Dimanche 26 Août 1767

Ma tendre Louise, Monsieur Gotfroi nous a encore invité chez lui aujourd'hui, on pourrait presque penser qu'il s'ennui, chose inconcevable pour une personne de son rang.

Je reste constamment subjugué par tout ce qui constitue sa demeure, des délicieuses gourmandises servies avec le thé de 5 heures jusqu'aux somptueux jardins de senteurs de madame Gotfroi en passant par l'impressionnant nombre de domestiques et servants dans la villa.

Comparé à cela, la petite maisonnette en bois dans laquelle nous logeons moi et Jack, pourrait rentrer entièrement dans la salle de repas.

Après avoir prit le déjeuner avec Monsieur Gotfroi et sa famille, Ulrich le jeune fils de monsieur a insisté pour nous montrer sa chambre : il dispose d'une incroyable collection d'animaux marins et de crustacés en particulier.

Des dizaines et des dizaines de langoustes et de homards empaillés y était accrochés, étrange passion pour un garçon vivant en campagne, n'est ce pas !

Un des spécimens attira particulièrement mon attention, un petit crabe, très petit , aux couleurs vives.

En le regardant plus attentivement, j'avais remarqué que ces mandibules était en position grande ouverte et ses yeux d'un noir parfait paraissait pleins de malices; je restai troublé devant lui pendant plusieurs minutes, comme s'il me fixait du regard pour me transmettre un message.

Jack fut quand à lui beaucoup moins intéressé par ce qu'il nous a montré et restait toujours grincheux.

J'ai d'ailleurs remarqué que depuis qu'il était ici, il n'avait quasiment jamais le sourire aux lèvres, les seuls moments ou je l'ai aperçus joyeux était lorsqu'il regardait la fille de monsieur Gotfroi; chose qui d'ailleurs me gêna terriblement lorsqu'elle s'en rendit compte.

J'ai hâte que tu viennes nous rejoindre, il ne me reste que 3 mois avant de te revoir, mais pour moi ce sont des décennies. Je t'aime.

Embrasse tout le monde de ma part.

Ton Will adoré.