Coucou !

Il est beau, il est frais, il est pour vous, ce chapitre 9 ! J'espère de tout coeur qu'il vous plaira autant qu'il me plaît.

Toujours pas de béta-correctrice ?...

Bonne lecture !


Harry posa son sac sur la table de la bibliothèque, s'asseyant dans le même mouvement et soupirant avec une envie de Quidditch presque insupportable. Mais il était 17h et il se devait de faire ses devoirs avant de se rendre à la tour d'astronomie.

Il commença ses dissertations avec fatigue, reprenant les habitudes d'un quotidien datant de plus de 4 ans. Merlin que rester assis pendant des heures était difficile, lui qui était habitué à courir, à voler, à se cacher sans relâche ! Et sans Hermione, ni Ron, en plus… Il soupira de nouveau, et s'acharna à se concentrer sur les mots qu'il écrivait.

« Les sortilèges datant du siècle des Lumières ont été et sont toujours grandement utilisés, car la plupart ont été inventé par les célèbres sorciers – pour les moldus des philosophes – Voltaire, Rousseau, Diderot, Montesquieu…. Pour ne citer que les plus connus. Leur travail encyclopédique dans les deux mondes est énorme pour l'époque ; pour les moldus, une Encyclopédie générale, surtout philosophique ; pour les sorciers, une Encyclopédie de sortilèges, de potions, … »

Ce n'est que quand il entendit un bruissement de robe près de lui qu'il releva la tête pour regarder autour de lui. C'est-à-dire près d'une heure moins le quart après avoir commencé ses devoirs.

Ce qu'il vit lui coupa le souffle et la parole pendant près d'une minute.

« Est-ce que je peux m'assoir ? »

Harry hocha la tête, ne détournant pas son regard de la jeune fille devant lui, qui essaya de passer outre, rougissant joliment en se sentant scrutée.

Lorsqu'enfin le jeune homme reprit ses esprits, il avait une furieuse envie de pleurer, de rire, d'embrasser cette fille pendant l'éternité, de sauter sur les murs, … Il sourit, heureux pour la première fois depuis son arrivée. Il se replongea dans ses devoirs, remarquant que sa voisine en avait fait de même ; c'était fou ! Même ses devoirs n'arrivaient pas à lui enlever ce sourire niais de son visage. Il se sentait si léger ! Sa journée lui paraissait soudainement la meilleure de toute sa vie ! Il avait enfin rencontré une personne qui lui avait volé son cœur pour l'éternité. Il lui appartenait, Son bonheur dépendait d'elle, sa vie aussi. Il ne survivrait pas sans elle, c'était une certitude.

Il aimait cette fille de tout son cœur…

L'heure de son rendez-vous arriva presque trop vite. Il se leva, rangeant ses affaires, pour une fois malheureux de quitter cet endroit. Un simple sourire et une parole banale (« Au revoir ») de sa voisine lui donna le vertige et l'impression de flotter sur un nuage rose.

Il parcourut les couloirs à toute vitesse, ressentant le besoin de courir pour évacuer tout son bonheur. Lorsqu'il apparut tout essoufflé en haut de la plus haute tour de Poudlard, il se sentait bizarrement apaisé.

Il n'eut pas à attendre longtemps avant de voir apparaître son amie ; il lui sourit et ils s'assirent en silence près du parapet. Profitant de cet instant de calme privilégié, les deux adolescents ne ressentaient pas le besoin de se parler avant un long moment. La discussion, légère, leur fit oublier leurs quelques soucis. Mais bientôt, une parole de la jeune fille les fit déraper vers un sujet moins léger.

« Dis, tu me parais bien mystérieux… Que caches-tu donc ? » Même énoncé sur un ton de franche plaisanterie, la phrase ne pouvait laisser de marbre Harry, qui s'étonna lui-même de sa brusquerie lorsqu'il répondit que cela ne la regardait pas.

Vexée, Liana se renferma, et lorsque le jeune homme voulut s'excuser, une dispute éclata. Harry, de son côté, ne voulait en aucun cas dévoiler la plus infime partie de son secret, ni même se justifier du mystère qu'il entretenait.

« Ecoute, je t'adore, mais je ne peux pas te dire ce que je cache ! »

« Donc, tu ne me fais pas confiance. Oh, je comprends, un Serpentard a autre chose à faire que de s'occuper d'un Poufsouffle ! Je ne suis donc qu'un jouer à tes yeux ? Tu crois que tu peux feindre une amitié, puis me laisser tomber du jour au lendemain ?... »

« Non, Liana, je t'assure, c'est juste que je ne peux pas… Tu ne comprends donc pas ? »

« Non, je ne comprends pas ! Tu ne l'expliques pas ! Si encore tu m'expliquais pourquoi tu ne veux pas me le dire, je lâcherai l'affaire ! Mais là, tu te contente de dire 'je ne peux pas… ', Comme si ça te tuerait si tu le faisais. »

« Mais que veux-tu que je te dises d'autre ?! »

« Je ne sais pas moi, attend, laisse-moi réfléchir… Peut-être que si tu me justifiais ton comportement par un 'c'est trop personnel', ou même un 'c'est trop dur d'en parler', ça irait, non ? »

Sur ce, elle partit en claquant la porte, laissant sur place un Harry abasourdi dont le cœur si joyeux quelques instants auparavant était tombé dans ses chaussures. Il n'y comprenait rien ; les filles étaient décidément bien compliquées !

Il resta quelques instants immobiles, puis se dirigea d'un pas lourd vers la sortie. Il était l'heure de manger ; ainsi, il alla vers la Grande Salle où il s'installa en silence, essayant de comprendre Liana.

Il n'avait rien fait de répréhensible, si ? Enfin, s'il était honnête avec soi-même, la jeune fille avait raison sur certains points… Il aurait dû se justifier un minimum : après-tout, les amis se confient tout…

Il prit une résolution tout en mangeant seul. Il tenterait de se faire pardonner. Il ne savait pas encore comment, mais il le ferait. Il ne voulait perdre sa seule amie ici, amie si chère à ses yeux.

Son cœur bondit dans sa poitrine en voyant sa voisine de table de bibliothèque rentrer et se diriger vivement vers sa table. Elle le vit, et lui fit un signe de la main, accompagné d'un sourire. Lequel raviva la flamme dans sa poitrine et lui redonna espoir.

Ce soir-là, il s'endormit avec le sourire, rempli de joie à l'idée de La revoir. Il pensa aussi à Liana, et avant de sombrer dans le sommeil, il eut une idée pour s'excuser…

***

Le lendemain matin lui donna une nouvelle source de joie : le recrutement de Quidditch se faisait à l'heure du midi. En souriant, il inscrit son nom sur l'affiche du panneau d'affichage, décidé à reprendre son poste d'attrapeur. Le bonheur que lui procurait ce sport n'était plus à prouver depuis bien longtemps.

Malheureusement, comme dans toute journée il y a des hauts et des bas, le premier cours de Défense Contre les Forces du Mal aurait pu se passer beaucoup mieux… Sans le professeur.

En effet, lors du test qu'il avait fait passer aux jeunes étudiants, Harry l'avait battu, bien qu'il ait essayé de retenir sa puissance. L'égo du bonhomme en avait pris un coup et Harry s'était fait un ennemi de plus.

Alors que le professeur lui avait fait une remarque un peu trop osée sur son inexpérience sur les forces du mal et son incapacité à défendre sa 'famille', le Survivant avait senti sa colère monter et toute sa puissance non contrôlée avait débordée. Et il avait écopé de deux semaines de retenues. En plus, il avait ses camarades sur son dos pour leur avoir fait perdre cent points…

Néanmoins, le recrutement au Quiddtch fut un plein succès. Le capitaine, Rosier, s'enthousiasma devant le talent d'Harry, qui était un peu écœuré de jouer avec des futurs mangemorts, dans une équipe qui avait été son adversaire pendant près de sept ans…

Mais le plaisir de voler le reprit bien vite et c'est avec le sourire qu'il se posa, après près d'une heure à voltiger dans les airs, libre de tout ennui.

Ce qu'il ne sut jamais, c'est que James l'avait vu voler, et qu'il en était très jaloux. Tout en faisant part de son antipathie pour le garçon, il leur proposa un projet qui séduit aussitôt Sirius, qui ne supportait pas ce 'petit nouveau morveux de Serpentard'. Remus et Peter étaient un peu plus hésitants. Remus parce qu'il sentait par ses sens développés qu'Harry souffrait déjà assez et qu'il lui paraissait assez sympathique, en réalité. Et Peter parce que son instinct lui soufflait de faire confiance au Serpentard, ce qui était peut-être dû aux regards étranges qu'il sentait sur lui quelquefois…

Mais, entraînés par leurs amis, les discrets garçons acceptèrent à contrecœur et ils se retrouvèrent à mijoter un plan contre Harry.

Quelques heures plus tard, celui-ci se retrouva caché sous une tenture devant la porte de la Salle Commune des Poufsouffles. Lorsque Liana en sortit, il la suivit et l'enchanta discrètement pour qu'elle rentre dans une salle de classe inutilisée qu'Harry avait préparée.

Alors qu'elle se demandait ce qu'elle faisait là, la porte se referma derrière elle, et elle n'eut d'autre choix que de regarder la décoration qui sortait un tant soi peu de la normale. Les murs étaient décorés dans les couleurs de Poufsouffles mélangées avec du vert et de l'argent. Les tables et les chaises étaient accolées contre le mur du fond, et il ne restait que deux chaises qui se faisaient face.

Mais ce qui la mit hors de ses gongs, c'est Harry qui la regardait gravement. Elle ne dit rien, contrôlant sa fureur. Ne lâchant pas Harry du regard, elle s'assit dans une des chaises et déclara d'un ton clair :

« Je crois que je n'ai d'autre choix que de m'assoir jusqu'à que tu te décide de rouvrir la porte. Alors vas-y, je t'écoute. »

Surpris par tant de froideur, Harry resta un instant immobile, puis soupirant, il s'assit sur l'autre chaise et regarda la jeune fille en face. Le silence s'éternisa, mais une unique larme coula sur la joue droite du garçon. Il fut lui-même surprit de sa faiblesse, et il l'essuya d'un geste rapide, gêné.

Liana, étonnée, sentit sa résolution faiblir devant ce garçon, si difficile à atteindre en temps normal, qui pleurait, là, devant elle. Mais elle ne bougea pas, adoucissant juste son visage. Harry murmura alors :

« Je suis vraiment désolé… Je sais que des paroles ne suffiront pas à me faire pardonner, mais s'il y a quoique ce soit que je doive faire pour cela… Je le ferais. »

La jeune fille sourit doucement, reconnaissant son ami dans ces paroles sincères. Elle se leva et alla prendre le garçon dans une étreinte chaleureuse :

« Tu l'as déjà fait. Je te pardonne »

Harry s'abandonna dans cette chaleur protectrice et il sourit à celle qui était devenue sa meilleure amie. Ce ne fut que quand ils s'aperçurent que l'heure tournait à une vitesse impressionnante qu'ils se séparèrent.

« Merci. »

Cette simple parole remonta le moral d'Harry. Il sourit et ils échangèrent quelques banalités avant de se diriger vers la Grande Salle pour le repas.

Le soir venu, Harry discuta un peu avec ses camarades de chambre, juste de quoi faire un peu connaissance. Il s'était rendu compte que certains Serpentards étaient finalement assez sympathiques.

Il s'endormit avec un vrai sourire aux lèvres, et il refit le même rêve que la nuit d'avant ; seulement il eut une certitude de plus : l'item bleu qu'il avait aperçut était le médaillon qu'il avait utilisé pour remonter le temps…


Well ?

Bizz,

Gaya.