Chapitre Cinq

Jasper, Pingouin Explorateur

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Cela faisait déjà quatre jours. Quatre jours que Bella avait élu domicile chez moi. Et franchement, je n'avais pas à me plaindre. Nous avions pris, très rapidement, une sorte d'habitude de vie commune. Lorsque je me levais le matin, elle dormait toujours. Je filais prendre ma douche, et une fois prêt, je la retrouvais dans la cuisine où elle préparait le petit-déjeuner. Nous discutions quelques minutes ; elle me questionnait sur le programme de la journée. Je lui parlais de la librairie, des colis que nous devions recevoir aujourd'hui, du type de clients attendu. Elle semblait s'intéresser réellement au travail que je faisais et aux genres de lectures que j'avais. J'aimais bien ces petites discussions, c'était agréable d'avoir quelqu'un pour parler le matin.

Lorsque je lui retournais la question, c'était une toute autre affaire : Bella avait l'air d'avoir du mal à se confier. Elle me répétait sans cesse qu'elle avait « des trucs de prévus ». Je me demandais ce que cela pouvait cacher. Voyait-elle son amoureux ? Allait-elle des rendez-vous médicaux ? Tout ce que je savais, c'est qu'elle n'allait plus à l'école. J'en étais persuadé. Son immense pochette à dessins était posée contre le mur de sa chambre, et depuis son arrivée, il n'avait pas bougé d'un centimètre.

D'un autre côté, je n'étais pas vraiment certain qu'elle en ai la force. Bella semblait fatiguée en permanence, comme si chaque chose qu'elle entreprenait, chaque action qu'elle effectuait lui pompait son énergie. Le matin, elle traînait d'énormes valises sous ses yeux souriants, qui s'estompaient peu à peu mais ne s'effaçaient jamais définitivement. Je la soupçonnais carrément de mettre son réveil pour être sûre de ne pas me rater. J'avais bien essayé de la persuader de filer se recoucher mais c'était une vraie tête de mule qui se bornait à me répéter qu'elle n'avait plus du tout sommeil… Et qui baillait quand elle pensait que je ne la voyais pas.

À mon retour de la librairie, le repas était déjà prêt, et la table dressée. C'était un peu déconcertant, j'avais l'impression d'abuser d'elle, de sa bonne volonté et de sa gentillesse. J'avais tenté de comprendre son dévouement et j'y voyais plusieurs possibilités : elle devait se sentir redevable envers moi et s'escrimait à me faire à manger. Ou alors, elle me prenait pour ce que j'étais : une nullité absolue pour tout ce qui concernait la préparation élaborée ou non de nourriture en tout genre. Dans les deux cas, j'avais la sensation étrange de me retrouver avec une délégation personnelle d'Alice. Ma sœur m'arrachait toute casserole qui pouvait me tomber entre les mains, comme si j'allais les immoler par mon seul contact. Elle se mettait automatiquement à râler et s'obstinait à vouloir me montrer comment on fait. Mais je suis un homme, que voulez-vous ; si je n'agis pas, je m'ennuie, et au bout d'à peine deux minutes, je décrochais à chaque fois.

En tout cas, Bella avait un don certain pour la cuisine. Profusion de légumes et de fruits, bannissement des viandes rouges, de graisse superflue et de toute forme de malbouffe : quelles que soient les préparations inventées ou les recettes dénichées dans des livres de grands-mères, les repas qu'elle confectionnaient me changeaient radicalement des hamburgers de Jasper. Je crois que je n'avais jamais mangé aussi sain de toute ma vie. J'avoue que je n'étais pas contre une ou deux frites, mais un peu d'équilibre alimentaire n'était pas désagréable. Il n'y avait qu'à observer la fine taille de Bella pour m'en convaincre et finir mes haricot verts en deux coups de fourchettes.

Bella et moi parlions de beaucoup de choses – il semblait que nous avions à peu près les mêmes goûts. Même si elle avait un amour très prononcé pour les romances à l'eau de rose et les dessins-animés pour les moins de quatre ans, nous nous entendions sur tout. Musique, photographie, littérature, cinéma… Aucun sujet « culturel » ne nous échappait. Il est vrai que j'avais tellement peur de commettre une erreur en lui parlant que j'orientais volontairement mon discours vers des thèmes très artistiques. Au moins je ne prenais aucun risque : pas de dérapage sur la santé, ni sur de potentiels petits amis. Et puis Bella aimait cela ; elle était calée, relançait les sujets et je me sentais d'ailleurs souvent un peu en marge. Elle connaissait aussi bien les arts plastiques, en particulier la peinture, que moi les livres – et ce n'était pas pour me vanter, mais il y avait du niveau.

Je n'avais parlé de Bella à personne hormis Jacob. Vu le bon déroulement de leur première rencontre, je ne souhaitais pas réitérer l'opération avec ma sœur, Jasper ou Rosalie. Et puis, il valait mieux tenir Bella éloignée de toute sorte de traumatisme possible – chose carrément probable avec Alice. Je n'avais pas envie qu'elle lui saute dessus en hurlant, qu'elle lui arrache ses vêtements et les brûle sur le champ, prétextant un gros défaut de style. Je l'imaginais déjà lui dire avec son sourire carnassier (celui qui me fait toujours aussi peur, même après toutes ses années) : « Tu aimes le shopping ? », ou encore brandir une paire de ciseaux et lui couper les cheveux en un seul mouvement. Les parents avaient bien précisé que Bella avait besoin de calme – hors de question de lui faire un plan foireux et de lui refourguer dans les pattes la frapadingue irrécupérable qu'était ma sœur.

Nous étions dimanche et pour une fois je pouvais dormir. Je l'avais bien précisé à Bella, afin qu'elle ne s'acharne pas à se lever pour moi. Je voulais voir disparaître ses cernes, j'en avais marre de culpabiliser. Après tout, je ne lui avais jamais rien demandé ; certes, elle se sentait gênée à propos de notre cohabitation mais il fallait qu'elle se détende un peu.

Je m'enroulais davantage dans ma couette bien chaude. Depuis combien de temps déjà n'avais-je pas fait la grasse matinée ? Je fronçais les sourcils. Impossible de me souvenir, et pour cause… Je passais tous mes dimanches matin à la piscine. D'un coup, j'ouvris les yeux. Victoria. Bella avait tellement accaparé mon attention depuis le début de la semaine que j'avais complètement oublié ma belle sirène rousse. Mon cœur se mit à cogner plus fort. Comment avais-je pu passer à côté d'elle ? Le fait est que Bella avait emménagé ici, et qu'à partir de cet instant, toutes mes préoccupations habituelles étaient passées à la trappe. C'était si étrange d'héberger chez moi cette jeune femme que j'y pensais sans cesse. Il fallait que je me ressaisisse. J'avais eu grand mal à « progresser » avec Victoria, alors je n'étais pas prêt à laisser tomber maintenant.

Au diable mes résolutions de grasse matinée ! Je me levais, m'habillais rapidement et constatais avec satisfaction que Bella dormait encore. Je me remémorais notre premier matin ensemble, et eu envie de faire la même chose qu'elle ce jour là. Trente secondes plus tard, j'étais dans la rue et me dirigeais de pied ferme vers la boulangerie la plus proche. Une fois sur place, je me creusais la cervelle. Que mangeais Bella au petit-déjeuner ? Je la visualisais avec son grand bol de thé, son verre de jus d'orange, un ou deux fruits… Et c'est tout. Argh. En fait, elle ne prenait jamais rien le matin. Et il fallait que je m'en rende compte une fois en face de la boulangère. Je ne pus éviter un misérable raclement de gorge avant de commander à la volée une demi-douzaine de croissants (on ne sait jamais), une bonne réserve de pain en tranche, une poignée de malabars, cinq macarons. Je repartais assez fier de moi, malgré tout. Peut-être qu'une fois devant ce festin, Bella se sentirai un petit creux ?

- Bella ? Appelais-je une fois la porte fermée en entendant du bruit en provenance du salon.

Pas de réponse. Je m'approchais à pas de loup et la découvrais assise en tailleur sur le canapé, étroitement enroulée dans une couverture, les yeux rivés vers la télévision.

- Bonjour !

Elle sursauta et se tourna vers moi. Son visage s'éclaira et je pus constater qu'il semblait reposé. Elle se leva en souriant.

- Salut Edward.

- Tu es déjà debout ?

Je voulais qu'elle comprenne qu'elle pouvait dormir tout son soûl, je m'en fichais comme de ma première capote.

- Hey, il est déjà dix heures, à mes yeux c'est une grasse matinée exceptionnelle ! Protesta-t-elle. D'ailleurs, c'est plutôt moi qui devrai te poser la question.

- Petit-déjeuner ! M'exclamais-je en brandissant mon trésor. Ça te dit de manger devant la télé ?

Ma proposition fit mouche et elle se précipita dans la cuisine. J'avais à peine enlevé mon manteau et mes chaussures qu'un café fumant m'attendait sur la table basse. Je m'installais à ses côtés.

- Je ne savais pas trop ce que tu aimais, alors j'ai pris un peu de tout… Expliquais-je en sentant son regard interrogatif lorsque je sortais du sac toutes mes trouvailles.

- Une tranche de pain, c'est parfait, me sourit-elle. Merci .

J'avais au moins ça de bon. Ouf, je n'étais pas totalement naze. Je jetais un regard vers le spot publicitaire qui passait à l'écran.

- Tu regardais quoi ?

- Les dessins-animés, me répondit-elle comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.

J'avalais mon macaron de travers. Mince, je n'aurai peut-être pas du prendre cette initiative ; maintenant j'allais être obligé de me taper l'intégrale des Totally Spies pour ne pas paraître malpoli. Pourtant, malgré moi, je fus surpris de la facilité avec laquelle je me laissais entraîner par l'histoire. L'action, les gentils, les méchants, de l'humour à deux balles et même quelques frissons ; finalement ce n'était pas si mal… Un soupir de soulagement m'échappa tout de même lorsque la fin de l'épisode fut annoncée. Ok, Alex, Closer et Sam étaient bien sympa, mais j'avais des longueurs à faire pour éliminer mes trois croissants et deux macarons !

- Je vais à la piscine, ça te dit de venir ?

Troisième initiative de la journée, on progresse Edward ! Peut mieux faire, mais pour le moment c'est assez satisfaisant. Bella prit deux secondes pour réfléchir. Comme toutes les filles du monde, elle devait être en train de se demander si elle était bien épilée.

***

Je pus juger par moi-même de l'impeccable non pilosité des jambes de Bella lorsque je la vis me rejoindre à la sortie des douches. Réflexe purement masculin, j'effectuais un rapide aperçu des lieux. Derrière des vêtements simples et parfois un peu amples qui camouflaient ses formes, Bella était plutôt du genre… Canon. Je la regardais me dépasser en penchant légèrement la tête sur le côté. Tout d'un coup, je comprenais un peu mieux Jacob. Passer son enfance à côté d'une bombe pareille pour finalement savoir qu'il n'avait aucune chance, il avait de quoi avoir les nerfs le pauvre. En parlant de bolide… Je jetais un coup d'œil circulaire autour de moi. La déception me pinça le cœur ; aucune crinière rousse à l'horizon. Je rejoignis Bella en trottinant et déposais ma serviette à côté de la sienne.

- Tu viens souvent ? Me demanda-t-elle en observant les lignes réservée aux nageurs.

- Tous les dimanches quasiment.

- Tu es bien courageux… Plaisanta-t-elle en posant sa main sur mon épaule.

- Il faut bien que j'entretienne mon corps d'athlète, fis en désignant mes abdominaux.

Bella écarquilla les yeux.

- Mais quel crâneur c'est dingue ! S'exclama-t-elle. On va voir lequel de nous deux tient le mieux !

J'éclatais de rire. Bella, me battre à la natation ? La bonne blague ! Cette fille devait peser quarante-cinq kilos à tout casser ! Je m'élançais dans l'eau à toute allure en la plantant derrière moi. J'étais incontestablement le plus rapide, même si je devais avouer que Bella n'était jamais loin. Plus le temps passait, moins je ricanais intérieurement : alors que je faisais davantage d'efforts pour maintenir le niveau, mon adversaire semblait garder la même vitesse avec aisance. Je déchantais quand elle me dépassa aussi naturellement que la petite vieille de la ligne d'à côté. Stupéfait, j'en oubliais de respirer et bus la tasse. Toussant et crachotant, je rejoignis le bord du bassin. Putain ! Je venais de me faire dépasser par une mini crevette de rien du tout !

- Tu abandonnes ?

Je me retournais vers une Bella souriant de toutes ses dents. Je grognais et marmonnais un vague « n'importe quoi ». Je l'entendis rire, puis elle me donna un coup de poing farceur dans le bras. Furax, je l'attrapais et lui plongeais la tête sous l'eau. Non mais ! Bella se débattit quelques instant, puis se laissa couler dans le fond. Je soulevais un sourcil : était-ce une technique d'attendrissement ? Elle venait de me ridiculiser à mon sport fétiche, je n'allais certainement pas lui faire de cadeau. Moi qui la croyais faible et fragile, je m'étais bien fait avoir. Avant que je comprenne quoi que ce soit, Bella tirait sur ma jambe de toutes ses forces. Sous la surprise, je n'eu pas le réflexe de me défendre et ne pus que la rejoindre sous l'eau. Alors que je sentais mes poumons me brûler, Bella m'escalada tranquillement pour rejoindre la surface, tandis que d'une poussée sur mon épaule elle m'enfonça encore plus loin. Pour la deuxième fois de la journée, je me sentis complètement… Dégoûté.

- Edward ?

Le ton de la voix Bella me mit la puce à l'oreille. Elle semblait brutalement déconcertée.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu ne te sens pas bien ? M'inquiétais-je immédiatement.

Oubliée, la course ratée. Au diable, mes ressentis de mauvais perdant. Quelque chose n'allait pas.

- Il y a une fille qui est en train de me tuer du regard.

- Quoi ?

Je suivis son regard et tombais sur les yeux furieux de Victoria. La bouche pincée, elle m'observait avec un air mauvais. Effectivement, elle n'avait pas l'air contente du tout. Rouge de colère, elle faisait presque peur. D'un geste brusque, elle fit demi-tour et s'enferma dans le local des maîtres-nageurs en claquant la porte.

- Merde… Soufflais-je.

- Qui est-ce Edward ?

Incapable de répondre, je secouais la tête en sortant de l'eau. Putain ce que j'étais con !!

- Edward.. ?

Bella attendait ma réponse, les yeux remplis d'inquiétude.

- Excuse-moi, ne pus-je m'empêcher de murmurer.

- Tu la connais ?

- Oui c'est… Elle s'appelle Victoria.

Si l'éclat de rage de ma sirène rousse m'avait laissé légèrement perplexe, je pris soudainement conscience d'une réalité horrible.

- Putain, elle doit penser que je sors avec toi maintenant !

- C'est ta petite amie ?

La question me déstabilisa.

- Non, c'est juste la surveillante… Je la drague depuis des mois.

- Mince Edward, je suis désolée… Je n'aurai pas du être si proche de toi, c'est ma faute.

- Ne dit pas de bêtise Bella, la rassurais-je. De toute manière, je ne suis rien pour elle. Juste un client un peu collant. Elle ne doit pas apprécier les « débordements », c'est tout.

J'attrapais ma serviette.

- Allez viens, on rentre.

- Ça te tente un chocolat chaud ? Me proposa-t-elle.

***

Bella poussa la porte de Wolf & Co et je m'empressais de lui emboîter le pas.

Nous n'avions pas vu Jacob depuis dimanche dernier. Il m'avait téléphoné, bien sûr, mais je n'avais pas trouvé le temps de passer le voir. Il s'était excusé platement, une bonne vingtaine de fois (au moins). Il semblait totalement perturbé par mon coup de gueule. Jacob et moi nous connaissions depuis longtemps, mais jamais encore nous n'avions été en froid. Cette histoire de « meilleur ami » avait été difficile à avaler pour lui, et j'en regrettais presque mon plan foireux. Mais sur le coup, je n'avais trouvé que cela pour me « débarrasser » de lui et éviter que la situation n'empire. Bella venait d'arriver et ce n'était vraiment pas le bon moment pour lui casser les pieds. Surtout que Jacob les avait mis dans le plat en évoquant le fameux « James ». À présent, Bella me paraissait bien plus sûre d'elle – surtout depuis la sacrée raclée qu'elle venait de me faire essuyer. Je n'avais plus peur d'un éventuel dérapage.

- Bella ! Edward !

Le patron du bar s'élança vers nous, plantant sans aucune pitié son employé face à une dizaine de clients.

- Je suis content de vous voir !

- Ça se voit, s'exclama Bella en le prenant dans les bras.

Je rêvais peut-être, mais je crus voir Jacob rougir. Il nous conduisit vers une table légèrement en retrait.

- Alors Bella, ça se passe comment avec Edward ? Il ne te brise pas trop les oreilles ?

- Tu parles certainement de ses vocalises matinales ? Plaisanta-t-elle.

Je souriais en baissant la tête, embarrassé. Je n'avais pas imaginé que Bella puisse m'entendre chanter sous la douche. J'avais parfois encore des réflexes de « solitaires » - heureusement, je fermais au moins la porte quand j'allais aux toilettes. Bella et Jacob bavardaient joyeusement, j'étais soulagé.

- Bonjour tout le monde, s'écria une voix au dessus de nous.

Je découvrais avec horreur une tête blonde bien connue qui me souriait.

- Tiens, quelle bonne surprise, fis-je en serrant les dents.

Je jetais un regard paniqué vers Jacob qui semblait attendre que je réagisse. Que faire ? Jasper et Alice n'étaient pas au courant de l'existence de Bella, et je n'avais pas prévu de les rencontrer par hasard. Je n'avais pas de « plan B ».

- Bella, je te présente Jasper, mon beau-frère.

Aussitôt, les yeux de Bella s'ouvrirent comme des soucoupes.

- Tu t'appelles JASPER ? Comme le pingouin explorateur ??

- Heuuu… Firent le mari de ma sœur et mon meilleur ami en même temps.

- Trop la claaaaasse ! Tu dois être trop fier !

- Bella ? Me lançais-je.

- Oui ?

- De… De quoi tu parles ?

- Tu ne connais pas le dessin-animé Jasper Pingouin Explorateur ?

La mâchoire de Jasper se décrocha.

- Ha, Bella, j'avais oublié tes goûts de chiottes !

- Je t'emmerde Jake ! Tu étais bien content de regarder trouver quelqu'un pour t'accompagner voir Shrek au cinéma !

- Heyyyy ! Tu n'étais pas sensé le répéter ça !

- Tu es une amie de Jacob ? Demanda Jasper avec curiosité.

- On se connaît depuis toujours, sourit Bella.

- Et donc tu as rencontré Edward, conclut Jasper en retirant sa veste.

Là, ça sentait vraiment le roussi. Comment lui expliquer que Bella vivait chez moi tout en lui cachant ses problèmes passagers ? Un trait de génie me traversa l'esprit, et je lâchais sans réfléchir :

- En fait, Bella est ma colocataire.

La-dite Bella se tourna vers moi, une expression stupéfaite peignant ses traits. Quand à mon beau-frère, qui allait s'asseoir à mes côtés, il suspendit son geste.

- Ha, enfin, tu t'es décidé ! C'est bien ça !

Me fixant sans ciller, Bella articula un silencieux : « Colocataire ? ».


Et voilà! Désolée, ce chapitre est un peu plus court que les précédents, mais il fallait couper là... Mais j'espère que vous avez aimé! Je suis encore désolée de ne pas avoir répondu à vos reviews - j'ai encore des problèmes de connexion (j'ai cru ne jamais réussir à poster ce chapitre aujourd'hui!), mais bientôt ce sera fini. En attendant je fais ce que je peux... En tout cas, sachez que ce n'est pas parce que je ne vous réponds pas que vos commentaires ne me touchent pas, bien au contraire! Vos remarques me font extrêmement plaisir, surtout qu'elles sont toujours très positives :) Vous êtes merveilleux!

MERCI À TOUS 3

Sur ce, je vous laisse, avant que mon ordinateur ne se déconnecte :(

Chapitre suivant : un nouveau personnage arrive... Qui d'après vous?? J'attends vos suppositions!

Gros bisous, à la semaine prochaine!