne quand on passe son adolescence à l'expérimenter ! » expliqua-t-il en ayant comme réponse un grognement des jumeaux.
- « Vous allez réveillé qui maintenant ? » demanda Sirius en les raccompagnant dans le couloir.
- « Rogue ! » s'écrièrent-ils d'une voix parfaitement synchrone.
- « Rennnnnnn ! J'aurais tant aimé voir ça ! » se plaignit l'ex-détenu « Seulement, je dois resté gentil et civilisé maintenant ! » continua-t-il en réponse aux regards interrogateurs. « Ne le ménagez pas trop quand même… » chuchota-t-il en levant le pouce alors que les Weasley partaient en ricanant.
Fred et George étaient devant la porte des appartements de Rogue depuis au moins cinq minutes avec une question : « Osera, osera pas ? ». Ils se regardèrent et finalement, choisirent la première option.
Les deux Weasley s'attaquèrent au premier problème : la porte. Ils s'acharnaient dessus depuis un quart d'heure. Tout y était passé : sorts et astuces moldues, mais rien n'y faisait. Ils soufflèrent de concert et décidèrent d'abandonner quand Peeves passa par là.
Après les retrouvailles des fauteurs de troubles par excellence et un Peeves en forme qui débloqua la porte exprès pour les jumeaux et qui s'en alla réveiller les trois Serpentards pour son plus grand bonheur sadique, Fred et George entrèrent en catimini dans l'antre de la bête des cachots. Ils se dirigèrent à l'aveuglette et pénétrèrent dans la chambre de la terreur. Personne. Le lit était pourtant défait, encore tiède, mais son occupant avait disparu. Une sueur froide parcourut la colonne vertébrale de chaque frangin qui s'échangea un regard. « Où était Rogue ? » telle était la question de survie number one dans Poudlard lorsque le soleil était couché.
Les jumeaux hochèrent la tête et se dirigèrent à pas feutrés vers la sortie en croisant les doigts pour ne pas croiser leur ancien et austère professeur lorsqu'il entendirent un gémissement qui filtra à travers une porte. Ils se regardèrent une nouvelle fois et se sourirent malicieusement. Dans leur esprit, une suite de mots naquît en même temps : « Matin - réveil - Rogue - célibataire - gémissement - situation à ne pas louper ! ».
Fred et George entrouvrirent légèrement la porte de ce qui se trouvait être la salle de bain et virent pour eux un cauchemar - et pour Harry, qui écoutait et imaginait, une vision de rêve et terriblement excitante malgré lui – à savoir Severus Rogue, le visage rougi, se masturbant en étant adossé au mur du fond de la salle de bain, nu.
Rogue était trop concentré sur lui-même et sur une partie de son anatomie extrêmement sensible pour espérer voir et encore plus entendre les deux rouquins voyeurs qui profanaient le temple de son intimité. Severus s'était réveillé en sursaut après un rêve plus que suggestif mettant en scène un envoûtant regard vert. Il avait tenté de se calmer sans se toucher et avait pris sa douche. Seulement, son désir se renforça encore plus qu'au saut du lit lorsqu'il se mit à frotter son corps. Il était vite sorti de la cabine de douche et avait entrepris de se satisfaire manuellement même si sa conscience le taraudait. Il avait chassé cette dernière d'un revers de la main et avait rapidement saisi son érection dans un gémissement de soulagement. Le même que les jumeaux avaient perçu. Le professeur commença à laisser ses doigts glisser sur son phallus tendu en des caresses aériennes après s'être adossé au mur. Bientôt, ces caresses furent remplacées par des autres, plus appuyées, plus confiantes. Severus commença à haleter et fit venir de plus en plus vite sa main sur son pénis alors qu'il accompagnait ses mouvements solitaires de ses hanches. Le plaisir montait et le rongeait comme un acide dont on était sûr de succomber même en se battant contre lui. Ses gémissements se faisaient plus précipités et des cris d'extase sortaient de sa bouche lorsque, dans un ultime mouvement de délivrance, la jouissance le submergea et…
Fin du Flash-Back
- « Et ? » demandèrent toutes les personnes présentes aux jumeaux Weasley, rouges de honte à ce souvenir.
- « Je ne suis pas sûr que vous voulez vraiment entendre la suite ! » décréta Fred.
- « Surtout que vous nous obligez à revenir sur une vision cauchemardesque ! » continua George.
- « Alors pourquoi vous êtes restés ? » questionna Harry en serrant un coussin contre lui pour que personne ne voie son état suite à la petite dérive du professeur Rogue.
- « La peur et l'incrédulité. Nos corps étaient paralysés et en plus, on pourrait peut-être s'en servir pour plus tard… » rétorqua Fred avec une lueur enflammant ses yeux.
Un court silence passa.
- « Alors ? La suite ? » incita le cadet de la tribu des rouquins.
- « Franchement, Ron… » débuta George.
- « Ce n'est pas une bonne idée… » finit Fred.
Nouveau silence, lourd, très lourd. Les jumeaux échangèrent un regard et soufflèrent.
- « Et bien… on atteignant l'orgasme en solitaire… Notre chère terreur nationale des cachots… a crié un prénom… » déclara Fred en détournant le regard vers le plafond en sifflotant. Voyant que son jumeau ne se décidait pas à cracher le morceau, il lui donna un coup de coude bien senti, ce qui réveilla George.
Tout le monde tendit l'oreille, ricanant déjà à l'idée de savoir qui était la malchanceuse.
- « Quelle est la malheureuse qui à l'immense déshonneur d'occuper les rêves de Rogue ? » rigola Seamus tandis que les autres approuvèrent, Harry suivant la marche en se triturant les méninges alors que son cœur se serrait à l'idée que quelqu'un occupe les pensées de Severus.
- « Harry ! » répondirent les jumeaux en écho et d'une voix parfaite synchrone ainsi que neutre.
Tout les Gryffondors se retournèrent vers un Harry médusé et le temps s'arrêta momentanément dans la tour de Gryffondors.
- « QUOI ? » s'écrièrent-ils tous ensemble alors que Neville tombait dans les pommes.
Voilà, fin du chapitre quatre :P J'espère qu'il vous a plu. Je sais, il est plus long que d'habitude, j'espère que ça ne vous dérange pas car ça ne va pas aller en s'arrangeant :P Je ne sais pas quand je vais poster le cinq, on verra suivant l'inspiration du moment :P
Reviews ? :PP
Bisous ;)
