Chapitre Trois

Milkshake & Fascination

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Presque sans m'en rendre compte, mes pas me portaient jusqu'à Wolf & Cie. Je connaissais le chemin par cœur, y venant si régulièrement depuis plusieurs années... J'entrais, l'esprit un peu brouillon, me dirigeant au radar jusqu'à ma place fétiche : un vieux canapé défoncé donnant sur la rue et une vieille table basse que j'avais récupérée de ma grand-mère et offerte au gérant. En ce début d'après-midi, les rayons du soleil balayaient autant le cuir usé du meuble que la peau blanche de mon visage fatigué. Rien de tel qu'une petite cure de lumière et de rayons UV pour reprendre des forces. Habitué, j'enlevais mon manteau et m'enfonçais dans les ressorts ravagés par le temps et les millions de paires de fesses qui avaient du s'asseoir ici.

Je n'eu pas à attendre bien longtemps avant qu'une immense masse se dresse devant moi. Le soleil s'effaça, faisant place au gérant des lieux.

- Pousse-toi Jake, tu me fais de l'ombre, grognais-je en agitant la main.

Un feulement rauque me fit écho. N'empêche, il se décala, et je souris en rencontrant à nouveau la douce caresse du soleil. Je lui tendis une main qu'il serra et levais les yeux vers lui. Je m'y attendais, mais le sourire éblouissant de Jacob me fit plisser les yeux. Il ne manquait que la petite étincelle au coin des lèvres pour faire publicité de dentifrice.

- Salut, dis-je simplement, récupérant mes doigts à moitié broyés.

- Salut mec, ça va ?

- On fait aller. Et toi ?

- Ça irait mieux si tu ne m'avais pas snobé royalement. Depuis quand tu ne prends plus la peine de te traîner au comptoir pour me dire bonjour ?

Merde, c'est vrai que j'étais venu m'asseoir directement, comme un client lambda ; ce que je n'étais tout à fait à vrai dire.

- Excuse-moi, j'ai la tête ailleurs en ce moment.

Que dire d'autre ? C'était la vérité, et Jacob était un de mes amis les plus proches.

- Je me doute, ça se voit rien qu'à ta gueule.

- Merci du compliment, répliquais-je en souriant hypocritement.

- Je te sers quoi Edward ?

- Un milkshake à la fraise s'il-te-plait.

- Wow, ça doit être vraiment grave alors, s'exclama-t-il en écarquillant les yeux. Tu ne veux pas une grenadine pendant que tu y es ?

- Jake, sois gentil. Apporte-moi un milkshake à la fraise.

Il me fit un sourire entendu – le genre de sourire qui veut clairement dire : « je n'en ai pas fini avec toi », et retourna à son comptoir. Je soupirais, mais au fond, c'était ce que je voulais. Parler avec quelqu'un. Une personne proche, mais hors du cercle familial, une personne compréhensive qui saurait me conseiller. Et puis surtout un mec. Pas Jasper, ma folle de sœur lui collait toujours aux basques, et certainement pas Carlisle. Alors oui, j'avais besoin de parler avec Jacob, mon meilleur ami depuis l'époque des sarbacanes et des œufs pourris lancés sur la façade de la vieille qui empoisonnait les chats du quartier.

J'observais autour de moi. Jacob était originaire d'une tribu indienne basée aux USA, et ça se voyait. La décoration ne laissait aucun doute quand à son arbre généalogique. Portraits en noir en blanc d'amérindiens datant du siècle précédant, photographies de paysages immenses, vierges de toute civilisation, symboles troublants et peintures de guerre jonchaient les murs. Il en avait presque fait un peu trop… Mais c'était son genre, et on se sentait bien dans ce bar atypique.

Ma rencontre avec Jacob s'était déroulée de manière un peu brutale. Il m'avait cassé le nez en ouvrant la porte d'entrée de notre immeuble un tantinet trop vivement, et alors que je pissais le sang, il s'était lamentablement évanoui dans le hall d'entrée à la vue de toute cette hémoglobine. Puis nous avions passé plusieurs heures aux urgences de l'hôpital, étant fils de médecin n'apportant malheureusement aucun régime de priorité. Mine de rien, être coincé dans un couloir glauque pendant un bon bout de temps, ça créait des liens. Jacob m'avait raconté toute sa vie, sans aucune retenue. Pour faire (très) vite : à dix-huit ans, à la suite d'une défaite amoureuse, il avait pris ses clics et ses clacs pour parcourir le continent. Après quelques mois d'errance, il avait finalement posé ses valises à Montréal et venait d'emménager dans un appartement au-dessus du nôtre. Ça, c'était la version courte. Je devais certainement en savoir plus sur lui que son propre père.

Je le vis échanger quelques mots avec son employé, Sam, et me faire signe. Il n'y avait pas beaucoup de clients, il pouvait me rejoindre en le laissant gérer à sa place. Une bière à la main, mon milkshake dans l'autre, il prit place à mes côtés et me tendit ma boisson. Puis il sortit un petit paquet brillant de la poche de son tablier de travail :

- Tiens, je me suis dit que quelques M&M's te feraient le plus grand bien.

Je me jetais dessus et déchirais le paquet avec mes dents. Une seconde plus tard, j'engloutissais déjà mes premières victimes.

- J'ai vu juste, apparemment.

- Merci Jake.

- Derien, mais si tu pouvais me garder les bleus, ce serait pas de refus. Ce sont mes préférés.

Je commençais à faire le tri. Jacob prit une grande gorgée de bière et me fixa du coin des yeux.

- Tu ne devrais pas être à la librairie toi ?

- J'ai posé mon aprèm.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

Je mâchouillais quelques instant ma paille, aspirant peu à peu mon milkshake fraise. J'hésitais. Autant être direct.

- Carlisle est venu me voir lundi. Il voulait savoir si je pouvais héberger quelqu'un pendant un petit temps.

- Quelqu'un ? C'est à dire ?

- Une de ses patientes.

Il haussa les sourcils, étonné.

- Ouais, je sais. Ça m'a fait le même effet.

- Et du coup ?

- J'ai dit oui, bien sûr. Et il m'a rappelé hier pour me dire qu'il l'amènerait mercredi.

- Attends, mais ça veut dire que c'est… Aujourd'hui ??

- Hum. Ce soir je débute officiellement une colocation avec une inconnue.

Jacob garda le silence pendant une minute ou deux. Il semblait hébété.

- Elle arrive à quelle heure ?

- Mes parents débarquent avec elle après le dîner.

- Attends mais c'est qui cette fille ?

- Une patiente je t'ai dit.

- Tu n'en sais pas plus ?

- Si… C'est une jeune femme qui est « dans une situation délicate ces derniers temps », pour le citer.

- Hum hum. C'est un peu vague tout ça.

- Carrément. Je n'arrête pas de me demander ce qu'elle a : c'est assez important pour qu'elle ai besoin d'aide mais pas grave au point d'être hospitaliser.

- À mon avis tu le sauras tout de suite. Et ta mère est dans le coup ?

- Faut croire. Pourtant les problèmes professionnels de mon père ne la concernent pas, il y a le secret médical…

D'un geste rapide, Jacob saisi l'ensemble des M&M's bleus que je lui avais mis de côté. En deux coups de mâchoires, il les avait tous croqués.

- Bordel Edward. Depuis quand Carlisle ramène ses clients chez son fils ??

Je ne trouvais pas les mots justes pour lui répondre. Je ne savais pas quoi penser, quoi dire, quoi imaginer.

- Tu veux mon avis ? Cette femme à quelque chose de particulier, c'est impossible sinon. Tu ne penses pas ?

- Si bien sûr. J'ai même cru que c'était la maîtresse de mon père mais il a formellement démenti.

Jacob recracha la bière qu'il avait en bouche et roula ses yeux vers moi.

- Parce que tu lui as posé la question en plus ??

- Heuuu… Ouais, on peut dire ça comme ça, marmonnais-je.

- Bravo Eddy, quel tact !

Je rougis en plongeant la tête dans mon milkshake. Putain, c'est vrai que je m'étais un peu emballé sous le coup de l'émotion et n'avais pas vraiment mesuré la portée de mes paroles. Jamais je n'aurai du douter de mon père, si aimant, si attentionné ; il était certainement sur cette terre le mari idéal pour Esmé. Avec du recul, je réalisais que leur couple était la chose la plus solide que je connaisse, et qu'une quelconque séparation ou liaison parallèle était totalement inimaginable.

- Tu flippes ? Me demanda-t-il à voix basse.

- Ouais.

C'était sincère. Cette situation me perturbait et faisait battre mon cœur plus vite lorsque j'y pensais.

- Tu veux que je vienne avec toi ce soir ?

Je me retournais vers lui, surpris.

- Mais Jake, qui va s'occuper du bar ?

- Il y a Sam, il se débrouillera bien tout seul.

Je jetais un rapide regard vers l'intéressé. C'est vrai qu'il s'en sortait bien, mais je savais aussi que jamais, au grand jamais, Jacob n'abandonnerait sereinement la gestion de son bien à quelqu'un d'autre que lui-même, ne serait-ce que pour une soirée.

- Jake, c'est vraiment sympa, j'apprécie ta proposition… Mais je ne suis pas certain que ce soit la meilleure solution. Tu ne penses pas qu'on va lui faire peur si on se pointe à deux ?

- Edward, Edward, Edward… Soupira Jacob. Ne soit pas si naïf, je t'en pris. Tu ne sais rien de cette fille. Imagine un peu qu'elle ai des tendances psychopathes, suicidaires ou schizophrènes ? Peut-être qu'elle se drogue ou qu'elle fait partie de la mafia ?

- Arrête, tu dis n'importe quoi.

Ma voix n'était pas aussi ferme que ce que j'avais espéré. Merde, cet idiot avait réussi à me faire douter. N'importe quoi ! Comme si mes parents allaient introduire dans mon appartement une personne susceptible de me nuire.

- Ne viens pas ce soir Jake, insistais-je. C'est bon, je vais me débrouiller tout seul. Par contre, n'hésite pas à venir sonner en fin de matinée, demain, histoire de voir si je suis toujours vivant.

- Ça marche, tu peux compter sur moi. Tu me tiens au jus ?

Je hochais la tête au moment où un groupe de jeunes entrait dans le bar. Jacob claqua ses mains sur ses genoux et se leva.

- J'y retourne.

- Moi aussi je vais y aller, décrétais-je.

Je fouillais mes poches et lui tendais un billet, qu'il refusa.

- Si jamais tu ne passes pas la nuit, je regretterai toute ma vie de ne pas t'avoir offert ce putain de milkshake fraise.

Je souris, et après une poignée de main, pris la porte.

***

Depuis qu'Alice était partie, l'appartement avait rarement été aussi propre. Je ne sais d'où m'était brutalement venue cette fièvre, mais j'avais nettoyé chaque parcelle de sa surface, ne laissant rien au hasard. Je savais que ma mère serai là, et je ne voulais pas heurter la maniaque qu'il y avait en elle. Je la connaissais : elle était capable de revenir le lendemain, sacs poubelles et détergeant dans ses mains gantées de plastique rose. Esmé ne supportait tout simplement pas la crasse, et j'espérai qu'elle n'en détecterait aucune trace ici. Tout était propre, tout brillait de mille feux, tout sentait bon.

Cette inhabituelle propreté m'avait coupé l'appétit. Hors de question de salir à nouveau une casserole. Alors patiemment, j'attendais. Je m'installais derrière mon piano et débutais par quelques gammes simples, pour me démêler les doigts.

Après la lecture, la musique était ma deuxième passion. Ma mère étant elle-même une très bonne musicienne, c'est elle qui m'avait appris, avec douceur et tact, le piano depuis mes cinq ans. Les débuts avaient été laborieux, j'étais d'une maladresse incroyable quand il s'agissait de ces petites touches noires et blanches. Esmé s'était accrochée, avait applaudi mes fausses notes et autres symphonies catastrophes, jusqu'à ce que petit à petit, j'arrive à faire quelque chose de potable. Aujourd'hui, j'étais vraiment bon, et appréciais véritablement la pratique du piano. Et puis, je devais l'avouer, le coup du beau pianiste mélancolique, ça marchait à tous les coups avec les filles. Peut-être qu'un jour j'en jouerai pour Victoria…

La sonnette retentit. Je relevais brusquement la tête et mes doigts ripèrent sur le clavier. Je n'avais pas vu le temps passer, me laissant ensevelir par les souvenirs. Je me levais rapidement, manquant de faire tomber mon tabouret, et me précipitais vers la porte d'entrée. Je tombais nez-à-nez avec ma mère, chargée d'un gros sac de voyage.

- Bonsoir Edward, murmura-t-elle avec douceur, glissant sa main derrière ma nuque pour m'attirer à elle.

Elle me serra brièvement contre elle, puis se mit sur la pointe des pieds pour m'embrasser la tempe.

- Ton père arrive.

Je hochais la tête silencieusement et guettais son arrivée. La porte de l'ascenseur s'ouvrit et Carlisle s'avance vers moi. Mais pas tout seul.

Il portait dans ses bras une jeune fille endormie. Enveloppée dans une couverture, blottie contre le torse de mon père, ses longs cheveux tombaient vers le sol, une cascade de boucles brunes se balançant au rythme des pas de Carlisle. Son corps paraissait si petit, si frêle, que je compris pourquoi mon père semblait la porter sans aucune difficulté. Il passa devant moi et je découvris son visage assoupi. Ses sourcils étaient froncés, ses petits poings serrés contre son cou ; aucun doute, le rêve qu'elle était en train de faire ne devait pas lui plaire.

- Je vais la coucher dans l'ancienne chambre d'Alice.

Délicatement, il la déposa sur le lit que j'avais fait quelques heures plus tôt. La jeune fille grogna un peu, et se roula en boule.

- Je m'en occupe, déclara ma mère.

Carlisle sortit, je le suivis.

- Je suis désolé, je voulais faire les présentations en bonne et due forme, mais je ne pensais pas qu'elle s'endormirait aussi vite.

Esmé réapparut.

- C'est bon, je l'ai mise en pyjama. Je pense qu'elle devrait bien dormir, vu son état.

Mon père l'attira à lui, la tristesse se lisant clairement sur son visage.

- Bon alors, vous m'expliquez ? Demandais-je un peu vivement.

J'étais ok pour héberger chez moi une parfaite inconnue, mais quelques indications supplémentaires étaient les bienvenues.

- Son prénom ?

- Bella.

- Son métier ?

- Elle est encore étudiante, aux Beaux-Arts, à deux pas d'ici.

- Son problème de santé ?

- Ça, je ne peux pas te le dire, Edward, s'excusa mon père. Ça la concerne personnellement, ce n'est pas à nous de t'en informer.

- Super. Quoi d'autre ?

- Elle est américaine.

- C'est tout ?

- Tu sais, nous ne la connaissons pas très bien…

- Ok. Donc je ne saurai rien de plus à part qu'elle s'appelle Bella, qu'elle dessine et vient des USA ?? Et ça ne vous choque pas ?

Cette conversation m'agaçait. Ils me distribuaient les informations au compte-goutte, comme si c'était préférable pour moi d'en savoir le moins possible. Mais merde, ils ne pouvaient pas me demander d'ouvrir ma porte à n'importe qui !

- Écoute Edward, intervint Esmé, c'est une situation provisoire. Je comprends que ce soit difficile pour toi de laisser une nouvelle personne entrer dans ta vie, mais s'il te plaît, fais un effort. Bella est vraiment dans une position difficile, elle a besoin de se retrouver dans un lieu neutre et accueillant comme ici, pour qu'elle puisse réfléchir à certaines choses, se reposer, aller à l'école à pied sans se fatiguer, faire le point sur elle-même. Et puis tu verras, elle est très gentille.

Elle me sourit avec tendresse, et je fus dans l'impossibilité de répondre quoique ce soit. Ma mère avait ce don sur moi. Je l'adorais tellement qu'elle pouvait me demander n'importe quoi. Je décidais de lui faire confiance.

- Bien ; je vais faire mon possible pour qu'elle se sente bien ici et puisse résoudre rapidement ses problèmes. J'espère qu'elle n'a rien contre les mecs qui chantent sous la douche le matin.

- Merci. Nous t'appellerons régulièrement pour prendre des nouvelles et savoir comment la cohabitation se déroule.

- Avez-vous un ou deux conseils à me donner ? Histoire que je ne fasse pas de boulette…

Ils réfléchirent un moment.

- Évite de lui demander si elle a un petit ami. C'est un sujet légèrement… Sensible.

Aussitôt, une vingtaine d'hypothèses germèrent dans mon esprit farfelu. Venait-elle de rompre ? Son copain l'avait-il trompée ? Ou frappée ? Ou alors peut-être qu'elle vivait une passion secrète avec un homme célèbre…Qu'il était un criminel et que Bella était un témoin protégé…

Mes parents me dirent au revoir, non sans m'avoir remercié une bonne dizaine de fois chacun. Ma mère me plaqua contre elle à m'étouffer, et je sentis deux ou trois larmes couler dans mon cou. Jamais je n'avais vu Esmé dans un tel état. Elle avait l'air complètement chamboulée, ce que je ne comprenais pas : elle disait connaître très peu Bella.

La curiosité me poussa à commettre un acte indiscret que je ne me serrai jamais permis par ailleurs. Mais j'étais rongé par la fascination. Il fallait que je le fasse, j'avais besoin de savoir, de voir. Je poussais la porte de sa chambre avec la plus grande précaution possible. Dans la pénombre de la pièce, je distinguais une vague forme humaine, emmitouflée sous une énorme couette, à laquelle Esmé avait rajouté une couverture. Sans un bruit, je m'approchais du lit et observais son visage. Il était plus détendu que tout à l'heure, un fin sourire se devinait aux commissures de ses lèvres. Elle était vraiment jolie, et tellement attendrissante comme cela. Elle avait un visage d'ange, les tâches de rousseur picotant son nez, ses longs cils contrastant avec la blancheur de sa peau et accentuant son côté femme-enfant. Je sentis mon cœur fondre. Elle semblait tellement fragile… Je regrettais d'avoir appréhendé sa venue, reproché à Carlisle de ne pas s'en tenir aux relations médecins / patients, ou encore demandé des comptes à mes parents. Si Bella avait besoin d'un endroit où se poser quelques temps, si je pouvais l'aider à aller mieux, alors je le ferai.

Soudain, Bella marmonna d'incompréhensibles paroles. Je sursautais et fonçais dans le salon. Heureusement qu'elle ne s'était pas réveillée… Qu'aurait-elle dit, en me voyant ainsi penché au-dessus d'elle ? Elle m'aurait certainement pris pour un pervers et elle aurait eu raison de reprendre ses affaires et de quitter immédiatement les lieux. J'avais eu de la chance.

Je partais me coucher, tout en sachant pertinemment que je ne réussirai pas à trouver le sommeil avant un bon bout de temps. Je n'arrivais pas à penser à autre chose qu'à la jeune femme dormant profondément dans la pièce d'à côté. J'attrapais mon portable et envoyais un message à Jacob :

« Dommage pour toi, j'ai gagné mon milkshake. Pas de psychopathe à l'horizon, juste une jolie demoiselle qui devrait te plaire :) On se voit demain, bon courage »


Tadaaam! Enfin l'arrivée de Bella! Je le sais, vous en aviez marre de l'attendre ^_^ Et voici Jacob... J'espère de tout coeur que la lecture de ce nouveau chapitre ne vous a pas déçue et que vous avez passé un agréable moment !

Spécial MERCI à Lucie (le voilà enfin ce chapitre!), Clauue16 qui m'a fait une review de DINGUE (si t'es ok je veux bien t'épouser), Morgane, Mlle-Soophiee, chouchoumag (autoproclamée "fidèle lectrice"),Nelvea, Zulie, sokyrandia, tatam83, dream-fascination (merci pour ton commentaire, les bras m'en sont tombés, j'espère vivement que cette histoire ne te lassera pas), Letmesign23, nia1988, Miinie, Magda88 pour ses encouragements et ses compliments du tonnerre, AnZeLe4210 ainsi qu'Ivy!

Dans l'ensemble il ressort que vous avez aimé particulièrement au chapitre 2 le passage où Edward pense que Carlisle trompe Esmé.. J'avoue que je n'ai pas été très tendre avec lui, mais c'était une situation tellement drôle! Le pauvre Eddy, il va avoir du mal à s'en remettre :) Vous avez également apprécié le personnage de Rosalie, qui s'éloigne quelque peu du rôle qu'on lui attribue régulièrement... J'espère que vous ne serez pas déstabilisé par ce personnage légèrement "inhabituel".

Je ne suis pas certaine de vous poster le chapitre 4 dans une semaine, comme j'en ai pris l'habitude (tous les dimanches), fêtes de fin d'année obligent... Alors si je ne vous revois pas d'ici là : je vous souhaite un bon Noël et une merveilleuse année 2010! Je vous embrasse fort, Maawie.