Hello !
Je suis vraiment désolée pour ce retard affligeant. Je n'ai pas vraiment d'excuses en plus. C'est juste que mon inspiration était à sec et que j'ai un peu… abandonné l'écriture.
Je voudrais remercier mes nouveaux lecteurs ;)
Mais voilà enfin le chapitre 10, qui j'espère vous plaira =) Le chapitre 11 sera peut-être en ligne à la fin des vacances =)
Bonne lecture!
On était désormais vendredi. Le jour des options, ou, dans le cas d'Harry, de l'entraînement privé avec Dumbledore. Dumbledore qui s'inquiétait pour son petit protégé, qu'il n'avait vu que quelques fois au cours de la semaine. Il ne savait pas comment s'était déroulée cette première semaine de cours, et se réjouissait de voir le voyageur temporel dans la journée.
Quant à Harry, lui, il prenait son petit déjeuner tranquillement dans la Grande Salle ; aujourd'hui, il était… heureux. C'était une sensation étrange, que de se sentir aussi vivant, aussi bien. C'était tellement fort qu'il devait se forcer à garder son masque froid, qui, même, laissait apparaître des sourires, des pétillements dans ses yeux. Ah, il espérait vraiment que personne ne le voit ainsi, sauf Liana et le professeur Dumbledore.
D'ailleurs, il devait voir celui-ci plus tard dans la journée, pour les options. Ils avaient fait exprès de ne pas lui prendre d'options – qui lui seraient inutiles – mais de garder ces trois heures libres afin que Dumbledore puisse lui apprendre de nouvelles choses. C'était indispensable, semblait-il. Mais il en était content, car Dumbledore était le dernier lien tangible avec son passé – enfin, son futur, il s'embrouillait.
En voyant Harry, la quasi-haine de Sirius et de James refit surface. Ils se regardèrent, échangeant un sourire que l'on pourrait qualifier de machiavélique. La première partie de leur plan allait pouvoir commencer. Remus les regarda, désapprobateur. C'était lui qui était chargé de faire la potion, mais les deux garçons allaient avoir la surprise de leur vie. Il sourit, amusé d'avance.
Soudain, ceux des maraudeurs qui avaient bu leur jus de citrouille, c'est-à-dire les deux plus farceurs, furent pris de frissons. Se croyant malades, ils se levèrent ; sauf qu'ils ressemblaient désormais à deux grenouilles flasques d'un vert pétant. Essayant de reprendre le contrôle de leurs membres qui avaient poussés dans un désordre parfait, ils trébuchèrent, tombèrent sans grâce plusieurs fois alors que la salle entière, même les Serpentards – surtout eux, en fait – éclatait de rire à leur dépens.
Lorsqu'ils se retransformèrent, ce n'était pourtant pas fini : de la musique se propagea dans la salle et, lorsqu'elle parvint à leurs oreilles, ils furent comme hypnotisés – les Vélanes auraient eues le même effet – et commencèrent un strip-tease tout en chantant la célèbre chanson 'Sexy for my shirt'.
C'en fut trop. Il y eut un instant de flottement, puis Poudlard entier éclata ; même les professeurs se tenaient les côtes. Harry riait franchement, profitant de cet instant de pure gaieté. Néanmoins, il ressentit un petit pincement au cœur quand il se dit que la farce lui était sûrement réservée, sur quoi il ne se trompait pas.
Lorsque la farce prit fin – les strip-teases n'étaient évidemment pas intégral, au malheur de la gente féminine – les deux concernés prirent la fuite avec le peu d'honneur qu'il leur restait. La salle était plus bruyante qu'a l'habitude, et les professeurs durent donner de la voix pour calmer la foule.
Remus avait gardé son petit sourire. Il était fier ; après tout, il n'était pas Maraudeur pour rien… Peter, lui, était toujours hilare. Il avait une petite idée de l'auteur de la farce, mais le concerné lui fit signe de ne rien dire.
Dans une salle de classe vide non loin de la salle où résonnait encore quelques rires, deux garçons pestaient, maudissaient, l'auteur de toute cette agitation. Ils ne voulaient pas s'avouer que tout était de leur faute, la rejetant sur une personne, qui – pour une fois – n'avait rien fait.
« Je sais que c'est lui ! Oh, Sirius, ça ne peut être que ce maudit Rivers ! »
« Tout à fait d'accord, Prongs, il nous faut se venger ! »
« Mais comment il a pu savoir ce que nous avions préparé pour lui ? »
« Je ne sais pas… Il a pu nous espionner… »
« Ou peut-être qu'il a quelqu'un à sa botte qui espionne incognito pour lui ! »
« Oui, c'est sûrement ça ! Oh, il faut préparer une revanche contre lui ! Par contre, ne mettons pas au courant Peter et Remus. »
« Pourquoi ? Tu te méfies d'eux ? Ce sont nos amis, tout de même, Padfoot ! »
« Non, ce n'est pas ça » protesta Sirius. « C'est juste qu'il ne sont pas impliquées, et j'ai envie d'une vengeance plus personnelle, plus secrète encore. »
« Si tu veux, personnellement je m'en fiches. Qu'allons-nous préparer, cette fois ? »
***
La journée se finissait. Epuisé, Harry se laissa choir sur son lit, dans le dortoir vide de toute autre présence. Par la barbe de Merlin, heureusement que le week-end était là ! Durant toute sa scolarité, il n'avait pas connu semaine de cours plus fatigante : devoir se mettre dans la peau d'un personnage inexistant, sympathiser avec des gens qu'il méprisait, regarder ses parents et les maraudeurs sans pouvoir leur parler librement…
Mais il sourit en repensant aux instants qui avaient éclairé cette semaine : Liana, le fou-rire du matin, et puis… la fille de la bibliothèque. Lily. Sa mère. Il avait pu lui parler, ne serait-ce que quelques mots, et la regarder, presque la toucher… Il voulait la revoir, et pouvoir tout lui avouer. Mais ce n'était pas possible.
Il soupira douloureusement, enfermant ses pensées dans le grenier de son esprit. Il était 18 heures. Il avait le temps d'aller faire un tour en balai. Il se leva et prit le balai qui lui avait été donné. Tout en montant les marches qui le conduisirent au dehors, il sentait ses muscles réagirent violemment, en réponse à son entraînement avec Dumbledore.
Ils n'avaient pas beaucoup parlé, juste au début de la séance et à la fin : Harry ne voulait pas trop s'apitoyer sur lui-même devant Albus, et ce dernier préférait laisser Harry décider de se confier ou non. Alors, leurs échanges s'étaient restreints à un simple cours de duel approfondi… Qui avait été rude pour les deux protagonistes, mais surtout pour l'étudiant qui avait encore beaucoup à apprendre.
Son vol le ramena à la réalité de la fatigue qui tenaillait son corps meurtri. C'était une fatigue physique, beaucoup plus agréable que la fatigue morale de d'habitude. Rapidement, il se posa et alla à la douche.
En rentrant au château, il croisa Peter et Remus qui lui firent un signe de la main. Avant qu'ils ne s'en aillent, il les appela.
« Dites ! Vous n'êtes pas avec vos amis ? »
« Non, il ont disparu depuis ce matin. »
« Intéressant… Seraient-ils honteux ? »
« C'est une belle théorie. Mais ne rêvons pas trop non plus ! »
Harry sourit. Peut-être pouvait-il se rapprocher de ces deux-là. Ce serait bon pour son moral et aussi pour sa stratégie de rapprochement avec ses parents et son parrain. Mais, pas bon du tout pour ses relations avec les Serpentards. Oh, et puis tant pis ! Il faisait ce qu'il voulait, sa vie n'était pas censée être juste de la manipulation. Alors, il fit ce que son cœur lui dictait.
« Demain, ça vous dirait de faire un tour à Pré-au-Lard avec moi ? »
Remus plissa les yeux, méfiant, mais Peter avait déjà mis les deux pieds dans le plat :
« Bien sûr ! Mais… Si James et Sirius ne veulent pas ?... »
Remus voulut rattraper la situation et ne pas faire passer Peter pour un lâche.
« Tant pis. On a le droit de faire ce qu'on veut. »
« D'accord ! Alors à demain, 14 heures, à l'entrée du village ! »
Et Harry s'en alla, non sans leur avoir souri une dernière fois. La journée du lendemain se présentait bien.
***
Et il avait raison. James et Sirius avaient un peu protesté à l'idée que leurs deux amis aillent au village sorcier sans eux, mais ils avaient finalement admis qu'ils avaient le droit à leur liberté.
C'est ainsi que Remus et Peter se présentèrent au rendez-vous. Les trois sorciers se rendirent à des endroits peu fréquentés mais fréquentables, dans le but qu'on ne puisse pas les voir ensemble et que ça ne remonte pas aux oreilles Griffondors et Serpentardes.
Les discussions furent animées, mais Harry avait un peu la tête autre part : et s'il avertissait les deux amis de leur destin ? Ne serait-ce pas précipité ? Briserait-il leur lien déjà fragile en leur révélant un tel secret ? Et s'ils ne le croyaient pas ? Après tout, c'était très invraisemblable, et puis, qui était-il pour en savoir autant ? Mais y aurait-il un autre moment pour le faire ?
Finalement, il décida de prendre Peter et Remus à part. C'est ainsi que lorsqu'ils décidèrent de rentrer, Harry retint Peter et rassura Remus :
« Tu peux y aller, j'ai juste quelque chose à lui dire. »
« D'accord. Peter, à tout à l'heure ! »
Quand ils furent seuls, le Griffondor se tourna vers Harry, curieux. Ils étaient dans une rue peu encombrée, et ils s'assirent sur un banc qui paraissait moins humide que les autres. Le silence s'éternisa, puis Harry poussa un petit soupir.
« C'est dur de se lancer. Ecoute, Peter, écoute sans m'interrompre, s'il te plaît. »
« Bien sûr »
« Merci. Je ne peux pas te dire comment, mais je sais quelque chose te concernant, quelque chose qui ne va pas te plaire… »
***
Remus était parti, laissant Peter aux mains d'Harry. Il avait confiance en lui ; enfin, une confiance assez limitée, car ils ne se connaissaient pas bien. Néanmoins, en marchant à vive allure dans le froid du mois de novembre vers Poudlard, il ne pouvait s'empêcher de regretter. Et si James et Sirius avaient raison, qu'Harry était mangemort ? Non, non, c'était impossible. Mais…
Il ralentit peu à peu, jusqu'à s'arrêter complètement. Il resta ainsi, immobile, pendant un long moment, quand une odeur lui parvint, aussitôt suivie d'un bruit de pas.
« Alors, Lupin, on dirait que tu as perdu tes maîtres, hein le chien ? »
« Tais-toi, tu ne sais pas de quoi tu parles, Severus. Laisse-moi en paix, s'il te plaît. »
Severus soupira. Il devait admettre que des Maraudeurs, le loup-garou – ce n'était plus un secret pour lui – était celui qu'il détestait le moins. Remus ne faisait qu'assister ses amis. Un parallèle le frappa soudainement : ils se ressemblaient. Lui suivaient ses compagnons Serpentards, essayant de s'intégrer dans un groupe, et Remus tentait, lui, de se faire accepter en tant qu'hybride.
Ainsi, il décida de faire une trêve. Peut-être que le Griffondor n'était pas si bête que ça.
« Je crois qu'il faut qu'on parle, Remus. »
Alors, quelles sont vos réactions ?
Bizz,
Gaya.
