Hello !
Bien, voilà ce chapitre un peu plus long... J'espère qu'il saura répondre à vos attentes ! =) Je suis à la fin du chap.8. Ils sont de plus en plus long, non ? En tout cas... j'aime beaucoup le 8ème, et j'espère qu'il en sera de même pour vous la semaine prochaine ! lol
Bonne lecture !
Gaya.
« Griffondor est censé être une maison remplie de personnes courageuses, et non pas lâches. Or, c'est le contraire que je vois ici. Etes-vous à ce point infidèle à vos principes que vous vous attaquez dans son dos à un étudiant seul, à quatre contre un ? Je suis déçue de l'image que vous me donnez de Griffondor. On dit que Serpentard est une mauvaise maison, mais je crois que l'adage s'adapte tout autant à vous. »
Sur ces paroles, Harry attendit un instant une réponse, qui ne vint pas, tellement les Maraudeurs étaient stupéfaits. Qui était ce nouveau pour juger des garçons les plus populaires de l'école ? Qui était-il pour se mêler de leurs affaires ? Enfin, ça, c'était pour Sirius et James. Remus, lui, réfléchissait à ses paroles et ressentit clairement de la honte, même s'il s'attaquait à Snape par l'effet de groupe et par peur de se voir rejeté. Quand à Peter, il se disait que le garçon avait peut-être raison, mais que c'était un Serpentard et qu'il défendait les gens de sa maison, même si cela ressemblait plutôt à un profil Poufsouffle ou Griffondor. Alors, décida de suivre ses amis, comme il l'avait toujours fait.
Peter n'était pas mauvais. Il était petit, pas vraiment beau, ni courageux ni puissant, mais il avait une sorte de force intérieure qu'il n'osait révéler. Cette force était enfouie sous des tonnes de timidité, de peur d'être rejeté, si bien qu'on se demandait parfois pourquoi il n'était pas à Poufsouffle, maison pour les gens loyaux mais en général très timides et réservés. Ainsi, il était simplet mais recelait de grandes qualités que même ses amis les plus proches ne voyaient que rarement. Sauf Remus, qui était plus clairvoyant sur l'état des gens grâce à sa lycanthropie.
D'ailleurs, c'était lui qui avait convaincu James et Sirius de l'adopter dans leur groupe. Mais Peter menaçait de se laisser submerger par la jalousie des êtres qui se disaient être ses copains mais qui, il le savait, le dénigraient et ne le gardaient dans leur groupe que grâce à Remus et leur loyauté. Et, il l'ignorait, c'est ce qui allait le faire tomber dans la traîtrise quelques années plus tard.
Néanmoins, Peter n'était pas encore un traître, donc peut-être qu'Harry allait pouvoir le changer avant que ne ressorte son côté le plus sombre…
Mais il devait d'abord se sortir de cette situation qui le mettait hors de ses gongs. Il savait déjà que les Maraudeurs étaient odieux avec Snape, mais les voir agir et s'en prendre à un Severus seul et innocent… Il ne fallait pas lui demander d'ignorer cela, c'était au-dessus de ses forces. Alors, tout en gardant ses gardes, il se détourna des quatre garçons pris en faute pour regarder le blessé.
Celui-ci était dans un piètre état. Ce n'était pas vraiment physique. Il avait bien quelques blessures, mais rien de très grave. Non, le pire était son moral. Recroquevillé, il n'en menait pas large. L'humiliation subie était encore plus forte que d'habitude : Harry l'avait vu dans un tel état de faiblesse. Il se sentait sale. Il aurait pu s'en aller, se redresser et vivre avec comme il l'avait toujours fait. Mais quelque chose – et c'était inexplicable – dans le regard du nouveau l'avait fait hésiter une seconde de trop et il s'était effondré, ne pouvant plus supporter cette honte et cette douleur.
Oh, dans les histoires d'altercation avec les Griffondors, il n'était généralement pas blanc comme neige. Mais ils aimaient apparemment un peu trop voir leur ennemi humilié. Et la frontière qui séparaient le supportable de l'intolérable avait été franchi ; Severus était devenu le souffre-douleur. Mais aucun professeur n'était au courant, et le Serpentard ne voulait pas les dénoncer, il avait trop de fierté pur cela…
Si encore il avait été un élève normal, il n'aurait pas craqué ainsi ; malheureusement, on ne pouvait pas dire qu'il était un garçon habituel. En fait, il était même très étrange, mystérieux, mais personne n'avait encore pris le temps de le connaître. De sa vie, il n'avait eu qu'une amie proche : Lily Evans ; mais cette amitié avait progressivement disparue, le laissant sombrer dans une amère solitude. Ce n'était pas voulu : Lily était généreuse à l'extrême, mais son caractère de feu ne l'autorisait pas à voir au travers d'une insulte quelque chose comme de la détresse…
Et cela, Harry ne le savait pas. Il pensait à Snape comme à une ordure. Et il pensait aussi que les Maraudeurs prenaient bien du temps pour répondre. Pris d'une indicible méfiance, il eut juste le temps de voir un rayon rouge foncer droit sur lui avant de laisser faire son instinct de combat. Erigeant un bouclier tout aussi bien mental que physique, le Survivant – qui portait bien son surnom depuis quelque temps – irrigua de magie ses mains et la fit sortir sous forme de charmes et de sortilèges de défense ; dans le même temps, avec sa baguette, il lança un sort de Désarmement.
Le tout n'avait duré au maximum que quelques instants ; suffisamment pour que les Maraudeurs soient collés au mur, leurs baguettes au pied d'Harry qui était lui-même entouré d'un dôme de protection translucide et parcouru d'ondes magiques. Le silence s'était formé, jusqu'à ce que Severus eut un reniflement dédaigneux et se lève.
« Si tu attendais des remerciements, le nouveau, tu peut aller voir ailleurs. Je n'ai pas besoin d'un piètre arrogant, prétentieux et inutile pour me défendre ; je n'ai pas besoin d'aide. Tu peux laisser tes démonstrations pitoyables de magies là où je pense, à moins que les quatre crétins du fond soient assez impressionnés pour te lécher les pieds comme je pense que tu veux que l'on fasse. »
Et il partit. Harry leva les sourcils, curieux, puis lança aux Griffondors une seule phrase avant de les laisser :
« Pas un mot à quiconque. »
Puis, relâchant ses protections, il s'enfuit avec une dignité forcée. En soi, cette 'prouesse' magique n'était pas grand-chose. Le dôme lui avait pris plus d'une année avant de le maîtriser parfaitement, et c'était juste un Protego amélioré avec de la magie sans baguette de base. Avec ses connaissances actuelles, il ne pouvait pas faire plus en matière de protection. Par comparaison, un auror de deuxième année le faisait facilement, et il en avait l'âge. Donc, c'était normal. Par contre, en attaque, il pouvait mettre plus de force que là dans ses sorts ; il était vraiment doué dans ce domaine et avait le niveau d'un auror de dernière année.
Lorsque Severus était parti, il avait ressenti tout d'abord une sorte de colère vive. Cette sensation avait tout de suite disparue pour laisser place à une curiosité inquiète, puis enfin, de la douleur et de la tristesse. Il ne savait pas d'où lui venaient ces sentiments pour le moins… étonnants, considérant ses relations avec son ancien prof de potion.
En tout cas, Harry longeait pour l'instant le mur, essayant d'occulter toutes ses pensées. Il s'assit un moment, espérant reprendre ses esprits. Puis il se releva, prit un semblant de contenance et se dirigea d'un pas ferme vers la salle commune. Son visage s'était inconsciemment refermé et paraissait figé dans un masque froid. Peu après, il était concentré sur ses devoirs, assis seul à une table, des livres ouverts devant lui. Rien ne semblait l'atteindre, mais en vérité, ses pensées étaient dirigées vers le futur…
Merci d'avoir lu, et il serait gentil de continuer dans votre bonté extrème en laissant uine review... =)
Bizz,
Gaya.
