Jeudi 30 août 1767

Ma bien aimé, je souhaite qu'à compté de cette lettre, seul toi continu à les lire, car dans le cas contraire, ma famille pourrait s'inquiéter pour moi.

Laisse moi donc te narrer, ce qui a était dit cette nuit et ce qu'il m'arrive aujourd'hui, tandis que mes souvenirs sont encore frais.

Nous étions dans un la cuisine inférieur du la maison, posés sur la petite table en son centre.

Sirotant un bon whisky offert Monsieur Gotfroi qui ne cessait de paraître pensif devant moi, a reprit d'un ton assez confus : « Donc, si je vous suis bien William, vous êtes en trin de m'expliquer que touts les hommes que j'ai envoyé à la traque de la bête se sont fait exterminé sans distinction, et que seul vous et votre frère s'en sont sortie indemne ».

-Oui, ais je rétorqué, mais je ne suis sur de rien, tout est allé tellement vite.

La seule chose que je puisse vous garantir, c'est que ce n'est pas un animal, il s'est servi de filet et d'arme à feu pour tuer les nègres.

Il fit alors un long, très long soupir puis reprit :-Je suis désolé, mais je n'ai toujours pas saisit quelle type d'arme à feu, cette chose à utilisé contre vous ?

-Je ne saurais le définir correctement, c'était comme un un faisceau de lumière continu qui dura quelque seconde, tellement fort que jour semblait être nuit et que puissante explosion s'en suivait; créant un souffle aussi fort qu'un coup de canon.

-Incroyable, tout à fait incroyable, s'était il exclamé !

-Je crois monsieur, que ce ne peut être l'œuvre que d'un fol assassin, qui a dérobé quelque armes à l'armée coloniale.

-J'aimerais être de votre avis mon ami, mais que dites vous des lames dentelés et du filet de chasse.

Il y eut alors un léger silence qui me gêna terriblement puis il reprit :

-Je vais vous raconter une histoire que j'avais jusqu'à présent considéré comme sans importance.

Voyez vous, il y a à peu près six mois de cela, lorsque nous nous sommes installés ici; les gens racontaient des choses à propos de ce compté.

Des rumeurs circulaient sur le fait qu'il restait encore des indigènes sur la côte Est de ces terres, un groupe d'indigène qui refusait et s'opposait à la colonisation de manière parfois violente et parfois même criminel.

On raconte aussi que dans les alentours de cette forêt, quelques indiens sous évolué, auraient déjà tué plusieurs britanniques pour les dévorer.

Évidement, la quasi-totalité des indigènes ont été tués ou capturés dans cet endroit, mais il se pourrait fortement mon ami; que la fameuse « chose » dont nous avons à faire ne soit autre qu'un descendant de ces derniers indigènes.

Un simple sauvage assoiffé de sang, qui ne désire que de nous voir périr et permettre ainsi de venger ses ancêtres.

Cet homme, ou plutôt ce sauvage, ne lâchera donc jamais prise et à mon avis il sera prêt à perdre la vie pour emmener les notre.

Il s'était levée doucement pour aller ouvrir un tiroir d'un petit placard, tout en trifouillant il a continua :-Je n'avertirai en rien le gouverneur de la Georgie, ça ne ferait que créer des ennuis et de l'angoisse, sans même aborder le sujet des travailleurs exterminé.

-Je ne suis pas certain de vous suivre Monsieur Gotfroi.

-C'est pourtant bien simple mon ami, il referma le tiroir et posa sur le table deux objets : l'un était un vieux chiffons qui semblait contenir quelque chose d'assez gros et le second était une magnifique boîte en bois sculptée.

Il s'assit alors et déballa le chiffon tout en me regardant droit dans les yeux :

il sortit de celui-ci un vieux revolver et le déposa devant moi :

-Je vais être très clair avec vous, j'y ait réfléchi et je me suis dis que moi et ma famille allons quitter les lieux pour quelques temps dès demain.

Je souhaite que pendant ce temps là, vous utilisiez cette objet pour remettre cet ordure à sa place : en enfer, m'avait il déclaré en plongeant son regard dans le miens !

Si vous réussissez à accomplir cela mon ami, je vous garantie que vous deviendrez mon bras droit officiel jusqu'à la fin de mes jours, et l'argent coulera à flot pour vous et moi en plus de la gloire qui vous incombera lorsque nous conteront cette histoire en Grande Bretagne.

Mais que l'on soit bien clair, il me faut le cadavre de ce sauvage; ou bien sinon, cela ne vaudra rien.

Alors, qu'en dites vous ?

La personne calme et rassurante qu'était Monsieur Gotfroi avait à présent laissé place à un homme fougueux et plein de malice.

A ce moment là ma chérie, je m'apprêtais à refuser je le jure sur ma vie, mais c'est alors que dans ma tête s'est mit à défiler tout ce qui avait put se passer la journée durant, les cris, les cadavres, le sang; et je ne sais pourquoi ma tendre; j'ai alors répondus « Oui ».

Je sais ce que tu te dis à présent, je suis fou, je peux y laisser ma personne; mais en y réfléchissant bien c'est l'occasion ou jamais de réussir cette nouvelle vie; et avec tout cet argent et cette gloire, tu pourra venir vivre avec moi dans un château comme celui de Monsieur Gotfroi dès le mois prochain.

-Bien, a-t-il répondu, très bien.

Cet ennemie semble coriace, et je vais vous donner quelque chose en plus de ce maigre pistolet pour l'abattre.

Il fit glisser sur la table, le coffret en bois et l'ouvrit délicatement, je pus voir que l'intérieur était en velours et qu'elle comportait de nombreux ornements.

Il en sortit alors un étrange pistolet : ressemblant fortement à un revolver, il disposait d'un barillet auquel étaient rattaché quatre canons superposés, il possédait une seule gâchette qui semblait devoir frapper au centre de la chambre de tir; un magnifique pistolet sur lequel étaient gravé de gracieux symboles et textes.

Ceci mon ami, a-t-il reprit, est une poivrière.

Ce type de pistolet est très rare, en particulier celui-ci, forgé en Royaume de France par l'armurier du duc d'Aquitaine, il m'a été offert il vingt années de cela, lorsque je me suis marié avec sa fille.

Il y a pour particularité le fait que sa gâchette puisse en frappant le centre du barillet, repartir l'éclat dans tout les canons et ainsi allumer la poudre, pour faire partir les 4 coups simultanément.

Cette arme est assez puissante pour abattre un taureau en un seul tir, mais prenez garde William, chacune des balles que tire ce pistolet est revêtue d'une couverture d'acier; elles sont donc très rares et cher.

C'est pour cela que je n'en dispose que de huit, cela ne peut donc revenir qu'à deux coup; et c'est sans aborder le temps que le rechargement vous prendra.
Vous ne vous en servirez donc uniquement pour donner le coup de grâce, je veux que la dernière chose que puisse voir ce barbare soit les quatre bouches béantes de cette poivrière prête à l'engloutir.

Je me surprend moi même de la grande netteté de mes souvenir pour toute ces paroles, ma chérie.

Après ce long discours, voyant que je paraissais submergé par les évènements et exténué, Monsieur Gotfroi m'a invité à aller me coucher dans la chambre d'ami avec Jack; tout cela en une journée était trop pour un homme; et par chance Morphée ne m'a pas tourmenté de cauchemar cette nuit.

J'ai du subir un réveil difficile par la haute voix de Sir Alexandre, qui me priait de me lever en vitesse pour aller voir Monsieur Gotfroi.

J'ai alors enfilé rapidement mon habit et dévalant les escaliers principaux de la maison, je me suis retrouvé ainsi face à face avec la famille Gotfroi au complet, qui semblait être en trin d'empaqueter quelques affaires dans de grandes calèches.

Je me suis avancé tout en évitant le regard effroyable que Madame Gotfroi portait à mes vêtements garnis de saleté et de trace de sang et interpella doucement Monsieur Gotfroi :

-Vous partez déja Monseigneur ?

-Et bien mon ami, il me semblait vous l'avoir clairement énoncé hier, mais cela n'a pas d'importance, Sir Alexandre vous as déposé des habits propres ainsi que … les deux pistolets, fit il tout bas... dans la salle à manger.

-D'accord, fit je d'une voix battue, dois je commencer la traque immédiatement ?

-Non pas nécessairement, prenez tout votre temps l'ami, observez le, cherchez le, dénichez le et tuez moi ce salopard.

Et si tout ce passe bien, vous n'aurez plus jamais à m'entendre dire un tel mot.

-Bien, je... vais faire tout cela alors, au revoir monsieur Gotfroi.

J'ai voulu alors partir quand je sentis qu'il m'agrippais le bras, il me confia :

-William, si vous et votre frère êtes les deux seuls survivants d'un groupe de vingt hommes ce n'est pas pour rien, et je doute que ce criminel en veuille uniquement aux gens de sa race.

Sur ceux au revoir, et j'espère à très bientôt.

Ma chérie, un vent tiède s'est levé sur les terres, couvrant le sièges de nuages grisés qui contrairement à ceux de cette nuit, ne laissent s'échapper aucune goutte d'eau.

Il est cinq heures de l'après midi et je suis là, devant une des nombreuses fenêtres de la maison où t'écrire cette lettre.

Les deux armes sont à présent chargés et placés dans des étuis sur ma ceinture, que Monsieur Gotfroi ma donné.

Je ne vois pour l'instant rien, Jack fait des rondes au loin dans les champ à la recherche du moindre signe de vie, accompagné par Sir Alexandre.

Je n'entend rien, pas un chuchotement, pas un crissement; seulement le tic tac de l'horloge de la maison et le souffle du vent.