Voici le chapitre 7 ! J'hésitais à vous le mettre aujourd'hui ou pour Noël :P J'avais opté pour la deuxième solution (sorte de cadeau XD) mais j'ai craqué é_è J'espère qu'il vous plaira :P Merci pour les reviews :P

Vampyse : Merci ;) Les alertes sont revenues en tt cas :D

Mamanline : Oui c'est revenu '(oug!) Merci de me suivre dans cette fic :P

Zekiro : Ravie que tu adores autant :P

Carpediemlfr : Tu vas voir avec ce chapitre-ci ;)

Cleo McPhee : Merci :P Ca fait plaisir de voir que tu me suis pour cette fiction :P

Pacifica Snape Riddle Malfoy : XDDD voici le sept pour tes vac' x)

Bonne lecture à tous(tes) :P


Chapitre 07

Sirius avait la sale impression qu'il allait être la risée de tout Poudlard. Jamais le maraudeur n'était arrivé aussi bas. Il se regarda dans le miroir et, quelque soit l'angle d'observation, il trouvait le résultat désastreux. L'animagus serra les dents et sortit de sa salle de bain.

Remus attendait patiemment que Sirius daigne enfin s'extirper de la salle d'eau. Son esprit était déjà à la fête à l'idée d'avoir gagné le pari. Sirius en femme. Il avait vraiment trouvé l'idée du siècle : le plus fier, le plus arrogant et le plus viril des quatre maraudeurs allait se retrouver en jupe devant toute l'école réunie. Le lycan sursauta quand la porte s'ouvrit à la volée.

- « Satisfait ou remboursé ? » demanda un Sirius au visage déformé par un sourire tout sauf crédible.

Le loup-garou sourit jusqu'aux oreilles, s'approcha de son compagnon et marcha en cercle autour de Patmol. Il le détaillait sans oublier le moindre détail.

- « Je dirais que je suis satisfait mais que je veux quand même être remboursé ! » déclara Remus en posant ses mains sur ses hanches.

Regard d'incompréhension de la part de son cher et tendre.

- « Et bien disons que tu es particulièrement sublime même avec des seins en papier et une jupe mais que je préfère le vrai Sirius ! » expliqua Lupin en rigolant.

- « Je me demande comment les femmes survivent à leur condition. Quel est le misogyne qui a inventé le soutien-gorge ? Comme si les hauts talons ne suffisaient pas ! » râla l'ex-détenu.

Remus pouffa sans retenue.

- « Allez, Sissi, en piste pour ton premier cours ! » annonça Lupin en ricanant.

- « Allez, qui ? » questionna l'animagus en plissant les yeux.

- « Sissi. Sirius n'est vraiment pas un prénom féminin pour la jolie demoiselle que tu es aujourd'hui ! Je t'ai donc rebaptisé ! » répondit le lycan d'une voix gaie.

Sirius se figea et, après un temps d'arrêt, se rua dans le couloirs sous les rires de son compagnon.


Hermione lisait tranquillement à la bibliothèque lorsqu'elle entendit un chuchotement qui, dans le cas présent, se révélait être intempestif. Elle se leva en prenant soin de ne pas racler les pieds de sa chaise sur le sol et tenta de trouver la source de cette nuisance sonore. La jeune femme la trouva bien vite : Pansy Parkinson discutait avec Millicent Bulstrode. La Gryffondor leva les yeux au ciel et s'apprêtait à aller se rasseoir quand elle perçut le prénom « Draco » dans la conversation des deux adolescentes. Sa curiosité l'emporta et elle se planqua derrière une étagère. Elle était juste assez proche pour entendre parfaitement le déroulement de la discussion sans pour autant se faire repérer.

- « Tu comprends, Millicent ? Je ne veux pas la lui rapporter ! Je ne vais pas lui rendre service après ce qu'il m'a fait ! » expliqua Parkinson.

- « Peut-être, Pansy, mais tu ne peux quand même pas lui cacher dans le château ! Il ne va jamais la retrouver ! En plus, tu sais que cet objet est vital pour Draco ! » dit jeune fille aux allures de montagne.

- « Justement ! C'est une raison en plus ! La bibliothèque est l'endroit parfait ! Il rechigne à venir ici et lorsqu'il y est obligé, il est trop occupé à pester et à finir au plus vite ses affaires qu'à chercher quoique se soit ! » se réjouit le bouledogue.

Les serpentardes ricanèrent et Parkinson se dirigea vers une étagère. Elle regarda attentivement les livres qui y étaient entreposés. Après quelques minutes d'inspection, elle laissa échapper un petit cri triomphal et attrapa vigoureusement un gros grimoire intitulé « L'hygiène de vie des Trolls à travers les âges ». Elle ouvrit le livre et y glissa quelque chose de lisse et brillant. Parkinson rangea le livre et sortit de la bibliothèque en complotant avec une Millicent secouée de rires.

Hermione observa attentivement la scène et sortit de sa cachette pour aller jeter un œil à ce bouquin. Elle arriva à l'étagère incriminée et prit délicatement le livre. Elle l'ouvrit avec respect et y trouva une photo de famille. D'après ce qu'elle put voir, il s'agissait de Draco lorsqu'il devait avoir six ou sept ans. Le jeune garçon rigolait à gorge déployée alors qu'il jouait aux échecs version sorcier avec Lucius Malefoy qui, à l'évidence, se faisait battre à plat de coutures. La jeune femme sourit et mit doucement la photo dans son sac.


Sirius se tenait derrière la porte de sa salle de classe. Il se demandait comment les élèves allaient réagir. Il avait eu le bon réflexe de ne pas assister au petit-déjeuner mais il ne pouvait pas se permettre de sécher les cours. Il souffla un grand coup, entra dans sa classe et se dirigea droit vers son bureau sans prêter attention aux élèves qui le dévisageaient.

Il fallait dire que Sirius Black était certes d'une beauté rare, même en travesti, mais il était totalement risible. Les premières années n'en revenaient pas : des couettes sur les côtés, un top décolleté rouge sang, une jupe courte et noire à plis avec une boucle argentée sur le côté, des bas en nylon et une paire de chaussures à hauts talons. C'était bel et bien leur professeur tout droit sorti d'Azkaban qui se tenait debout devant eux ?

Sirius fit parcourir un regard polaire et meurtrier sur toute l'assemblée. Cette dernière ne fut guère effrayée, il faut dire que Rogue restait le maître incontesté dans cet art méconnu des êtres humains normaux. Les élèves éclatèrent de rire à la figure maquillée comme une voiture volée du professeur de sortilèges.

La journée allait être très longue pour Black.


Draco avait retourné toute sa chambre et il commençait à paniquer. Où était-elle passée ? Il tenait à cette photo comme à la prunelle de ses yeux. La seule photo qui n'était pas formelle et où son père et lui partageaient un des trop rares moments d'intimité entre eux. Le jeune homme se sentait aux bords des larmes. Jamais il n'avait perdu cette photo si précieuse. Il sortit précipitamment du dortoir avec pour unique but de la retrouver.

Il cavala à travers tout le château comme jamais auparavant mais aucune photo n'était en vue. Malefoy déambulait dans les couloirs. Heureusement qu'il n'avait pas cours aujourd'hui, tout comme les Gryffondor. Il s'arrêta soudain en plein milieu d'un couloir désert. Peut-être que…

Draco démarra en quart de tour et courut jusqu'à en perdre haleine au dernier étage. Il arriva essoufflé devant la Grosse Dame qui fronça les sourcils en voyant le jeune homme. Ce dernier soupira et s'assit en face du tableau. Il devait maintenant attendre qu'un Rouge et Or arrive pour espérer quémander l'aide de Granger.

Après de longues minutes de solitude, Draco vit une crinière brune émerger de la cage d'escaliers. Il se leva d'un bond et alla à la rencontre de la jeune femme.

- « Granger, j'ai besoin de toi ! » dit-il directement en entrant dans le vif du sujet.

Hermione le regarda droit dans les yeux et se pencha sur son sac. Elle fouilla minutieusement et sortit une sorte de carte en papier glacé.

- « Tiens, je l'ai trouvée dans un livre de la bibliothèque ! » dit-elle simplement en rendant la photo à son propriétaire légitime.

Le blond reprit la photo en la regardant avec des yeux embués de larmes de soulagement et la glissa dans la poche arrière de son jean de marque. Il fit face à Hermione en la gratifiant de sourire et se jeta dans ses bras. Il l'enlaça sans hypocrisie et la remercia mille fois en lui chuchotant des paroles au creux de l'oreille. Il relâcha Hermione en s'excusant de s'être laissé emporter.

- « Merci encore une fois ! » dit-il en déposant un baiser sur la joue de la jeune femme qui rougit délicatement.

Il s'empressa de partir. Son cœur menaçait d'exploser, tout comme celui de Granger.


Severus se retenait d'éclater de rire. Il mangeait son dîner de la façon la plus normale possible. Chose difficile quand votre voisin massacre son dîner à l'aide de ses doigts peinturlurés de rouge pétant. Rogue n'aurait pas pu rêver mieux pour Black. Surtout quand Dumbledore décida de mettre son grain de sel.

- « Vous avez changé de coiffure, Sirius ? » pouffa le directeur.

Silence de la part de l'intéressé où Severus ne put se retenir de sourire sarcastiquement.

- « Voyons Sirius, ne faites pas cette tête ! » incita la mage blanc.

Black ouvrit la bouche pour répliquer mais Remus le devança.

- « C'est n'est pas 'Sirius' mais 'Sissi' aujourd'hui ! » chantonna cruellement le lycan.

Dix secondes passèrent et Severus se pencha sur la table en hurlant de rire sous le regard brûlant de son ennemi. Tout Poudlard se retourna vers lui mais il n'en avait que faire : c'était trop beau. Sirius jeta un regard lourd de promesses à Lupin qui ricana et Albus se retint de remuer le couteau dans la plaie même si il devait se faire violence pour y arriver.

Harry détaillait son parrain et se retenait de faire comme son compagnon sinon Sirius allait lui asséner le coup de grâce sans scrupules. Par contre, Ron s'était étouffé avec une pomme de terre en voyant Sissi débarquer et Hermione avait simplement souri à cette vision. Il n'y avait que les Serpentard qui avaient lancé des quolibets à tout va et ricanaient à chaque passage de l'animagus en proie à une honte et une fureur inimaginable.

- « Alors comme ça, vous êtes dans cet état après avoir perdu un pari avec Remus ? » demanda Albus.

- « Tout à fait ! » confirma Sirius entre ses dents alors qu'il braquait son regard sur Servillus qui ne savait pas se ravoir.

- « Et quel était donc ce pari ? » questionna Dumbledore avec un regard pétillant qui disait 'danger' à ses interlocuteurs.

- « Je ne pense pas que vous voulez vraiment le savoir, professeur. » répondit doucement Lupin.

Nouveau blanc où on attendait que les paroles étouffées de Severus, à savoir :

- « Sissi… ahahaha… Sissi… hihihihi… Olala j'espère que Crivey a pris de photos ! Wahahahaha… »

- « Non mais ce n'est pas bientôt fini, Servillus ! » tonna Sirius en pleine crise de nerfs.

- « On ne t'a jamais dit qu'une femme en colère voyait ses traits se déformer ? » railla Severus en se reprenant d'un coup lorsqu'il entendit son surnom.

'Et c'est parti…' pensèrent Remus -en levant les yeux au ciel- et Albus –en rigolant plus qu'autre chose dans sa barbe.

- « Moi, au moins, ce n'est que quand je suis en colère qu'ils sont déformés ! » rétorqua Sirius d'un ton venimeux.

- « Mais que tu es hargneuse, Sissi. Tu devrais être sage sinon tu n'auras pas ton os à ronger ce soir ! » répliqua doucereusement Rogue.

- « Raté Servillus ! Je suis certain d'avoir quelque chose à me mettre sous la dent, tout comme chaque soir. Pas comme toi je présume ! » ricana Patmol.

- « Je suis certain que Lupin est ravi de se voir traiter de « quelque chose ». Hé oui, vous n'êtes pas discrets. En ce qui concerne mon cas, je pense que ça ne te regarde pas ! » murmura Severus avec un ton moqueur.

Sirius se figea sur place. Il n'aimait ni cette dernière réplique ni le ton que Rogue avait employé pour la dire. Elle signifiait qu'il avait quelqu'un, mais qui ? Black plissa les yeux et sortit comme un voleur de la grande salle, suivi de près par son loup-garou.

Remus le rattrapa bien vite et le tira par le bras pour l'obliger à se retourner.

- « Sirius, qu'est-ce que tu fabriques ? » chuchota précipitamment Remus alors qu'ils croisaient les derniers retardataires venus prendre leur dîner à la grande salle.

- « Je vais me venger ! On ne s'attaque pas à Sissi – il dit le prénom ironiquement – sans en subir les conséquences. Servillus a quelqu'un et je veux savoir qui ! » affirma le travesti.

- « A oui ? Et comment comptes-tu t'y prendre, mon cher ? » interrogea Remus d'un ton polaire.

- « Je vais simplement m'introduire dans son bureau et fouiller ses affaires. Si je ne trouve rien, ses appartements seront l'objet de mon attention par la suite ! » répondit-il comme si c'était une évidence.

- « Je viens avec toi ! » décida Lupin « Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser faire tes bidouillages sans te surveiller ?! » se défendit-il sous l'expression outrée de son compagnon.

Les deux hommes se dirigèrent vers le bureau de Rogue et, après avoir levé le sortilège, entrèrent avant de le replacer. Il ne fallait pas que Rogue se doute de quelque chose.

- « Bon, puisque tu es là Remus, tu fouilles les tiroirs du bureau, et moi, je m'occupe le secrétaire. » ordonna l'animagus.

Le lycan s'exécuta sans rechigner et commença à dépouiller les tiroirs de leur contenu : lettres, devoirs, interrogations, essais de potions mais aucune trace d'histoire de cœur. Choux blanc aussi pour Sirius qui pestait mentalement. Les deux compères voulurent s'en aller après avoir tout remis soigneusement quand ils entendirent des bruits de pas qui se stoppèrent devant la porte de la pièce. Ils échangèrent rapidement un regard avant de se cacher en quatrième vitesse dans l'imposante armoire de Rogue. Ils étaient l'un sur l'autre et tentaient de faire le moins de bruit possible quand la porte s'ouvrit sur Rogue et Harry.

Sirius vit rouge et esquissa un mouvement pour sortir mais Remus le retint en posant un doigt sur sa bouche pour lui ordonner muettement le silence. Patmol fit la grimace et opta pour observer calmement l'entretien entre son ennemi et son filleul.


Harry avait quitté la table en prétextant qu'il devait de toute urgence parler à Sirius. Il s'en alla tranquillement mais il marcha jusqu'au bureau de Rogue. Ce dernier d'ailleurs l'avait suivi silencieusement et ce n'est que dans le couloir où le bureau se situait qu'Harry s'en rendit compte. Ils se sourirent et Severus ouvrit la porte de son bureau d'un seul mouvement de baguette. Harry s'assit patiemment sur un siège tandis que Severus se posait délicatement sur le bord de son bureau en face du jeune homme.

- « Tu voulais me parler, Harry ? » demanda doucement Severus.

- « Oui, sais-tu pourquoi mon parrain se montre en jupe ? » questionna d'abord Harry.

- « Apparemment il a perdu un pari avec Lupin ! » affirma Rogue.

- « Oui, mais sais-tu ce qu'était ce pari ? » continua le Rouge et Or.

Severus fronça les sourcils et attendit qu'Harry lui explique.

- « Et bien, ils avaient parié sur le sexe de la personne avec qui je sors. Sirius avait dit que c'était une femme tandis que Remus avait penché pour un homme. » expliqua-t-il.

- « Et donc, nous sommes à moitié percés à jour. » dit Severus.

- « Exact. Alors, je voulais te demander si il ne faudrait pas leurs dire… » demanda Harry d'une petite voix gênée. Même si il connaissait de mieux en mieux Severus, il ne voulait pas se castagner avec lui : ça finissait par un match nul où chacun ruminait dans son coin pendant quelques jours au maximum.

- « C'est toi qui vois mais ne compte par sur moi pour l'annoncer au cabot avec une bouche en forme de cœur ! » répondit Rogue avec une mine dégoûtée.

Harry rigola et se leva pour embrasser son compagnon. Ce dernier posa ses mains sur le bas du dos d'Harry alors qu'il sentait deux mains s'accaparer son torse. Ils gémirent de concert, ces moments-là étaient trop rares pour le moment. Severus commençait à tomber amoureux d'Harry et voulait plus tandis que le jeune homme était complètement fou de lui mais n'était toujours pas prêt à se donner entièrement. Rogue quémanda l'entrée de la bouche d'Harry et commença à jouer avec la langue du jeune homme qui fondit instantanément. Severus rigola doucement en voyant qu'Harry s'abandonnait totalement, seulement il n'avait pas prévu qu'il prenne l'initiative. Le Rouge et Or cessa le baiser et enleva les robes noires de Severus en un geste de baguette. Harry regarda son œuvre et sourit.

- « Tu pourras remercier Sirius pour m'avoir appris ce sort ! » chantonna Harry.

- « Tu peux toujours rêver ! » répliqua Rogue du tac au tac.

Harry rigola et commença à déboutonner la chemise noire de son professeur qui sentait son excitation se concentrer dans son entre-jambe. Une fois le torse dévoilé, Harry s'attaqua avec lenteur à un téton de son compagnon qui gémit sous l'assaut. Harry savait pertinemment que ça rendait Severus fou de désir. Il léchait et mordillait le bouton de chair jusqu'à le faire durcir puis fit de même avec l'autre. Harry s'évertua alors à se mettre à genoux devant Severus en descendant lentement tout en embrassant délicieusement le buste de Rogue dont le souffle commençait sérieusement à s'accélérer et ses joues à prendre une teinte rosée. Le jeune homme, une fois agenouillé, défit la ceinture du pantalon et détacha la braguette. Il enleva le vêtement à une lenteur agonisante qui laissa pantelant Severus puis, d'un coup, le Survivant arracha presque le boxer de son professeur afin de révéler l'érection de l'homme dont le gland suintait déjà de plaisir. Harry embrassa la verge dressée et fit parcourir sa langue sur toute la longueur du phallus. Il adorait entendre les gémissements ou les cris étouffés de Severus, pour lui, c'était une musique divinement douce. Il cajola son homme de cette manière pendant de longues minutes. Il ne voulait pas le prendre entièrement dans sa bouche tant que Rogue ne lui aurait pas demandé. Et comme prévu par le jeune homme…

- « Harry… mmmhh… s'il…s'il te plait… » haleta Severus.

- " Enfin…" ricana doucement Harry avant de prendre l'érection de son amour dans sa bouche.

Severus ferma les yeux et gémit plus fort dès qu'il se trouva dans l'antre chaude de son élève. Il pencha la tête sur le côté et plaça une main sur la tête d'Harry pour caresser ses cheveux. Il sentait ses lèvres glisser sur son pénis dressé de plaisir et désir. Il n'avait jamais imaginé à quel point c'était divin. Cette bouche qui le suçait, cette langue qui le titillait et ces dents qui le mordillaient doucement, il en raffolait même si c'était la première fois qu'Harry lui faisait une fellation. Il se jura de tout faire pour que ce dernier recommence. Rogue commença à remuer les hanches en suivant le rythme des va et vient de son compagnon seulement ce n'était pas assez. D'un commun accord muet, Rogue agrippa délicatement les cheveux d'Harry pour lui imposer une cadence plus rapide et le jeune homme fit de même mais avec les fesses de son professeur.

Harry sentait les frissons qui parcouraient sans cesse le corps du maître des cachots et s'en réjouissait, au moins il savait s'y prendre même si, pour lui, c'était la première fois qu'il touchait Rogue aussi intimement. Il malaxa les fesses de son homme et augmenta considérablement ses mouvements en faisant des bruits de succion à peine masqués. Rogue avait de plus en plus de mal à reprendre son souffle et à se concentrer, ses mouvements devenaient de plus en plus chaotiques au fur et à mesure du plaisir qui déferlait en lui. Brusquement, il rejeta la tête dans un cri étranglé et se répandit dans la bouche d'Harry qui grogna de plaisir et qui embrassa une dernière fois le pénis de Rogue avant de se relever en souriant.

Severus était légèrement secoué de spasmes et récupérait petit à petit son souffle. Il regarda les yeux d'un vert émeraude et remarqua que ceux-ci pétillaient de joie. Il sourit et se redressa convenablement. Il se rhabilla en vitesse avec l'aide d'Harry et posa tendrement les lèvres sur celles de ce dernier. Ils étaient tout les deux aux anges. Harry parce qu'il avait réussi à procurer un orgasme à l'homme qu'il aimait et Severus parce qu'il se sentait comblé et aimé par son élève. Il était vraiment parfait pour lui. Ils séparèrent leur bouche et Severus caressa doucement la joue du jeune homme.

- « Tu devrais retourner près de Miss Granger et Weasley. Ils vont commencer à s'inquiéter en voyant que tu n'es toujours pas arrivé à la salle commune. » chuchota doucement Rogue.

- « Oui, tu as raison. On peut se voir quand ? » demanda Harry à voix basse.

- « Il faudra attendre les vacances de Noël. Là, on aura la bride qui sera relâchée ! » répondit tendrement Rogue en dessinant le contour des lèvres de son élève avec un doigt fin et délicat.

- « C'est-à-dire dans deux jours ! » se réjouit Harry avant d'embrasser une dernière fois son professeur et de partir en tout hâte.

Severus le regarda partir avec un sourire incontrôlable plaqué sur ses lèvres, prit une pile de copies à corriger, sortit de son bureau et s'en alla vers ses appartements après avoir verrouillé la salle.


Sirius et Remus étaient pétrifiés dans leur armoire. Remus regardait Sirius en biais et vit qu'il était au bord de la syncope mais il le comprenait. Imaginez votre pire ennemi – celui à qui vous voulez faire la peau mais que vous n'y arriverez jamais – qui se met à tutoyer votre filleul, à lui parler gentiment pour l'embrasser amoureusement par la suite et, comble du comble, votre filleul consent à tout ça et fait une fellation à cet ennemi. Après quelques minutes de pétrification, Sirius explosa comme une bombe à retardement et bondit hors de l'armoire en vociférant contre Rogue.

- « Pourquoi es-tu si énervé ? » demanda Remus en essayant de calmer son compagnon.

- « Mais enfin Remus ! Regarde ce qui vient de se passer ! Rogue avec Harry ! Harry qui… qui… Râ ! Non ! Je refuse catégoriquement d'y croire ! Ce fumier l'a ensorcelé pour faire de lui son esclave sexuel ! » s'emporta Sirius en piétinant le sol de ses hauts talons qui menaçaient de se casser.

- « Tu dis vraiment n'importe quoi ! Tu es plus choqué qu'énervé… » rétorqua Remus.

- « Bien sûr que je suis choqué ! Je viens de voir que mon filleul adorer sucer cette sale anguille de Servillus et il le fait spontanément en plus ! » aboya l'animagus.

- « Choqué alors que tu m'as fait la même chose ? » répondit le lycan.

Rougissement de la part de Patmol qui marmonna des paroles incompréhensible.

- « Quoique tu en penses Sirius, tu as entendu : Harry va venir nous en parler bientôt. Ça veut donc dire que ce n'est pas une passade et qu'il veut qu'on le soutienne dans son couple et non pas qu'on le démolisse ! Est-ce clair ? » menaça Remus.

- « Comme de l'eau de roche ! » grinça Sirius encore sous le choc.

C'est vrai que c'était de sa faute. C'était bel et bien lui qui avait voulu fouiner dans le bureau de Rogue mais il n'aurait jamais imaginé assister à ça ! C'était la pire des manières d'apprendre avec qui sortait son filleul. Maintenant, il allait devoir faire preuve de sang froid en face de Rogue et de faire comme si de rien n'était en face d'Harry. Il y eut un moment de silence où Remus crut que son compagnon s'était calmé. Grossière erreur.

- « RÂÂÂÂÂ MON HARRY SI INNONCENT !!!!!!! SERVILLUS, JE VAIS TE TUER !!!! » hurla-t-il alors que Remus le ceinturait en soupirant pour qu'il se tienne tranquille. Il n'était pas sorti de l'auberge avec lui, pensa-t-il en souriant intérieurement.


- « Méfaits accomplis ! » murmura Hermionne, blanche comme la mort, sous les yeux d'un Ron rouge comme une pivoine.

Hermione était remontée dans le dortoir avec son meilleur ami pour savoir où Harry s'envolait ces derniers temps et vu que Ginny avait insinué qu'Harry avait quelqu'un… La curiosité l'a emportée et ils avaient décidé d'utiliser la carte du maraudeur. Ils avaient donc appris que non seulement Remus et Sirius étaient coincés dans l'armoire de Rogue mais aussi que le Rouge et Or avait pris particulièrement du bon temps avec son professeur dans son bureau sous les yeux des intrus.

- « Qu'est-ce qu'on va faire, Hermione ? » chuchota Ron d'une voix absente.

- « Lui en parler, c'est la seule solution qui s'offre à nous sinon on n'arrivera à rien avant très longtemps. » répondit la jeune femme en repliant la carte avant de la ranger dans la valise d'Harry.

- « Tu en penses quoi, toi ? » demanda Ron après quelques secondes de silence.

- « Qu'Harry soit homosexuel ou qu'il sorte avec Rogue ? » interrogea-t-elle pour pouvoir répondre.

- « Les deux. » précisa Ron en s'asseyant sur son lit.

Hermione suivit son exemple et s'assit sur le lit d'Harry.

- « Qu'il soit homosexuel ne me dérange pas, c'est son choix. Je ne vais pas m'y opposer et qu'Harry soit gay ou non, il reste le même n'est-ce pas ? Maintenant qu'il sorte avec Rogue – elle eut un frisson – il faut relativiser les choses et si il est heureux avec lui, je ne vois aucune objection même si je n'aime guère son compagnon. Et toi ? » expliqua la jeune femme.

- « C'est à peu près pareil, qu'il soit homosexuel ne me fait ni chaud ni froid. Il restera toujours mon meilleur ami et vu ce qu'il faisait avec Rogue, ça ne fait pas une heure qu'il est avec donc si il n'a pas déjà changé, il ne changera pas donc, moi, ça me va ! Par contre pour la question de la chauve-souris géante, tant qu'il est bien avec et qu'il ne me donne pas de détails sauf si ils peuvent me servir à faire chanter Rogue, j'essayerai de m'y faire ! » répondit à son tour le rouquin.

Un silence pensif s'installa et fut rompu par l'arrivée d'un Harry à bout de souffle à cause de sa course.

- « Tu as pu parler à Sirius ? » commença Ron innocemment.

- « Oui, j'ai bien rigolé avec lui alors qu'il maudissait Remus pour le pari ! » éluda Harry.

- « Tu mens. » asséna son meilleur ami.

Gros blanc.

- « Pourquoi tu dis que… » débuta le jeune homme avant de se faire interrompre par Hermione.

- « Harry, on sait que tu étais avec Rogue. » dit-elle en rougissant « Ces temps-ci, tu cavales de plus en plus seul dans tout le château et, Ron et moi, on s'est demandé ce que tu nous cachais alors on a utilisé la carte du maraudeur et on t'a vu dans le bureau de Rogue, avec lui en train de… » Elle ne termina pas sa phrase et rougit alors que le Survivant avait blêmit.

- « Je pense que ça mérite une petite discussion… » affirma le rouquin.


« Je le fais ou je le fais pas ? » telle était la question que Draco se repassait en boucle depuis de longues heures dans son lit. Il s'arrachait littéralement les cheveux. Il ne pouvait pas éprouver quelque chose pour Hermione, c'était impossible ! La jeune femme était une Gryffondor, une Sang-de-Bourbe, une Miss Je-Sais-Tout, elle le détestait et lui tenait tête. En bref, elle amassait tout les défauts ! Mais c'est pour ça qu'elle l'attirait comme le miel pour les abeilles. Il sourit quand il repensa à son rire avant de se tendre.

- « NON !!!! C'est aussi ridicule qu'un Basilic tombant amoureux d'un coq ! » cria-t-il en se plaignant dans le dortoir.

- « Vas-y, fais-en profiter toute la classe si tu as quelque chose sur la conscience ! » dit Blaise en regardant Draco d'un œil vitreux.

- « Oh désolé… je croyais que j'étais seul à ne pas dormir dans le dortoir vu l'heure… » déclara le Prince des Serpentard en faisant amende honorable auprès du métis.

- « Je somnolais tranquillement, c'est n'est pas grave. Alors qui aimes-tu ? » interrogea Zabini en souriant au blond avec un air entendu.

- « Personne ! » dit Malefoy en se détournant de son ami.

- « Ben voyons… tu sais que ça se voit comme le nez au milieu de la figure que tu es amoureux de quelqu'un ? » répliqua le mannequin maintenant réveillé.

- « Même pas vrai ! » se défendit Draco avec mauvaise foi.

- « Et vu comme tu réagis, ça doit être quelqu'un qui n'est pas fréquentable ! » poursuivit Blaise sur le ton d'un enquêteur.

- « Mais lâche-moi ! » se plaignit le blond.

- « Non, pour une fois que je vais pouvoir te taquiner ! » chantonna Zabini.

- « Merlin, donne-moi la force ! » pria Malefoy.

- « Si tu me fais part de ton secret, je te révèle le mien ! » négocia le métis.

- « Et pourquoi ça devrait m'intéresser ? » cracha Draco.

- « Parce que moi aussi je suis mal barré ! » déclara le brun.

Après quelques instants de réflexion, Draco accepta.


- « Donc, on avait vu juste ! » dit Ron.

Grognement affirmatif d'Harry.

- « Dites, tant qu'on est dans les confidences… » murmura Hermione d'une voix timide.

Les deux garçons la regardèrent et se tinrent attentifs.

- « Je pense que je commence à apprécier Malefoy… » dit-elle en rougissant.

- « QUOI ? » s'exclamèrent les deux jeunes hommes.

- « C'est arrivé progressivement, je vous assure ! Je ne voulais pas mais on s'est rapproché même si on s'engueulait ! Et maintenant, je commence à vouloir le connaître et à être avec lui ! » débita Hermione à une vitesse hallucinante.

Harry sourit et compatit vu que c'était la même chose pour lui et Rogue tandis que Ron grognait en se couchant sur son lit.

- « On t'aidera, Hermione ! » assura Harry.

- "Merci" répondit doucement Hermione.

- « Moi aussi, j'ai une annonce à faire tant qu'on y est… » commença Ron en rougissant légèrement.

- « On t'écoute ! » déclarèrent Harry et Hermione d'une même voix.

- « Moi aussi, je pense que je suis gay… » dit le rouquin en rougissant jusqu'aux oreilles.

Nouveau cri dans le dortoir des Gryffondor.


- « Donc résumons la situation, tu aimes Granger et moi Weasley. » récapitula Zabini, assis en indien sur son lit.

- « Rigoureusement exact. » soupira Draco.

- « Et bien on va devoir se serrer les coudes ! » déclara Blaise en se levant sur son lit avec un air décidé collé au visage.

Draco soupira encore une fois. Qu'avait-il fait pour mériter ça ?


Sirius était enfin redevenu digne d'être l'homme qu'il était. Il avait enfilé un pyjama en rentrant dans ses appartements après être passé par la case 'salle de bain!'. L'animagus était d'une humeur de chien et ne s'en cachait pas. Jamais il n'avait donné autant de retenues et de devoirs supplémentaires – même aux Gryffondor – que ce jour. Patmol souffla d'exaspération et se coucha dans son lit. Il se positionna confortablement et se pelotonna contre le corps couché à côté de lui. Le corps ? Sirius ouvrit la bouche pour crier mais une main recouvrit cette dernière.

- « Chut ! Tu vas réveiller tout le château ! » intima Remus.

- « Mais enfin qu'est-ce que tu fais là ? » s'indigna Sirius.

- « Une petite surprise ! » répondit le lycan d'un ton joyeux.

- « Quelle joie ! Que me vaut cet honneur ? » cracha son compagnon avec une mauvaise humeur évidente.

- « Disons qu'en jouant les voyeurs en observant Harry et Severus, j'ai eu des idées ! » déclara un Remus en apparences ingénu.

- « Quoi ? » s'étonna Sirius vu que lui, il avait plutôt été dégoûté.

- « Fais-moi l'amour ! » expliqua Remus sous forme d'un ordre net et précis.

La mâchoire de l'animagus se décrocha alors que son sexe se dressa sous les couvertures. Remus regarda le bas ventre de son compagnon et sourit avant de se coucher sur le dos et d'obliger Sirius – en mode arrêt momentané – à se mettre au-dessus de lui. Black se réveilla enfin.

- « Les loups-garous ne sont-ils pas des dominants ? » ironisa Sirius.

- « Il faut une exception à chaque règle, non ? » rigola doucement Remus alors qu'il se débarrassait de ses vêtements et de ceux de Sirius en un mouvement de poignet.

Sirius se glissa entre les jambes de Lunard et les érections se frottèrent lentement. Remus siffla de contentement et Patmol grogna de désir. Sirius embrassa tendrement Remus qui répondit instantanément quoiqu'un peu plus sauvagement. Apparemment, le lycan qui demeurait en lui était à la fête. Au fur et à mesure qu'ils approfondissaient le baiser et que les caresses se faisaient plus appuyées, les corps vibraient de plus en plus et les souffles se faisaient erratiques. Sirius s'attaqua à la gorge de Remus alors que ce dernier enfouissait ses mains dans sa chevelure lisse et soyeuse. Patmol s'arrêta de suçoter son futur-amant et écarta légèrement plus les cuisses de ce dernier. Il porta un doigt à la bouche de Remus qui l'humecta en souriant d'anticipation. Le loup-garou sentit que Sirius se pencha sur le côté juste avant d'être pénétrer par un doigt inquisiteur et outrageusement délicieux. Le lycan discernait sans aucune peine les mouvements de va et vient que son compagnon faisait au plus profond de son corps. Il arqua légèrement le dos et penchant la tête sur le côté pour que Sirius puisse aller plus loin. L'animagus vit que Remus commençait réellement à aimer son traitement et décida qu'il ne pouvait plus attendre. Il enleva précipitamment le doigt et mit son gland à l'entrée de l'anus de Lupin qui souriait de plus bel. Sirius regarda Remus droit dans les yeux et le pénétra doucement en une seule fois. Les deux hommes gémirent et Sirius rejeta sa tête en arrière sous le plaisir intense de pouvoir enfin se lier charnellement avec le seul qu'il avait toujours aimé. Il attendit quelques secondes avant de se coucher complètement sur Remus et de caler son visage dans le cou de son amant. Il plaça ses mains sur les omoplates de Remus et commença à bouger délicatement ses hanches. Remus poussa un cri ravi et laissa libre cours à ses gémissements sans aucune honte. Patmol débuta un rythme plus soutenu tout en restant tendre – il ne voulait pas tomber dans le bestial – et Lunard le suivit en soulevant ses hanches montrant ainsi qu'il adoptait la cadence. Sirius ressentait un plaisir immense et une sensation d'extrême béatitude. Son corps fut parcourut de frisson qui le fit aller plus loin dans le corps de Remus en un coup de rein plus brusque que les autres. Lupin cria et Sirius se figea. Il voulut s'excuser lorsqu'il vit les rougeurs sur les joues de Remus qui souriait encore plus qu'au début. Il n'avait pas l'expression de quelqu'un qui venait d'avoir mal. Sirius réitéra le mouvement et son amant cria encore une fois en se cambrant d'un coup et il comprit enfin : il venait de toucher la prostate. L'animagus rigola doucement et s'évertua dès lors à aller marteler la glande ronde et sensible qui faisait crier, trembler et gigoter Remus de plaisir.

Remus était un proie à une chaleur intense due au plaisir et Sirius n'arrangeait rien pour son plus grand bonheur : il allait marteler le point magique de plus en plus vite et de plus en plus souvent. Les cris du lycan se mêlèrent subtilement aux gémissements de son ami et dans un ultime coup de rein de ce dernier, le loup-garou cria et éjacula entre leur torse en sueur. Il retomba sur le matelas dans un mouvement de bien-être tandis qu'il entendait Sirius grogner et qu'il le sentait jouir en lui.

Inoubliable.

Sirius resta sur Remus quelques instants avant de se retirer et de se coucher sur le dos à côté de son amant. Ce dernier se blottit contre son torse et l'embrassa sur la joue. Tout irait bien pour eux deux désormais.

- « Ce n'était pas une si mauvaise journée que ça finalement ! Tu t'es bien rattrapé ! » taquina Sirius alors que son compagnon éclatait de rire à ses côtés.

Les deux hommes s'enlacèrent dans les bras l'un de l'autre, loin de tout soucis. Pas comme certains.


- « En fait, Harry, Remus et Sirius sont au courant pour Rogue et toi. » dit Hermione lors d'une période d'accalmie et pour continuer dans les révélations.

- « QUOI ? » s'étrangla le concerné « Mais comment ? »

- « Disons simplement qu'en regardant sur la carte, ils étaient planqués dans l'armoire de Rogue quand tu t'es amusé avec ce dernier… » révéla Ron en ricanant alors qu'Harry se liquéfiait sur place.

Le jeune homme bondit de son lit, sortit du dortoir et cavala jusqu'aux appartements de Sirius. Il frappa vigoureusement à la porte mais personne ne vint lui ouvrir. Mauvais signe. Il murmura alors un sort qu'il avait appris en cours de sortilège et la porte s'ouvrit sans faire de manières. Harry marcha précipitamment et entra dans la chambre de Sirius sans s'occuper de la politesse pour mieux se pétrifier par la suite. Il tomba nez à nez avec Remus et Sirius en sueur et enlacer étroitement. Les deux hommes le regardèrent avec des yeux ronds et Harry baissa vivement le regard.

- « Harry ? » s'exclama Sirius en se redressant un peu pour s'appuyer contre le dos du lit.

- « Désolé ! Je devais te parler de quelque chose d'important, ça ne pouvait pas attendre et vu que tu ne m'ouvrais pas, j'ai forcé le passage et… Je n'avais pas pensé que tu pouvais être avec quelqu'un… Désolé, je ne vais pas vous déranger plus longtemps !!! » bafouilla Harry, rouge d'embarras.

- « Non, reste si tu désires parler à Sirius. » dit Remus en imitant la position de son amant.

- « Vous êtes sûr que c'est le moment ? » tenta le jeune homme en refusant de croiser leur regard.

- « Oui, mon cher filleul ! » se moqua l'animagus « De toute façon, on allait dormir. C'est avant que tu nous aurais dérangé ! » insinua Sirius en prenant plaisir à rendre le Rouge et Or encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà.

Harry hocha la tête en signe d'accord et s'assit sur un fauteuil jouxtant le lit.

- « Après tout, ce n'est que justice de vous voir comme ça. » débuta Harry en affrontant les deux hommes avec un regard sévère.

- « Pardon ? » demanda Sirius. Il faut dire qu'il n'était pas encore bien sur terre.

- « Vous ne vous êtes pas gênés de regarder lorsque Severus et moi étions à votre place ! » asséna Harry « Puis-je savoir ce que vous faisiez dans le bureau de Severus, qui est normalement scellé par un sort, et en prime cachés dans l'armoire ? » interrogea Harry d'une voix douce aux accents meurtriers.

Remus sifflota quelques notes et Sirius rougit quelque peu.

- « Harry, c'est de ma faute ! » affirma Sirius alors que son filleul haussait les sourcils et croisaient les bras « Il m'a provoqué au dîner et dans sa provocation, j'ai compris qu'il avait quelqu'un et j'ai voulu savoir qui pour lui faire ravaler ses paroles. Je me suis donc dirigé vers son bureau pour le fouiller et Remus m'a accompagné pour me 'surveiller'. Le problème c'est que, quand on était sur le point de partir, on a entendu des pas et on s'est donc caché par pure prudence et réflexe de survie. Et lorsqu'on vous a vus débarquer, on ne pouvait plus sortir… J'ai assisté à ça contre mon gré… » expliqua Sirius sous le regard accusateur d'Harry.

Froid polaire dans la chambre. Les deux hommes se regardèrent et s'excusèrent d'une même voix avant d'entendre la sentence.

- « Messieurs, je ne vous cache pas que c'est du joli ! » déclara Harry « Cependant, maintenant que vous êtes au courant, autant en parler. J'aime Severus, point barre, et ce que je fais avec lui est purement consenti. Donc si vous avez un commentaire négatif à faire ou si vous n'acceptez pas la situation, vous n'êtes plus les bienvenus dans ma vie. » dit-il d'une voix neutre.

- « Loin de là nos intentions. On accepte seulement je garderai un œil sur Servillus et à la moindre incartade… » prévint Sirius en glissant son pouce sur la longueur de sa gorge.

Remus et Harry rigolèrent et les trois hommes se mirent à approfondir la discussion. Ce n'est que deux heures plus tard qu'Harry sortit des appartements de son parrain pour aller piquer un somme bien mérité.


Severus Rogue était assis dans le bureau du directeur avec ce dernier assis devant lui en train de lui sourire avec un air bienveillant. Rogue crut commencer à prendre racine lorsqu'Albus décida enfin d'ouvrir la bouche.

- « Ça va avec Harry ? » questionna doucement le mage blanc.

- « J'étais sûr que vous étiez au courant. A quoi bon essayer de cacher quelque chose dans ce fichu château ? » grogna Rogue.

- « A rien bien évidemment ! Et pour votre gouverne, j'étais au courant pour vous deux bien avant que vous soyez ensemble. Ces choses-là se sentent, Severus. La Grosse Dame et son amie Violette m'ont juste confirmé votre relation. Avouez, mon cher, que ce n'était pas très discret de votre part d'essayer d'embrasser Harry en plein devant son dortoir. » répondit Albus en croisant les mains sur son ventre dans une attitude qui se voulait paternelle. « Dans tout les cas, je ne vous souhaite que du bonheur. Vous ne pouviez pas trouver mieux surtout que vous l'aimez à en perdre la raison. »

- « Vous délirez. Je l'aime bien, c'est tout. Mais c'est vrai que je suis heureux et que je connais le bonheur avec lui. » rétorqua froidement Severus.

- « Vous vous voilez la face. Allez vous coucher Severus, et si vous avez le temps, prenez le pour méditer sur vos vrais sentiments envers Harry. » le congédia Dumbledore en soupirant. Severus sera toujours le même c'est-à-dire un vrai aveugle possédant une tête de mule question sentiments.

Le maître des cachots dévisagea son directeur avant de se lever d'un bond comme un diable hors de sa boîte et sortit du bureau en claquant la porte de toute la force dont il était capable. Une fois dans le couloir, il se mit à penser à ce qu'Albus venait de lui dire « vous l'aimez à en perdre la raison » et le professeur ricana juste avant que deux yeux verts ne s'imposent à lui. Il revit ses yeux briller lorsqu'il était dans les parages ou en leur compagnie puis une crinière ébène et ébouriffé. Il sourit délicatement et poursuivit dans les souvenirs qu'il adorait : Harry, sa joie, ses colères, ses larmes, sa timidité, ses paroles, ses attitudes, ses mimiques, son corps, son réconfort, ect… et la liste était bien trop longue pour être exhaustive. A chaque élément, Severus souriait de plus en plus et se sentait léger. Il adorait tout en Harry, il l'aimait pour ce qu'il était et c'était réciproque. Il éteignit les lumières de sa chambre et se coucha. Le professeur pensa à Harry avant de fermer les yeux pour mieux les rouvrir brusquement sous le choc de la vérité. Il n'avait pas arrêté de penser à Harry. La gifle lui parut douce et miraculeuse, il avait enfin compris qu'il n'était pas « en train de tomber amoureux » mais qu'il l'était déjà depuis bien longtemps, plus longtemps qu'il ne le pensait et qu'il serait irrécupérable. Severus s'endormit en se promettant d'aller parler à Harry et de lui demander d'entretenir une relation beaucoup plus sérieuse, une relation d'un vrai couple. Seulement, il allait devoir lui dire ces mots qu'il n'avait jamais dits et qu'il redoutait plus que tout. Est-ce que j'y arriverai ? se lamenta-t-il mentalement.


Poudlard avait été déserté par les élèves et les professeurs sauf quelques exceptions : les candidats au concours, leurs proches amis et Albus Dumbledore. Ils étaient tous réunis autour de l'unique table dressée pour le petit-déjeuner. Les Gryffondor discutaient joyeusement entre eux et avec Justin, Crabbe et Goyle s'empiffraient de gâteaux, Draco et Zabini se regardaient en coin mais gardaient la bouche close et les trois professeurs écoutaient patiemment leur directeur. Ce dernier se tut quelques secondes et réclama ensuite l'attention particulière des concurrents.

- « Messieurs, à part pour vos habits, je ne vois aucun changement physique. Or, il en faut pour réussir ce concours. Je vous donne jusqu'à ce soir pour vous relooker et ce n'est pas négociable. Je veux voir des changements, est-ce clair ? Bien sûr, Miss Granger, Miss Weasley et Monsieur Zabini, je compte sur vous pour les conseiller ! » dit Dumbledore d'un ton catégorique en lançant en regard qui n'incitait guère à discuter sa volonté.

Gros silence pesant à la table.

- « C'est vrai qu'il y en a qui en ont besoin ! » murmura Sirius entre ses dents en regardant Rogue.

- « Contrairement à toi, Sissi ! » rappela Rogue.

Regard flamboyant du visé et le maître des cachots retroussa les lèvres d'un air satisfait. De toute façon, Severus était certain qu'Harry allait l'aider si il le lui demandait mais il voulait essayer seul et les mettre tous au tapis.

Draco et Zabini avaient tout les deux pâli. Draco allait pouvoir demander de l'aide à Hermione mais c'était un coup dur pour sa fierté et Blaise devait impérativement se montrer tout disposé à conseiller Ron.


Severus était debout devant son miroir et se détaillait minutieusement. Il nota qu'il devait changer sa coiffure, ses vêtements et travailler sur sa démarche et ses regards. Quant à montrer à tout le monde qu'il avait des dents… Il fallait peut-être les blanchir… Même si il n'aimait pas trop l'idée de changer son apparence, peut-être que ça plairait à Harry et qu'il pourrait enfin amorcer courageusement une discussion nécessaire avec le jeune homme. Le maître des cachots se dirigea dans sa réserve personnelle et fouilla dans ses potions. Oh oui, ce sera une belle surprise pour Harry, se dit-il en souriant.


- « Non mais que veux-tu que je change ? Mon physique est parfait ! » déclara fortement Sirius alors que Remus haussait les sourcils.

- « Recoupe-toi les cheveux et arrange-les ! Tu n'as une chevelure lisse et soyeuse que quand tu sors de la douche sinon elle est emmêlée ! Avant, tu avais des cheveux mi-longs et ils ondulaient… C'était irrésistible. » se souvint le lycan en touchant un point sensible chez son amant qui grommela.


- « Granger, j'ai besoin de ton aide et ce n'est pas une proposition mais un ordre ! » cracha Draco alors qu'Hermione discutait avec Ron.

Les deux Gryffondor échangèrent un regard et le rouquin se retint à temps de ricaner.

- « Ravie de voir que tu t'améliores question gentillesse mais j'accepte à une seule condition : j'aide Ron en même temps ! » répondit calmement la jeune femme.

- « Si Ron vient, Blaise aussi ! » négocia le blond alors que Zabini s'étranglait.

Le métis jeta un regard en biais à son ami avec pour seule signification 'Salaud !'. Hermione et Ron se regardèrent et se sourirent malicieusement.

- « C'est d'accord ! » dirent-ils tout les deux en étant synchrones.


Harry réfléchissait. Si il devait se relooker, autant que ça fasse plaisir à Severus. Ce dernier ronchonnait sur les lunettes d'Harry, sur ses cheveux et sur ses tenues qui lui donnaient 'l'air d'un parfait débraillé doublé d'un paumé !'. Le jeune soupira. Il avait du boulot.


- « Non mais c'est quoi ce truc sur tes cheveux ?! » s'exclama Ron dégoûté alors qu'Hermione et Zabini lavaient les cheveux de Malefoy en frottant vigoureusement pour enlever la pommade.

- « De la gomina, ignare ! » rétorqua méchamment Draco, ce qui lui valut un coup généreux de la part de son condisciple de chez Serpentard.

- « C'est affreux ! Tu ne devrais plus jamais en mettre ! » pesta la jeune femme en s'essuyant les mains avec un essuie après avoir terminé le lavage.

Le blond releva la tête, se sécha les cheveux magiquement et Hermione crut mourir. Draco avait des cheveux d'un blond presque blanc, mi-longs et dégradés. Ils étaient lisses et s'arrêtaient en-dessous des oreilles niveau longueur.

- « Mais c'était un crime de les gominer ! » s'écria Hermione tandis que Draco rougissait à sa remarque.

Ron ricana. Le Prince des Serpentard se figea et se tourna vers lui avec un regard meurtrier.

- « Blaise ? Dis-moi, tu ne penses pas que Ron devrait s'épiler ? Il ressemble à un gorille lorsqu'il est en maillot de bain ! » susurra Draco en plissant les yeux.

Zabini retroussa les lèvres avec un air tout sauf réconfortant.

- « Je ne ressemble pas à un gorille ! » se plaignit Weasley en regardant ses jambes.

Il devint blanc comme un linge lorsqu'il se rendit compte de la toison qu'il avait sur ses gambettes.

- « Franchement Ron, je suis désolée mais c'est pour ton bien ! » assura Hermione 'et celui des spectateurs !' ajouta-elle mentalement pour elle.

- « Zabini ? » appela doucement Draco alors qu'il venait de stupéfixier le Gryffondor pour qu'il se tienne tranquille pendant la torture.

- « Présent ! » assura le métis en rigolant.

- « Va chercher de la cire et des bandes ! » ordonna-t-il « Hermione, tu seras l'assistante de Blaise ! » annonça le blond.

Le mannequin revint quelques minutes plus tard avec les instruments de torture et lança un regard d'excuses à Ron. Zabini prépara la cire et les bandes. Une fois que tout était prêt, il appliqua délicatement la cire et colla parfaitement la bande. Il compta tout haut jusqu'à trois et arracha d'un coup sec. Ron ne pouvait pas crier mais ses yeux parlaient pour lui. Et dire qu'ils devaient faire les deux jambes.


L'heure du dîner sonna et les candidats se rendirent à la Grande Salle. Harry entra en croisant les doigts et fut stupéfié. Il s'assit précipitamment et observa ses collègues.

Les mèches blanches de Remus avaient complètement disparu – certainement un coup de Sirius – et il n'avait plus de cernes. Plus rien ne laissait voir sa condition de loup-garou. Ses vêtements avaient manifestement subi un coup de jeune : plus de rapiéçages, plus de trous, plus d'effilages… Sirius était quasiment redevenu l'adolescent qu'Harry avait vu dans la pensine de Rogue. Les cheveux de son parrain tombaient souplement sur ses épaules, ils étaient d'un brun brillant et doux et ils ondulaient comme des serpents. D'après ce qu'Harry pour remarquer c'était son seul changement mais il n'était plus le même grâce à ça. Par contre leur peau avait quelque chose de différent chez les deux hommes. Harry devina qu'ils avaient tout les deux fait des soins mais la question était 'lequel des deux a su obligé l'autre ? et vu le sourire de Remus et l'air résigné de Sirius, le jeune homme savait la réponse. Le Rouge et Or s'attarda alors sur les garçons de son dortoir. Seamus avait coupé ses cheveux de façon à ce qu'il y ait une certaine asymétrie dans la coupe qui attirait le regard tout en éloignant les moqueries et il avait rajouté un brillant son oreille gauche. L'effort vestimentaire était aussi de mise. Dean avait utilisé un sort capillaire afin de pouvoir retirer ses cheveux en une queue grâce aux dreadlocks qu'il avait réalisés. Lui, il avait opté pour un style cool et élégant, ce qui lui allait complètement et dégageait une aura de 'no-stress' dans la pièce. Ginny avait coaché Neville et, à la surprise générale, il était véritablement bel homme. Habillé chic en nuançant avec le rock, ses cheveux étaient coupés courts et coiffés avec des spikes sur toute sa tête et son visage était débarrassé de tout ses boutons et impuretés. Ron, quant à lui, n'avait apparemment rien changé. Son meilleur ami l'interrogea du regard et le roux grimaça en lui montrant ses jambes. Harry arrondit sa bouche et plissa les yeux en signe de compassion et de partage de sa douleur. Draco sourit avec un air mauvais alors qu'il tapait dans la main de Blaise. Ils avaient du effectuer un véritable débroussaillage. En parlant de Draco, ce dernier avait changé sa coiffure et cette dernière le rendait encore plus beau mais aussi plus arrogant, pour la question des vêtements, il avait juste ressorti toute sa garde-robe. Crabe et Goyle n'avaient apparemment pas changé quelque chose et lorsqu'on leurs posa la question, ils répondirent avec lenteur qu'ils avaient changé leurs sous-vêtements et ils remercièrent Dumbledore pour leurs avoir rappeler. Le Gryffondor sourit doucement en se retenant d'éclater de rire et s'adossa à son siège en attendant que Severus se pointe. Il était excité de connaître son avis et de voir comment son homme s'était arrangé.


Severus sortit précipitamment de sa salle de bain et vit qu'il était en retard au dîner d'après sa fidèle pendule. Il jura et se hâta jusqu'à la grande salle. Une fois arrivé à destination, il se tint devant la porte où il perçut des rumeurs de conversations. Il soupira et entra majestueusement dans la salle. Toutes les conversations s'envolèrent et le silence régna.

Harry était bouche-bée et menaçait de pleurer tellement Rogue était éblouissant. L'homme avait troqué ses robes noires pour un jean qui rallongeait avantageusement ses jambes déjà longues et fines et pour un fin pull rouge sombre avec un col en 'v' qui lui moulait le torse. Le jeune homme sourit en remarquant qu'il n'avait pas changé de chaussures puis porta son attention sur la coiffure et le visage de Severus. Ses cheveux ne lui tombaient plus sur les épaules mais ils étaient carrément arrivés à sa taille. Ils étaient d'un noir absolu, brillaient de propreté et non de gras. Harry rêvait déjà de passer ses doigts dans la chevelure lisse et soyeuse que possédait dorénavant le professeur. Ce dernier lui sourit et Harry fut frappé en remarquant des dents redevenues blanches et lorsque Rogue remit derrière son oreille une mèche qui lui brouillait la vue, le Survivant nota qu'il avait subtilement affiné ses sourcils, ce qui lui donnait un regard plus doux.

Du côté de Severus, il se fit violence pour ne pas réagir instantanément à la vue de son compagnon. Harry avait enfin compris qu'il devait rétrécir ses vêtements difformes et changer leurs couleurs qui étaient hideuses et démodées. Du coup, ça donnaît un Harry en t-shirt d'un mauve hypnotisant accompagné d'un pantalon noir qui ne révélait rien de son corps mais qui ne le déformait pas non plus. Le tout complété par une paire de baskets stylées. Quant au visage, Rogue se confronta de plein front à une regard pétillant et d'un vert éclatant qui le dévisageait avec gourmandise et tout ça s'en être caché derrière d'affreuses lunettes rondes et cassées mille fois. Severus leva un peu plus les yeux et repéra qu'Harry avait coupé sensiblement ses cheveux ce qui avait eu pour effet de les ébouriffer encore plus que d'habitude. Rogue sera les poings et s'empêcha de gémir alors qu'une vision alléchante s'imposait à lui.

- « Je suis fier de vous, Messieurs ! » annonça joyeusement Albus et se mordant l'intérieur de la bouche en voyant les réactions de chacun.

Le dîner commença enfin et se passa sans encombres. Par compte pour ce qui est de la soirée…


Ron se dirigeait lentement vers les toilettes des garçons quand Zabini le rattrapa.

- « Tu n'as pas trop mal aux jambes ? » s'inquiéta le serpentard.

- « Bien sûr que non ! Je pourrais même faire ça tout les jours tellement c'est une part de gâteau ! » grinça Ron entre ses dents en fourrant ses mains dans ses poches.

- « Désolé mais ce n'était vraiment pas tentateur lorsqu'on voyait tes jambes. Ca aurait fait fuir n'importe qui une forêt pareille ! » tenta de s'excuser Blaise en retournant le couteau dans la plaie.

Ron rougit de colère et grommela dans sa barbe en évitant le regard du vert et argent.

- « J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas, c'est ça ? » murmura gentiment Zabini.

Si il n'avait pas vu la mâchoire de Weasley se crisper, il aurait rigoler de la situation mais là, il s'enfonçait.

- « Je suis désolé… Je voulais te faire rire un peu mais apparemment je ne m'y prends pas correctement. » expliqua doucement Blaise.

Il souffla mentalement de soulagement en voyant l'expression et le regard de Ron se radoucir.

- « Demande ce que tu veux et je le ferai pour tenter de me racheter ! » dit-il sûr de lui alors qu'ils entraient dans les toilettes.

Ron s'arrêta, se retourna vers lui et fit parcourir son regard sur le métis qui rougit subtilement. Après quelques minutes de silence, Ron sourit et s'approcha de lui. Il chuchota quelque chose à l'oreille de Zabini puis le regarda dans les yeux.

- « C'est ça ou tu pourras te brosser pour obtenir mon pardon ! » asséna le rouquin d'un ton catégorique. « Je vais aux toilettes, si tu es toujours là quand j'ai fini, ça voudra dire que tu acceptes l'accord. » expliqua Ron en entrant dans une cabine.

Le cadet des fils Weasley était sûr que Blaise allait fuir, comme tout serpentard d'ailleurs. Après tout, ce qu'il lui avait proposé était très osé, peut-être trop, mais il n'avait pas su se retenir à la vue d'un Zabini qui tentait de lui parler et d'être gentil. Il sortit de la cabine et vit que Zabini l'attendait, appuyé sur un évier et en train de lui sourire avec un regard luisant de luxure.

- « Quoi ? Tu… » commença Ron en n'en revenant pas.

- « Oui, j'accepte d'être ton objet sexuel jusqu'à la fin du concours. Tu ne t'y attendais pas, hein ? Mais il faut dire que tu es craquant, Weasley. Je ne vois pas pourquoi je m'en priverais ! » coupa Zabini en s'approchant d'un Ron restant comme deux ronds de flan. « Je vais même commencer à respecter notre accord et ce tout de suite… » susurra-t-il suavement à l'oreille du rouquin qu'il poussa dans une cabine qu'il verrouilla d'un coup de baguette.


Draco avait décidé de raccompagner Hermione à son dortoir pour 'la remercier de l'avoir aidé cet après-midi' lui avait-il dit. Cependant, un silence pesant régnait entre eux deux, chacun à ses réflexions et ses idées farfelues pour approcher l'autre. Ils étaient déjà arrivés devant le portrait de la Grosse Dame qui s'ouvrit sous le chuchotis de la jeune femme et ils n'avaient rien dit, ni l'un, ni l'autre.

Draco murmura un 'bonne nuit' avant de sentir une bouche hésitante et délicate sur la sienne. Il écarquilla les yeux et voulut les fermer mais c'était déjà trop tard : le portrait se refermait sur la crinière brune qu'il convoitait. Le blond soupira en souriant béatement puis s'en retourna à son dortoir. Hermione, de l'autre côté du portrait, tentait de réguler ses battements de corps en s'asseyant par terre.


- « Ron… décrispe-toi ! » intima doucement Zabini, debout dans la cabine.

- « Tu crois que c'est évident dans cette toilette, j'ai à peine la place pour bouger ! » se plaignit Ron qui, lui, avait été confortablement installé sur le siège des toilettes par les bon soins de son compagnon provisoire.

Zabini rigola doucement et dépouilla Ron de son pantalon et de son boxer en murmurant un sort. Blaise entreprit de palper sensuellement le sexe de Weasley afin de le faire durcir, ce qui prit quelque minutes : le temps que Ron prenne confiance et se relaxe totalement. Il continuait de toucher intiment Ron lorsqu'il se pencha vers l'oreille du roux.

- « Vu que je suis ton jouet, que veux-tu ? » demanda Zabini d'une voix coquine.

Ron siffla et attrapa Blaise par le bras pour le faire asseoir à califourchon sur le siège de toilettes. Ensuite, le rouquin pencha Blaise sur lui et donna un subtil coup de hanche plus que suggestif tout en gémissant. Le serpentard sourit de plus bel, détacha les boutons de son pantalon, l'abaissa et ôta son sous-vêtement en libérant ainsi sa propre érection. Il frotta cette dernière à celle de Ron qui couina de désir et entrouvrit la bouche pour respirer plus facilement. Le métis prit sa baguette et lança un sort sur son pénis afin de le lubrifier. Une fois l'intention faite, il se positionna à l'entrée de l'anus de Ron. Zabini inspira et commença à pénétrer Ron qui cria légèrement sous l'intrusion. Le serpentard s'arrêta mais récolta aussitôt un grognement de protestation. Il donna donc un autre coup de rein pour entrer entièrement en Ron et ce dernier cria directement de plaisir dès que Blaise toucha sa prostate. Le rouquin s'accrocha aux bras de Zabini qui agrippaient ses hanches en faisant venir plus facilement son corps dans le sien. Le mannequin effectuait ses mouvements avec une lenteur agonisante qui faisait suffoquer Ron de plaisir. Il prenait un malin plaisir à alterne surface et profondeur, maltraitant ainsi délicieusement sa prostate que rarement ce qui décuplait le plaisir chez Weasley quand il touchait la glande sensible. Ron écartait de plus en plus les cuisses, laissant ainsi libre cours à des mouvements plus amples pour Zabini, et arquait son dos sous le plaisir de plus en plus flagrant. La tête de son érection commençait à suinter et Blaise la prit dans sa main pour la masturber énergiquement. Ron cria plus fort dès qu'il sentit cette main s'ajouter aux mouvements intimes. Le serpentard se mordait la lèvre pour ne pas jouir en l'home à qui il faisait l'amour et se jura de tenir jusqu'à ce que Ron jouisse le premier. Ce dernier ne mit pas longtemps à éjaculer puissamment après quelques minutes de traitement sous cette main et ce pénis qui le propulsaient au septième ciel. Il se libéra dans un gémissement rauque tandis que Zabini se retirait rapidement pour se masturber à cette vision et pour mieux se répandre dans sa main en criant de plaisir sous le regard brûlant de Ron qui reprenait son souffle.

Les deux jeunes homes se regardèrent dans le blanc des yeux quand un cri leurs perça les tympans. Ils tournèrent le regard vers la source de ce hurlement et virent Mimi Geignarde qui restait suspendue dans les airs, évanouie.

- « On dirait qu'on s'est trompé de porte, on n'a pas pris la gauche ? » s'étonna Blaise.

Ils réfléchirent tout deux et soupirèrent en même temps. Ils avaient véritablement pris la droite : celles, hors-service, des filles. Ron regarda le fantôme avec un air de dégoût.

- « Pauvre Mimi ! » déclara Ron faussement peiné en faisant éclater de rire Blaise « Au moins, ça lui apprendra à jouer les voyeuses ! » développa-t-il alors qu'il se rhabillait sous les yeux gourmands du vert et argent.


Harry attendait Ron dans le dortoir. Ca allait bientôt faire ¾ d'heure qu'il était aux toilettes ! Il tendit la main vers la poignée de la porte quand cette dernière se fracassa sur lui en dévoilant son meilleur ami. Ron se pétrifia en voyant Harry se tenir la tête et tituber dans la chambre. Il se confondit en excuses et referma la porte pour aider Harry, qui se massait le crâne, à atteindre son lit.

- « Ca va, vieux ? » demanda-t-il inquiet.

- « Ouais… » croassa Harry, ses tempes lui faisaient un mal de chien. « Mais toi, tu vas encore mieux. D'où te vient cette énergie ? » bredouilla Harry en recommençant à voir un Ron et non trois.

Ron arbora immédiatement un rouge cramoisie impressionnant et détourna le regard de son meilleur ami qui haussa un sourcil.

- « Ron ? » appela Harry en souriant d'anticipation.

- « Je me suis laissé emporter puis avoir par Zabini. » annonça-t-il en croisant les bras et en refusant de regarder le Survivant qui souriait.

- « Et ? » incita Harry.

- « Et j'ai couché avec lui. » asséna platement le rouquin en rougissant encore plus si c'était humainement possible.

- « Tu as quoi ? » demanda Harry sous le choc.

- « Je n'ai pas su me retenir et il m'a eu en plus ! Je me dirigeais vers les toilettes quand il est arrivé et il a essayé de rompre la glace avec moi. Il m'a plus vexé qu'autre chose jusqu'à ce qu'il m'assure qu'il ferait tout ce que je voudrais pour obtenir mon pardon. Je me suis dit que j'allais le faire marcher et le faire fuir pour qu'il me laisse en paix. Je lui ai donc proposé de devenir mon jouet sexuel. Non, Harry, ne me coupe pas ! – prévint-il en voyant le Rouge e Or ouvrir la bouche – Je suis allé aux toilettes le temps qu'il réfléchisse et il a accepté. Du coup, je me suis retrouvé avec le même air que Crabbe devant une interro et Zabini m'a poussé dans une cabine et … Et voilà, quoi… » expliqua Ron en regardant obstinément le mur.

Gros silence puis…

- « Dans les toilettes ? » hurla de rire Harry qui se plia en deux en se tenant les côtés sous le regard ahuri de son meilleur ami.

- « Hen, ça va, hein ! » bredouilla Ron qui ne savait pas si il devait rire ou pleurer devant l'attitude du jeune homme.

- « Là, tu as fait fort !!! » dit Harry en s'étouffant de rire.

- « Le pire c'est qu'on s'est trompé de toilettes. On était dans les toilettes des filles surveillées par Mimi… » avoua le rouquin alors qu'Harry hurla encore plus de rire en tapant sur son matelas.

Ron osa un petit sourire et finalement, il se coucha sur le dos dans son lit et mit ses mains sous sa tête. Harry se calma et dévisagea son ami en souriant jusqu'aux oreilles.

- « C'était bien au moins ? » interrogea-t-il curieusement.

- « Le pied total. Et ce n'était que la première fois qu'on couchait ensemble. » répondit Ron en rougissant encore avant de regarder Harry dans les yeux « Tu devrais te jeter à l'eau avec Rogue ! Crois-moi ! » asséna-t-il avant d'éteindre les lumières d'un claquement de doigts et de se coucher.

- « Je ne veux pas perdre ma virginité tant qu'il ne voudra pas avoir une relation sérieuse avec moi ! » répondit sérieusement le jeune homme.

- « Franchement, Harry, avec tout le respect que je te dois, si Rogue ne t'a pas encore largué, c'est qu'il t'aime… » murmura Ron d'une voix fatiguée avant qu'Harry n'entende des ronflements s'élever dans les airs.

Il resta immobile sur son lit mais ne répondit rien à Ron. Le Survivant se mit à réfléchir sans bouger pour sombrer ensuite dans un sommeil agité.


Voilà :P Fin du chapitre sept et donc je m'en vais de ce pas écrire le huitième :P J'espère que ça vous a plu ! En tout cas, il était long et très 'chassé-croisé' et maintenant, on rentre plus dans le rating :P Si je ne poste pas avant, passez tous(tes) un joyeux Noël ;)

Reviews ? :P

Bisous ;)