Yohooo ! Waouh ! Ce chapitre devrait s'appeler « Que faire quand on s'ennuie pendant les cours », u.u Cette fois, je savais pas du tout où ça allait me mener mais…voilà, ^^
On approche de la fin, je crois…Enfin, je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que vous apprécierez (même si j'en reviens pas de ce que j'ai fait faire à Lavi…)
Kanda était assis sur le rebord de sa fenêtre, ouverte sûrement pour la première fois depuis des années. Le regard vide, il observait la pluie qui tombait sur les toits. Le vent soufflait, faisant voleter ses longs cheveux noirs qu'il n'avait même pas pris la peine d'attacher. Il n'avait pas non plus pris la peine de boutonner sa chemise, ni d'enfiler la veste de son uniforme d'exorciste qu'il ne quittait habituellement jamais. [1]
A vrai dire, tout autant que son regard, son esprit était vide. Vide de tout sentiment, ou presque. Il n'y avait que son amour pour Lavi, qui dominait sa colère et son agacement ordinaire. Kanda grogna. Lui qui abhorrait les niaiseries et les débordements d'affection, était amoureux. Et ce baiser l'avait peiné, car il savait bien que plus jamais il ne goûterait à nouveau les lèvres du roux, qui lui avaient paru si douces et délicieuses.
Lavi ne s'était pas rendu compte de l'impact de son geste sur le Japonais. Pour lui, ce n'était sans doute qu'un jeu, pour prouver qu'il était le plus fort et qu'il avait osé approcher et provoquer l'ours brun, tout en réussissant à échapper à sa fureur.
Komui entra brusquement dans sa chambre, sortant le jeune homme de sa déprime. Il avait visiblement oublié que le Japonais avait tenté de le tuer la veille.
« Kanda-kuuuuun ! » s'écria-t-il. « Comment vas-tu ? Pourquoi n'es-tu pas encore parti t'entraîner ?
-Komui » répondit Kanda sans se retourner. « Partez d'ici, avant que je ne me lève et vous tue. »
Le Chinois perdit son habituel sourire béat. Si le Japonais avait vraiment eut l'intention de mettre sa menace à exécution, il l'aurait fait avec Mugen, et en hurlant. Il devait se passer quelque chose. Il pencha la tête sur le côté, s'approcha de Kanda et posa une main sur son épaule. Puis, il demanda :
« Kanda-kun, qu'est-ce-qui ne va pas ?
-Rien.
-Dis-moi.
-Vous étiez là, vous avez bien vu. Ca vous a même sauvé la vie. »
Et alors, une fois n'est pas coutume, Komui dut se mettre à utiliser son cerveau et réfléchir. Que s'était-il passé entre ces deux-là qui lui avait sauvé la vie ? Ah, oui, il se souvenait. Lavi avait embrassé Kanda. Ou plutôt, il lui avait dévoré la bouche.
« Oh ! Lavi et toi êtes enfin ensemble ! » s'exclama-t-il, tout content.
« Non, justement. »
Le Chinois sembla réfléchir encore quelques instants. Il ne tint pas compte de l'air et du ton désespérés employés par Kanda lorsqu'il avait dit ne pas être avec Lavi. Ne se souciant pas du Japonais au bord du suicide, il sortit en s'écriant.
« Bien ! Je pense que je vais devoir reprendre les choses en main ! »
Comme s'il n'en avait pas déjà assez fait.
Un peu plus loin, dans la chambre d'Allen, le maudit était resté choqué par la révélation de son ami, tandis que celui-ci s'offusquait de sa réaction et de la phrase très réconfortante qu'il lui avait adressée.
« C'est très gentil, Allen ! Merci de me remonter le moral !
-Tu aurais préféré que je te mente ? » demanda le jeunot en levant un sourcil. « Tu sais que Kanda est..est…enfin, tu vois ! »
Lavi avait l'air désespéré, néanmoins, il appréciait la franchise de son ami. Après tout, il n'avait pas tort. Il poussa un soupir et murmura :
« Oui, j'ai vu, oui…Mais je ne comprends pas !
-Quoi ?
-Il ne m'a pas repoussé, quand je l'ai embrassé ! » s'écria le roux.
Choc total. Déconnection d'Allen Walker.
Le maudit buta sur le dernier mot, et des pensées assez peu catholiques firent irruption dans sa tête, qu'il chassa s'un gifle mentale. Il reprit quelque peu ses esprits et bafouilla :
« Em…Emb…EMBRASSE !?
-Oh, je ne t'avais pas dit ? » répondit simplement Lavi. « C'est bizarre que j'aie oublié de t'en parler, parce que c'était..Wouah !
-Wouah ?
-Oui, WOUAH ! »
Le roux s'allongea sur le lit, un sourire béat aux lèvres. Il repensait à ce moment magique, et Allen comprit que ça avait dû être génial. Le maudit réprima un frisson. En vérité, il n'avait pas vraiment envie de connaître les détails. Il tenta tout de même de conseiller Lavi, vu qu'après tout c'était ce dont il avait besoin.
«Euh…T'as qu'à lui dire… » proposa-t-il.
« Tu sais, je suis peut-être déprimé, mais pas au point de me suicider. Enfin, pas pour le moment. »
Devant l'air sérieux du rouquin, Allen ne put que s'inquiéter de sa santé mentale. Aimer Kanda, mais en plus envisager de se taillader les veines pour un boulet pareil ! Il aurait volontiers donné raison au Japonais : Lavi était un stupide lapin.
Bugs Bunny (ça lui va bien, non ?) se leva sans un mot, ouvrit la porte et se retourna avant de lancer :
« Je vais y aller. Tu n'as pas besoin d'un dépressif pour squatter ta chambre. »
Puis il sortit. Sur le chemin de sa chambre, il croisa Lou Fa. Il l'avait oublié, celle-là, et il se demandait ce qu'elle faisait encore ici. Lorsqu'elle l'aperçut, la jeune scientifique rougit jusqu'aux oreilles.
« B…Bonjour !
-Ouais…Salut.
-Euh…Vous êtes très beau, aujourd'hui !
-Ah ? Cool… »
Devant le manque de réaction de l'archiviste, Lou Fa ne vit qu'une seule solution : y aller franchement. Elle le poussa contre le mur, s'approcha de lui jusqu'à être très, très près, et murmura d'une voix sensuelle :
« Que puis-je donc faire pour que tu me remarques ? »
Lavi prit un temps de réflexion. Peut-être son cœur ne balançait-il pas vers elle, mais…elle était asiatique, comme lui. Elle avait des cheveux noirs, comme lui…Et lui, il ne pouvait pas l'avoir, alors pourquoi ne pas se contenter de ce que l'on avait devant soi ?
Il approcha sa main du visage de la jeune fille, jeta ses horribles lunettes à terre, libéra ses cheveux et chuchota à son oreille :
« Appelle-moi baka usagi…Et je t'appellerai Yû-chan… »
Il prit doucement ses lèvres, tandis qu'elle souriait. Elle ne manquerait pas de tout raconter à Komui…Elle s'accrocha à son cou et apprécia le baiser. Lavi était quand même très doué.
Mais lui, il n'y arrivait pas. Il n'aimait pas. Elle pourrait faire ce qu'il voudrait, dire ce qu'il voudrait, jamais elle ne serait lui. Elle pourrait tout au plus être comme lui. Mais un seul mot peut faire une énorme différence. Ce baiser était fade. Presque répugnant. Il s'étonnait lui-même de la différence de sensation, lorsqu'il repensa à celui qu'il avait échangé avec Kanda.
Rapidement, il détacha ses lèvres de la jeune fille, qui le regardait sans vraiment comprendre. Il semblait légèrement perdu, et se contenta de bredouiller quelque chose qui ressemblait à un « Désolé » avant de s'enfuir en courant.
Il se rendait compte, à présent, qu'il ne pourrait se contenter d'autre chose. Il avait besoin de lui, tout le reste n'était que broutille. Quitte à se faire tuer, il lui dirait. Car s'il ne pouvait être avec lui, il serait mort, quoiqu'il se passe.
Donc, il lui dirait. Demain.
[1] Contentez-vous d'imaginer *.* Oui, j'avoue, c'est inutile. Mais c'est pour le fantasme. Je veuuux voir un Yû comme çaaaa!
Ahlala…Nan, vous imaginez Lavi embrasser Lou Fa ? Huhu. J'aurais bien imaginé Kanda arriver juste à ce moment-là, n'empêche…
Sortons le champagneuh ! 10 chapitres, j'm'étonne moi-même de pas avoir lâché…faut croire que le Yuvi, ça me passionne u.u
Enfin, voilà, à bientôt les asticots (et vive les rimes).
