Me revoili, me revoilou ! Je suis gentille, je poste avant de partir.
Mikuru : Merci, ça fait,plaisir ! Je suis contente que tu trouves mon humour débile, euh…drôle…
Euh que dire ? Encore un gros gros délire quoi, pas sérieux du tout, comme d'habitude !
Bonne lectureuh !
Ce matin-là, Kanda ne se leva pas. Il s'accorda la première grasse matinée de sa vie, tout en sachant qu'il y aurait forcément quelqu'un pour venir le sortir du lit. Néanmoins, il espérait que l'on oublierait son existence, qu'il y ait une attaque de Komulin ou quelque chose qui retiendrait l'attention des habitants de la Citadelle.
En vérité, la personne que le Japonais évitait encore plus que d'habitude (parce qu'il évite tout le monde) était Komui. Ce fou avait décidé de faire de Lavi et lui un « couple » et de régler leurs « problèmes de cœur ». Non mais, de quoi il se mêle, d'abord ? Et puis, pourquoi il s'imagine des choses, celui-là ?
3 coups se firent entendre. Kanda fut plutôt soulagé de capter la voix de quelqu'un de relativement normal : le commandant Reever. (Parce que 'faut quand même être un peu bête pour aller travailler pour Komui)
« -Kanda ? Kanda, Komui t'attend dans son bureau. Je suis désolé, je n'arrive pas à le retenir, tu sais comme il est.
-Grmbl…
-Ah, au fait ! Komui a ajouté qu'il avait fait venir le maréchal Tiedoll, et qu'il l'enverrait te chercher si tu n'étais pas à son bureau dans les dix minutes…
-…J'arrive »
Car oui, Komui avait beau être complètement taré, il pouvait se révéler très doué pour trouver les bons arguments. Et à l'idée de se voir poursuivi par un maréchal en manque de « câlins familials », Kanda eut une soudaine envie de vomir, alors qu'il n'avait rien dans le ventre. Il entendit Reever soupirer et s'en aller travailler (vous savez, ce mot qui ne figure pas dans le vocabulaire de Komui), alors qu'il avait presque fait une nuit blanche.
Le Japonais s'imagina son maître lui sauter dans les bras, l'embrassant de partout en lui demandant quand il allait se décider à se marier et lui donner une descendance. Remotivé, il bondit hors de son lit et, à peine cinq minutes plus tard, il était devant le bureau de l'Intendant.
Il essaya de trouver la force pour lever sa main qui lui sembla lourde, trèèès lourde, afin d'ouvrir la poignée de la porte. Lavi et Komui étaient déjà là et, s'excitant pour un rien, ils l'accueillirent joyeusement.
« -Yûuuuu-chaaaaan !
-Kanda-kuuuuuun !
-Vos gueules. »
Kanda se força pour mettre un pied devant l'autre et s'assoir sur le canapé à côté de Lavi. Il se demandait ce que l'Intendant allait bien pouvoir leur faire. Et il eut très vite la réponse.
« -Aujourd'hui, nous allons essayer de comprendre pourquoi, malgré vos relations houleuses, vous ne pouvez vous empêcher de passer votre temps ensemble.
-Komui, vous vous prenez trop au sérieux. Et vous avez une tête affreuse.
-Il a passé la nuit à lire des livres sur la psychologie et les relations humaines empruntés à Jiji.
-Vous prenez cette histoire trop à cœur, c'est débile ! J'en ai marre, c'est quand qu'on se barre ?
-Kanda-kuuun ! Laviiii ! Décidément, vous ne vous entendez que lorsque que c'est contre moi ! Vous devriez vous estimer heureux que je veuille que vous vous épanouissiez tous les deux !
-Komui, c'est moi ou vous vous faites des films ?
-Vous ne pensez tout de même pas que Yû-chan et moi sommes amoureux ?
-Bah, si, pourquoi ? »
Kanda n'aimait pas vraiment qu'on le dise homosexuel, mais il appréciait encore moins qu'on le pense amoureux. Et c'est ainsi que la lame de Mugen alla visiter le cou de l'Intendant.
« -Kanda-kun ! Vois la vérité en face ! Si tu ne l'aimais pas, tu l'aurais tué lorsqu'il t'avait appelé pour la première fois par ton prénom !
-N…Non ! C'est juste que…euh…on est en guerre, et nous disposons d'une armée déjà inférieure en nombre. Je ne suis pas comme ces gamins qui ne pensent qu'à s'amuser en oubliant que les temps sont durs *regard faussement accusateur à Lavi – faux parce qu'il est gêné*
-Qui tu traites de gamin ?
-A ton avis, abruti ? »
Komui afficha un sourire béat, pendant que les deux exorcistes en étaient au stade des insultes puériles. Selon lui, les disputes de plus en plus fréquentes des deux garçons montraient clairement les sentiments qu'ils se portaient (et il a raisooooon *sbaff*). A vrai dire, les seuls à n'avoir rien remarqué étaient sûrement les principaux intéressés. Enfin, tout le monde avait remarqué pour Lavi, mais pour Kanda, c'était moins sûr. Mais bon, Komui pensait que Kanda restait Kanda, même amoureux.
L'Intendant pensa enfin à réagir lorsque les deux jeunes hommes en vinrent aux mains (ou plutôt aux armes). De peur de voir son bureau brûler suite à une attaque loupée de Lavi (bah oui, le papier ça crame vite, alors la pièce risque de partir en fumée à la moindre étincelle), Komui se décida à les séparer.
« -Les garçons ! Reprenons où nous en étions.
-Komui ?
-Oui, Lavi ?
-Avouez, vous faites ça juste pour échapper au boulot. »
L'homme ne répondit pas. En vérité, il y avait trois raisons. La première était celle citée par Lavi. La seconde était de faire chier Kanda. La troisième était de les caser une bonne fois pour toute, quitte à forcer Lavi à violer le brun.
« -Non, mais ce serait bien si vous sortiez ensemble.
-Je vais vous tuer…
-Komui, pourquoi vous vous faites de telles idées ?
-Ca fera deux prétendants de moins pour ma chère Lenalee.
-Et donc vous nous emmerdez juste pour que ni moi ni Lavi ne touchions votre sœur. Alors que vous savez très bien sue ça ne m'intéresse pas.
-Tu vois, Kanda-kun ! On arrive à quelque chose ! Tu avoues enfin ton homosexualité !
-Mais vous êtes malade !
-Si même ma belle Lenalee ne t'intéresse pas, aucune autre fille ne peut être à ton goût, donc tu es gay.
-Je. Vais. Le. Tueeeeer ! »
Kanda essaya de mettre sa menace à exécution, alors que Komui ne comprenait pas ce qui se passait. Reever débarqua en hurlant et lui et Lavi durent s'y mettre à deux pour calmer le Japonais. On lui confisqua d'ailleurs Mugen, pour des raisons évidentes de sécurité.
« -Kanda-kun, nous n'avancerons jamais si tu conserves cet état d'esprit !
-Komui, on pourrait abréger, s'il-vous plait ? On a pas évolué et l'auteur commence sérieusement à ne plus se sentir.
-C'est pas moi, c'est Kanda-kun !
-La ferme, Komui. »
L'exorciste brun commençait à sérieusement en avoir marre des délires de cet Intendant fou. En plus, ce crétin de Lavi en était presque à approuver les projets du superviseur. Et si… ? Non, c'était impossible.
« -Je disais donc, nous devons savoir pourquoi vous ne pouvez vous passer l'un de l'autre.
-Je peux très bien me passer de Lavi. Je dirai même que moins je le vois, mieux je me porte.
-C'est ce que tu crois, Kanda, mais tu ne l'as jamais blessé ou étranglé lorsqu'il t'approchait, contrairement à Allen qui en a gardé de nombreuses séquelles.
-Humpf.
-Et toi, Lavi ?
-Bah, j'aime bien l'énerver. Il est facilement irritable. Et puis, je vais souvent vers Yû, vu qu'Allen passe le plus clair de son temps en compagnie de Lenalee. Ca fait deux mois qu'il essaye de lui déclarer sa flamm…
-KEWAAAAAAA ? ALLEN A OSE POSER SES SALES PATTES SUR MA DOUCE LENALEE ? EN AVANT, KOMULIIIIN ! »
Komui avait crié tellement fort que la Section scientifique avait entendu ses paroles. Tous déboulèrent dans le bureau pour neutraliser, ligoter, bailloner l'Intendant et démonter la machine destructrice.
Kanda arbora un mini-sourire, et Lavi eut l'air perplexe. Reever les autorisa à sortir, les informant qu'ils n'auraient pas à revenir tant que le temps d'isolement de Komui ne serait pas terminé – au moins une semaine.
Lavi retourna donc dans sa chambre, sûrement pour se plonger dans un de ses nombreux et longs ouvrages. A vrai dire, il semblait ne pas s'intéresser au délire de Komui.
Kanda, lui, était d'humeur moins massacrante que d'ordinaire en quittant le bureau. Une semaine de normalité, de tranquillité, avant d'affronter à nouveau la bête. Mais, il s'arrêta. Il repensa à ce que lui avait dit Reever. Sa semaine de tranquillité s'envolait loin, loin, loin…
Ce matin-là, Reever l'avait informé de la présence de Tiedoll…
Yeaaah ! Tiedoll est dans la place ! J'adore ce gars, il me fait marrer avec Kanda !
A bientôt, all ! (et n'oubliez pas : Le Yuvi vaincra mwahahahahaha !!)
