Salut ! Ben, voilà, troisième chapitre. Après, on risque de prendre un « tournant » grâce à ce cher Komui…mais ça vient plus tard ! Merci pour les (la, mais ça fait bizarre de dit la) reviews, et puis bonne lecture ! (Et dans la joie et la bonne humeur, siouplaît !)


« YÛ-KUUUUUUUUN !

-Merde ! »

Le maréchal Tiedoll courait vers son « enfant », les bras écartés, un grand sourire sur les lèvres, les larmes aux yeux. Son élève, lui, cherchait désespérément un endroit où se cacher. Malheureusement, dans un couloir vide de tout ameublement, l'espoir était mince.

« -Mon fils ! Cela faisait si longtemps !

-Laissez-moi tranquille.

-Alors, il parait que Lavi et toi traversez une période difficile ? Tu n'as même pas prévenu ton cher père que tu étais enfin amoureux !

-Mais je ne suis pas amoureux, merde !

-Comment ? Entre Lavi et toi, ce n'est que du…?

-Mais non, bordel !

-J'ai compris ! Yû-kun, tu profites de ce pauvre Lavi afin de satisfaire tes appétits sexuels ! Ce n'est pas bien, Yû-kun ! [Amuse-toi plutôt avec ton vieux père !] [1]

-Vous êtes complètement malade…

-Tu vas me régler ces problèmes de cœur, Yû-kun, c'est compris ?

-…

-Au fait, n'aurais-tu pas vu Daisya ?

-Je m'en fiche.

-Tu n'es vraiment pas gentil, Yû-kun. J'espère que ce cher Komui se rétablira vite, pour que vous puissiez à nouveau bénéficier de ses précieux conseils.

-Humpf.

-Bien, à tout à l'heure, mon fils ! »

Le maréchal s'éloignait en agitant la main, cherchant en même temps son autre disciple. Kanda, quant à lui, retenait désespérément ses pulsions meurtrières (il n'allait tout de même pas tuer son maître…), mais il échoua et décida de reporter sa colère sur la première personne qui lui venait à l'esprit, Lavi. Pourquoi Lavi, d'ailleurs ? Bah, Kanda ne savait pas, et il s'en fichait.

Après avoir réfléchi, le Japonais se rendit compte que ce n'était pas une si bonne idée. S'il se disputait encore avec Lavi, Komui s'enfuirait de sa cellule (dans les sous-sols de la Citadelle, huhu) et reviendrait jouer les psychologues. Môyashi ferait l'affaire.

Mais le jeune garçon était introuvable. Le kendoka chercha partout, en allant de la chambre de l'exorciste jusqu'à la cantine, et ne trouva pas le jeunot. Pourtant, il devrait être au réfectoire…

C'est alors que le Japonais passa devant la chambre de Lenalee. Et il lui sembla entendre du bruit. Kanda approcha son oreille et perçut des halètements, soupirs et gémissement, ainsi qu'une voix féminine murmurer un « Allen… ».

La situation n'était pas très difficile à comprendre, et le brun devint tout rouge. Néanmoins, il décida qu'il en parlerait à Komui dès leur prochaine entrevue. Finalement, il avait hâte que la semaine passe (et aussi parce que son maître ne restait que 5 jours, huhu)

Et la semaine passa, lentement, très très très lentement. Entre Lavi qui ne cessait de balancer ses vannes plus pourries les unes que les autres, son maître qui lui sautait dessus comme un chaud lapin dès qu'il le voyait, et ses nuits blanches à cause du bruit que faisaient Allen et Lenalee, Kanda était exténué.

Mais il tenait en pensant au bain de sang auquel il allait assister lorsque Komui apprendrait les derniers « potins » de la Congrégation…

XXX

Komui était assis à son bureau, les mains jointes sous son menton, un air béat affiché sur le visage. Sur le canapé se trouvaient Kanda et Lavi, attendant que le Chinois se décide à parler. Ils semblaient beaucoup moins réticents qu'avant, même si Kanda restait…Kanda. Et il perdit patience.

« Bon, Komui, vous nous voulez quoi cette fois, bordel !

-…

-Komui !

-Hum ? Pardonnez-moi. »

Puis, l'Intendant se leva d'un bond et contourna son bureau pour se retrouver juste devant les deux exorcistes.

« -Aujourd'hui, nous allons tenter de déterminer tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur, l'enthousiasme et la…

-Abrégez. »

Komui reprit de suite son sérieux, ne tenant pas vraiment à finir sa vie un sabre entre les deux yeux. Et surtout pas maintenant, si près du but. [2]

« -Ahem…Nous essaierons de comprendre pourquoi votre couple bat de l'aile.

-Vous commencez sérieusement à me faire chier avec vos conneries, merde !

-Yû…Calme-toi, après tout, ça peut être amusant ! »

Le Japonais, bien que toujours en colère (qui a dit « comme d'habitude » ?) reprit sa place sur le sofa, sûrement calmé par la voix du futur homme de sa vie [3]. L'Intendant, sentant que l'orage était passé, daigna enfin commencer la séance.

« Bien, commençons. S'est-il récemment produit un évènement qui aurait pu bouleverser vos habitudes ? »

Kanda haussa un sourcil et se gratta le menton, faisant semblant de réfléchir, pendant que Lavi tentait de comprendre la question. Puis, le Japonais s'écria :

« Voyons voir…Rien, à part qu'un taré avec un béret s'acharne à vouloir nous mettre en couple !

-Kanda-kuuuuuun ! protesta Komui tel un une bête devant l'abattoir, accepte tes sentiments pour Lavi, histoire qu'on avance un peu ! » [4]

Le Chinois s'attendait à sentir un poing s'abattre sur sa joue, ou la lame aiguisée de Mugen chatouiller son cou, et il ferma les yeux pour ne pas assister au massacre. Mais non. Rien ne venait.

Komui souleva une paupière, puis deux lorsqu'il conclut qu'il n'y avait pas de danger [5]. Il aperçut Kanda qui avait viré au rouge, mais, ne sachant pas si c'était de honte ou de rage, l'Intendant préféra s'abstenir de tout commentaire quant aux joues du Japonais.

Il sentait néanmoins que les choses avançaient, et c'était le principal.

« -Bon, vous n'avez pas la moindre idée, c'est ça ?

-Non.

-Et, à vrai dire, vous vous en fichez complètement ?

-Oui.

-Tout à fait. Et les lecteurs aussi. »

Komui afficha une moue dépitée. Il avait la bonté de sacrifier ses heures d'intense travail pour réaliser le fantasme de nombreuses personnes (à savoir mettre ces deux énergumènes ensemble), et voilà comment il était remercié !

Les jeunes d'aujourd'hui…Quelle ingratitude !

Enfin, Komui était quelqu'un de généreux, alors il irait droit au but, parce que bon, tout de même, ça devenait un peu long et plus vite ce serait fait, mieux ce serait.

« -Bien, dans ce cas, je vais faire court. Vos personnalités sont clairement opposées. Ton agressivité, Kanda, (faible mot) et ta puérilité, Lavi, ne font pas bon ménage. Changez cela ou bien supportez-vous » [6]

Mais Kanda n'écoutait plus (Lavi non plus, mais on s'en fiche). Le Japonais se sentait étrange ces temps-ci, mais n'arrivait pas à admettre que Komui puisse avoir raison (et c'est compréhensible). Il commençait à comprendre, mais il résistait à la tentation [7], il se disait que c'était la saison…il n'avait jamais aimé le printemps, les petits oiseaux qui pioupioutent dans le ciel, les fleufleurs qui éclosent et les couples qui se bécotent sur les bancs.

Devant le manque de réaction des exorcistes, Komui claqua des mains pour capter leur attention.

« -Sur ce, je vous laisse. On ne se verra pas pendant quelques jours, j'ai une affaire à régler avant, je vous préviendrai. »

Les deux hommes se levèrent tels des larves, l'un se réjouissant de sa prochaine altercation avec Allen, l'autre se demandant ce que pouvait être cette « affaire ».

Soudain, Kanda s'arrêta. Il avait eu une révélation. Lentement, il se retourna vers le Chinois, et lui dit :

« -Au fait, vous savez que votre sœur sort avec Môyashi ? »

Komui perdit son sourire, mais ne sauta pas sur ses pieds, ne sortit aucun robot destrusteur, ce qui étonna le jeune homme. A la place, une lueur sadique apparut derrière les lunettes de l'Intendant.

« Héhéhé. Je suis au courant. Cela m'attriste au plus haut point, tu sais ? Mais j'ai pris toutes les mesures nécéssaires. »

Il appuya sur le bouton d'une sorte de talkie-walkie, et un horrible hurlement retentit dans la pièce. Un hurlement de douleur, la voix du Destructeur du Temps.

Lavi ouvrit des yeux ronds, tandis que le regard du Japonais s'illuminait.

« Ko…Ko…Komuiiii ? Vous lui avez fait quoi ?

-Les cachots…Torture…Douleur…Sang…Bwahahahaha ! Bien, je vous souhaite une bonne journée ! »

Bonne journée, ça oui…Celle de Kanda était illuminée. Il sortit presque en sautillant, satisfait. Le Bookman, lui, était passablement choqué par ce qu'il venait d'entendre, et avait la légère sensation de se trouver au milieu d'une bande de fous.

Une fois qu'ils eurent passé la porte, Komui se rassit à son bureau et se dit pour lui-même :

« Phase 1 terminée. Application de la phase 2 »

Il partit ensuite dans un de ces rires diaboliques dont seuls les savants fous ont le secret, des étoiles dans les yeux.


[1] *sbaff* Quoi, z'avez jamais imaginé Tiedoll en pédophile ? Non ? Bah moi, si u_u

[2]*Damned ! Komui serait une yaoi fangirl ?

[3] mince, fallait pas le dire ? Bah, tout le monde avait compris…

[4] En effet, ça fait trois chapitres qu'il ne se passe rien.

[5] Oui, fermer les yeux peut protéger d'un katana, tout le monde le sait

[6] Mais l'auteur n'est pas d'accord. Leurs disputes lui manqueraient trop. Komui est un mauvais psy, hein ?

[7] Mais comme on dit, le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder, huhu


Ahlala. J'ai retrouvé l'inspiration, faut croire u_u.

Si vous avez des suggestions, n'hésitez, comme d'habitude (j'espère au moins qu'il y a des gens, ici)

A bientôt.