Youplaboum! Je voulais poster ce chapitre plus tôt, mais une panne d'ordi m'en a empêchée T.T Enfin, au moins, j'ai pratiquement fini le chapitre suivant et donc, il arrivera vite vite ((ou presque). En fait, je n'aime pas celui-ci, vu que je préfère le suivant, il s'y passe un peu plus de trucs...Enfin, je ne pense pas que ce soit le dernier pour autant.

Enfin, voilà, en réponse à Mikuru: Qui me dit que tu n'es pas un asticot, hein? Enfin, en ce moment je suis dans mon trip couples-gores-qui-durent-pas ou dragueur-moche-et-idiot-qui-s'en-prend-à-un-beau-gosse. Voilà. Et merci!

Voilà, en espérant que vous apprécierez...ça. Bonne lecture!


Cette nuit-là, Komui se lança dans une mission impossible : infiltrer la chambre du grand, fort, puissant, taciturne et râleur Kanda Yû pendant son sommeil et, si possible, en ressortir vivant.

A deux heures du matin, donc, il entreprit de retrouver la "tanière du monstre" dans le dédale de couloirs de la tour circulaire. Il se doutait bien que le Japonais verrouillait sa porte, mais le problème était vite réglé : En tant que Grand Intendant, il possédait toutes les clés de la tour.

Lorsqu'il arriva à destination, il farfouilla dans son trousseau pour trouver celle qui ouvrait la porte du brun. Quand il l'eut trouvée, il l'ouvrit en essayant de faire le moins de bruit possible. Il entra sur la pointe des pieds et jeta un coup d'œil vers le lit afin de vérifier que son propriétaire dormait bel et bien – ce qui était le cas.

Ensuite, le Chinois chercha Mugen qu'il vit dans la main de Kanda (décidément, il ne s'en séparait jamais), colla un petit papier dessus, et repartit aussi vite qu'il était venu. Plutôt que d'aller dans sa chambre, il alla dans celle de son bien-aimé Reever, qui l'attendait les bras croisés, tel une femme qui attendrait son mari parti la tromper.

« Komui, où étais-tu ? » demanda-t-il froidement.

« Dans la chambre de Kanda-kun, pourquoi ? »

Reever faillit s'étrangler, s'imaginant toutes sortes de choses plus perverses les unes que les autres. Il n'en revenait pas que Komui avoue une telle chose de façon aussi décontractée ! Il avait employé le même ton que s'il avait dit être parti acheter du pain ou espionner Lenalee.

L'Australien cligna des yeux, puis dit calmement :

« Tu te fous de ma gueule ? »

Son supérieur mit quelques instants à comprendre le ce que sa phrase avait sous-entendu. Lorsque l'information fut montée au cerveau, il reprit son habituel sourire béat – il aimait voir Reever jaloux – puis s'exclama :

« Oh ! Tu as mal compris, mon petit Reever ! J'y suis allé pour ma Mission Divine !

-Mission Divine ?

-Mission Divine. Mettre Lavi et Kanda ensemble. »

Reever prit alors une moue boudeuse et grogna :

« Tu t'occupes plus d'eux que de moi… »

Komui rit, s'avança et l'embrassa. Depuis que le Chinois et son Commandant étaient ensemble, l'Intendant laissait aux Scientifiques le droit de dormir la nuit. Mais Reever s'adonnait à une toute autre activité.


Au matin, lorsque Kanda se réveilla, il aperçut un petit papier collé sur son sabre chéri. Il grogna, l'attrapa et le lut à voix haute :

« Retrouve-moi à 18 heures à la bibliothèque. »

Le Japonais grommela. Il se demanda quel idiot avait pu lui laisser un tel mot. Secrètement, il espérait que ce soir Lavi, mais il était sûr que non. Si ça avait été lé roux, il aurait commencé son message par « Yû-chan ». Ou même, il n'aurait pas pris la peine de fixer un rendez-vous et serait entré brusquement et sans prévenir dans sa chambre.


Toute la journée, Kanda pensa à ce rendez-vous et à cette mystérieuse personne, à tel point qu'il ne put s'entraîner correctement. Il ne mangea même pas ses soba et n'insulta pas une seule fois Môyashi ou les traqueurs. Pire, il ne protesta pas quand son maître lui adressa un « Bonjour, mon fils ! ». Certains commençaient sérieusement à s'inquiéter de sa santé mentale.

A l'heure indiquée, le Japonais se rendit à la bibliothèque, ayant pour une fois ôté sa veste d'exorciste, mais toujours armé de son fidèle sabre (il aime les sabres. Pas bavard, attentif à ce que tu dis et fidèle, en plus). Dans un soupir las, il s'assit à une table. Il était seul, il n'y a avait personne. Kanda pesta contre l'imbécile qui l'avait fait venir et qui en plus était en retard.

10 minutes après l'arrivée du brun, la porte s'ouvrit et la lumière fut allumée (évidemment, une certaine personne avait préféré rester dans le noir). Le cœur de Kanda fit un bond et il écarquilla les yeux en apercevant la tignasse rousse de Lavi. Après un bref mais lourd silence, l'archiviste s'assit près du brun et se décida à parler :

« Ahem…Yû ! Ca va ? Héhé…Hem…

-Hmm. »

Tous deux étaient gênés. Il faut dire que grâce à leurs efforts, ils ne s'étaient pas vus depuis leur baiser.

« Donc, euh…Pourquoi tu m'as fait venir ? » demanda Lavi.

« Quoi ?

-Bah, tu m'as laissé un mot, non ? Je l'ai trouvé sur mon bandeau.

-Ce n'est pas toi qui m'en as laissé un ? » s'étonna Kanda.

Ils se turent. Pour le brun, tout était clair. Il n'y avait qu'une personne assez stupide, suicidaire et atteinte pou leur avoir joué un tel tour. Un Chinois diaboliquement intelligent, accro au café et à sa chère sœur…Une personne qui n'arrête pas de vouloir les caser, tous les deux…

« Je suppose que c'est un coup de Komui, encore une fois » râla le Japonais.

Nouveau silence. Mais agacement profond dans l'esprit de Kanda. Non mais, il croyait quoi celui-là ? Que ça allait se passer comme dans les films à l'eau de rose ? Qu'ils allaient se sauter dans les bras de l'autre et faire l'amour toute la nuit, être heureux pour toujours et avoir beaucoup d'enfants ? Quel idiot ! On n'est pas dans un conte de fées, bordel ! Et ce serait quoi, ensuite ? Un Komulin-Cupidon ? [1]

Interrompant Kanda dans sa colère mentale, Lavi bafouilla :

« Bon…On fait quoi ? [L'amour comme des bêtes *sbaff*]

-…J'sais pas…

-Ahem…

-…

-Bon ! Bah j'vais y aller hein ! J'vais p'tet aller manger, moi ! » lança Lavi.

Heureux d'échapper à cette situation étouffant et à cette ambiance lourde, Kanda répondit :

« Ouais…Et moi j'vais aller…euh…m'entraîner…

-Ouais…Bon bah, salut hein !

-Euh…'Lut. » marmonna le brun.

Si quelqu'un avait été présent, il aurait été mort de rire en les voyant rougir comme des collégiennes. Surtout Kanda.

Tous deux retournèrent vaquer à leurs occupations, et le calme revint dans la pièce. Quelques minutes plus tard, une ombre surgit de derrière une armoire. L'ombre nommée Komui Lee remonta ses lunettes et souffla :

« Merde. Loupé. »


Lavi, comme il l'avait dit, alla dîner. Allen et Lenalee se trouvaient déjà au réfectoire où ils étaient attablés, et le roux les rejoignit. Le maudit, en apercevant son ami s'assoir avec une moue renfrognée, releva la tête de ses innombrables assiettes.

« Lavi ? Ca va ? Tu es tout rouge. » demanda Allen.

« Quoi ? Oui, oui, tout va bien. »

Le sourire de Lavi sonnait faux, très faux, et Allen, inquiet pour le roux, posa fourchette et couteau, croisa les bras et le regarda d'un air sceptique.

« Bon, dis-moi ce qui ne va pas. Qu'est-ce-qui s'est passé ?

-Rien, rien. J'ai un peu discuté avec lui, c'est tout. » tenta de le rassurer Lavi.

Allen sursauta sur sa chaise. Au vu de l'air dépité du borgne, il pensa au pire.

« Tu…lui as tout dit ? »

Pendant ce temps, Lenalee les regardait sans intervenir. Elle ne savait pas de quoi ils parlaient, et observait leur échange comme un match de tennis.

« Euh…Vous parlez de quoi, les garçons ?

-Non, rien, laisse tomber » répondit Lavi. « Et non, Allen, je ne lui ai rien dit…pour l'instant. »

Allen écarquilla les yeux et s'étrangla avec son verre d'eau.

« Tu ne vas pas lui dire, tout de même ? Tu es fou !

-Merci, Allen, je sais. »

Légèrement agacé, Lavi se leva et s'en alla, laissant un Allen blasé et une Lenalee complètement perdue. Le maudit n'était pas vraiment de bons conseils. Il alla se coucher assez tôt. Il se sentait lâche. La veille, il s'était promis de tout avouer à Kanda, et il s'était dégonflé. Il en avait eu l'occasion, pourtant ! Mais, le voir rougir ainsi lui avait fait perdre ses moyens, et il réitéra sa promesse de la veille : il lui dirait tout, le lendemain.


1- Clin d'oeil à TakuArohaKiAKoe. Non, ce n'est pas ça mais ça m'a bien fait marrer.


Voilà, c'est pas grand chose m'enfin. En vérité, il ne sert absolument à rien, mais ça m'a amusée. Enfin, à la prochaine!