Une sourde angoisse planait, insidieuse, sur la réserve de la Push. Bien que pour une fois il ne pleuve pas et que l'air soit doux, peu de monde se risquait hors des maisons. Même ceux qui ne voulaient plus croire aux vieilles légendes étaient gagnés par le malaise latent.

Les Quileutes savaient ce qui rôdait dans leurs bois. L'une des leurs avait disparu et toute la meute était partie, pour défendre le territoire et chasser les Sang-froid.

Du même coup, ceux qui restaient se sentaient fragiles. Seuls. Presque nus face au danger sournois qui rôdait dans la nuit complice.

Billy Black regardait la télévision sans la voir. L'oreille aux aguets, il était en pensée avec ceux qui couraient les bois sous leur forme de loups.

Lorsqu'on frappa à la porte, il sursauta si fort qu'il en renversa sa bière. Il s'adressa aussitôt de vifs reproches. Allons ! Il devenait vraiment vieux si un simple coup frappé à la porte l'effrayait ainsi.

- Qui est là ? cria t-il en faisant tourner son fauteuil roulant.

Au lieu de la réponse qu'il attendait, il entendit un cri aigu à l'extérieur. Il reconnut la voix de Joan, la fille de la maison voisine, et devina qu'elle se tenait à sa fenêtre, d'où elle aimait épier tout ce qui se passait :

- Un vampire ! Un vampire !

Une sueur froide coula le long du dos du vieil homme. Etait-ce possible ? L'un des buveurs de sang avait-il pu tromper la meute et venir jusqu'ici, jusqu'au village laissé sans protection ?

Réprimant de son mieux le tremblement nerveux de ses mains, Billy fit précipitamment rouler son fauteuil jusqu'au placard où il avait rangé, très longtemps auparavant, son fusil de chasse. Une vieille arme, qui n'avait plus servie depuis de nombreuses années. Oh, il savait bien qu'elle serait inoffensive contre un vampire, mais que faire d'autre ? Il n'était pas dans sa nature de ne pas se battre lorsque le danger pointait son museau de requin jusqu'au seuil de sa demeure.

Résolu, il fit avancer son fauteuil jusqu'à la porte au moment où l'on frappait à nouveau.

- N'ayez pas peur, ouvrez ! fit une voix qu'il ne reconnut pas.

- Qui est là ?

- Edward Cullen.

Billy crut avoir mal entendu. Un Cullen, ici ? Le traité… la meute… les garçons… les vampires…

- Ouvrez, insista la voix. J'ai avec moi quelqu'un qui a besoin de soins.

L'Indien aurait pu croire à une ruse grossière s'il n'avait pertinemment su qu'aucune porte ne pouvait empêcher un vampire d'entrer.

Le fusil coincé sous un bras, il manoeuvra son fauteuil, tourna la poignée et écarta le battant. Sa mâchoire faillit se décrocher sous l'effet de la stupeur. Edward Cullen, en effet, se tenait debout sur le pas de la porte. Et il tenait dans ses bras le corps inerte d'Emily Uley. Le vieil homme poussa un gémissement à cette vue.

- Que … ?! Pourquoi !! gémit-il.

- Veuillez me pardonner, dit poliment le vampire. Je n'aurais pas franchi la frontière si les circonstances ne l'avaient pas exigé. Il y a des vampires dans les bois, des inconnus.

Il désigna Emily et continua :

- A priori, j'aurais peut-être du l'amener chez moi et Bella aurait téléphoné pour que vous avertissiez Sam. Mais cela m'aurait obligé à me diriger vers les intrus, qui étaient exactement entre la maison et moi. Je n'ai pas voulu prendre le risque de devoir me battre contre eux tant qu'elle était avec moi.

Il fit une pause et ajouta :

- Et puis, sans doute valait-il mieux éviter qu'elle revienne à elle au milieu d'une famille de vampires. Ses nerfs ont été suffisamment éprouvés ce soir.

- Elle… est vivante ? s'enquit Billy d'une voix chevrotante.

La tête de l'Indienne reposait sur l'épaule de cet effarant visiteur et l'infirme en éprouvait un profond malaise.

- Elle n'a rien, assura Edward. Elle a seulement perdu connaissance. Je sais que Sam n'est pas là… et d'ailleurs, je ne suis pas sûr de savoir où ils habitent. Tandis que vous, je savais où vous trouver pour l'avoir vu souvent dans les pensées de Jacob. Puis-je vous la confier en attendant que sa famille puisse prendre soin d'elle ?

- Bien sûr… bien sûr… fit Billy qui avait du mal à reprendre ses esprits. Entrez. Posez-là sur le canapé. Que lui est-il arrivé ?

Il ne savait plus trop où il en était, Billy. Il n'arrivait pas à croire qu'il venait d'inviter un vampire à entrer chez lui et ne se rendait même pas compte qu'il vouvoyait un gamin –du moins avait-il l'apparence d'un gamin- à peine plus âgé que son fils.

En deux mots, Edward résuma la situation.

Le vieux Black ne savait pas quoi en penser.

Mais Emily ne paraissait pas blessée et il pouvait voir sa poitrine se soulever tranquillement au rythme de sa respiration.

Quelle histoire !

- J'ai pensé un moment l'amener chez Charlie, continua Edward, mais si les autres suivent ma trace, je ne voulais pas les conduire là-bas. Ils n'oseront pas venir jusqu'ici : l'odeur de loup-garou est assez forte tout autour de la Push pour décourager n'importe quel vampire inconnu.

- Oui… approuva le vieil Indien, presque à contrecoeur. Vous avez… eu raison.

Ayant déposé Emily avec précaution sur le canapé, Edward arrangea doucement sa tête brune sur un coussin puis se dirigea vivement vers la porte.

- Encore navré de vous avoir dérangé et de vous causer toutes ces émotions, dit-il. Je dois me dépêcher, à présent : les autres doivent être sur ma piste et les miens en sont sûrement avertis. Je dois rejoindre ma famille sans tarder.

- Bien sûr.

Billy avait surmonté sa stupeur. Il dut pourtant se forcer un peu pour ajouter :

- Et merci. Je raconterai à Sam ce que vous avez fait pour Emily. Il…

Il s'interrompit brusquement, en même temps qu'Edward se figeait dans l'encadrement de la porte.

Serrant fermement tout un fourniment d'armes hétéroclites et souvent improvisées, fusils, pioches, une batte de base-ball, une barre à mine, une masse et même une chaîne à vélo, une bonne dizaine de Quileutes formaient un arc de cercle visant à interdire toute retraite à l'ennemi de toujours et s'avançaient lentement mais résolument vers la maison.

- Allons bon ! ronchonna Edward.

- Tout va bien, lança Billy derrière lui, en haussant la voix pour se faire entendre de ses voisins. Il a seulement ramené Emily.

- Pas de buveur de sang ici ! cria quelqu'un avec haine.

- Laissez-moi passer, Edward ! ordonna Billy. Je vais leur expliquer.

- Merci, mais je crains de ne pas avoir le temps pour ça.

Il se ramassa comme un félin prêt à bondir –ce qui était précisément le cas- sur le seuil de la porte.

- Non ! cria le vieil Indien. Qu'est-ce que vous faites ? Laissez-moi leur parler !

Sans l'écouter, Edward se détendit comme un ressort. Son élan l'emporta par-dessus la ligne des belligérants et à plus de vingt mètres derrière eux. Il reprit contact avec le sol avec la souplesse d'un chat et s'évanouit en un instant dans la nuit.

Quelques cris de frayeur et de stupeur conjoints avaient éclaté dans les rangs des Quileutes.

- Lâche ! cria le même enragé que précédemment.

Exaspéré, Billy leva les yeux au ciel en secouant la tête. Préférant éviter d'avoir à dire ce qu'il pensait à un sot présomptueux qui semblait s'imaginer pouvoir lutter contre un vampire avec une arme de fortune, il ferma sa porte et s'en fut s'assurer qu'Emily n'avait besoin de rien.

0o0

Edward retrouva les siens à l'endroit exact où il avait subtilisé Emily Uley à ses poursuivants. Les Cullen discutaient toujours avec les loups-garous et le ton avait graduellement baissé : Jasper faisait de son mieux pour calmer le jeu et apaiser la tension qui émanait des Indiens.

- Ce que je veux savoir, grognait Sam, c'est où se trouve ma femme à présent !

- Chez Billy Black, répondit Edward en se glissant auprès des membres de sa famille.

Bella lui sauta au cou et il la serra tendrement contre lui.

- Elle est saine et sauve, poursuivit-il. Le trop-plein d'émotions lui a fait perdre connaissance, mais elle n'a rien.

Vampires comme Quileutes le regardaient avec des yeux ronds, muets de saisissement.

- Chez Billy Black ? répéta enfin Sam sur le ton de quelqu'un qui n'arrive pas à trouver de sens aux mots qu'il vient d'entendre. Tu es allé à la Push ?

- Ce n'était pas provocation de ma part, Sam, plaida Edward, désireux d'éviter un esclandre. Ca m'a paru le meilleur choix possible compte tenu des circonstances.

Il réitéra les explications qu'il avait fournies à Billy ainsi que les raisons qui avaient dicté sa décision mais n'aborda pas le sujet, sans importance à ses yeux, des Quileutes armés qui s'étaient placés sur sa route.

- Ramener une Quileute à la réserve Quileute n'est pas un crime, tout de même ! dit Seth avec conviction.

- Non… marmonna Sam, partagé.

- Et vous-mêmes, vous avez massacré des vampires en dehors de votre territoire, remarqua Carlisle en prenant bien soin de ne laisser aucun reproche poindre dans le ton de sa voix.

Le chef de meute lui jeta un regard noir.

- Un à un ! claironna Seth.

- Vas-tu te taire, gamin ? gronda Sam, agacé.

Il reporta son attention sur les Cullen :

- Nous en reparlerons, mais plus tard.

Il parut vouloir ajouter quelque chose mais se ravisa subitement. Puis, il disparut, cédant sa place à l'énorme loup au pelage noir. Sans un regard de plus, il se fondit dans l'obscurité, comme avalé par le néant.

Embarrassé, Jacob se tourna vers Edward :

- Sam te remerciera plus tard, assura-t-il. Il n'est pas… il est juste inquiet pour Emily, il ne sera pas tranquille tant qu'il ne se sera pas assuré qu'elle va bien.

- Je le sais, sourit le vampire. C'est bien naturel.

Jacob passa sa main dans ses cheveux ras et ajouta :

- Je suppose qu'il veut également vérifier que tout va bien à la Push.

- C'est exactement ce à quoi il pense, dit Edward d'une voix douce.

Il soupira et reprit :

- J'ai fait peur à ton père, ce soir, Jacob. Il ne se s'attendait pas à… ça. Je te prie d'accepter mes excuses, et de les lui transmettre également. Je voulais mettre Emily en sûreté mais en même temps j'étais assez pressé de revenir, alors…. La Push était vraiment la seule solution.

Jacob se fendit d'un large sourire.

- T'inquiète ! Je me doute que sur le coup ça lui a fait drôle, mais il n'y a pas de mal.

Il reprit son sérieux pour assurer, le regard ferme :

- Il n'y aura pas de guerre pour ça. Si certains y pensent, je leur dirais un mot.

- Merci, fit Edward, soulagé.

- Merci à toi, fit Jacob.

Et spontanément, sans la moindre arrière-pensée, les deux garçons se donnèrent l'accolade.

- Mieux vaut que je file aussi, dit enfin Jacob. On se voit demain. Bella, embrasse Nessie pour moi, hein ?

- Bien sûr, Jacob, répondit la jeune femme en souriant.

En un instant, tous les Indiens avaient repris leur forme lupine et s'étaient fondus dans le noir.

- Eh bien ! soupira Carlisle. Quelle soirée ! Nous ne sommes pas passés loin de la catastrophe. Heureusement que tu as pu intervenir à temps pour sauver cette femme, Edward. Qui étaient ces inconnus, d'après toi ?

- Aucune idée, répondit Edward, Bella lovée contre lui. Je n'ai pas eu le loisir de leur parler et leurs pensées étaient focalisées sur la chasse.

Il soupira à son tour et désigna d'un geste vague l'endroit où gisaient les restes déchiquetés :

- J'aurais voulu éviter ça, mais le plus urgent était de mettre Emily en sécurité. Ils ne m'auraient pas écouté si j'avais tenté de leur faire comprendre la situation. Et elle aurait été en danger.

Le médecin donna une bourrade amicale à son fils.

- Tu as fait au mieux, assura-t-il. Nous aurions du t'accompagner tout de suite au lieu de te laisser y aller en éclaireur. Une bonne leçon à retenir pour l'avenir.

Sous le ton léger, la tristesse perçait. Carlisle déplorait toujours les victimes, quelles qu'elles soient et quelles que soient les circonstances.

Tandis que les Cullen, un peu assombris mais néanmoins soulagés que les choses n'aient pas plus mal tournées encore rentraient chez eux, une scène houleuse se déroulait à la Push où les loups étaient revenus.

Ils y avaient certes retrouvé Emily indemne, qui reprenait ses sens et sirotait un thé brûlant sur le canapé de Billy Black (Léah ne lui jeta qu'un bref coup d'œil, prit une mine dégoûtée et sortit en grimaçant, fronçant le nez de manière exagérée tout en reniflant ostensiblement).

Mais ils y avaient surtout retrouvé une partie des leurs complètement hystériques.

Le fait qu'un vampire soit venu jusque dans la maison de l'un d'eux avait déclenché une véritable frénésie dans laquelle la peur, la haine ancestrale envers sa race et le désir de violence se mêlaient étroitement. Un climat électrique, explosif même, qui menaçait de s'étendre comme une nappe d'huile et de provoquer bien des heurts au sein de la réserve d'ordinaire si calme.

Les loups-garous ne tardèrent d'ailleurs pas à sentir la moutarde leur monter au nez également, pour des raisons exactement inverses. Par ailleurs, aucun d'eux n'appréciait tellement les sous-entendus visant à leur faire entendre qu'ils n'étaient qu'une bande d'irresponsables, voire d'incapables.

- … une portée de chiots aveugles… disait quelqu'un, la jalousie suintant de chacune de ses intonations.

Paul poussa un grognement, les yeux étrécis par la colère. D'un même mouvement, Jacob et Sam lui posèrent une main sur l'épaule, l'un à droite, l'autre à gauche, bien que tous deux commencent sérieusement à bouillir également !

Billy d'abord, puis Emily avaient confirmé en quelques mots les événements de la soirée.

Joey Tornton, connu du reste pour son caractère excessivement emporté et sa violence latente, braillait de toutes ses forces et exigeait une expédition punitive immédiate, afin « d'aller foutre le feu à la baraque des Cullen et débarrasser une bonne fois la région de cette vermine ». Il laissait par ailleurs clairement entendre que les loups n'étaient pas indispensables à cette opération.

- Non ! beugla Sam, le regard dur. On ne touche pas aux Cullen ! Jacob est lié à la petite et maintenant Edward a sauvé Emily… Je préférerais lui baiser les pieds que lever ou laisser lever la main sur lui et les siens, c'est clair ? Et si tu veux en discuter, je suis à ta disposition… maintenant !

Cette tirade assénée sur un ton de volonté inébranlable eut un impact considérable sur la foule surexcitée. Sam était très respecté à la Push. Et par ailleurs, personne, pas même cet excité de Joey, n'aurait envisagé de se colleter avec lui : sa seule stature était suffisamment dissuasive, même pour un bagarreur.

Jacob envisageait sérieusement, quant à lui, d'allonger deux gifles mémorables à ce braillard vengeur, et cela devait se lire clairement sur son visage car plusieurs personnes s'écartèrent prudemment.

Résolus, les membres des deux meutes se tenaient épaules contre épaules face aux émeutiers, laissant clairement entendre par leur attitude qu'ils ne seraient pas simples spectateurs en cas de grabuge.

Billy Black intervint alors, faisant rouler son fauteuil jusqu'au premier plan. En tant que l'un des anciens de la tribu, membre du conseil et descendant direct des chefs d'autrefois, il était lui aussi éminemment respecté.

- Nous ne courons aucun danger, dit-il d'un ton ferme. Demain, le conseil se réunira avec les Protecteurs de notre peuple –il désigna les garçons près de lui- pour décider de ce qu'il convient de faire.

La tension baissa comme par enchantement et les vociférations se changèrent en grommèlements et protestations.

- Le traité a été rompu ce soir, c'est vrai, admit Sam. Mais par nécessité, il l'a été par les deux parties.

- De toute façon, fit Jacob, tout ça ne rime plus vraiment à grand-chose, à présent.

- En effet, fit Sam. Et c'est pourquoi demain je proposerai de revoir les termes de ce traité et jusqu'à son nom : « alliance » me semblerait désormais plus juste.

- Alors il faudrait que les Cullen soit là, émit Seth.

- Au moins leur chef, tempéra Paul, en grimaçant malgré lui à l'idée de toute la famille réunie à la Push.

- Vous voulez laisser ces buveurs de sang venir sur nos terres ? lança quelqu'un, incrédule.

- Ils ne le feront pas, répondit Sam. Je pensais seulement à assouplir la règle, de manière à ce que tous ensemble nous puissions défendre l'intégralité du secteur contre les véritables dangers, sans se prendre la tête pour une frontière imaginaire.

Il regarda Billy :

- Mais de toute façon, c'est au conseil de décider.

Il promena ensuite un regard sévère sur les belligérants un peu calmés et ajouta sur le ton de l'avertissement :

- Et que personne ne s'imagine qu'il pourrait agir de son côté sans que nous soyons au courant ! Nous ne voulons pas que tout cela dégénère en bataille rangée, représailles, contre-représailles et ainsi de suite. Il y a soixante-dix ans, Ephraïm Black a conclu ce traité pour éviter les affrontements. Depuis soixante-dix ans, nous vivons en paix avec les Cullen. Je ne permettrai pas que tout cela soit compromis maintenant, surtout pas après ce soir.

Un silence.

- La décision sera prise demain, acheva t-il d'un ton sans réplique.

Sans un mot de plus, il tourna les talons et entra dans la maison afin de rejoindre Emily, signifiant par là que pour lui le sujet était momentanément clos.

Tandis que l'écho de ses dernières paroles retentissait encore dans l'air nocturne, les mécontents commencèrent à se disperser, non sans grogner dans leurs barbes ou en échangeant des commentaires à voix basse.

Les autres garçons, ainsi que Léah, se détendirent et échangèrent quelques regards. Celui de Jacob brillait d'enthousiasme et Seth sautillait sur place, manifestement enchanté.

Quels que soient leurs sentiments exacts, les loups-garous savaient qu'ils étaient arrivés au seuil d'un grand changement et que le lendemain ferait date dans l'histoire des Quileutes. Lorsque plus tard il s'étendit sous ses draps, Jacob y rêva encore un moment, les yeux mi-clos.

- Une alliance, dit-il à mi-voix.

Le terme lui plaisait. « Alliance » sous-entend la complicité, sinon l'amitié. « Traité » a un petit côté guerrier. Bien qu'il aime la bagarre, Jacob ne l'envisageait plus lorsqu'il était question des Cullen.

Ce fut en souriant aux anges et la tête pleine de pensées plutôt agréables qu'il s'endormit.

FIN