Disclaimer : Masashi Kishimoto, le maître.
Chapitre 1 : Premier contact
- « Ryoge-san, konbanwa » dit-elle pour la politesse en passant devant le comptoir.
Ryoge-san avait tout du sympathique aubergiste un peu fouineur. Lorsqu'elle s'était présentée à lui quelques jours de cela et l'avait vaguement sondé sur de possibles informateurs spécialistes en la question des Disparus, celui-ci s'était senti tellement émoustillé de pouvoir « peut-être éventuellement ne sait-on jamais » être utile à une charmante demoiselle qu'il lui proposa d'emblée une chambre ainsi qu'un rapport complet de chaque client à chacun de ses passages. Ayant accepté devant l'insistance du vieil homme, la jeune femme avait négocié la proposition à condition d'une bouteille gratuite de saké et d'une plus grande discrétion de sa part.
- « Konbanwa Taki-san. Hem. HEM… Pssst » l'appela t-il. Pour la discrétion c'était donc raté…
« Il y a un rôdeur, table du fond. Il viendrait du pays du feu. Encore un, soit disant » lui dit-il avec la tête de quelqu'un à qui on ne l'a fait pas. « Tu peux toujours aller l'interroger. Il a l'air intéressé par la famille Sabaku et son Kazekage. Il sera sûrement pas contre un échange d'information vu que tu viens du pays du vent » ajouta t-il avec un regard entendu, comme si elle n'aurait pas mieux raisonné elle-même.
- « Sabaku… Aligato Ryoge-san »
Après tout elle pouvait bien s'occuper de celui là avant d'aller dormir. La voyageuse se dirigea vers l'homme qui se tenait à l'écart dans la salle. Une large cape usée et terne qu'on pouvait deviner d'une couleur verdâtre le dissimulait. « Dommage » pensa t-elle. Au fur et à mesure qu'elle approchait, elle distingua un petit point rouge dans l'ombre de sa capuche ainsi qu'une légère fumée qui s'en échappait. « Tsss… Et une clope au bec en plus. Encore un qui a prit de mauvaises habitudes. » se dit-elle distraitement. C'est vrai que ces dernières années s'étaient révélées particulièrement éprouvantes, et tirer une bouffée ou deux particulièrement tentant. « Ca aurait été comme allumer un feu à l'intérieur de soi. » Juste une petite flamme pour lui réchauffer le cœur. Sentir une énergie passagère et apaisante le temps d'une cigarette. Ca c'est bien quelque chose qu'« il » aurait pu dire. Alors dans ces moments là, elle préférait boire une bonne bouteille de saké à la place. Et là tout de suite elle en avait d'ailleurs bien besoin.
- « Vous n'avez pas l'air du coin. Je vous offre un verre? » lui lança t'elle de sa voix enrouée.
- « Pour venir aborder les gens à visage caché, on dirait que vous n'êtes pas non plus du coin » murmura t-il avec un léger sourire.
- « Non en effet je ne viens pas d'ici »
- « De passage? »
- « Pas exactement. Je m'y suis posée pour un temps. Beaucoup de voyageurs viennent et repartent. Les nouvelles sont toujours bonnes à récolter » termina t-elle avec une légère pause.
La raison de sa venue était posée. « Alors ce verre ? »
L'étranger lui désigna la chaise face à lui et la jeune femme s'y posa.
- « Ainsi les échos veulent que vous veniez du pays de feu » commença t-elle en leur servant du saké de sa bouteille gratuite.
- « Certainement. Vous semblez venir de loin vous aussi. Suna peut-être? »
K'so !
- « A quoi cette déduction ? » Fit-elle d'une voix impassible après une pause où elle se permit de longues gorgées de saké.
- « A en juger par votre cape poussiéreuse et votre peau halée, je devine que vous venez du pays du vent »
1 point accordé
- « J'ai passé pas mal de temps à Suna c'est juste » dit t-elle en relâchant la pose, « mais mon village d'origine est moins… sableux. »
- « De plus vous devez certainement vous faire discrète ces derniers temps » continua t-il.
La jeune femme laissa volontairement un blanc.
- « Le fait d'être arrivée par la porte de derrière. Vous êtes donc une habituée, ou tout du moins vous logez ici. Vous avez besoin de vous établir car vous rechercher quelque chose de précis, dans ce village. Mais le fait que votre discrétion soit toujours de mise et que vous ne rejetiez pas votre cape même devant l'aubergiste qui semble pourtant vous connaître prouve que quoiqu'il arrive, vous ne montrerez pas votre visage. Vous êtes traquée peut-être ? » Conclu t-il d'un ton audacieux.
2e point accordé
- « Observateur » lui sourit-elle avec un air de défit. « A en juger par votre capacité à analyser trop parfaitement les gens je dirais que vous n'en êtes pas à votre première soirée assis le cul posé sur une chaise à inspecter le peuple qui défile devant vos yeux, ni à votre premier village certainement. Vous n'avez pas touché à votre verre, j'en conclu que vous ne buvez pas et que vous ne lâcherez pas votre clope. Vous devez rester vigilant mais vous êtes las, d'où le fait que vous en êtes déjà à votre 3e cigarette pour décompresser. Et puisque vous avez insinuez que je suis traquée, alors je dirais que c'est plutôt vous qui l'êtes. »
Match 2 à 1. Elle avait juste envie de dire « parfait ! ». Comme une bonne répartie nous rend parfois admiratif de soi-même !
- « Donc nous sommes deux êtres traqués. Que pouvons nous faire pour nous entraider…? »
- « Taki »
- « Taki-san. Appelez moi Shibari »
- « Je suis sur une piste. Concernant les Disparus de Konoha. »
Le rôdeur s'approcha plus près d'elle. La conversation tournait à un sujet tabou qu'il valait mieux éviter d'ébruiter pour eux, mais surtout pour lui à vrai dire.
- « Vous avez en effet raison je suis ici pour trouver quelque chose... ou plutôt quelqu'un. Il y a peu de temps de ça, il y a eu un incident dans ce village. Un groupe ambulant de commerçants ont hurlé avoir vu le fantôme d'une fille aux cheveux roses. Et pourquoi fantôme ? Parce que posséder des cheveux roses n'était pas très répandu, et cette allusion nous ramène à Haruno Sakura, disciple de la Godaïme, medic-nin renommée et disparue de la « Catastrophe de Konaha ».
- « Et pourquoi restez vous donc ici malgré le fait qu'elle ait dû se teindre les cheveux depuis et déguerpir très loin si c'est le cas? »
- « Elle est médecin donc trop précieuse pour se « balader » seule dans les rues commerçantes sans une bonne raison, sans devoir escorter quelqu'un. Vu leur position face aux autres pays, ce serait risqué. Ces compagnons doivent être encore ici. Et c'est notamment un d'eux que je recherche. Que savez vous au sujet de l'As de Konoha ? »
- « … L'As de Konoha ? »
- « Hai »
- « Pourquoi lui ? De tous les Disparus c'est bien lui dont on a jamais entendu parlé.»
- « On peut supposer que justement, des Disparus c'est bien celui-là qui a le physique et le comportement le plus discret de tous. »
- « Vous semblez affirmer et non pas supposer. Vous avez l'air de l'avoir connu »
- « Nan. Juste aperçu une fois. » dit-elle catégoriquement.
- « Et donc juste ça ? Nara Shikamaru doit être sûrement mort. Vous voulez entendre une histoire sur lui ?» Fit-il d'un ton moqueur
- « Certainement pas pour ce genre d'intérêts futiles » trancha t-elle « je ne peux tout simplement pas croire qu'un type aussi brillant n'ai pas pu survivre à cette attaque ! » termina t-elle avec hargne. Oh nan ça la reprenait… Ne pas pleurer. Tu t'emportes trop vite ma fille ! dire qu'elle venait de « hurler » et d'avouer au passage qu'il était brillant !
Temari, tu es une idiote !
