Voici le cinquième chapitre !! L'attente a peut-être été un peu plus longue mais j'ai eu des occupations (lire mes nouveaux manga *dingue*, regarder les animes, aller chercher mon bulletin et passer chez le coiffeur *NONNNNNNNNNN*). J'espère qu'il vous plaira et il est nettement plus long que d'habitude ! Merci pour les reviews =DDD

magaliHP : Merci :P J'espère que la suite va te plaire.

Pacifica Snape Riddle Malfoy : Bonne vacances alors =DDDD Voilà la suite XDDD

Yukimai-chan : Qui sait ? XD

lilywen : Merci ! Ca fait plaisir de voir que tu me suis pour cette fiction :P

Tania-sama : Merci, je me suis bien amusée à les faire :P

A-Salazar : Je sais, je me suis relue mais ce n'est pas évident quand on a quinze ans, qu'on écrit dans son salon à côté de la tv allumée car les parents sont derrière, que la grande soeur veut toujours aller voir ses mails ou son facebook avec en prime le chien qui aboie à chaque feuille qui bouge. Mais bon, je vais essayer de plus faire attention ;)

Angedelanuit101 : Merci de me défendre, mais : peace and love des fois XD

Foret Interdite : Merci beaucoup pour tes compliments :P Pour Ginny, je ne trouve pas que tu sois vieux jeu, c'est simplement une question de respect et de conscience. Pour Remus, je voulais un noeud à démêler dans l'histoire.

Vampyse : La voilà :P

Tempete Sanguine : Si ils ont osé XD Voici la suite ;)

Zekiro : XDDD La voilà XD Si j'ai le droit, je suis l'auteur *MouHaHaHa (6)* Merci :P

Sur ce, bonne lecture ! XDDDDD


Chapitre 05

Ginny s'inquiétait depuis quelques temps. Harry semblait de plus en plus souvent absent, il la regardait comme un fantôme ces derniers temps. Il réfléchissait dans son coin, seul, et elle n'aimait pas ça. La rousse connaissait bien de cette attitude, c'était la même qu'elle adoptait en cas de pépin avec ses nombreux ex-copains. Même si Harry demeurait le même, il ne rechignait pas devant les bisous et les câlins mais il ne les réclamait plus, nuance. Avant, l'initiative venait de la part du jeune homme comme de la part de Ginny.

C'est sur ces réflexions que la cadette des Weasley sortit de son dortoir, l'air pensif. Quelque chose clochait et elle voulait savoir coûte que coûte ce qui se tramait.


La jeune femme n'avait jamais été autant sermonnée, rappelée à l'ordre. Elle avait été plus que distraite dans ses cours, punissant ainsi les Gryffondors de quelques dizaines de points, surtout lors du cours de potions où Rogue ne l'épargna en aucun cas.

Ginny était encore plongée dans ses pensées lorsqu'elle décida d'agir. Elle murmura un sort de temps et l'heure apparut rapidement dans les airs : 18H55min. Dans cinq minutes, Harry serait en réunion pour le concours. Elle courut donc jusqu'à la salle sur demande et se mit en embuscade. Elle vit tout juste son frère entrer. Elle se tint aux aguets et elle harponna Harry alors qu'il s'apprêtait à faire de même que Ron. Ginny le propulsa dans un recoin à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes.

Elle observa Harry le temps que ce dernier réalise comment il avait atterri là. Il vit Ginny et lui sourit simplement, soulagé de ne pas être victime d'une embuscade serpentardesque. Sourire éphémère qui s'évanouit instantanément lorsque sa petite-amie prit la parole avec un air impassible. Harry eut la pensée furtive qu'il allait y avoir de la terrine de Potter d'ici quelques instants.

- « Toi, tu es sur une autre planète depuis le début du concours ! » affirma Ginny avec un ton sans réplique. Harry baissa le regard pendant une seconde pour mieux se replonger de celui marron de sa copine.

- « C'est du travail qui demande de l'énergie, tu sais. » rétorqua Harry.

- « Oui, surtout lorsque tu penses à une autre que moi en prime ! » asséna la rousse, catégorique.

Harry plissa les yeux et son regard s'éteignit. Il ne la contredit pas mais il ne l'aiguilla pas non plus sur la piste. Voyant la réaction du jeune homme et son absence de réponse, Ginny soupira.

- « Alors c'était bel et bien ça la cause de ton air préoccupé, de ton absence pendant nos moments qui ne devaient appartenir qu'à nous, de tes silences et de ton repli sur toi-même ces derniers temps. » murmura la cadette des Weasley.

- « Désolé… » répondit simplement Harry.

- « Harry… es-tu conscient que je ne veux pas perdre mon temps dans une relation où l'amour est à sens unique ? » questionna doucement Ginny.

- « Évidemment, qui voudrait ? » se déroba le jeune homme.

- « Personne. Harry, je t'ai attendu, j'ai essayé de me détourner de toi mais tu es finalement venu et on est sorti ensemble. C'était merveilleux mais je me suis enfin rendue compte que cette attente fut trop longue et que j'aurais du tourner les talons pour de bon le jour où le nain t'a chanté mon poème – ils rigolèrent légèrement à ce souvenir mémorable – seulement je ne l'ai pas fait et voilà le résultat aujourd'hui. Je t'ai aimé, et c'est parce que je t'aime que je t'aimerai toujours que je te laisse partir sans remords, Harry. » dit simplement Ginny sous le regard surpris d'Harry. « Je ne te demande pas de comptes, on a dépassé le stade des amours de bac à sable, n'est-ce pas ? Je ne veux même pas savoir qui s'est si tu ne tiens pas à me le dire. Je te souhaite juste d'être heureux car tu le mérites ! » finit la cadette des Weasley en souriant doucement.

Harry s'élança et l'enlaça dans une étreinte réconfortante. Il ne pouvait rien contrecarrer, rien contester car elle avait vu juste.

- « Merci, Ginny… » chuchota-t-il à son oreille, confirmant ainsi les dires de la jeune femme, juste avant d'être repoussé. Il regarda Ginny, elle lui souriait.

- « Allez ! Va rabattre le clapet des Serpentards ! » lui ordonna la jeune femme et montrant la porte de la salle sur demande.

Harry lui décocha un sourire avec un regard tendre et empli de respect avant de rentrer d'un pas sûr et pressé dans la fosse aux lions.

Ginny le regarda disparaître dans l'embrasure de la porte. Elle porta brièvement son regard sur le parc de Poudlard. Finalement, elle l'avait dit même si ça avait été dur. Son cœur avait pris le pas et elle l'avait fait. La rousse se détourna de la vue du parc et rejoignit son dortoir en essuyant de sa main une larme traîtresse qui roulait sur sa joue. La dernière qui coulerait pour le Survivant.


C'est un Harry soulagé et surtout libre qui entra d'un pas conquérant dans la salle sur demande ou plutôt dans un bordel indéfinissable. Des tas de maillots de bain étaient empilés partout dans la pièce, les insultes et provocations volaient à qui mieux mieux dès que Dumbledore avait le dos tourné, les jumeaux Weasley allaient gaiement dans les commentaires et Colin mitraillait tout et n'importe quoi.

- « Ah ! Harry ! On t'attendait ! Viens vite et essaie un maillot de bain que l'on se fasse une idée ! » souffla Albus, fatigué de reprendre tout le monde pour leurs expressions « Un Mister Poudlard se doit d'être poli, Messieurs ! » s'écria-t-il en s'en allant vers Sirius qui vociférait contre son maillot de bain qui avait tourné au rose fushia par les bons soins de Fred.

Le Survivant rechercha rapidement des yeux son professeur et le trouva encore habillé en train de tenir du bout des doigts un hideux caleçon qu'il envoya bien vite valdinguer sur la tête de Ron. Harry soupira en souriant alors que son meilleur ami menaçait d'exploser et se jeta à corps perdu dans une pile de vêtements.

Tout les candidats choisirent minutieusement leur préféré et ils refirent un défilé comme pour les tenues de la vie quotidienne. Ainsi Harry passa avec un maillot de bain pourpre et proche du boxer, Ron avec un slip de bain d'un bleu ciel, Neville avec un caleçon noir, Seamus avec un boxer vert forêt, Dean fit de même mais avec un de couleur chocolat qui lui donnait l'impression d'être en tenue d'Adam. Draco apparut avec un caleçon bleu nuit et il avait enfilé en plus un gilet à capuche qu'il avait laissé ouvert sur son torse, Crabbe arriva en maillot de bain deux pièces, réservé aux femmes, arborant de jolis froufrous à chaque contour tandis que Goyle déboula avec un string en peau de serpent. C'était véritablement consternant. Vint alors le tour des professeurs et Harry se tut particulièrement attentif et scruta minutieusement les corps qui s'offraient à lui et en particulier un. Son parrain arriva avec un boxer bleu nuit outrageusement moulant et avec un t-shirt de lin d'un blanc transparent qui laissait voir son torse musclé. Remus adopta amoureusement un sweat-shirt couleur or qui allait de paire avec ses yeux et avait enfilé un caleçon d'un rouge sang, rappelant ainsi sa maison chère à son cœur. Et comme d'habitude, Rogue était le dernier. Il apparut avec un bermuda d'un noir absolu qui soulignait le contraste avec sa peau de couleur cadavérique. Harry put ainsi détaillé le torse de son professeur. Musclé mais moins que Sirius tout en restant taillé en 'v', d'une couleur similaire au marbre le plus pur et fin, très fin. Il baissa le regard et put constater que la terreur des cachots avait des hanches étroites et masculines qui donnaient naissance plus tard à deux jambes aussi musclées mais rappelant deux baguettes. D'après ce qu'il put voir, Rogue était parfaitement imberbe. Le Survivant se mordit la lèvre inférieure un moment et détourna son regard de l'objet de sa convoitise. Dumbledore les congédia encore une fois et le beau monde, une fois rhabillé, s'en alla.


Remus trottina et rattrapa un Rogue de mauvaise humeur.

- « Je pourrais te parler une minute, Severus ? » demanda poliment le lycan alors que le stress montait en lui.

Rogue s'arrêta et le considéra du regard.

- « Je n'y couperai pas de toute façon… » répondit Severus en continuant de marcher vers son bureau où les deux hommes entrèrent.

Le professeur austère se retourna face à Remus. Que voulait donc ce Lupin de malheur juste après une réunion barbante ?

- « Alors ? Je n'ai pas tout mon temps à te consacrer ! » cracha l'homme en noir, faisant ainsi rougir le loup-garou.

- « Et bien je… » commença Remus.


Harry s'était dérobé de Ron en prétextant une envie pressante. Il sentait qu'il devait parler avec Rogue, s'expliquer et régler des comptes, poser des questions et surtout avoir des réponses. C'était nécessaire, il ne comprenait pas ce qui habitait son être depuis le début du concours. Le survivant s'était donc planqué dans les toilettes, il sortit dès que le danger d'un joyeux rouge vif fut écarté avec une promesse d'aide en DCFM et il s'en alla rapidement vers le bureau de Rogue, préparant son discours dans sa tête.


- « Tu es fou ! » murmura Severus, incrédule, en transperçant Remus du regard.

« Fou de toi, oui ! » défendit véhément Lupin.

« Non, tu mens ! Personne ne m'aime, on me hait et toi aussi tu me hais ! » persifla Rogue.

« C'est faux ! » cria désespérément le lycan « Je t'aime pour ce que tu es, parce que tu ne me jettes par des fleurs, que tu me vois tel que je suis et que tu oses me le dires ne face. Je… » essaya de se défendre Remus avant de se faire couper dans son élan.

« Tu te mens à toi-même et tu te dérobes à tes vrais sentiments qui ne sont pas pour moi. De plus, je ne t'aime pas ! » démontra froidement le maître de potions en jetant Lupin plus bas que terre à l'aide d'un regard polaire.

- « Ne dis pas ça, c'est faux ! » démentit Remus en regardant Severus dans les yeux avec un regard embué de larmes. « Je… »

Lupin ne termina pas sa phrase et s'élança. Une porte s'ouvrit.


Harry rencontra Sirius sur son chemin. Apparemment ce dernier cherchait Lupin pour une histoire de parallélisme dans les cours. L'animagus avait vu disparaître son ami plus vite que son ombre et, comble de l'horreur, avec Servillus. Les deux bruns se mirent d'accord pour aller d'un seul homme dans le bureau de Rogue et se mirent à marcher ensemble vers leur destination en bavardant bruyamment. Le Survivant remarqua que son parrain, bien qu'il souriait et blaguait, en faisait de trop, comme pour essayer de se rassurer. Par contre du côté de du parrain, ce dernier se demandait sérieusement ce qu'Harry pouvait bien vouloir à Rogue en cette heure poussée de la soirée.

Une fois arrivés dans le couloir des cachots où se trouvait le bureau du tyran aux cheveux gras, ils se turent. Ils étaient sur le pas de la porte et Sirius ne prit même pas la peine de respecter la politesse – à quoi bon avec cette sale langue fourchue ? – et ouvrit la porte sans ménagements. Harry et Sirius se figèrent.


Severus ne vit rien arrivé, un gros coup de poignard dans sa fierté d'espion. Il se retrouva ainsi les lèvres collées à celles de Remus, ex-maraudeur, et étouffé à moitié en étant serré par des bras à la puissance animale. Il entendit sa porte d'entrée s'ouvrir mais c'était trop tard bien qu'il repoussa le lycan avec force et là, horreur, malheur : Harry et le cabot les regardaient avec des yeux ronds.

Remus se releva avec une vitesse surprenante et tomba nez à nez avec son meilleur ami et Harry. Le loup-garou rougit directement à leur vue. Il retomba sur terre et blêmit tout à coup.

Les jambes d'Harry voulaient fuir mais son cerveau refusait de donner son accord. Il resta pétrifié jusqu'à ce que Rogue prenne la parole.

- « Potter… » commença-t-il avant de se retrouver face au fantôme d'Harry qui avait baissé la tête, s'était tourné sur la gauche et s'était envolé à l'aide d'un sprint plus qu'impressionnant. Pas lui, pensa-t-il et l'homme en noir se rua à sa poursuite, laissant le sac à puces, étrangement de marbre, avec un Lupin désorienté.

Sirius laissa son filleul fuir à sa guise et permit même à Rogue de le suivre tout simplement car c'était le cadet de ses soucis. Il gardait ses yeux flamboyant braqués sur Remus qui était en position d'embarras et de défense à la fois.

- « Vas-y, commente ! » défia Remus, essayant d'adopter un air sarcastique.

- « Non. » répondit Sirius avec un calme étonnant.

Lupin tomba de haut. Il s'attendait à une crise de nerfs, à une guerre qu'il devrait mener sans mercis, à hurler à qui mieux mieux. Mais rien. Le néant accompagné par le froid piquant qui régnait. Où étais donc passé l'adolescent au tempérament de feu qui avait toujours refusé de grandir ?

- « Peut être parce que j'ai réellement grandi mais que je le cache. Douze ans à Azkaban, ça forge le caractère et on grandit vite, crois-moi. » déclara l'animagus en réponse à la question muette imprégnée sur la figure étonnée de son vis-à-vis.

Des larmes roulèrent sur les joues du loup-garou, sans qu'il ne s'en rende compte. Patmol s'approcha, Remus trembla.

- « Toujours le même… d'un côté, toi non plus tu n'as pas grandi : tu es resté enfermé dans tes craintes de gosses. » murmura Sirius, sûr de lui.

- « Ne devrais-je pas ? Regarde-moi, Sirius ! Un lycanthrope ! Une sale bête qui mérite juste l'euthanasie selon tout les avis, sauf quelques-uns dont tu fais partie ! Seulement maintenant, ose me dire qu'après ce que tu as vu ce soir, tu ne vas pas m'abandonner et retourner ta veste ? Je te dégoûte, avoue-le au moins ! » dit Remus en commençant à pleurer à chaudes larmes et en s'agrippant à la chemise de Sirius, comme pour le retenir de partir et, en même temps, pour l'obliger à donner la réponse qu'il souhaitait entendre.

- « Toujours le même… Je me rappelle de ton histoire bidon avec ta mère soit-disant malade pour détourner nos soupçons lors des pleines lunes… Je te revois avec ce même regard que maintenant, rempli d'espérance mais de désillusion… Que tu es bête pour croire qu'un Gryffondor n'est pas loyal, surtout envers celui qu'il aime plus que tout au monde… » chuchota Sirius sous les regard ébahi de Remus qui avait entrouvrit les lèvres de surprise sous cette déclaration. L'animagus posa doucement ses lèvres sur celles de son ami qu'il adorait en signe de tout ce qu'il pouvait lui donner si il acceptait seulement cette relation.

Remus demeura muet comme une carpe, catapulté sur une autre planète. Sirius cessa le chaste baiser et le regarda dans les yeux d'un de ces regards qui vous transperce en vous laissant l'impression que vous n'avez plus aucun secret pour lui.

- « Maintenant, je te laisse retourner à tes réflexions ! » déclara Sirius en redevenant cet adolescent arrogant « Que ton cerveau surdéveloppé soit avec toi ! » rigola-t-il en quittant le bureau de Rogue.

Remus le regarda partir et ferma les yeux. Quel crétin il avait été. Il comprenait enfin.


Harry courait dans les couloirs déserts de Poudlard, ses poumons criaient grâce, ses jambes menaçaient de le lâcher et des larmes s'échappaient de ses yeux malgré lui. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il avait ressenti ? C'était quoi l'attitude du monstre qui avait voulu tuer Remus sous le coup d'une douleur indicible ? Pourquoi ?

Le Survivant était sur le point de s'engouffrer dans le trou dévoilé par la Grosse Dame lorsqu'un élancement fulgurant prit possession de son bras droit. Il se retrouva face à face avec un Rogue à moitié plié pour reprendre son souffle et aux joues rosies.

- « Potter, ne pleurez pas, je ne vous ai pas ravi votre loup-garou… Il s'est jeté sur moi, nuance ! Inutile de montrer votre capacité lacrymale comme si la fin du monde arrivait ! » réussit à articuler Severus après avoir respirer quelques fois à plein poumons et après s'être redressé.

Harry cligna des yeux. Il releva que même dans les situations grotesques, Rogue restait fidèle à lui-même. La bestiole de ses entrailles était à l'affût et était prête à bondir.

- « Ce n'est pas Remus… » chuchota-t-il doucement.

- « Plaît-il ? » questionna Severus qui ne voyait pas où Potter voulait en venir.

- « Le problème… ce n'est pas Lupin, c'est vous. » murmura Harry, absorbé par ses pensées qui se mettaient enfin en place depuis tout ce temps.

- « Ben voyons ! C'est tellement plus facile ! » railla Rogue en lâchant le bras d'Harry et en retrouvant sa splendeur autoritaire.

- « Tout comme c'est facile de me renvoyer ma vie et mon père à la figure pour vous barricader dans votre passé. » rétorqua Harry, les mots lui ayant échappés. Il plaqua sa main contre sa bouche mais tant pis, c'était fait.

Rogue plissa les yeux dangereusement, attrapa Harry et le poussa dans un placard à balais (il vaut mieux éviter Rusard et les tableaux indiscrets, la Grosse Dame menaçait de se réveiller et il ne voulait pas qu'elle rameute Violette).

- « Bien, Potter, réglons nos comptes ! » introduisit Rogue.

Les deux compères d'un soir s'ajustèrent pour avoir des positions qui ne donneraient pas suite à des courbatures le lendemain. Après confidences sur oreillers, confidence sur les seaux d'eau. C'est d'un romantisme pur.

- « Bien, commençons ! » approuva Harry qui prit la main « J'en ai marre de supporter vos commentaires et votre parallélisme vétuste entre moi et mon père. Je ne suis pas mon père, est-ce que vous croyez que cette donnée rentrera un jour dans votre crâne ? » attaqua le jeune homme.

- « Poli Potter ! Et je cite pour mon auguste défense cette célèbre citation : 'Tel père, tel fils !'. J'ajoute que vous êtes quasiment la copie conforme de votre cher – il cracha le mot – père ! » rétorqua Severus.

- « Soit, je vous accorde que je tiens mon physique de lui, mais pas ma personnalité, est-ce clair ? Vous m'avez jugé sans me connaître ! Quel grand pédagogue vous faites ! Capable de supporter la chaleur des chaudrons mais pas celle des êtres humains ! » reprit Harry.

- « Au moins les chaudrons ne tuent pas et ne trahissent personne ! » cracha Rogue.

La voix d'Harry se bloqua dans sa gorge. Il ne s'attendait pas à une réponse pareille.

- « Pardon ? »

- « Mes chaudrons ne m'ont apporté ni maux, ni peines. Ils m'ont aidé à passer au-dessus des déceptions amoureuses et m'ont apporté une passion qui me tenait en vie d'une certaine manière. Ils ne trahissent jamais leur utilisateur et on les manipule comme on veut sans arrières pensées, Potter. Alors oui, je préfère leur compagnie à celle des êtres humains ! » déclara Severus.

- « Vous dépeignez ce que vous avez connu par Voldemort, vous vivez encore une fois dans le passé. Enfin, 'vivre' est un bien grand mot, vous n'êtes plus qu'un fantôme. » chuchota Harry plus pour lui-même en cernant de plus en plus son professeur.

Le regard de Rogue s'éteignit et un silence s'installa.

- « Pourquoi ? » demanda simplement Harry.

- « Développement Potter ! Toujours aussi insatisfaisant ! » ordonna son vis-à-vis.

- « Pourquoi me haïssez-vous ? »

- « Par principe… et par peur de voir les choses changer si je change moi-même par rapport au passé. Je crois que je crains l'avenir, ne l'ayant jamais vraiment connu sous la baguette du Seigneur des Ténèbres… » avoua Severus.

- « Alors laissez-moi vous apprendre à vivre… » murmura Harry en s'avançant timidement vers son maître de potions.

Il eut un petit arrêt, ne sachant pas si c'était une bonne idée mais son cœur lui dicta de poursuivre. Harry prit alors doucement son professeur dans les bras et se blottit contre lui tout en caressant son dos dans des ronds apaisants.

Rogue ouvrit brusquement les yeux, regarda le fils de son ennemi se vautrer dans ses bras et passa ses bras autour d'Harry. Severus se sentit transporté et apaisé. Il venait de donner son accord muet et de faire un pas main dans la main avec Harry vers le chemin d'une complicité et d'un sentiment dont ils ne saisissaient par encore la véritable essence.

L'élève rompit l'étreinte et s'en alla dans son dortoir après avoir murmuré un vague 'bonne nuit' à son professeur qui lui rendit volontiers pour une fois. Le maître des cachots revint dans ses appartements et se coucha pensif. Être complice voire ami avec Potter. L'idée paraissait dangereuse mais elle eut le mérite de le faire sourire véritablement depuis bien des années, depuis l'époque de Lily.


Ron regardait leur professeur de potions avec un regard mi-dégoûté, mi-incrédule. Il se pencha imperceptiblement vers Harry.

- « J'ai vraiment peine à croire qu'il ait été choisi… et quand plus il… il… enfin tu vois quoi ! Et en pensant à toi ! » chuchota le rouquin alors qu'il ajoutait son venin d'acromentule à sa potion déjà foutue.

- « Je sais, moi aussi… mais connaissant les jumeaux, ils ont certainement menti pour lancer des rumeurs. Réfléchis, pourquoi spécialement Rogue avec moi, deux candidats à Mister Poudlard présidé par Fred et George ! » répondit faiblement le jeune homme qui ressentit un pincement au cœur à l'idée que les jumeaux aient inventé l'histoire.

- « Ouais tu as certainement raison mais quand même je… » murmura-t-il tandis qu'une ombre noire vint le surplomber de toute sa hauteur.

Harry déglutit en regardant Rogue en face alors que Ron s'était pétrifié.

- « Monsieur Weasley, qu'avez-vous à dire de si important à Monsieur Potter durant mon cours ? » demanda le professeur d'une voix doucereuse.

Blanc. C'était risqué de ne pas répondre, mais encore plus de dire la vérité qui aurait été vue comme un affront.

- « Soit… » déclara Rogue avec un sourire mauvais. « Weasley, colle ce soir avec Rusard ! Potter, de même mais avec moi ! Je vous attendrai dans la salle sur demande à vingt heure. Ne soyez pas en retard ! » prononça l'homme en guise de sentence.

Le duo des Rouges et Or la boucla soigneusement tout le reste du cours mais n'en pensait pas moins, même si la créature en Harry s'impatientait déjà.


Une bande terrifiante s'imposait dans un couloir de Poudlard. Elle s'avançait telle un prédateur affamé, prêt à fondre sur sa proie pour la dévorer sans ménagements. Draco était le meneur, à son bras se trouvait Pansy – non il n'y avait pas de laisse (un Poufsouffle a voulu le vérifier, on n'a plus de nouvelle de lui et Pomfresh est réservée sur son l'état de santé) – et, fidèles au poste, Crabbe et Goyle qui contrastaient méchamment avec un Zabini pompeux qui s'était joint à cette marche en paradant tel un mannequin à l'instar de sa superbe mère. Le prince des Serpentards se pavanait en montrant ses atouts et essayait d'être aimable, et voyant les réactions des plus jeunes, il avait remporté beaucoup de votes.

- « Draco… » appela Pansy « Que dirais-tu de venir ce week-end à Pré-au-Lard avec nous ? » demanda-t-elle en faisant parcourir ses doigts sur Draco, du torse à son nez et appuyant sur ce dernier avant de retirer sa main.

Le Sang-Pur dut se faire violence pour s'empêcher de mordre à sang les doigts de la serpentarde pour qu'elle comprenne le message, à savoir : « Arrête de violer mon corps parfait ! ».

- « Je ne pense pas, j'ai autre chose à faire que de traîner dans un village pittoresque et aussi bas dans la société dont je suis digne ! » répliqua Draco avec dédain et levant le menton en l'air.

- « Mais Draco… » minauda Parkinson alors que la bande tournait au coin d'un couloir.

BAM.

Le couple était à terre, empêtré à on ne sait quel abruti de première classe. Ou dans ce cas, de dernière classe.

- « Granger ! » cria Pansy en se massant le bras tout en se relevant.

- « Oui ? » demanda Hermione, encore sous le choc de la collision frontale.

Parkinson siffla hargneusement et plongea sa main dans sa robe pour délivrer sa baguette qui la démangeait, mais une main fine et blanche l'arrêta. Une main qu'elle connaissait par contre à force de l'avoir observée. Et pour cause…

- « Draco ? Mais pourquoi ? » chuchota-t-elle précipitamment, ne voulant pas laisser filer son gibier.

- « Tu vas rentrer à la salle commune avec les autres, sans discuter ! » murmura-t-il entre ses dents. « Exécution ! » ordonna le blond en crachant son ordre en voyant que Pansy allait répliquer.

Le bouledogue humanoïde referma sa bouche, regarda ardemment son petit-ami et s'en alla d'un pas furibond avec la clique à sa suite. Le Sang-Pur les regarda partir sans laisser filtrer sur son visage une seule pensée, une seule émotion qui le trahirait avant d'avoir pu dire « quidditch ». Il scruta les alentours et remarqua que le couloir était maintenant désert. Les autres élèves avaient certainement fui en sentant la bagarre fleurir dans les airs. Il soupira et offrit sa main à la jeune femme à la chevelure emmêlée afin qu'elle se relève une fois pour toute. Il la trouvait pathétique à moitié couchée à terre comme elle l'était. Cette position était loin, très loin d'être digne.

Hermione reprenait ses esprits et fut surprise de voir que Draco avait amorcé l'attaque de son plein gré et elle frôla de croire aux Calandres Grecques lorsqu'elle vit une main généreuse se tendre vers elle. Elle plissa les yeux et considéra lentement cet acte inattendu.

- « Vive la confiance ! Une poignée de main avec moi ne va pas te tuer, je croyais que tu étais assez intelligente pour le comprendre, Miss Je-Sais-Tout ! » railla le blond alors qu'il agrippait le bras d'Hermione avec force, la relevant ainsi sans problème.

- « C'est sûr que la main d'un mangemort, même ancien, est innocente ! » répliqua-t-elle sous le vif de l'insulte.

Le regard de Draco ne s'éteignit pas comme elle croyait mais il s'enflamma d'une lueur qu'elle n'avait jamais vu.

- « Effectivement mais je n'ai jamais vraiment été un mangemort, je ne le suis pas et je ne le serai jamais. Vois plutôt la marque comme un tatouage témoin de la plus grave erreur de ma courte vie. Ce tatouage est une magnifique leçon de vie ! » rétorqua Draco, loin de se laisser défaire par une Gryffondor mal embouchée.

- " Voyez-vous ça ! C'est pour ça que Monsieur refuse les invitations des descendants de ses anciens compagnons ? » ricana-t-elle. Elle avait peut-être eu ses réflexions troublées par le choc, mais pas son ouïe.

- « Exactement, Granger ! » lui répondit simplement Draco en lui souriant mais tout de même froidement.

Un silence passa, similaire à une trêve imposée entre deux ennemis, chacun des deux mis à mort par l'autre.

- « Sinon, tu vas materner Potter le week-end avant le concours ? » demanda soudainement Draco avec une pointe de sarcasme.

Hermione cligna une nouvelle fois des yeux mais décida de répondre.

- « Il est assez grand pour s'en sortir tout seul, Malefoy ! » répliqua-t-elle.

Draco lui répondit par un haussement de sourcils.

- « Je vais consacrer ma journée à des recherches à la bibliothèque et … Mais pourquoi ça t'intéresse ? » s'interrompit Hermione en voyant qu'elle bifurquait dangereusement.

Ricanement de la part de son vis-à-vis.

- « Moi ? Pour rien ! » décréta Draco en tournant les talons et en partant au loin sans un regard en arrière.

Hermione resta figée, le front plissé alors qu'elle réfléchissait. La Gryffondor retourna dans sa tour, distraite par des réflexions abracadabrantes.


- « Tu as quoi ? » s'étouffa Ron alors que sa petite sœur le regardait comme si il n'était rien d'autre qu'un boursoufflet particulièrement hideux.

- « J'ai rompu avec Harry, tu sais, ton meilleur ami ? » se moqua Ginny.

- « Et gnagnagna, et le respect du grand frère ? » se plaignit Ron dans sa barbe « Bon alors, j'attends, pourquoi ? J'aimerais savoir à défaut de pouvoir étriper l'un de vous car je vous adore tout les deux ! » demanda Ron de mauvaise humeur.

- « Il était de plus en plus absent et distant malgré lui alors j'ai rompu… et puis je pense qu'il aime quelqu'un d'autre… » dit la rousse d'un ton neutre qui prouvait qu'elle avait médité sur le sujet.

- « Tu dis n'importe quoi ! » rétorqua l'aîné en sortant de la salle commune pour se diriger vers son romantique tête-à-tête avec Rusard.

Néanmoins, dès qu'il eut franchi le portrait de la Grosse Dame, Ron poussa un juron et donna un coup de pied dans un mur. Ses orteils craquèrent sous le coup, il cria de douleur en mélangeant un savant chapelet de jurons tout en sautillant sur un pied sous les rires des tableaux. Il se massa doucement les pied quand il entendit un miaulement sournois.

- « Qu'y a-t-il ma belle ? » demanda la voix du vieux concierge acariâtre.

Rusard vit Ron et un sourire barra son visage haineux.

- « Bravo, ma belle ! Tu as trouvé notre pêche de ce soir. Quelque chose me dit que l'on va bien s'amuser, n'est-ce pas Weasley ? » dit le vieil homme d'une voix frémissante d'anticipation.


Harry entra dans la salle sur demande, pile à l'heure du rendez-vous. IL referma la porte et se retrouva alors dans un grand salon rempli de poufs moelleux et confortables avec des potions suspendues comme des plantes en pots sauf qu'elles diffusaient dans parfums subtiles et relaxant. Le Survivant pensa immédiatement au grenier de la vieille libellule mystificatrice. Seulement, le salon dans lequel il était n'avait pas de décorations abondantes ou d'encens qui vous fusillaient les sinus plus vite que l'ombre de Lucky Luke, le grand cow-boy moldu.

- « Je m'en suis effectivement inspiré, Potter. J'ai toujours dormi sur ses poufs lors de ses cours… » dit Rogue en apparaissant tranquillement du fond de la salle.

- « Vous suiviez les cours de divination avec Trewlaney ? » s'étonna Harry.

- « Oui, elle a commencé à donner cours deux ans avant que je n'aie mon diplôme et que je débute moi-même une carrière de professeurs. » répondit Severus en s'asseyant majestueusement dans un pouf à eau.

D'un geste de main, il invita le jeune homme à faire de même. Harry suivit ce conseil muet et s'écroula sans grâce en sautant sur un des poufs les plus gros de tout le salon.

- « Ne suis-je pas censé être en retenue ? Retenue avec vous qui, par définition, devrait m'humilier et me faire travailler comme jamais auparavant ? » demanda innocemment Harry.

- « J'ai pensé mettre votre retenue à profit pour faire connaissance en mettant de côté nos préjugés, comme vous me l'avez suggéré dans ce cher placard… » expliqua le professeur à voix basse en croisant doucement ses jambes et en s'enfonçant dans son pouf.

- « D'accord mais à quelques conditions… » prévint le Rouge et Or.

Le maître des potions le considéra pendant quelques secondes de silence pesant.

- « Bien. Je vous écoute ! » rétorqua Severus non sans pincer les lèvres dans un signe de mécontentement flagrant.

Le jeune homme se retint de sourire en voyant cela, il commençait à décrypter la terreur en face de lui.

- « Vous ne m'enlevez pas de points ! Ne faites pas cette tête-là ! » dit-il en voyant la superbe grimace de son vis-à-vis suivie d'une vue imprenable sur ses amygdales alors qu'il s'apprêtait à faire connaître son avis « Ensuite, l'un devra impérativement répondre en toute honnêteté aux questions posées par l'autre. » Rogue leva les yeux au ciel mais s'abstint de tout commentaires « Pour finir, vous m'appellerez 'Harry' sinon rien. D'accord professeur ? »

Le dit professeur tiqua et cligna des yeux à cette dernière demande. Il scruta son élève et vit qu'il n'arriverait à rien avec lui si il ne cédait pas.

- « C'est noté mais je ne veux aucun irrespect de votre part ! » négocia Rogue.

Harry haussa les épaules en signe d'accord et les deux hommes se dévisagèrent pendant de longues minutes.

- « Étiez-vous vraiment ami avec ma mère ? » demanda subitement Harry.

- « Oui. Depuis l'enfance en fait. Nous étions les deux seuls enfants dotés de pouvoirs magiques dans le quartier, mais vu qu'elle était moldue, elle ne savait rien notre monde. Alors je l'ai, comme qui dirait, traquée et effrayée mais Lily était curieuse et elle est revenue vers moi. Nous sommes devenus amis de fil en aiguille. Notre amitié a duré jusqu'à ce jour de notre cinquième année, celui que tu as vu. Je m'en voudrai toujours. » répondit Severus, plongé dans ses souvenirs.

Harry eut la délicatesse de ne pas épiloguer, sachant exactement ce qui s'est passé et il entendit son professeur soupirer.

- « Et vous, Potter ? L'arrogance de la célébrité ou la timidité mal interprétée ? » questionna à son tour l'homme en noir.

- « Harry ! » sermonna d'abord le concerné pour ensuite répondre « Je n'ai jamais demandé à être célèbre, surtout à ce prix. Personne ne se rend compte. Non, personne. J'opterais donc pour la deuxième solution même si je ne suis pas totalement d'accord. J'avoue que je suis timide et que parfois cela peut être mal interprété, comme croire à une certaine arrogance par exemple. Cependant, il y a aussi un ras-le-bol de tout : survivant par-ci, survivant par-là, et vas-y que je te fais un article qui ment de 'a' à 'z' ou alors que je te traite de fou un jour pour ensuite te baiser les pieds le lendemain. Je ferai n'importe quoi pour n'avoir jamais eu cette célébrité. » déclara sombrement le jeune homme.

- « Moi, je n'aimerais pas que vous abandonniez votre célébrité. Imaginez, Harry – il s'en souvint à temps – que votre passé ne fut pas le même, vous seriez différent aujourd'hui et je pense que je ne veux pas d'un autre Harry Potter à martyriser. Mes sarcasmes en prendraient un coup en se voyant dépouiller d'une source due à votre célébrité ! Pour l'arrogance par contre, tel père tel fils donc ça marchera toujours ! » murmura Rogue en braquant son regard sur son élève qui rougissait toujours en peu plus à chaque mot qu'il prononçait.

Harry avait écouté son professeur et surtout, il l'avait entendu – nuance. Il venait tout juste de se rendre compte que ce n'était pas une critique mais une déclaration proche d'un compliment tourné – bien sûr – à la manière de l'homme austère qui lui servait de professeur.

- « Merci… » chuchota-t-il en regardant ses pieds qui donnèrent des petits tapes sur le sol, signe de sa gêne.

- « Je vous en prie »

Après ce court échange, les deux hommes demeurèrent cois dans un silence pour une fois complice et détendu, chacun passant ses minutes à observer l'autre et à le détailler lorsqu'il détournait le regard.


Sirius était tranquillement dans sa salle de bain, une serviette de bain blanche solidement accrochée à sa taille, en train de se passer du lait de corps lorsque sa porte sauta pratiquement de ses gonds en le faisant ainsi sursauter. Trop occupé à son soin, il n'avait pas entendu Lupin venir de loin.

Remus regardait Sirius avec un regard des plus suggedtif juste après avoir défoncé la porte d'un super kick que l'animagus ne lui connaissait pas.

- « J'ai compris ! » déclara solennellement le lycan sous les yeux ronds comme des œufs de dragon de Black.

- « Remus je suis étonné ! Tu n'as pas dit "Eurêka !" pour l'homme savant que tu es ! » essaya de railler Sirius encore sous le choc, tout comme sa porte qui pendait lamentablement.

Remus regarda sa victime et lança un 'reparo' négligeant avant de se retourner vers Sirius avec un air plus que décidé qui fit déglutir son ami.

- « J'ai compris que je me suis fourvoyé dans ce que je croyais véritable. Je me suis buté à voir uniquement l'option qui était inaccessible pour me persuader que je n'aurais jamais pu connaître le bonheur et m'en détourner ainsi pour de bon sans que personne ne s'y oppose. J'ai cru avoir développé des sentiments pour Severus car je refusais le vrai bonheur qui était à ma portée depuis toujours mais que je refusais de voir par peur de détruire cet être que j'aimais et que j'aime toujours d'ailleurs. » expliqua le loup-garou.

- « Et qui est cet être si chanceux ? » interrogea Sirius dans un murmure que l'on réserve à une personne sur son lit de mort lorsqu'on lui demande sa dernière volonté.

Remus sourit jusqu'aux oreilles, un sourire espiègle et calculateur qui fit fondre Sirius alors que le lycan se jetait à son cou afin de s'y loger pour toujours.


- « Un, deux, trois et quatre ! Cinq six, sept et… »

BAM. VROMMMMMMMMMMMMM.

Dumbledore qui comptait sagement alors que ses protégés défilaient ne vit rien venir. Effectivement, Harry se prit les pieds dans un pavé qui ressortait légèrement, tombant ainsi sur Severus qui tomba sur Ron qui s'écrasa à son tour sur Seamus et ainsi de suite jusqu'à Goyle. Dans le genre dominos humains, on a déjà fait mieux. Les jumeaux Weasley se tenaient les côtés tant ils se bidonnaient sans retenue tandis que Colin filmait avidement la scène sans perdre un seul détail.

Harry avait ses bras et ses jambes entremêlés avec ceux de Rogue. Les deux prisonniers se regardèrent, Harry rouge d'embarras et Severus rouge de rire. De rire ? Et bien oui. Alors que son élève le regardait tout penaud, le professeur éclata d'un rire franc en analysant la situation dans laquelle il se trouvait et sa cause. Harry le regardait, incrédule, alors que son corps était secoué de spasmes vu qu'il essayait de se retenir de poursuivre ce rire tonitruant. Après s'être calmé, l'homme se dépêtra, se releva et proposa ses deux mains tendues pour qu'Harry les prennent et se relèvent à son tour. Tout ça avec les yeux fermés sous le rire, la tête subtilement penchée sur la droite par l'amusement ainsi qu'un sourire des plus surprenants et époustouflants. Harry rougit encore plus mais s'autorisa un petit sourire et accepta l'aide pendant que les jumeaux s'étranglaient de stupeur – les autres n'ayant rien vu, plutôt occupés à se rejeter la faute et à pester – et qu'Albus toussotait pour ne point rire de cette situation. Après quelques secondes d'égarement, il tapa dans ses mains dans un ordre au rassemblement.

- « Voyons Messieurs ! Du sérieux je vous prie ! Allez, on recommence ! » ordonna doucement Albus avec un regard pétillant.

L'ordre fut exécuté certes, mais avec une réelle mauvaise volonté et des regards meurtriers adressés au bourreau alias leur supérieur hiérarchique. Les candidats se remirent tous en file et à peine lorsqu'ils recommencèrent leur parade qu'un 'pop' sonore se fit entendre.

L'esprit frappeur, Peeves, apparut dans les airs, juste au-dessus de Lupin.

- « Lupin le turlupin zinzin ! Zinzin le turlupinnnnnnnnnnnn ! » braya-t-il de tout ses poumons avant de renverser un seau d'eau sur la tête de sa victime désignée.

Remus se retrouva donc trempé comme une soupe avec un nouveau chapeau dont Peeves s'empressa de marteler les contours de coups de pieds afin d'assourdir le malheureux professeur. Sirius poussa un juron d'une voix de stentor et s'élança à la poursuite du petit homme au chapeau orange flash qui fuyait déjà dans les airs avec un horrible caquètement strident. Lupin enleva son seau à la va vite et se lança à la suite des deux poursuivants. Deux de moins, pensa le directeur en remerciant mentalement Peeves.

- « Ahem… Messieurs, veuillez… » commença Albus avant que la porte ne s'ouvre à la volée.

- « Dracooooooooooooooooooooo » hurla Pansy d'une voix surnaturellement aiguë et fade.

Draco la regarda d'abord étonné avant d'entrer dans une colère froide qu'il ne laissait pas filtrer sur son visage parfait.

- « Miss Parkinson je pense que… » essaya Dumbledore, sans succès.

- « Oh vous hein ! Draco, tu as trente secondes pour te ramener dans la salle commune, me suis-je bien fait comprendre ? » tonna le jeune fille disgracieuse en déclenchant le ricanement des Rouges et Or, du Poufsouffle et même du directeur des Serpentards – Crabbe et Goyle était encore à l'étape : d'abord le pied gauche, puis le pied droit pour afin se retourner et laisser la place au suivant.

Pansy claqua la porte avec un mouvement magistral effectué par une force colossale. Le prince des Serpentards s'empourpra violemment, coupa tout ricanement à l'aide d'un seul regard à glacer le sang et s'en alla à grands pas rageurs. Harry s'étonna même de ne pas voir de la fumée sortir de ses oreilles et de ses narines. Le blond ouvrit la porte sans douceur et ordonna en aboyant à ses gorilles que si il devait supporter Pansy, eux aussi et fissa ! Et trois de moins, se dit mentalement Dumbledore.

- « Alors je voulais vous dire que… » débuta le vieil homme alors que la porte s'ouvrait de nouveau mais sur les professeurs Chourave et MacGonagall.

- « Excusez-nous pour le dérangement mais j'ai besoin de m'entretenir avec Justin et Minerva à besoin de trois garçons de septième année pour fixer les décorations de Noël ! » annonça gaiement la femme potelée et négligée.

- « Faites donc Mesdames ! » répondit Dumbledore.

Les concernés s'en allèrent, laissant seuls Harry et Rogue avec la team la plus dangereuse de Poudlard en ce moment. Le mage blanc les jaugea du regard avant de leur faire un signe de la main.

- « Vu le nombre plus que restreint aujourd'hui, vous pouvez disposer mes enfants ! » déclara malicieusement le directeur.

Harry et Severus échangèrent un regard et sortirent sans piper mot. Une fois la porte refermée, Crivey arrêta sa caméra et les jumeaux se retournèrent vers leur employeur provisoire avant de l'applaudir.

- « Bravo, professeur ! » dit Fred.

- « Sublime ! » renchérit George.

- « Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… » se déroba Albus alors qu'on pouvait sans peine imaginer une auréole lumineuse se poster au-dessus de son crâne.

Les jumeaux sourirent de plus bel alors que leur jeune collègue était paumé. Le mage blanc s'en retourna sagement vers son bureau. Après tout, était-ce de sa faute si un malheureux pavé sortait du lot ? Oui bon, peut-être qu'il l'avait un peu – beaucoup – souhaité à la salle sur demande. Mais pour Peeves ? Oui bon, c'est vrai qu'il s' était plaint tout haut du manque d'animation lors des répétitions. Et pour Pansy ? Il était innocent, assurément ! A moins que… Peut-être que la jeune Parkinson l'avait entendu se réjouir du rapprochement des maisons et des efforts faits par Draco envers Mis Granger mais ce n'était qu'une broutille voyons… Mais pour les professeurs Chourave et MacGonagall ? Il avait effectivement demandé au professeur de botanique de s'occuper des conseils d'orientation et à celle de la métamorphose des décorations sauf qu'il n'avait pas d'arrières pensées, bien sûr ! Quant à congédier son employé en même temps que son protégé, n'y voyez aucune tactique implicite, juste un petit coup de pouce pour qu'il se retrouve encore en tête-à-tête. Après tout, il ne s'appelait pas Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore pour rien, si ?


Voilà, j'ai fini pour ce cinquième chapitre ! Ouf XD C'était long ! J'espère que ça vous a plu ! :P Il faudra attendre pour le sixième, j'ai perdu mon avance ! *trop crevée* Je ne l'ai toujours pas fini é_è Donc : pas me tuer si il y a trop d'attente è_é De plus, je suis traumatisée : j'ai un nouveau clavier d'ordi ! Je dois m'y habtiuer... un tout neuf avec des touches deux fois plus petites que mon vieux clavier pourave et chéri... Snif !

Bon alors, des reviews ? :PPPPP Car j'en veux beaucoup cette fois! XDDD

Bisous ;)