Voici le chapitre 6 tout frais, tout chaud :P Je viens de le terminer ce matin ! J'espère qu'il vous plaira. J'aimerai vous demander quelque chose : je pense que j'ai un problème avec le site car je ne reçois plus aucun mail qui me prévient de quelque chose. Je ne sais pas si quelqu'un a déjà eu le cas ? Sinon, merci pour les reviews sur le cinquième chapitre. Voici à nouveau un long ;)
Mamanline : Kiââââââ !!!!! Désolée --" Mais yeux ont fait un bug et j'ai oublié de commenter ta review é_è Merci de me suivre encore et toujours :P Bonnes fêtes à toi aussi ;)
Sahada : Désoléeeeeeeeeeee é_è Comme pour Mamanline, mes yeux ont buggé é-è Merci de me suivre :P
Vampyse : Arigato !!!!!!!!!
Ewiliane : Voici la suite :P Elle est arrivée plus rapidement, j'ai eu l'inspi :P
Bonne lecture :P
Chapitre 06
Sirius entra dans les appartements de Lupin avec ce dernier à sa suite. Dès qu'il eut refermé la porte, il se rua vers la salle de bain et revint avec plusieurs serviettes qu'il réchauffa d'un sort. Il les tendit à Remus et esquissa un mouvement pour s'en aller lorsqu'une main l'en empêcha. L'animagus regarda le lycan droit dans les yeux. Lupin se déshabilla d'un sort informulé et se révéla complètement nu à Sirius qui rougit mais ne bougea pas d'une semelle. Le loup-garou lui poussa les serviettes dans les mains et lui sourit divinement. Black sourit lui aussi et commença à sécher doucement Remus, adoptant des gestes délicats et appuyés sur les zones qui faisaient réagir Remus. Même quand il fut complètement sec, Sirius n'abandonna pas et remplaça l'essuie par ses mains qu'il fit parcourir sur le corps tremblant de son compagnon crispé.
- « Détends-toi, Remus… » murmura-t-il à son oreille alors qu'il descendait pour mordiller la peau tendre du cou, faisant couiner le loup-garou.
Après le cou, Sirius parcourut le torse de Lunard à l'aide d'une myriade de baisers et chuta brusquement en face de l'entrejambe de Remus. Ce dernier eut un cri étouffé en sentant un souffle effleurer son érection frémissante de désir et hoqueta lorsque Sirius posa ses mains sur ses fesses pour rapprocher son corps et de son visage. L'animagus regarda Remus et vit qu'il avait fermé les yeux et pincé les lèvres dans l'attente alors que ses joues étaient d'un beau rouge cramoisie.
Le loup-garou se tendit et ne put se retenir de haleter après avoir poussé un léger cri quand il sentit des lèvres mutines embrasser son gland rougi. Sirius se mit à le suçoter doucement en faisant attention de ne pas le mordiller désagréablement et le prit entièrement dans sa bouche dans un mouvement lent où il gémit. Remus agrippa les cheveux longs de son compagnon pour l'accompagner dans ses mouvements tout comme ses hanches commençaient à le faire. Le loup-garou rejeta sa tête en arrière en mordant sa lèvre inférieure à sang sous l'effet des sensations que Sirius lui procuraient en lui faisant subir cette torture divine. Toutes pensées cohérentes avaient désertées l'esprit de Remus, il n'y avait plus que lui et Sirius qui comptaient. Il ne se lassait pas de cette bouche qui allait et venait tendrement sur sa verge dressée par amour et désir pour son animagus.
Sirius prenait soin de faire monter le désir lentement et doucement, prouvant ainsi qu'il ne voulait pas que Remus ne soit qu'une nuit pour lui mais qu'il l'aimait véritablement. Il s'échinait à suivre les frissons qui parcouraient son compagnon lorsqu'il enroulait sa langue ou qu'il la passait sur une telle partie de son phallus. C'était divin de voir Remus se réaliser enfin et prendre du plaisir sans qu'il ne le bloque. Patmol sentait que Remus allait atteindre sa limite vu les spasmes qui l'agitaient de plus en plus et les cris étouffés de plus en plus présent que son ouïe percevait.
Remus se laissait bercer par ces vagues d'une chaleur et de plaisir indéfinissable, il ne tint plus en éjacula dans la bouche de Sirius en un ultime coup de hanches. Il grogna de jouissance et porta son regard sur Sirius qui souriait en lui rendant un regard empli de complicité. Patmol se releva et prit doucement Remus dans ses bras.
- « Sirius, je suis désolé, je… » commença Remus avant que Sirius ne l'embrasse pour le faire taire.
- « Tu n'as pas à t'excuser de ne pas me rendre le même plaisir. Je suis déjà heureux que l'intello commence à prendre son pied, lentement mais sûrement. C'est déjà ça ! » déclara l'intéressé en rigolant sous le regard attendri du loup-garou secrètement épanoui d'avoir trouvé quelqu'un qui se souciait de son bien-être.
Harry marchait aux côtés de Rogue qui le raccompagnait à son dortoir avec un silence qui était de rigueur. Chacun regardait dans la direction opposée de son compagnon de route.
Severus repensait à Potter dans son maillot de bain et une décharge parcourut un zone sensible de son anatomie. Il pinça les lèvres et détourna rapidement ses pensées du corps à damner un saint qu'avait son élève. Quant à Harry, c'était la même image de son professeur qui s'offrait à lui avec les mêmes effets et la même réaction. Au bout d'un moment, les deux hommes ne tinrent plus.
- « Dites… » commencèrent-ils tout les deux en même temps avant de s'interrompre chacun.
- « Oui Potter ? » encouragea Rogue.
- « Harry ! Et non, commencez d'abord ! » répliqua Harry.
Les deux hommes se dévisagèrent avant de se sourire. On aurait dit deux enfants de l'école primaire.
- « Je voulais simplement vous demander si vous allez au village demain ? » questionna le professeur.
- « Oui avec Ron ! » répondit le jeune homme de bonne grâce « Et vous, professeur ? » demanda-t-il.
- « Je pense que oui : les premières années ont saccagé ma réserve ! » grogna l'homme alors qu'Harry riait en imaginant très bien la tête de son professeur et ensuite celles des premières années épouvantés.
Ils arrivèrent dans le couloir du septième étage où se trouvait la salle commune des Gryffondors et ils s'arrêtèrent devant le portrait de la Grosse Dame.
- « Vous défilez bien vous savez ? » complimenta le Survivant alors que Rogue haussait les sourcils.
- « Mieux que certains apparemment ! » se moqua le concerné alors que le jeune homme lui lança encore une fois un regard d'excuse.
Blanc où Harry tritura sa robe et où Rogue regarda ailleurs.
- « Bon, Potter, il est tard et je… » commença le professeur.
- « Vais y aller, je sais ! » termina Harry en lui souriant « Ma mère avait raison, finalement, vous êtes quelqu'un de bien mais il faut juste briser la glace ! » affirma le jeune homme en le regardant droit dans les yeux.
Severus cligna des yeux, se pétrifia et un nouveau blanc s'installa. Les deux hommes se regardèrent.
- « Alors, bonne nuit Potter. » dit simplement l'homme taciturne mal à l'aise bien qu'Harry ne perçut pas sa gêne.
- « C'est Harry. Merci et à vous aussi ! » répondit Harry.
Nouveau blanc où ils plongèrent à nouveau dans les yeux l'un de l'autre. Le jeune homme avança doucement vers Rogue et celui pencha la tête vers celle de son élève et…
- « Bon vous vous décidez oui ou non ?! Je ne vais pas rester éveillée pour vous tout de même ! » s'enragea la Grosse Dame avec ses bigoudis de travers et les joues rouges de colère.
Le professeur et l'élève se raidirent et Severus se retira vivement à une vitesse surprenante tout comme celle qu'Harry adopta pour s'éloigner de lui. La Grosse Dame aux yeux bouffis laissa passer Harry en maugréant contre ces jeunes irrespectueux et les professeurs dépourvus d'autorité tandis que Rogue lui intimait de bien vouloir se taire. Le professeur regarda le trou se reboucher et s'en alla en déprimant.
- « JE TE HAIS!" hurla Pansy en balançant un vase à la figure de Draco.
- « Bouh je suis triste et je meurs peur ! Père, aidez-moi ! » railla Malefoy après avoir esquivé le projectile.
Pansy devint mauve de colère et hurla un cri bestial. Le prince des Serpentards en profita pour filer sans demander son reste pour l'instant. La vie est dure quand on plaque une obsédée…
Draco déambula dans les couloirs. Le soleil était magnifique et se reflétait délicatement sur la neige en ce week-end de sortie à Pré-au-Lard. Il s'était pris la tête avec Parkinson toute la nuit en essayant de se comporter de manière civilisée mais ça n'avait contribué qu'à la perte d'un vase ming. Il soupira et décida de se rendre dans l'antre du diable, au moins, là, il était sûr que Pansy n'y mettrait pas les pieds et si jamais elle le faisait, elle se ferait renvoyer manu militari à cause du boucan qu'elle provoquerait.
Ainsi le jeune homme blond entra dans la bibliothèque et défia du regard Mme Prince qui le fixait avec un air de rapace enragé. Il chercha des yeux une crinière brune avec laquelle il pourrait se livrer à une de ces joutes verbales qu'il aimait tant. Il se l'était enfin avoué : se disputer avec Hermione lui apportait un sentiment de faire réagir quelqu'un autrement que par son physique ou sa situation et, pour lui, c'était une immense bouffée d'air frais. Quitte à se rapprocher de Granger, autant que ça lui soit profitable ! Et puis, ça fera enrager le bouledogue !
Il marcha patiemment dans toute la bibliothèque en scrutant minutieusement les élèves qui s'y trouvaient et vit tout à coup une chevelure emmêlée qui essayait de prendre un livre trop haut pour elle – les livres ne viennent pas par 'accio', Mme Pince l'interdit et a jeté un contre-sort, véritable fêlée – et l'échelle coulissante était monopolisée par un garçon de Poufsouffle. Draco sourit imperceptiblement et s'approcha silencieusement d'Hermione. Il s'arrêta juste derrière son dos, collé pratiquement à elle – il ne manquait que quelques centimètres – et fit jaillir son bras afin d'attraper le livre convoité par la jeune femme qui cria de surprise en voyant cette main sortir de nulle part. La Gryffondor eut un mouvement de recul et se retrouva contre le torse de Malefoy qui avait dorénavant le bouquin en main. Il lui sourit sarcastiquement alors qu'elle se décollait de lui.
- « Rends-moi ça Malefoy ! » ordonna-t-elle en chuchotant pour ne pas attirer plus la bibliothécaire.
Draco tendit le bras en l'air avec le bouquin pour qu'Hermione ne sache pas l'attraper alors qu'elle sautillait pour le lui arracher.
- « Quelles sales manières, Granger… On ne t'a jamais appris à dire 'merci' quand quelqu'un t'apporte son aide ? » demanda ironiquement Draco en lançant un regard brûlant à la jeune femme qui serra les dents, se retourna et partit à une allure surprenante en ignorant superbement le vert et argent.
Draco la rattrapa vite fait en trottinant à grandes enjambées.
- « C'était pour rire ! Tiens, le voilà ton fichu grimoire ! » lui dit-il en ronchonnant.
Hermione le regarda de haut en bas, ranimant ainsi cette lueur étrange dans le regard de son vis-à-vis, et prit vigoureusement le bouquin des mains de Draco qui ricanait.
- « Tu ne pourrais pas choisir quelqu'un d'autre à martyriser ? » demanda Hermione d'un ton meurtrier.
- « Non ! Tu es ma proie préférée ! » répondit Draco en lui souriant de toutes ses dents, ce qui eut l'effet de faire rougir délicatement la jeune Rouge et Or.
- « Au moins, fous-moi la paix quand je veux étudier et faire mes devoirs ! » déclara Hermione en fondant un temps soit peu.
- « Mais tu étudies tout le temps Granger ! » se plaignit véritablement Malefoy, horrifié de se voir privé d'une de ses activités préférées lorsqu'il s'ennuyait.
Hermione écarquilla les yeux et éclata de rire. Le blond la regarda, surpris, et s'autorisa ensuite un sourire en la voyant s'égosiller, un drôle de flottement l'envahissant soudainement.
Deux meilleurs amis regardaient la cabane hurlante, là, debout sous les flocons de neige qui tombaient dans un tourbillon calme et envoûtant.
- « Dis-moi, Ron, qu'est-ce que Rusard t'a fait endurer lors de ta retenue ? Je ne te l'ai jamais demandé… » demanda Harry en se souvenant de leur soirée forcée.
- « Il m'a fait récurer les toilettes des garçons chez les Serpentards et sans magie. Et comme ce vieux cornichon de concierge est un maniaque… Je peux te dire le numéro de série de chaque WC si tu me localises la cabine désirée ! » répondit Ron en grinçant des dents à ce souvenir alors qu'Harry luttait pour pas rire et pour compatir. « Et toi avec Rogue ? »
Problème. Harry se gifla mentalement mais partit dans une improvisation.
- « Il m'a… m'a fait boire les potions des premières pour voir leurs effets ! » déclara Harry en adoptant un air dégoûté et sûr de lui.
- « Quelle vieille gargouille graisseuse ! » marmonna Ron avec la goutte au nez « On rentre ? Je gèle ! » se plaignit le rouquin.
Harry rigola et accepta. Ils bavardaient sur le quidditch quand Harry s'immobilisa et écarquilla les yeux.
- « Harry mais qu… » commença Ron.
- « Mince ! J'ai oublié mes achats devant la cabane hurlante ! » dit Harry en se mordant la lèvre. « Ecoute, rentre au château, je vous rejoins, Hermione et toi, dès que j'ai récupéré mes affaires ! » asséna Harry en retournant derechef sur ses pas alors que Ron haussait les épaules et continuait à braver la neige pour rentrer au chaud chez les Rouges et Or.
Le jeune homme arriva transi de froid à l'endroit qu'il venait de quitter et tomba nez à nez avec une Pansy survoltée et flanquée de Crabbe, Goyle et Zabini. La jeune fille rigola en projetant des postillons, elle avait un sachet à la main.
- « Qui aurait pu croire que ces achats appartenaient à Harry Potter en personne ! » railla-t-elle en agitant le sac dans tout les sens.
- « Donne-moi ça ! » réclama Harry en tenant fermement sa baguette dans sa poche.
- « Tssssssss Potter ! Nous sommes quatre et tu es tout seul, même si tu réussissais à lancer un sort, un d'entre nous t'aura déjà neutralisé ! » déclara Pansy avant d'éclater d'un rire réjoui.
Harry parcourut du regard ses adversaires et se dit qu'à part Zabini, il n'avait franchement rien à craindre et encore… Il tenta le coup et lança un 'stupéfix' avec agilité et rapidité. Stupéfix qui n'eut aucun effet. La bande de serpents rirent en chœur.
- « Efficaces les produits de protection, garantis Weasley, n'est-ce pas ? » se moqua Zabini tandis qu'il lançait un impedimenta sur le jeune homme qui se retrouva totalement à l'arrêt.
Harry ne pouvait rien faire et vit les quatre complices s'approcher de lui avec un sourire sadique. Il les défia du regard. Pansy ricana.
- « Et si on le déshabillait ? Par ce temps, personne ne devrait plus venir et il aurait la honte de sa vie, non ? » proposa-t-elle avec une voix aux accents diaboliques accompagnée d'un regard flamboyant. Les trois autres sourirent sournoisement et commencèrent à effeuiller le Survivant.
Harry se vit dépouiller de son écharpe, sa cape, ses gants, son pull et sa chemise. Il priait mentalement pour que le sort se décide enfin à le relâcher de l'entrave avant qu'ils ne s'attaquent au pantalon et au reste. Malheureusement, le sort ne se décidait pas apparemment. Il lança un regard haineux à la serpentarde et se promit de lui faire payer quand les verts et argent se pétrifièrent de terreur. Ils pâlirent et se reculèrent d'Harry d'un seul homme.
- « Alors comme ça on s'amuse comme des petits fous ici ? » fit la voix glaciale de Rogue.
Le professeur s'approcha et se positionna à côté d'Harry, en face de ses élèves.
- « Je ne veux pas d'affaires. Miss Parkinson et Messieurs Crabbe, Goyle et Zabini, j'arrangerai un rendez-vous pour vous avec le directeur dans son bureau. Disparaissez ! » asséna l'homme.
La bande tomba des nues. D'habitude leur directeur ne les punissait jamais, quitte à mentir et à faire preuve de mauvaise foi pour les sortir du linge sale. Néanmoins, quand il sentirent l'aura assassine émaner du professeur, ils retournèrent au château sans demander leur reste.
- « Vous pouvez bouger Potter ! » cracha Rogue.
Harry, toujours sous le sort, ne bougea pas d'un poil et commençait vraiment à se changer en statue de glace.
- « Harry ? » appela Rogue en le dévisageant.
Il vit la lueur de détresse et le déclic se fit.
- « Sort d'entrave, je présume… » murmura-t-il froidement avec une sale lueur dansant dans ses yeux.
Le maître des potions délivra Harry d'un mouvement de baguette et ce dernier s'affala au sol, se vautrant ainsi dans la neige. Le jeune homme avait la peau rougie et était secoué de tremblements. Son professeur l'aida à se relever, détacha sa cape et la lui mit sur les épaules. Harry fut étonné et remercia l'homme qui se retrouvait maintenant en pull sous la neige tombante.
- « Je suis désolée de vous… » débuta le jeune homme qui marcha droit sur une plaque de verglas, dansa la samba pour se retrouver face contre le torse de Severus qu'il avait entrer dans sa chute. « …désolé de vous apporter autant d'ennuis. » termina-t-il contre le maître des cachots qui soupira.
- « Comment n'ai-je pas vu arriver ça ? » se maudit l'aîné tout bas avant de rire doucement et d'inverser les positions.
Harry se retrouva sous Rogue en un rien de temps et plongea dans ses yeux noirs envoûtants qui le dévoraient du regard. Severus lui avait pris les poignets pour ne pas qu'il bouge et de tout façon, il n'en avait pas envie. Il se dégagea habilement et posa doucement ses mains sur la nuque de l'homme taciturne qui le laissait faire. Le professeur se coucha un peu plus sur Harry, leur nez se touchait et leurs yeux s'affrontaient. Severus caressa les tempes du jeune homme avec ses mains et combla le distance qui séparait leurs lèvres. Le temps s'arrêta pour les deux hommes. C'était doux, tendre et délicat. Un baiser chaste qui sonnait comme une vérité dans leur cœur. Les lèvres se caressaient, se découvraient, s'imbriquaient parfaitement, se séparaient quelques instants pour se reprendre dans des mouvements lents sans jamais approfondir le baiser. Quand ce dernier cessa enfin, Harry et Severus se regardèrent longuement comme si ils se voyaient pour la première fois. Les deux hommes se dégagèrent et se relevèrent.
- « On fait quoi maintenant ? » demanda Harry après un court silence gêné mais heureux.
- « On peut être ensemble Harry, si on est un minimum discret… Mais je te préviens, tu ne devras pas m'en demander de trop : je pense ne pas être prêt à m'investir dans une relation sérieuse. Est-ce clair ? » répondit Rogue en se tournant vers son cadet qui lui souriait.
- « Limpide ! » répliqua le Rouge et Or en lui souriant gentiment.
Le Survivant savait ses sentiments dorénavant, tout était clair avec ce baiser. Il savait par ailleurs que si Severus ne voulait pas s'attacher sérieusement, c'était parce qu'il avait encore peur de l'avenir et surtout d'aimer quelqu'un, de se donner et de sortir brisé de cette relation si ça ne marchait pas. Il voulait être sûr. Le Gryffondor rigola nerveusement et enlaça tendrement son – désormais – compagnon. Ce dernier sourit béatement mais reprit vite son masque tout en rayant sa froideur et embrassa affectueusement le sommet du crâne d'Harry.
Tout le petit monde Poudlard dînait tranquillement dans la Grande Salle. Certains étaient ravis d'être rentrés de leur sortie polaire, d'autres de –enfin- manger et une exception se réjouissait des deux.
Ronald Weasley s'empiffrait sans retenue à la table des hardis Gryffondors. Il regardait en biais son meilleur ami qui était revenu de Pré-au-Lard avec un sourire de bienheureux. Il nota qu'Harry triturait de son assiette en mangeant seulement une ou deux bouchées de ce qu'il avait pris. Le rouquin décida d'opter pour une attaque frontale.
- « Tu sais, Ginny sort avec Colin maintenant ! » débuta-il innocemment.
Harry déposa sa fourchette et regarda Ron avec des yeux brillants. Ron crut que c'était gagné, qu'il regrettait d'avoir rompu avec elle et que les choses pourraient s'arranger. Raté !
- « Génial ! Je suis super content pour elle ! » s'exclama sincèrement Harry en faisant un sourire à tomber à la renverse.
Ron se sentit défaillir.
- « Oui, elle a retrouvé quelqu'un. Elle. Et toi ? Tu dois avoir toutes les filles à tes pieds, tu devrais en profiter ! » affirma le rouquin qui déclencha par hasard un rougissement surprenant de la part d'Harry.
Alors que ce dernier s'apprêtait à répondre, il fut sauvé par la gong incarné par Albus Dumbledore. Ce dernier se leva et réclama l'attention qu'il eut sans peine.
- « Comme vous le savez, Mister Poudlard va bientôt se dérouler sous vos yeux. Les organisateurs et moi-même avons décidé d'une date. Le concours aura lieu le jour de la Saint-Valentin ! J'invite donc les candidats à se tenir prêts et disponibles pour les derniers préparatifs ainsi que les élèves à se montrer responsables et réfléchis afin de ne pas gêner les concourants. Sur ce, bonne nuit ! » déclara le directeur avant de se rasseoir et de transpercer chaque candidat d'un regard criblé de rayons X.
A cette annonce, les concernés pâlirent joliment. Le jour de la Saint-Valentin ? Ils pensèrent tous que cette date pour le concours inciterait au chaos dans le château.
- « Plus que deux minutes ! » aboya Rogue alors que les élèves tremblaient en touillant leur potion.
Le professeur avait demandé une des potions dérivées du 'felix felicis'. Elle était moins puissante et garantissait moins d'effets secondaires mais était tout aussi dangereuse en cas d'abus. Les élèves de septième année de Gryffondor et de Serpentard avaient donc commencé leur breuvage sur des charbons ardents et avec une cocotte minute greffée à la place de leur tête. Rogue rajoutait une couche en effectuant ses rondes habituelles accompagnées de sarcasmes – évidemment. La chauve-souris grognait, aboyait, postillonnait et criait à tout va. Même Harry en avait peur malgré l'épisode de Pré-au-Lard : son compagnon s'en donnait à cœur joie !
Au bout des deux minutes écoulées, le directeur des Serpentards s'assit à son bureau et tout les élèves vinrent à sa rencontre pour lui donner les essais. Harry se positionna en dernier dans la file et lorsqu'il arriva devant Rogue.
- « Potter, j'ai à vous parler ! » ordonna le professeur d'une voix polaire.
Le Survivant regarda ses amis qui lui firent signe et ces derniers partirent sans chicaner. A quoi bon se rebeller contre la volonté du maître des potions ? A moins que l'on ne veuille se suicider : mauvaise idée. La porte des cachots se referma sur la pièce où les deux hommes se tenaient. Severus caressa des mains son bureau et Harry déglutit. Pourquoi n'était-il pas ce bureau ? pleura-t-il mentalement.
- « Vous vouliez me parler à propos de quoi ? » demanda timidement le jeune homme en regardant le sol.
- « De notre relation. » répondit platement l'homme aux robes noires.
Harry sentit un frisson le parcourir mais ne bougea pas d'un seul millimètre.
- « Je sais – Rogue se leva - que vous ne pouvez pas – Il s'avança - me donner beaucoup – Il sourit d'un air séducteur - ni me garantir une situation sérieuse mais je… » essaya de dire Harry mais c'était sans compter sur Rogue.
- « … vais essayer. » termina le professeur en appliquant la situation à son cas et en enlaçant son élève.
L'aîné fit asseoir son cadet et le regarda droit dans les yeux. Un regard étrangement lumineux et sérieux.
- « Vu ce qui s'est passé hier à Pré-au-Lard, je me suis posé pas mal de questions. Pourquoi moi ? Qu'est-ce que vous me trouvez Potter ? » questionna Rogue d'un ton qu'il voulait neutre.
- « A vrai dire, je ne sais pas moi-même. J'ai appris à vous apprécier petit à petit, du moins sur le plan physique. Pour votre caractère et votre personnalité, je ne vous connais pas encore assez et je sais que cet avis est réciproque. Par ailleurs, le déclic chez moi s'est fait naturellement et en douceur et c'est pour ça que je suis sûr de moi pour notre relation… si vous la voulez toujours, professeur. » termina le jeune homme sur un murmure triste.
- « Je la veux toujours alors, tutoies-moi et appelle-moi Severus lorsqu'on est en privé. Pour la découverte de notre personnalité et de notre caractère, ça se fera progressivement. Mais pour celle qui concerne le plan physique… » commença le professeur avant de s'interrompre devant le rougissement fulgurant de son vis-à-vis. « Sujet tabou ? » taquina-t-il.
Harry sourit nerveusement cette remarque et porta son regard émeraude sur son aîné qui souriait plus par amusement gentil que par pure moquerie.
- « A vrai dire, prof… Severus, je suis… puceau. » déclara-t-il d'une toute petite voix « Et je n'avais jamais imaginé que je puisse être avec un homme. Lorsque je pensais à mon avenir, je me voyais avec une compagne et je faisais figure masculine et plus dominatrice surtout durant… l'acte… » expliqua-t-il en regardant à nouveau son ami le sol de pierre.
Severus rit doucement et agrippa le jeune homme afin de le positionner sur ses genoux à la manière des enfants sur ceux des faux pères-noël dans les grands magasins moldus.
- « Tu es donc une page vierge que je me ferai un grand plaisir et un immense honneur de noircir. » susurra-t-il d'une voix suave à l'oreille du Rouge et Or qui fut encore parcourut d'un frisson.
Harry frissonna et ferma momentanément les yeux.
- « Je ne…suis pas… » commença-t-il avant que son professeur ne lui ravissent ses lèvres.
Severus caressait le bas du dos de cet être qui l'obsédait en l'attirant tout en l'effrayant en même temps. Il posa ses lèvres sur celles de son compagnon et gémit doucement. Il attrapa doucement la lèvre inférieure d'Harry et commença à la martyriser divinement avec ses lèvres fines et sa langue mutine. Il sentait le désir vibrer en lui et savait que ce même désir taraudait les reins d'Harry. Le professeur commença à introduire sa langue dans la bouche du jeune homme qui céda directement en gémissant sourdement. Rogue entreprit de découvrir cette langue qui jouait avec la sienne, cette bouche qui l'accueillait sans retenue.
Harry n'en pouvait plus : même un simple baiser approfondi le laissait pantelant de désir et d'amour. Jamais il n'avait connu ça, jamais. Severus bougea doucement sous lui, le jeune homme poussa un cri de surprise qui se mua rapidement en un gémissement appuyé de contentement.
Severus ricana en voyant la réaction de son compagnon lorsqu'il posa sa main sur l'érection qui réclamait son attention. Il donna à Harry un dernier baiser, chaste, et porta le jeune homme qui écarquilla les yeux. Rogue fit asseoir Harry sur le banc du premier rang et lui écarta les jambes.
- « Prof…Severus, non, je… je ne suis pas prêt ! » glapit rapidement un Harry horrifié.
- « Du calme, je ne vais pas te violer ! » rigola Severus en s'attaquant à la gorge d'Harry pour lui faire un magnifique suçon. « Je veux juste te donner du plaisir comme jamais tu n'as connu auparavant, Harry… » fut la parole tendre du professeur complétée par un sourire séducteur en arrière-plan. « Quel cours as-tu maintenant en fait ? » demanda-t-il en ouvrant doucement la braguette du pantalon du cadet.
- « Sor… Sortilèges ! » réussit à articuler Harry en sentant son pantalon et son boxer glisser lentement le long de ses jambes.
- « Le cabot pourra attendre, avec toi, il ne dira rien ! » chuchota Severus avant de prendre l'érection d'Harry dans la main droite.
Rogue reprit les lèvres d'Harry en commençant lentement les caresses aériennes. Il effleurait le membre tumescent du bout des doigts et dessinait des cercles sur le gland rougi d'Harry qui fermait les yeux en essayant de réguler sa respiration erratique. Severus mordilla le peau tendre du cou et entreprit de faire subir à Harry des mouvements vigoureux de va et vient. Sa main droite obéit et s'évertua à masturber la verge du Rouge et Or de plus en plus vite.
Harry n'en pouvait plus. Dès que Severus avait réellement commencé à lui donner du plaisir, il avait abandonné les armes et poussait des cris courts et aigus à chaque caresse. Il était fou, fou de ce plaisir qui l'envahissait et le rongeait. Il n'aspirait qu'à se faire caresser pour toujours mais néanmoins, il désirait que Rogue lui accorde la délivrance pour exploser de jouissance comme jamais auparavant. Il s'accrocha aux bords du banc et se mordit à sang la lèvre inférieure alors que ses membres étaient agités de tremblements. Sans qu'il ne s'y attende, Severus l'embrassa plus sauvagement pour le faire réagir au quart de tour. Le professeur redoubla d'ardeurs et augmenta encore la vitesse. Harry répondit à ce baiser qui excita encore plus ses sens et haleta sans s'arrêter, contrôlé uniquement par ces frottements qui échauffaient son sexe tendu à l'extrême. Il rompit le baiser en rejetant sa tête en arrière tout en criant d'extase et en se tendant.
Severus vit ce corps de divin se tendre et jouir dans sa main et sur lui. Harry frissonnait et souriait béatement. A cette seule vue, Severus se sentit au bord de l'orgasme et quand il découvrit que le visage en sueur du jeune homme aux joues rougies le regardait avec amour et envie, son corps frémit et il se libéra dans son boxer en rougissant délicatement. Le professeur se lança un 'evanesco' plus que nécessaire ainsi que sur Harry qui était descendu de son banc et qui se rhabillait précipitamment.
- « Tu devrais aller en cours, non ? » se moqua Severus en le regardant tendrement.
Harry se retourna vers lui en lui souriant.
- « A qui la faute si je suis en retard ? » rétorqua-t-il.
Il s'avança rapidement et effleura les lèvres de son compagnon avant de se ruer dans le couloir pour aller en cours.
Severus regardait la porte qui venait de se refermer. Et dire qu'il s'attachait de plus en plus à ce morveux qu'il avait tant détesté…Il s'évertuait même à lui donner du plaisir et à se faire aimer…
Harry arriva à la bourre au cours de son parrain et entra timidement après avoir eu l'autorisation. Sirius le dévisagea mais ne lui dit rien et le jeune s'assit en un éclair entre Ron et Hermione qui le passaient au peigne fin en adoptant des regards perçants.
- « Qu'est-ce qu'il te voulait ? » demanda Ron alors qu'il rattrapait sa souris suicidaire par la queue.
- « Me rabaisser sur la qualité de mon flacon que je lui ai rendu la fois passée. » répliqua Harry en essayant de paraître normal.
- « Et il ne l'aurait pas fait en public comme à son habitude ? » s'étonna Hermione en fronçant les sourcils.
- « Peut-être qu'il avait oublié et qu'il ne voulait pas se mordre les doigts pour avoir raté une occasion de me traîner dans la boue ! » 'Ou plutôt sur son banc…' se dit mentalement Harry en s'interdisant un sourire. « Vous avez prévenu Sirius ? » demanda le Survivant en se dérobant de la discussion.
- « Ouais ! On lui a dit la cause de ton retard. Il a froncé les sourcils et a eu un temps d'arrêt, comme d'habitude. » répondit Ron avec un sourire en coin.
- « Il n'a pas collé Malefoy ? » s'exclama Harry alors qu'il donnait un coup de baguette sur son animal, crevant ainsi l'œil de sa souris avec le bout de sa baguette.
- « Si… dès qu'il a franchi la porte en fait ! » affirma Hermione en donnant un coup de baguette rageur sur sa souris qui se transforma en le merle demandé.
Les deux amis déglutirent difficilement en voyant le coup de maître de la jeune femme à l'évidence très énervée. Ron et Harry se regardèrent en prenant soin que la Rouge et Or ne voie rien de l'échange lorsque la sonnerie retentit. Le Survivant rangeait ses affaires quand son parrain l'appela.
- « Décidément ce n'est pas ton jour, Harry ! » commenta Ron en partant de la classe avec une Hermione sous pression.
Harry s'avança et affronta l'animagus du regard.
- « Désolé, Rogue m'a retenu ! » s'expliqua le jeune homme en étant sûr que c'est de ça dont son parrain voulait lui parler.
- « Je sais, Ron et Hermione m'ont prévenu ! Moi, ce que je veux savoir, c'est d'où vient ce suçon magnifique et récent qui colore ta gorge ! » déclara Sirius avec une lueur coquine dans ses yeux.
Harry se figea et rougit sans s'en rendre compte.
- « Kiiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Mon petit deviendra bientôt grand !!!! » s'exclama l'ex-détenu en jouant un mélodrame sous les yeux exorbités de son filleul. « On va me ravir mon garçon !!! » geignit Sirius en faisant semblant de pleurer pour demander juste la seconde d'après « C'est quiiiiiiiiiii ? » à un Harry pétrifié se faisant attaquer par les coups de coude insistants de son parrain.
- « Personne ! » se défendit Harry en essayant de fuir mais Sirius l'attrapa par le col de sa robe.
- « Voyons, voyons ! Chercherais-tu à me fuir, Harry ? » questionna ironiquement Sirius « Je veux savoir ! » ordonna-t-il en lançant un regard complice au jeune homme de plus en plus rouge.
- « Lâche-moi, je ne te le dirai pas ! » attaqua Harry en se débattant comme un fou.
- « Allez, dis tout à Tonton Black !!! » insista Patmol en essayant de maîtriser le démon qu'est le fils de son défunt ami.
- « Va mourir !!! » cria Harry en se dérobant et en piquant un sprint vers le dortoir de Gryffondors.
Sirius se retrouva les quatre fers en l'air en soupira pour mieux rigoler en suite. Son filleul avait une copine, il en était certain et il allait ouvrir grands les yeux pour savoir exactement qui était la demoiselle.
- « Pathétique ! Tu rigoles tout seul en te vautrant à terre maintenant ? » railla la voix de Remus qui venait d'entrer dans la salle de classe vide.
- « Je sais, mais c'est pour ça que je te fais craquer ! » répliqua du tac au tac Black en se relevant gracieusement pour aller embrasser son compagnon.
- « Mesdames, Messieurs, prêts pour ce troisième conseil? » demanda une haute silhouette rouge.
Cri bestial et guerrire en guise de réponse affirmative.
- « Bien ! La séance est ouverte ! Mais où est Sybille ? » remarqua Dumbledore.
Sifflotement de la part d'une femme encapuchonnée qui avait décoré son capuchon avec un chardon.
- « Voyons, Minerva ! Je vous avais demandé de faire circuler le message ! » s'indigna Albus.
- « Si elle avait réellement le don du troisième œil, elle aurait su par les astres ou vu dans sa boule de cristal qu'une réunion se déroulait aujourd'hui ! J'ai donc jugé qu'il n'était pas nécessaire que je l'en informe ! » se défendit MacGonagall.
- « Bon soit… Les relations entre les candidats se développent réellement, je vous prie donc de ne pas être choqués au résultat final ! » prévint le directeur avec un air mystérieux et malicieux sans pour autant développer plus « Messieurs Weasley et Crivey font leurs travails à merveille ! Je voulais néanmoins tenir cette réunion pour savoir si vous avez des réclamations à me faire. » dit le mage blanc.
- « Moi, professeur ! » fit la voix du professeur Chourave « N'est-ce pas se risquer à l'émeute de programmer le concours le jour de la Saint-Valentin ? » demanda le professeur de botanique.
- « C'est vrai ! On va certainement devoir isoler tout les candidats ! » poursuivit le professeur Sinistra.
- « Et encore, il faudra une bonne surveillance car je suis certaine qu'il va y avoir de la fraude ! » continua Minerva.
- « Mesdames, voyons ! Ne pensez-vous pas que j'y ai déjà pensé ? Je ne vous dévoilerai pas mes plans mais soyez certaines qu'il ne va pas y avoir d'émeutes même si nous les frôlerons ! » déclara Albus en souriant.
- « Quoique, vu certains candidats, ils agiront comme calmants, c'est sûr ! » se moqua Hagrid.
- « Je ne serai pas aussi confiant à votre place, Hagrid ! Les candidats, surtout ceux visés, possèdent une beauté exquise, à moins que pour Messieurs Crabbe et Goyle… Enfin soit, je vais les obliger à passer par la case 'relooking' et je mettrai ma main au chaudron qu'ils vont déchaîner les passions. » affirma le directeur.
Gros silence.
- « Vous êtes diabolique, Albus. Vous avez tout planifié du début jusqu'à la fin. Et dire que vous êtes allé à Gryffondor… Je commence à avoir de sérieux doutes. » grinça le professeur de métamorphose.
- « Mais non ! Qu'allez-vous chercher là ? Je suis aussi innocent que la licorne qui vient de naître ! » répliqua Albus en chantonnant joyeusement.
Tout le corps professoral soupira, il ne gagnerait jamais ne serait-ce qu'une bataille en face de son directeur. Pauvres candidats.
- « Peux-tu me dire pourquoi tu as une paire de lunettes pendue à ton coup ? » s'étonna Remus.
- « Mouhahaha ! Je veux savoir et je vais y arriver ! Rien ne résiste à mes lunettes trafiquées ! » complota Sirius dans sa barbe.
- « Que quoi ?! Tu as ressorti ces lorgnons crasseux ? Mais qu'est-ce que tu as encore derrière la tête ?! » insista le lycan en voyant son petit-ami marmonner entre ses dents.
- « Harry avait un suçon à la gorge hier ! Je veux savoir avec qui il sort ! » répondit soudainement l'animagus avec un air dangereux de savant-fou.
Lupin soupira.
- « J'aurai du m'en douter… Tâche d'être discret ! » conseilla le loup-garou.
- « Compte sur moi ! » rétorqua Patmol en se dirigeant vers la porte.
- « Deux secondes… je veux faire un pari avec toi ! » annonça Lunard.
Sirius se retourna et le dévisagea. Il n'en croyait pas ses oreilles.
- « Toi ? Le sage Lupin ? Tu veux faire un pari ? Oh mon dieu Merlin ! Qu'as-tu fait de mon Remus ?! » ricana Sirius « Vas-y propose ! » provoqua-t-il.
- « Et bien… » commença Remus « J'aimerais parier sur le sexe de la personne qui lui a fait ce suçon ! » asséna-t-il.
- « C'est une fille ! J'en suis sûr et certain ! Mon intuition ne me trompe jamais ! » répliqua Sirius.
- « Si tu en es tellement sûr, accepte le pari alors ! » susurra Lupin.
- « Tu maintiens donc que c'est un garçon avec qui Harry sort ? » questionna l'ex-détenu.
- « Je maintiens ! » confirma son vis-à-vis.
- « L'enjeu du pari ? » interrogea Sirius avec des allures d'homme d'affaire.
- « Si je gagne, tu devras te travestir pendant une journée entière de cours. » annonça Remus en souriant, ravi que son compagnon marche dans la combine.
- « Et si tu perds ? »
- « Je serai à ton entière disposition pendant un jour lors d'un week-end ! » rétorqua le lycan.
Sirius et Remus se regardèrent et eurent tout les deux un sourire carnassier. Ils se serrèrent la main pour sceller l'accord. Tout les coups étaient permis.
Le trio des Gryffondors se rendait en cours de sortilèges en bavardant joyeusement. Harry, Ron et Hermione entrèrent dans la classe et firent des yeux ronds comme des œufs de dragon. Sirius avait des lunettes délicatement posées sur son nez alors qu'il n'avait aucun problème de vue.
- « Sirius, pourquoi tu… » commença Harry avant que son parrain ne le devance.
- « Les affres de la vieillesse, Harry ! » esquiva Sirius en s'en allant vers son bureau pour débuter son cours.
Black leurs expliqua en deux temps trois mouvements le nouveau sort et leurs intima de s'entraîner. Il s'assit calmement dans son fauteuil et redressa ses lunettes. 'Voyons voir, je vais d'abord régler sur quelle option ?' se demanda Sirius en les tripotant de façon à ce que l'on croie qu'il essuyait les verres. 'A oui celle-là est parfaite pour commencer !' se réjouit-il en sélectionnant l'option qui s'était inscrite momentanément sur les verres : « Voir les émanations de chaleur des personnes suite à la proximité des autres.»
Sirius l'avait mainte fois utilisée pour observer James en présence de Lily afin de le charrier ainsi que pour lui lorsqu'une fille menaçait de lui faire une déclaration. Il passa donc son regard sur tout ses élèves qui, à son grand regret, ne réagissaient pas du tout comme il l'espérait. Harry et les autres avaient tous des émanations de chaleur naturelles qui ne grimpaient pas à la proximité de l'un ou de l'autre. Sirius souffla, déçu, mais n'abandonna pas et reprit ses lunettes pour choisir une autre option « Voir les aura des sentiments » et, là, il fut un peu plus satisfait. Il connaissait le code des couleurs des auras par cœur :
Rouge : le désir.
Jaune : l'amitié.
Rose : l'amour véritable.
Noir : la haine.
Vert : l'embarras.
Bien que ça restait primaire – les lunettes avaient bien vécu quand même -, cela lui servait toujours de base. Il remarqua ainsi qu'à part les traditionnelles auras noires et jaunes qui régnaient en maître entre Gryffondors et Serpentards, il y avait des autres nuances très intéressantes. Sirius vit que l'aura de Malefoy avait des taches de jaune et de rouge qui naissaient dans le néant, que Neville était d'une belle aura verte car il venait de rater son sort, que celle d'Hermione était la copie conforme du jeune Draco – Sirius haussa les sourcils comme jamais – et qu'Harry oscillait entre le rouge et le rose. « Pris la main dans le sac, mon cher. Je ne vais plus te lâcher » ricana intérieurement l'animagus en regardant dangereusement son filleul qui intercepta son regard et qui déglutit.
Harry vit en biais le regard que lui accordait son parrain et il eut une sueur froide qui lui parcourut le dos. Il était sûr que ces maudites lunettes n'étaient pas une paire anodine comme celle que lui-même portait.
- « Harry, tu resteras à la fin du cours, s'il te plaît ! » ordonna Sirius avec un sourire en coin.
Harry soupira et essaya de se concentrer sur son mouvement de poignet pour réussir le sortilège mais en vain. A la fin du cours, il se dirigea vers le bureau de son parrain avec un air de condamné à mort particulièrement réaliste.
- « Tu es a-mou-reux ! » chantonna l'ex-détenu alors qu'Harry rougissait.
- « Non ! Ce n'est pas vrai ! » démentit Harry mais, à vrai dire, la bête qui séjournait en lui affirmait les dires de son parrain.
- « Menteur ! De plus, tu désires ardemment la demoiselle ! » rajouta Sirius en remettant de l'huile sur le feu.
Le Survivant s'embrasa et crut se liquéfier sur place. La demoiselle ? Si son parrain s'y mettait, il était mort.
- « Allez ! Dis-moi tout ! Je connais déjà tout tes secrets ! » ricana Patmol en le ligotant magiquement à une chaise. « Crache le morceau ! » ordonna l'animagus.
- « Non ! » brava Harry en gigotant.
- « Parfait ! » déclara son parrain en lui lançant un sort de chatouillis.
Le Survivant éclata de rire et se bidonnait sur sa chaise alors qu'il lançait un regard meurtrier à Sirius qui le surplombait de toute sa hauteur.
- « Hahaha !!! Hihihi ! Arrête…. WouHaHaHa… ça ! Hahahahahahahah ! » réussit à prononcer Harry qui retrouva son état normal dans la seconde qui suivit.
- « Alors ? » demanda Patmol en souriant machiavéliquement.
- « Détache-moi ! » intima son filleul.
- « A d'autres ! Ne rêve pas mon cher ! Tu t'adresses au meilleur ami de ton père, ex-maraudeur qui en a fait voir de toutes les couleurs aux pires imbéciles ! » ricana l'ex-détenu en sentant l'arnaque venir de loin.
- « Meilleur ami de mon père et tu martyrises son fils ? Honte à toi ! » déclara le jeune homme en espérant faire culpabiliser son parrain.
- « Héhéhé… Tu penses, toi ? Je suis sûr qu'il m'aurait approuvé et donné son consentement ! » rétorqua Sirius « Alors ? »
- « Jamais ! » répliqua Harry d'un ton hargneux et se débattant comme un diable.
- « D'accord Harry, je ne voulais pas faire ça mais bon… soit tu me dis qui s'est… soit… » laissa en suspens Patmol.
- « Soit ? » interrogea le Rouge et Or en se tenant tranquille et en ayant la désagréable impression qu'il n'aura pas vraiment le choix.
- « Soit je demande aux jumeaux, à Peeves, à Dumbledore, à Ron et à Hermione de te harceler sur ce sujet. En plus de moi évidemment. Tu n'auras aucune seconde de répit, même pas dans ta précieuse Tour de Gryffondor ainsi que dans ton dortoir ! » menaça-t-il en faisant bouger ses sourcils d'un air évocateur.
Harry blêmit. Avoir son parrain 24h sur 24, non merci ! Surtout si il demandait aux fauteurs de troubles, à ses meilleurs amis et au démon personnifié de la manipulation de se rallier à sa cause. Il considéra l'accord et s'apprêta à répondre quand la porte s'ouvrit doucement pour dévoiler Lupin. Ce dernier observa la scène, soupira et porta un regard lourd d'accusation sur son compagnon qui rougit.
- « Tu es irrécupérable ! » souffla-t-il alors qu'il gratifiait Sirius d'une généreuse tapette sur le sommet du crâne.
- « Remus ! Merci de me sauver ! » dit Harry en pleurant presque de soulagement. Pour déchanter aussitôt.
Lupin s'assit à califourchon sur une chaise et appuya ses bras sur le dossier.
- « Bien, maintenant, tu vas répondre ! » ordonna Remus avec un regard calculateur et une voix menaçante.
- « Re…Remus ? » bégaya Harry sous le choc.
- « Vois-tu Harry, j'ai fait un pari avec Sirius. On sait tout les deux que tu sors avec quelqu'un. Le problème est de savoir qui ! Alors tu vas nous le dire gentiment ! » expliqua Lupin en vitesse.
- « Non, je refuse ! » cracha le jeune homme, outré que ses deux modèles fassent un pari sur lui.
- « Harry, on a parié sur le sexe de cette personne. Si c'est une femme, comme Sirius l'a affirmé, je devrai lui servir d'esclave pendant une journée entière. Par contre, si c'est un homme, comme je l'ai à mon tour affirmé, c'est ton parrain qui va se promener en travesti pendant une journée entière de cours. Tu préfères te venger de qui ? » développa le lycan.
Harry réfléchit puis ricana. Des cornes et une queue auraient pu lui pousser que le couple ne s'en serait point étonné.
- « Je sors avec un homme… » annonça Harry en rougissant mais rigolant dans sa barbe pour Sirius qui avait pâli.
- « T'as perdu, Sirius ! » annonça gaiement Remus alors que l'interpellé restait de marbre.
- « Ca ne vous choque pas que je sois avec un homme et non une femme ? » questionna Harry, surpris.
- « Bien sûr que non, on est ensemble ! » rétorquèrent d'une même voix Remus et Sirius.
Un blizzard redoutable et piquant passa dans la salle de classe.
- « QUOI ?! » cria Harry en voulant se relever alors qu'il était toujours détenu sur sa chaise qui menaçait de craquer.
Les deux hommes se regardèrent et sourirent en soupirant.
- « On dirait que ça t'étonne ? » railla Sirius.
- « Mais, Remus avec… avec Rogue ? » demanda un Harry ébahi.
- « Pure erreur ! » rigola-t-il « De plus, j'aime Sirius depuis l'adolescence mais je refusais de l'admettre c'est tout ! » murmura joyeusement Remus.
- « Il faut dire que j'ai beaucoup d'atouts pour faire plier notre tendre et sensible loup-garou ! » se vanta Sirius avant d'embrasser doucement Lupin sous les yeux du jeune homme, rassuré qu'il n'y ait jamais rien eu de véritable entre Remus et Severus.
- « Bon, maintenant je vais devoir me travestir ! » se plaignit Sirius sous les rires de son compagnon et de son filleul.
Voilà, c'est fini pour le sixième ! Je ne sais pas quand je vais commencer à écrire le septième. Je suis désolée pour les fautes d'ortho' mais je n'ai pas su me relire cette fois-ci (cas de force majeure --"). J'espère que ça vous a plu et n'oubliez pas, si qqn a des info sur mon problème avec les mails de FF, merci d'avance :P
Reviews ? :PPP
Bisous ;)
