Youplaboum! Il faut croire que regarder -Man en VF, ça motive. Genre "ok, ok, j'veux bien écrire, mais pitié enlevez-moi ça!". Enfin, après être sortie de mon fou rire (et de mon envie de rendre mon dîner), j'ai terminé de taper ce chapitre - court, pour pas changer. Dire que j'étais bloquée avant la moitié...
Enfin! J'espère que vous apprécierez ce chapitre. (oui, pour une fois, je ne me dénigre pas.)
Le temps semblait s'être arrêté. Komui voyait sa vie défiler devant ses yeux. Il voyait surtout Lenalee. C'était la fin, il allait mourir, c'était inévitable. Le sabre s'abaissait lentement, très lentement. Le kendoka semblait prendre un malin plaisir à traumatiser sa victime.
Tout à coup, pris d'un élan de courage, d'une pulsion sexuelle et d'un désir d'être félicité pour avoir sauvé quelqu'un, Lavi se décida à agir. Il se jeta sur Kanda et l'embrassa, s'agrippant à son cou comme si c'était la dernière chose qui le raccrochait à la vie. Enfin, ça, c'était juste pour que le Japonais ne se dégage pas. Soi-disant.
Mais le brun ne se débattait même pas. Il avait écarquillé les yeux sous le choc, et avait même lâché son précieux sabre qui tomba sur le sol dans un bruit clinquant de métal. Ravi de voir qu'il n'était pas encore mort pour ce qu'il avait osé faire, Lavi força le barrage de ses lèvres et accentua le baiser.
Pendant ce temps, Komui et Reever les regardaient bouche bée, avant de profiter de cette occasion pour filer discrètement (en courant). Le Chinois était très content : ce qu'il attendait depuis si longtemps arrivait enfin ! Et puis, peut-être qu'avec un peu de chance, Kanda l'oublierait et reporterait sa haine sur Lavi. Ou bien ils sortiraient ensemble, se marieraient, auraient beaucoup d'enfants et Kanda rirait aux éclats en entendant les blagues du roux.
Ca serait bien.
Il imaginait de tels scénarios pervers qu'il se prit un mur en pleine poire et tomba à la renverse, sous le regard affolé de son subordonné-petit-ami qui se précipita sur lui en hurlant son nom. Puis, Reever une eut idée révolutionnaire et un sourire sadique apparut sur son visage.
C'est à ce moment précis, quelques étages plus bas, que Lavi décida (enfin) de se séparer d'un Kanda complètement amorphe dont tous les neurones semblaient avoir déserté. Il aurait bien continué, mais il avait besoin de respirer, tout de même. Le rouquin observa longuement l'objet de tous ses fantasmes, hésitant entre : partir se carapater avant que le brun ne retrouve ses esprits, ou bien rester pour s'inquiéter de l'état mental de son ami. Kanda, lui, avait les yeux toujours grands ouverts et la bouche légèrement entrouverte, ainsi que les joues en feu. Le mot « sexy » apparut dans la tête de Lavi.
Finalement, il opta pour la première solution, ne tenant pas particulièrement à terminer sa vie en tant que hachis Parmentier, et déguerpit à toute vitesse, espérant que Kanda resterait « statue » pendant encore quelques minutes, le temps qu'il se cache.
Dans la tête du Japonais, tout se bousculait. Que devait-il faire ? Son plus gros problème était l'attitude qu'il devait adopter vis-à-vis de l'archiviste. Il n'avait pas vraiment envie de tuer Lavi – au contraire, il aimerait bien goûter à nouveau ses lèvres, mais il ne pourrait jamais l'avouer. Il aurait désormais du mal à le regarder en face, et ne s'imaginait pas vraiment aller lui crier son amour en chantant, avec une rose dans la bouche et un violon dans la main.
Et puis, il avait beaucoup de mal à avouer que Komui puisse avoir raison – dans son cas, tout du moins.
Planté comme un piqué au milieu du bunker à moitié détruit, Kanda se rendit à l'évidence : il était amoureux de Lavi, et ça le rendait malade. Malade parce que Lavi était un Bookman, et donc n'avait pas de cœur. Malade parce qu'il pensait que lui aussi, n'en avait pas.
Néanmoins, il rejeta la faute sur le roux: c'était lui qui l'avait embrassé, après tout.
Mais le brun n'était pas le genre d'homme à réfléchir toute une journée ou à se lamenter sur son sort. Et puis, il avait sa fierté. Sa foutue fierté. Il aimait cet abruti, oui, et alors ? Il lui cacherait, c'est tout. Même si ça le faisait souffrir. Il était habitué, à présent.
Il était seul, et put se laisser aller à un soupir de lassitude avant de remonter dans sa chambre, s'occuper comme il pouvait.
Finalement, il alla dormir assez tôt, laissant un Lavi planqué dans son placard et guettant un Kanda à l'humeur assassine.
Reever, quant à lui, avait su profiter de l'évanouissement de son supérieur. Avec l'aide de deux scientifiques, il avait transporté Komui dans son bureau, et l'y avait enfermé. Johnny et 65, pendant ce temps, avait soigneusement empilé tous les dossiers incomplets et formulaires à signer sur son bureau, afin de le motiver à travailler. Une ou deux heures après, Komui se réveilla.
Il commença par se demander où il se trouvait. Il mit quelques minutes à reconnaître son bureau qui – pour une fois – était rangé. Ensuite, il tenta de se rappeler les derniers évènements dont il pourrait se souvenir. Il n'eut dans la tête que l'image d'un mur qui se rapprochait inexorablement et d'une rencontre avec le sol.
Lorsqu'il réalisa qu'il était coincé, il commença à paniquer. Il se calma lorsqu'il aperçut un petit mot de son cher Commandant, avec écrit « Mon petit Komui, si tu travailles bien, tu auras une gâterie ce soir. Reever. »
Motivé jusqu'à la fin du siècle, le Chinois se mit à signer tous les papiers à une vitesse folle, absolument concentré sur son travail, ne pensant plus qu'à la nuit qui s'avérait très agréable.
Soudain, il aperçut un dossier légèrement différent des autres, et se rappela que c'était celui que Bak lui avait donné. Décidé à faire son boulot très consciencieusement, il l'ouvrit. Et ce qu'il vit le stupéfia. Des dizaines, voire des centaines de photos de sa pure, chaste et belle Lenalee étaient entassées dans ce dossier.
Oui, il faudrait qu'il rende une petite visite à la Branche Asiatique, prochainement. Il devait avoir une petite conversation avec Bak.
Le lendemain, Kanda était d'humeur exécrable. Encore plus qu'à l'accoutumée. Il avait passé toute la nuit à réfléchir sur « Que faire avec Lavi ? » pour finalement prendre une décision simple : l'ignorer. Après tout, ça ne lui semblait pas si difficile : il le faisait déjà, en temps normal. Même si, en temps normal, il n'était pas amoureux de lui.
Péniblement, il se leva, encore plus tôt que d'habitude. Il préférait ne pas le croiser à la cafétéria, par mesure de précaution. Ce serait idiot de le violer dans le réfectoire, n'est-ce-pas ?
Plus que tout, Kanda espérait une mission. Une bonne mission bien difficile et bien longue. Mais avec la chance qu'il avait, il partirait avec Lavi, alors il décida de passer la journée à s'entraîner, plus encore que d'habitude. Il prit un petit-déjeuner très consistant et on ne le vit plus la journée, étant donné qu'il avait débarqué au réfectoire après tout le monde.
Ce jour-là, Lavi ne se sentait pas vraiment mieux. Il était partagé entre joie, peine, culpabilité et un sentiment de profonde débilité quant à son geste. Il avait besoin d'en parler à quelqu'un. Bookman ? Hors de question, vu qu'il n'était même pas censé avoir de cœur. Et puis, il n'avait pas vraiment envie d'avoir dans la tête l'image de son grand-père en train de rouler une pelle. Lenalee ? C'était une fille. Kanda ? Même pas en rêve.
Il restait donc Allen. Ce n'est pas lui qui irait répéter ça, surtout au Japonais.
C'est donc en début d'après-midi qu'il se décida à aller parler au jeune maudit, le reléguant au rang de psychologue forcé d'écouter ses problèmes et les obstacles qu'il allait devoir surmonter. Il prit un air sérieux – une fois n'est pas coutume – puis attendit qu'Allen finisse de manger, parce qu'on ne dérange pas un Allen qui a faim, encore moins s'il mange. Il lui bredouilla un « J'aimerais te parler » et tous deux se rendirent dans la chambre du maudit. Voyant que le roux hésitait à se lancer, Allen entama la conversation.
« Bon, tu voulais me dire quoi ?
-J'ai un gros problème.
-Ah ? Qu'est-ce-qui se passe ?
-Je suis amoureux. »
Tout de suite, Allen eut un déclic. Pour lui, il n'y avait qu'une seule possibilité. Qui ne lui plaisait pas vraiment, à vrai dire. Voire pas du tout.
« Komui va te tuer.
-Quoi ? » répondit Lavi, qui visiblement ne comprenait pas.
« S'il sait que tu es amoureux de Lenalee, tu vas souffrir.
-Ah, oui, tu en sais quelque chose, n'est-ce-pas ? Ne fais pas cette tête, tout le monde sait que tu sors avec elle. C'est trop évident. »
A ces paroles, le plus jeune avait rougi jusqu'aux oreilles et observait ses doigts qu'il tortillait. Il était visiblement très gêné. Lavi eut un bref sourire à cette vue, avant de reprendre :
« Mais, tu sais, Allen, je ne suis pas amoureux de Lenalee. »
Allen leva brusquement la tête. A part Lenalee, il y avait peu de femmes à la Congrégation, et elles ne correspondaient pas vraiment à l'idée qu'il se faisait des goûts de Lavi.
« Mais, alors…Qui ? »
Soudain très gêné, le roux prit une teinte carmine et se surprit à se retrouver dans la même position que son ami quelques instants auparavant. Il observa le maudit quelques instants, puis se leva et se prépara à sortir.
« En fait, je ne vais pas t'embêter avec mes histoires. Excuse-moi » bafouilla-t-il.
Il se mordit la lèvre inférieure tout en tournant la poignée, mais fut interrompu par Allen qui lui avait attrapé le bras et le regardait dans l'œil. Celui-ci commençait à se demander qui pouvait être cette personne pour que Lavi, d'habitude si jovial et extraverti, devienne soudain si timide.
« Lavi, tu voulais me parler, alors parle-moi. Qui est-ce ? »
Le jeune homme prit une grande inspiration, ferma les yeux et souffla :
« Yû. Je suis amoureux de Yû »
Le jeunot mit quelques instants à réaliser que Lavi avait dit « Yû » dans le sens « Kanda » et pas « you » comme « I love you » et resta bouche bée. C'était tout de même assez difficile à appréhender. Mais Allen était un garçon franc, et il n'hésita pas à dévoiler le fond de sa pensée dès qu'il eut retrouvé ses esprits.
« Désolé, Lavi, mais je dois te le dire. Tu es vraiment dans la merde. »
Voili, voilou. J'me suis amusée, là. Euh, bref, je posterai...je sais pas quand! Voilà! Comme ça, je serai pas en retard, hu.
Bref, à bientôt, les gens (à supposer que vous reveniez)
